‹ Abrégé de l'histoire du Canada (volume 2)Chapitre 16 sur 24 · POST SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST SCRIPTUM

Le Général Anglais s'engagera en cas qu'il reste des Sauvages après la reddition de cette Ville, à empêcher qu'ils n'entrent dans les villes et qu'ils n'insultent en aucune manière les Sujets de S. M, Très Chrétienne. — " On aura soin que les Sauvages n'insultent aucuns des Sujets de S. M. Très Chrétienne,'»

lu.

Les Troupes et autres Sujets de S. M. Très Chrétienne, qui doivent passer en France, seront embarqué»

quinze jours au plus tard après la signature de la présente Capitulation.—*' Répondu par l'article 2."

lui.

( Les Troupes et autres Sujets de S. M. Très Chrétienne qui devront passer en France, seront logés et et campés dans la Ville de Montréal et autres Postes quVis occupent présentement jusqu'au moment où ils seront embarqués pour leur départ, il sera néanmoins accordé des Passeports à ceux qui en auront besoin pour les différents lieux de la Colonie, pour aller vaquer à Jeurs affaires. — << Accordé."

Tous les Officiers et Soldats des Troupes au service de France, qui sont prisonniers à la Nouvelle Angleterre, et faits en Canada, seront renvoyés le plutôt qu'il sera possible en France, où il sera traité de leur rançon ou échange, suivant le Cartel ; et si quelques uns de ces Officiers avaient des affaires en Canada, il leur sera permis d'y venir."

Quant aux Officiers de Milice, aux Miliciens et aux Acadiens qui sont prisonniers à la Nouvelle Angleterre, ils seront renvoyés sur leurs terres. — " Accordé à la " réserve des Acadiens."

Fait à Montréal, le S Septembre, 1760.

(Signé,) VAUDREUIL.

Fait au Camp devant Montréal, le 8 Septembre,

(Signé,) AMHERSTi

Le jour même de la signature de cette Capitulation, le Colonel Haluimand prit possession d'un des Postes de la Ville peu de tems après les Troupes Françaises furent envoyées a Qu:bec, et ,de la embarquées pour France.

Les Canadiens consternés, gagnèrent leurs foyers bien chagrins de se trouver à la merci de ceux qu'ils avaient grilvement offensés, et craignant leurs mauvais traitemens. # •

Ils ne pouvaient comprendre comment une poignée d'hommes, avait pu s'emparer de Québec, à la face d'une armée qui en triplait le nombre.

Ils soupçonnaient les Généraux Français d'avoir trahi leurs devoirs et vendu le Pays.

Leur unique consolation était .l'espoir qu'à la Paix, le Pays serait rendu à la France, et qu'ils ne seraient pas condamnés, et leur Postérité à vivre sous la domination d'un Peuple qu'ils étaient accoutumés de regarder comme des ennemis invétérés, opposés à leur Religion, à leurs Loix, coutumes et usages. Dans cette confiance ils se comportèrent si paisiblement qu'ils n'éprouvèrent aucun mauvais traitement de la part des vainqueurs ; ni les uns ni les autres eurent de graves sujets de se plaindre.

Nous verrons dans la seconde partie, si un événement qui leur paraissait si fatal à tourné à leur avantage, ou non.

Q. Quel à été le Successeur de Mr. De La Jonquibre?

R. Monsr. le Marquis Duquesne.

Q. Qu'à-t-il été fait sous son administration ?

R. 11 à été construits des Forts, pour empêcher les Anglais de passer les Apalaches et bâti des Vaisseaux sur les Lacs pour faciliter les Transports, c'est de son tems que le Colonel Washington, ayant franchi les Apalaches, fut repoussé.

80 HISTOIRB ABREGB'e DU CANADA.

Q. Par qui Monsr. Duquesne, fut-il remplacé ?

R. Par Monsr. De Vaudreuil, qui à été le dernier Gouverneur Français.

Q. Quels ont-été les évènemens les plus marquants pendant son Gouvernement ?

R. Ca été la défaite du Général Braddock, sur la Belle Rivière, la défense de Carillou, par le Major. Général Montcalm3 et la prise du Pays, par les Anglais, en 1759 et 1760.

Page 1