‹ Abrégé de l'histoire du CanadaChapitre 25 sur 29 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Des faits les plus notables sous V administration du Général Prévost d'heureuse mémoire.

Le Général Prévost arrivoit dans un moment bien critique, la province etoit agitée en dedans en conséquences des mesures de la dernière administration, et menacée en dehors par les Américains ; cependant il sçut par sa modération son affabilité sa prudence, rétablir la tranquillité intérieure et repousser les efforts des ennemis à l'extérieure, comme on le verra par la suite de cette histoire.

Il convoqua l'assemblée du parlement le 21 de Février 1812, et lui adressa une harangue, dans laquelle il leur disoit,

" Qu'il avoit plut au prince régent de l'appointer Gouverneur en Chef des Provinces Britanniques Américaines ; qu'il étoit affligé de ne pouvoir satisfaire leur inquiétude sur la santé de notre vénérable et bi m aimé Souverain ; ii les congratuloit sur la délivrance du Portugal et l'affranchissement de l'Espagne — que si les dispositions inimicales du gouvernement, des Etats Unis continuent, il faudra une loyauté à toute épreuve de la part des habitants, de cette colonie pour s'opposer à leur efforts et une énergie peu

ordinaire pour nous acquitter des devoirs les plus importants. Sous ces circonstances, il recommandoh tin soin et une vigilance continuels pour mettre la colonie en sûreté soit contre une invasion ouverte ou des aggressions insidieuses qu'en conséquence ils douneroient une attention prompte aux actes que l'expérience à prouvés essentiels à la préservation du gouvernement de Sa Majesté et qu'ils manifesteroient ifeur zèle, en donnant à sa Majesté tous les secours dont elle auroit besoin, qu'il avoit ordonné de mettre devant eux un état du revenu provincial et un compte de la dépense de l'année qui venoit de s'écouler qu'il avoit la confiance qu'il éprouveroient leur libéralité dans les aides pour les services qu'il recommanderor. " Qu'il ne doutoit nullement qu'ils suivroient l'exemple des sujets de la mère patrie en déployant ua zélé égal et une unanimité cordiale peur supporter et fortifier le gouvernement de sa Majesté, à cette période critique, par une réunion de la sagesse et des talents qu'ils posséd oient pcus la conservation de cette excellente et très parfaite forme du Gouvernement qu'ils avoient reçue d'un peuple grand, libre et éclairé."

Le 29 de Février la chtimbre fût admise à présenter son adresse à Son Excellence en réponse à sa harangue à la laquelle il lui plut de faire la réponse suivante.

Messieurs de la CKamlre d'Assemblée,

u Je vous rends grâce de cotte adresse loyale : vos expressions d'attachement à la personne et au gouvernement de sa Majesté, du rccoiinoissance eai

son altesse royale le Prince Récent et de zèle rxmr h service public, me donnent les plus grades espérances que rien ne manquera de votre part pour co-opérer dans les mesures que je croirai devoir être nécessaires pour la sûreté de cette province, et dans les efforts que je ferai pour conserver la paix et la tranquillité à ses habitants, je vous suis obligé des assurances que vous m'avez donnés de votre attention à ces actes, que j'ai considérés comme essentiels pour la préservation du gouvernement de sa Majesté tel qu'il est heureusement établi par la loi en cette province, en même temps je ne puis m 'empêcher de regretter qu'à cette occasion vous avez cru expédient de porter votre attention sur des procédés qui ont eu lieu, sous aucun de ces actes ; et je vous engage ardemment, comme le moyen le plus efficace d'assurer la tranquillité de la province, et de manifester votre ardeur pour le bien public, de dériger vos soins entièrement sur 1 état actuel des affaires ; et j'espère et j'attends de vous autant de votre confiance qu'il est nécessaire pour donner de la fermeté et de l'efficacité à l'administration légal du gouvernement, et par là me mettre eu état de promouvoir le bien être et la prospérité de ce pays, et de maintenir intactes les droits, l'honneur, la dignité de la couronne de sa Majesté."

La chambre a été constamment employée jusqu'au 19 de Mai 1812, qu'elle fut sommée de se rendre auprès de Son Excellence dans la chambre du Conseil Législatif où il lui plut de donner la sanction royale aux biils suivants :

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