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Acte qui fixe le temps de l'enrôlement de la milice

Do. pour empêcher la destruction des en fans bâtards.

Do. pour les pêches du district de Gaspé.

Do. pour le commerce avec les Etats- Unis.

Do. pour maintenir le bon ordre, les fêtes et dimanches.

Do pour limiter les actions pénales.

Do. concernent les ordres d'habeas corp u s a d s u bj i c i a n d u m .

Do. pour des maisons de correction.

Do. pour parachever la prison à Québec,

Do. pour déléguer le pouvoir d'administrer les serments.

Do. pour régler les pilotes et vaisseaux*

Do pour améliorer le Château St. Louis.

Do. pour prévenir les maladies pestiiencielles.

Do. pour régler les élections contestées.

Do. concernant les étrangers.

Do pour ériger un pont s ut la Rivière Mon' m rency.

Do. pour aide pécuniare à l'Hôpital Général.

Do. Do. à l'Hôtel Dieu*

de Québec.

Do. pour un droit de péage sur le pont

d'Alexis Gosselin.

Do. pour ériger un pont sur le bras St.

Nicolas.

Do pour mieux régler la milice Do. pour octroi d'argent à Sa Majesté.. Après quoi Son Excellence dans une gracieuse harangue a exprimé,

tc Sa vivre approbation de l'assiduité avec laquelle les membres du Parlement s'éioient appliques aux objets importants qu'il leur avoit recommandés, il leurs disoit qu'ils avoient amélioré le système de milice et que les moyens additionnels qu'ils avoient donnés pour la défence de la province lui faisoit attendre de nouvelles preuves de loyauté, de zèle et de patriotisme de la part des habitants. Vous méritez, disoit-il aux messieurs de la Chambre d'Assemblé, mes remerciments des preuves que j'ai reçues de votre confiance dans mon administration, par les avances libérales que vous avez faites, pour le besoin du service public ; vous pouvez compter sur l'exercice d'une économie juslE et prudente, dans l'application de ce que vous avez si généreusement accordé, ri finissoit par dire que les indices de dispositions hostiles de la part des Etats Unis demandoient de notre part des efforts convenables pour nous garantir de leurs effets ; pourquoi il leur recommandoit fortement de porter dans leurs comtés respectifs, les mêmes dispositions qui les avoient guidé dans leurs procédés

législatifs, et imprimer dans l'esprit de leurs constituants combien la conservation du bonheur inestimable dont ils jouissoient dépend de leur capacitéet de leur inclination à co-operer, avec les forces de sa Majesté, à repousser les insultes et les inj ures de toute puissance étrangère."

A la suite de cette harangue l'Honorable Orateur du Conseil Législatif signifia que cyétoit la volonté et le plaisir de Bon Excellence que le parlement fut prorogé au vingt neuvième de Juin suivant.

Un article dans la Gazette de Québec du 23 d'Avril 1812 annonçoit la levée du corps de Voltigeurs sons le commandement du Major de Salaberry qui se completoit avec une promptitude digne de l'ancien esprit martial du pays.

Le ^8 de Mai il plut à son Excellence le commandant de faire divers promotions et appointements clans la milice et de Former quatre bataillons de milice d'élite et incorporée.

Ls. de Salaberry fut appointé Lieut.

Col. et Commandant le 1er. Bataillon.

J. B. Ilertel de Rouville Do. 2e. Do. Jas Cuthbert Do. 3e. Do.

J.P. T. Tachereau Do, 4c. Do,

L'Infanterie légère de Glengary avoit été complétée il y a déjà quelques semaines.

Tous les rapports des officiers de Milice s'accordent à dire que le tirage ou sort des Miliciens s'est fait avec bonne grâce et que même dans plusieurs compagnies il y a eu assez de volontaires pour n'avoir pas recours au tirage.

La première division des Voltigeurs s'embarqua le 23 de Mai dans des bateaux à Montréal pour se rendre à Longueuil et de là a Chambly ; ils ne furent pas plutôt ou large qu'on entendit des cris réitérés de Vive* le Roi ! Vive notre bon Gouverneur ! Vive le Capt. Perrault !

Le 4 de Juin il plut à son Excellence de faire des deboublements dans plusieurs bataillons de mibce de différentes parties de la province

Le tirage des milices se continuoit avec le plus grand succès ; c'étoitàqui mieux, à Jire le vrai le nombre des volontaires excédoitle nombre de c<rux tirés au sort, d'un bout de la province à l'autre. Les discours des officiers commandant avoient excité un enthousiasme général.

Le 29 Juin la Gazette de Québëe an- Wor.Ç'a la déclaration de guêtre du Congrès Américain, et la prise d un vaisseau

diurgé de propriétés anglaises sur le Lac trio-.

Son Excellence partit le 1er. de Juillet pour Montréal, et le bataillon de milice incorpoiée eut ordre de l'aller jowd>é.

Les bataillons de la mïiiee sédentaire à Québec offrirent de faire le service de garrison.

Le 6 de Juillet il sortit cm ordre général enjoignant aux bataillons de milice de se tenir prêts au premier avis pour être incorporés et marcher où besoin seroit

Le 16 de Juillet 18121a Chambre d'As semblée reçut ordre de se rendre dans ia chambre haute de la Législature où Son Excellence.

" Les félicita de les trouver assemblés en parlement clans un moment, où tous ies principes de devoir et toute considération d'intérêts exigt oie nt tous les efforts réunis pour le soutien dos droits de Sa et pour la défonce de cette partie importance de son empire ; qu'on doit regretter que les dispositions hostiles du gouvernement Américain ayant frustré les efforts de sa Majesté pour la conservation de l'amitié avec lès Etats Unis et qu'enfin elles se soient mahi

festées par une déclaration de guerre. Que pour faireface à cet événement inattendu, il se reposoit avec la plus grande confiance sur le courage des sujets de sa .Majesté en cette province, sur leur attachement et leur zèle pour la religion de leurs ancêtres,leurs loyauté envers leur souverain et sur leur amour ardent pour les vrais intérêts de leur pays, Qu'il étoit persuadé qu'ils ne se laisseraient pas intimider par leurs menantes, ni séduire par leurs offres insidieuses; il se fieroit entièrement, sous les auspices de la divine providence, à leurs plus grands efforts soutenus du courage et de la loyauté de la milice, et de la valeur, de l'habilité et de la discipline des troupes régulières de sa Majesté pour repousser toutes entreprises hostiles qui pourroient être faites contre cette colonie. Il cbservoit, avec peine, que les établissements nécessaires des forces de la milice, ainsi que les différents services et opérations de la campagne prochaine seront sujets à des dépenses considérables, mais qu'il avoit confiance dans leur sagesse et dans leurs dispositions généreuses pour telles aides que les circonstances et la situation des affaires pourroient requérir, et prenoit l'occasion de les assurer qu'elles seront fidèlement employées qu'il ressentiroit la plus grande satisfaction, si dans l'exécution de ses devoirs, dans sa situation importante, il peut être le mobile de la défense du pays, et lesoutien des droits, de bonheur et de la prospérité des sujets de sa I\Iajesié dans cette partie de son empire. Qu'il avoit un grand plaisir de pouvoir les assurer que la bonne conduite et les progrès dans la discipline, dont il à été témoin dans les bataillons incorporés de la milice, lui donnoient les plus grandes espérances qu'ils contribueront efficacement à cet objet important, il concluoit par direa

st

au étant convaincu qu'il pou voit se fier dans leur assistance et co-operation dans toutes espèces de mesures jugés nécessaires pour le bien être et la sûreté publique, et s'attendant qu'elles seront décisives dans leurs caractères et promptes dans leur exécution, il anticipoit avec confiance l'heureuse issue de la nouvelle guerre clans laquelle nous étions engagés."

De lendemain îa chambre fut admise à présenter à Son Excellence l'adresse en réponse à sa harangue à laquelle il lui plut de faire le réplique suivante :

3Icssicurs de la Chambre d'Assemblée.

" Je vous fais mes plus sincère remerciments pour votre adresse vraiement loyale ; les fortes assurances que vous m'avez données de votre promptitude à co-oper,er dans toutes mesures, qui pourront être jugés nécessaires pour la sûreté et le bien être de. celte partie des domaines de sa Majesté, a cette présente époque si importante, n'ont pas manqué de m'être des plus satisfaisantes, ce sera avec un grand plaisir que je ferai connoitre à sa Majesté le zèle et lu loyauté qui vous animent, et la confiance qu'ils m'inspirent que vous supporterez cordialement par la suite le gouvernement de sa Majesté dans cette province, recevez mes meilleurs îemercimeuts pour la liante et favorable opinion qu'il vous a plu avoir de moi, et Tassurance de mon désir le plus vif d'en mériter la continuation."

Le 13 Mr. Irvine présenta a la cli ambre un message privé et confidenciel, tendant à renforcer le gouvernement de Sa, Majesté en l'arment de l'autorité indispeiv*

sable d'arrêter promptement tours les ef foi (s qui pourroientëire faits pour causer du désordre et de l'insubordination, et punir les coupables ; et un autre de même nature pour faciliter !a circulation des billets d'année, auquel étoit joint un extrait du rapport du Conseil Exécutif à Son Ex, ctilence pour l'émanation des dits billets. Le parlement ayant concouru dans les mesures recommandées par Son Excellence, il donna le 1er Août la sanction royale à l'acte pour faciliter la circulation des billets de l'armée dans les termes suivants, " au nom de Sa Majesté, je remercie ses loyaux sujets, j'accepte leur bienvidlance et sanctionné ce bill," etensuite il prononça la harangue suivante :

" Messieurs du Conseil Législatif et Messieurs de la Chambre d1 Assemblée.

" Je ne puis terminer cette session sans vous assurer que j'ai obseï ver, avec beaucoup de satisfaction, î'asiiduité et la persévérance, avec les quelles vous vous êtes appliqué?, à l'affaire importante que je recommandis à votre considération immédiate, lorsque je vous assemblai, et j'espère, avec confiance, que l'on trouvera que la loi qui a été le résultat de vos délibération répondra aux fins salutaires aux qu'elk* elle est destinée."

Tflessicurs de la Chambre d'Assemblée.

ta Je vous fais mes plus sincères rèmerciments du 511b .sicie que vous m'avez si généreusement accordé ponr me "mettre en état de subvenir aux nécessités actuelles."

" 31essrs. du Conseil Législatif, et "Messrs. de la Chambre cV Assemblée.

" Je vous prie instamment de faire, dans vos différents* postes, les plus grands efforts pour m 'aider à promouvoir le bonheur des sujets- de Sa Majesté dans cette province, en encourageant parmi eux un esprit de subordination et de loyauté active, comme étant les moyeisles plus efficaces d'assurer 3a continuation des bienfaits que le dispensation de tous les biens a si libéralement répandus sur eux."

Le parlement fut ensuite proroge au quinze de .Septembre suivant*

Le 3 d'Août il sortit un ordre o-énéra! deiralice qui aruionçoit que Son Excellence dispensait les milices de Québec du service de la gkf ni son* en conséquence de l'arrivée des troupes, et les remercioit des service t. qu'elles avoient rendus de la manière la plus patriotique et désintéressée*

Le 6 du même mois le public fut infirme delà prU'e du fort de Michilimukinac sur les Amérîcains et que l'ennemi sous le Brigadier général Hull avoit été repoussé dans trois- attaques sur partie de la gar-

nison d'Amhersburg, où le 41eme. Régiment s'étoit particulièrement distingué.

Par un ordre Général du 25 Août de Son Excellence le commandant en chef on apprit la reddition du Détroit avec 2500 prisonniers de guerre, Américains au Major Général Brock.

On fut informé par un ordre général du succès d'une action entre les troupes Angloise et Américaines dans le haut Canada, où il fut fait neuf cents prisonniers Américains et où le Major Général Brock perdit la vie.

On étoit constamment sur le qui vive par les bruits qui se répandoient : tantôt c'étoit une armée qui alloit nous attaquer dans un tel endroit, tantôt c3 étoit une tentative dans un tel autre, un poste forcé, &c. toute les forces étoient concentrées près de la rivière à la colle où paroissoit être le plus grand danger.

Le 26 Novembre 1812, il sortit un ordre général du quartier général de la prairie qui, tout en dispensant de leurs services les détachements de la milice sédentaire, leur payoit un juste tribut pour le zèle animé et la loyauté courageuse qu'ils

avoient manifesté en joignant leurs frères d'armes et leur permettoit de retourner chez eux.

Le lendemain iî en sortit, un autre à Poc- )ii d'une attaque sur un poste Américain près de St. Régis.

Le six de Décembre le Général Prévost arriva à Québec ou il fut congratulé par une adresse affectueuse des citoyens le dix.

Le 29 Décembre Son Excellence ouvrit la quatrième session du septième parlement par une harangue où il disoit en substance,

t; Qu'en exécutant les mesures de précaution adoP" tés pour ladéfence du pays, il avoit été secondé par les efforts volontaires des sujets de tout rang d'une manière epi fortifie les droits qu'ils avoient déjà à la confiance et à l'affection de leur souverain; que cette conduite prouvoit efficacement que le language méprisant et les menaces inconsidérées d'un ennemi présomptueux n'ont servi qu'à exciter leur courage héréditaire, fermer les yeux à toute considération étrangère et à faire des efforts et des saciifices pour sauver leurs pays et assurer leur prospérité future, que les premiers fruits d'une loyauté aussi distingué, et d'un tel devoir ment à la juste cause d'un Souverain chéri, ont été sensibles dans la manière honorable dont s'est terminée la compagne, sans effusion de sang, sans perte de territoire, et sans qu'il ait été né-

; rompre les précieuses jouissances de la paix en recourant à la loi martiale. Avoir pleinement pians de l'ennemi pour la conquête du : nous être emparés de Michiiimakinac et du Détroit ; avoir forcé l'armée des agresseurs des avec son Général, obtenu à Queenston

un brillant succès qui n'a été obscurci que par la mort vraiment lamentable du brave .Major General Brock, de la victoire; avoir remporté tout récemment des avantages sur l'ennemi dans le Haut et Bas Canada ; voila autant de sujets d'une atulation sincère, autant de motifs ; de remercier le Souverain arbitre de l'univers qui nous traite avec plus de miséricorde que nous le méritons. — Que non seulement il les félicitoit sur les succès obtenus en Canada, mais encore sur ceux obtenus en Portugal et en Espagne. — Qu'en examinant l'état du revenu et de la dépense des douze derniers mois ils verront que le revenu de l'année dernière a diminuée qu'il comptoit sur leur sagesse et leur libéralité à remplir ce vui de mesure d'autant plus nécessaire que les dépenses àugmentoient ; qu'tl a la confiance, qu'en réfléchissant sur l'importance des objets en contestation, ils s'empresseront à accorder à Sa Majesté, les secours nécessaires au service public et suffisants dans la présente conjoncture. Qu'il a une grande satisfaction de leur apprendre, en réponse à leur se au prince régent* que son altesse royale mit une telle confiance dans le courage et la loyauté des s de Sa Majesté qu'elle ne craint nullement les attaques directes, ni les pièges que l'eu tendroit à leur affection. — Il les inforraoit aussi, que

l'émission des army-bills avoitété suivie des plus heureux effets, dans la crise présente, et il leur recommandent d'adopter à cet égard les reniements ultérieurs qui paroi iront nécessaires. — Que conformementaux pouvoirs dont la législature l'avoit revêtu il avoit requis l'assista milices pour défendre la

province, et qu'il avoit vu par lui même, avec la plus vive satisfaction, V ibiie, l'ardeur soutenue

et rameur de bur pays, de leur religion, et de leurs loix; qu'elles avoieat manifestés à cette occasion, que des dispositions semblables unissent et animent toutes les classes des sujets de Sa Majesté et ne peuvent manquer de maintenir notre sûreté au dedans et nous faire respecter au dehors, que tout en rendant témoignage à l'allégresse avec laquelle on s'est soumis aux loix de la milice, il est induit à aopeler leur attention à une révision partielle de ces loix, et à la nécessité de les rendre plus propres à étendre leur objet, en certains cas, et de les mieux adopter aux besoins du moment. Qu'à la période critique et hazardeuse où nous sommes, il ne sauroit exprimer en termes trop forts combien il est nécessaire de mettre dans l'expédition des affaires publiques toute la promptitude qui permet l'importance des matières, et plein de confiance dans leur zèle et leur unanimité, il les assure de son vif désir de co-operer à toutes les mesures qui résulteront pour promouvoir la sûreté et le bonheur de la province."

Le 2 de Janvier 1813 la chambre fut admise à présenter son adresse en réponse a la harangue de Son Excellence à laquelle il lui plut de répliquer, x*

"Que les sentiments exprimés dans le/ir. adressé étoient dignes des représentants d'un peuple lova:, brave et éclairé et méritaient ses plus vils rémercimcnts. Que leur approbation des mesures qu'il avuit adoptées pour la sûreté et le bonheur de la province lui étoit bien flatteuse. Que s'il résulte de res des suites aussi favorables, qu'il a lieu de ittendre de la protection divine, il en sera grandement redevable à l'aide libéral et au prompt scqn'ils lui ont donnés en toutes occasions. Qu'il recevait avec une grande confiance l'assurance de leur appuij qu'il consideroit comme l'anticipation d'une chose,qne son inclination et son devoir rendoient l'objet constant de ses efforts, savoir, la sûreté et la prospérité de la Colonie."

Le 15 de Février J 813 la Chambre ftit mandée auprès de Son Excellence dans la Chambre du Conseil Législatif où il sanctionna les biils suivants :

Acte pour améliorer la communication parterre entre les provinces du Bas et du haut Canada.

Do. concernant les étrangers.

Do. pour le commerce des bois.

Do. pour le soulagement des foux et des

enfans abandonnés Do pour les fortifications de Montréal. Do. pour la police des cités de Québec, mtréal, et les Trois -Rivières et d'autres villages.

Do. pour construire un pont à St. Thomas. ~ , / Do. pou sacIditipE rajeste. Do. do. pour la défense de la ,

vmce.

Do. pour la circulation des billets do l'armée.

Le bill intitule i: acle pour accorder des droits à sa Majesté pour subvenir aux besoins delà province, pendant la présente guerre avec les Etats I nis de i Amériqne et pour autre fins/' a été réservé pour la signification du plaisir de Sa Majesté sur icelui.

Ensuite Son Excellence p^r sa harangue à informe les deux chambres,

" Que le service fie S ' exigeant sn pré-

RéècehnmécliatQSurJa frontière, i! étoit dans !a néil > de terminer iâ session. 1! lés remercioh d'ayoir expédié les a (foi liques.aveczèleetpr

titude et d'avoir passé des loix i aéees ai gs sûreté et an bonheur de la province dan; la cri

• se trouvoit ; les Etats Unis mettant tout en couvre pdur la subjuguer. li les félicitoit (Vun succès >:ga;ile dans le liant Canada, protection divine et à la valeur et habilité des troupe» régulières de S. M. et de la milice, une non entreprise de la part de l'ennemi pour envahir cette province n'a abouti qu'à la défaite entière des a£

seurs. Il ajouta en s'addressant à la chambre, que la libéralité avec la quelle elle a <xcordé les subsides nécessaires au service public demande ses plus vifs remerciments. Il conciuoit par dire "qu'il y avoit toute probabilité que la présente crise exigeroit des sacrifices aux quels leur loyauté et leur patriotisme lui répondoient qu'ils se soumettroient sens hésiter ; qu'il avoit même lieu de croire que leur bon exemple a-meneroit tous les sujets de S. M. et cette province à se prêter avec joie à tout ce que l'on pourroit exiger d'eux pour la défense du pays et le maintien du bonheur dont ils jouissoient sous le gouvernement doux et paternel de Sa Majesté."

Le parlement fut prorogé au 29 de Mars suivant.

Le Commandaot en Chef partit le lendemain pour Montréal et de la pour le Haut Canada où il al loi! voir par lui même les dispositions qu'on y avoit faits pour la défense du pays

On apprit à Québec le 4 de Mars qu*- Ogdemburg étoit tombé entre nos mains îe vingt deux de Février, avec une partie de la garnison, onze pièces de canon, six cent cinquante armes et une grande quantité de provisions de bouche, d'artillerie et de marine, et que Técumseth, le fameux Chef Sauvage avoit défait l'arrièi*e garde d'Harrison et envoyé à Amhers*

burg outre les prisonniers cinq cent bœufs et autant de cochons.

Son Excellence le Commandant en Chef arriva à Québec le 16 de Mars, il paroitque sa présence dans le Haut Canada avoil inspiré, dans toutes les classes une nouvelle ardeur pour la défense de cette province,

Il repartit le 4 Mai avec sa suite, pour Montréal, le 12 il sortit une proclamation de HHon-Majoî Général Francis de Rottenbui'o- annonçant sa nomination d'administrateur de la province du Bas Canada.

On apprit à Québec le 27 que son honneur >Sir Robert Haie sheaffe étoit arrivé à Kingston le 4 venant de York, qu'il a voit laissé le 27 d'Avril, jour auquel les Américains en avoient prit possession.

On fut informé le même jour par un ordre général des quartiers généraux de Kingston du 21 de Mai du résultat d'un combat à la Rivière des Miamis le 5 entre nos troupes sous le Brig. Gcn. Procter et une partie de l'armée sous le Ma?

jor Gen. Harrison, où l'ennemi à été entièrement défait et a perdu treize cents hommes.

Le Brigadier Général Vincent fut force le 27 Mai d'évancer le Fort George et de retraiter vers Queenston.

Un ordre Général du même du 7 Juin félicité les troupes sur le succès qui a couronné l'attaque sur le camp ennemi à Gages la veille, fort de 3500 hommes, où il a été pris 4 pièces de canon avec les tombereaux et les chevaux, 2 Brigadier généraux, 5 Officiers de l'état Major et Capitaines et plus de 100 prisonniers.

Le 5 d'Août on fut informé par un ordre du district du Major Général Commandant à Montréal que la force navale et militaire récemment envoyer en expédition sur le Lac Champlain avoit rempli son but, en détruisant l'arsenal, le fort, les édifices du comrnisariat, les magasins et quelques bateaux à Plattsburg, avec les casernes étendues de Saranac pour quatre mille hommes, ainsi que les casernes et magasins a Swanton, à la baie de Missisquoui et à Champlain.

Le 19 Août la Gazette de Québec nous fit part d'un ordre des quartiers généraux de Kingston du 14, annonçant la prise de quatre vaisseaux de la flotte ennemi sur le Lac Ontario.

Le 25 Sept. Son Excellence le Gouverneur en Ciief arriva de Kingston à Montréal et partit peu de jours après pour rejoindre un nombre considérable de nos miliciens assemblés au sud du fleuve à cause de rapproche de l'ennemi des frontières.

On apprit par la Gazette de Québec du 21 Octobre 1313, le résultat désastreux d'un combat naval sur le Lac Erie qui a été suivi d'un égal sur terre sous le Général Proctor.

On fut informé par un ordre général daté de la fourche sur la Rivière Chateauguay du 27 d'Octobre, 1813 du succès brillant d'un engagement entre l'armée Américaine sous le Général Hampton et nos piquets avances, où le Lient. Colonel de Salaberry repoussa la principale colonne de l'ennemi, avec une poignée d'hommes du corps des Voltigeurs et des"

Canadiens fencibles n'excédant pas trois cents hommes, quoique l'ennemi revint plusieurs fois à la charge.

Ces avantages furent dus à la sagesse des dispositions du Général de Watteville et à la intrépidité du Lient. Colonel de Salabeny et à la bravoure des Canadiens sous ces ordres.

Cet exploit termina glorieusement la campagne ; le 4 Novembre il sortit un ordre général oui déchargeoit les milices sédentaires du service, si l'ennemi ne faisoit aucune nouvelle tentative pour envahir la province, dans lequel SoB Excellence le Gouverneur en Chef disoit

" Déclarer avec orgueil et satisfaction aux braves et loyaux miliciens du Bas Canada sa reconnoissa nce du zèle et de la promptitude avec les quels ils avoient volé à leurs postes, et de la patience et de la fermeté avec les quelles ils ont enduré, dans cette saison rigoureuse, les fatigues et les privations aux quelles ils ont été exposés ; la fermeté et la discipline ont brillé dans tous, et la bravoure et ITinlrépidîté qu'ont montrées six compagnies composées, à quelque peu d'hommes près, de Fencibles et de miliciens Canadiens, sous la conduite immédiate du Lient. Colonel de Sak.berrv, en rej ronssant avec honte, une armée Américaine de vingt fois leur nombre, convient le nom Canadien d'un honneur qui ne termina jamais»"

On apprit encore par un ordre général du 13 de Novembre des quartiers généraux à La Chine que le corps d'observation, avec la division des chaloupes Canouières partie de Kingston pour suivre les mouvements de l'armée ennemi sous le Major Gén. Wilkinson avoit complètement défait, sous les ordres du Lient. CoL Morrison, une division considérable de l'armée Américaine ; qu'ensuite ils avoi- -ent fait une descente a Hamilton, oùils avoicnt été mis en possession, par les habitans, des magasins publics de l'armée et des effets pris à bord des bateaux marchands de Montréal quelques semaines au paravant : après quoi ils a voient continué d'harasser l'ennemi et 4'avoient empêché de s'avancer vers Montréal où le Général s'étoit vanté publiquement de prendre ses quartiers d'hiver.

Le commencement de l'hiver à mis fin aux opérations militaires pour le présent. Si le succès de la campagne a mis au grand jour le courage des canadiens, il a du humilier les Américains et vraisemblablement ils y penseront à deux fois avant

I/o HISTOIRE

d'entreprendre l'invasion d'un pays, si bravement protégé par ses habitants.

Le 21 de Décembre on fut informé par un ordre général de la prise du Fort George à Niagara le douze du dit mois qui fut abandonné honteusement à l'approche du Col. Mnrray.

Le 24 il fut présenté par les citoyens de Québec une adresse de félicitations à Son Excellence le Gouverneur en Chef sur son retour et ses succès, des a la prudence de ses mesures, ainsi qu'à son activité.

" A laquelle il fit la réponse suivante. " Je reçois cette adresse avec les sentiments d'un véritable plaisir et vous offre mes remerciments des termes flatteurs dans les quels vous vous y exprimez sur mon retour, dans cette capitale. Vos félicitations parlent piécjsément de la source qui peut m'êire la plus désirable, savoir, d'une manière libérale et candide <" lv les mesures 'que j'ai adoptées pour la

cette province, et de mon commandement !. La promptitude avec laquelle les haroyipee se sont rendus à mon appel, ainsi < ravonfe et la constance qu'ils ont ma-

nif< tëes à l'heure du danger ont pleinement justifié l'opinion que j'a vois conçue de leur fermeté, patriotisme et loyauté. Il est singulièrement flatteur pour moi, tant par vos assurances que par beaucoup d'autres indices également certains et agréables, que ja

Confiance que j'ai mise en eux à été amplement payée de leur part par une semblable confiance en moi. Soutenu de votre appui, je ne me permets pas de douter que mes efforts à vrnir pour l'avantage de pays et la défense de cette province en soient couronnés des mêmes succès que la divine providence a daigné m' accorder jusqu'à présent."

Le 18 Janvier 1814 ia chambre étant assemblée reçut ('injonction de se rendre dans la chambre haute de la Législature auprès de son Excellence le Gouverneur en Chef qui leur dit en substance dans sa gracieuse harangue.

4i Que c'ëtoit pour lui une grande satisfaction de les rencontrer de nouveau en parlement, assuré que leurs délibérations seront influencées par les mêmes principes de loyauté et d'affection envers le souvent de zèle actif pour la sécurité et le bonheur de cette province, qui ont jusqu'ici distingué le peuple du Bas Canada. Il les informoit que Sa Majesté étoit toujours malade et que le Prince Régent coiitimioït d'administrer le gouvernement avec sagesse et rgie. Qu'il y avoit une confédération formidable en Europe pour arrêter les efforts du dominateur de la France pour obtenir l'empire universal. Que les opé* rations splendides en Espagne du Marquis de Wellington ont rivalisé toutes les précédentes Que si on jette les yeux sur nos propres rivages, on y trouvera une ample matière d'actions de grâce envers le souverain destributeur de tous les biens, dans la conclusion de la dernière compagne, effectuée d'une manière si glorieuse pour les armes Britanniques et désa^-

treuses pour celles de l'ennemi. Que ia défaite ou T. a essuyée sur la rivière Chateauguay, ou une poignéo de braves Canadiens ont repoussé une puissante division de son année, et la brillante victoire remportée sur les bords du St. Laurent, par un petit corps d'observation, sur l'armement formidable du Major Général Wilkinson, ont tout à la fois hautement relevé l'honneur des armes de Sa Majesté et déconcerté d'une manière affective tous les plans de l'ennemi pour l'invasion de cette province. Que malgré les avantages, de l'ennemi dans le Haut Canada, dans le principe, cependant nous devons nous féliciter de voir qu'en dernier lieu, le théâtre de la guerre à été porté sur son propre territoire, où on lui a enlevé Niagara, la plus forte de ses fort} esses, ainsi que les postes importants de Black Rock et de Bufielo. En passant ces événements en revue, il se rappeloit avec orgueil et satisfaction qu'il avoit été témoin de l'empressement zélé, avec lequel chacun avoit fait son devoir, tant dans la milice que dans toutes les autres classes des sujets de Sa Majesté en cette province, ce qu'il considéroit comme le signe le moins équivoque de leur loyauté pour leur souverain et de leur détermination à défendre, jusqu'à la dernière extrémité, celle importante portion de ses domaines. Qu'il fera mettre devant eux un état du revenu provincial de la couronne, ainsi que la défense de l'année dernière. Qu'une des mesures adoptées dans la dernière session, pour subvenir aux besoins du service public, ne fait que de commencer à être mis en opération et comme elle paroit devenir une source très productive de revenu, il la recommandoit avec confiance à leurs délibérations pour les

appropriations en faveur de la défense de la province, qui pourroitétre requises par la nature de la querelle où Ton se trouve engagé et par les circonstances du temps. Que non obstant l'aspect favorable de nos affaires en ce moment* néanmoins ont doit être prête à repousser rigoureusement les entreprises que pouri oit suggérer la présomption de notre ennemi pour l'accomplissement de son projet d'invasion. Il se reposoit donc sur leur sagesse et vigilance à suggérer tout ce qui pourroit être nécessaire à cette fin. Qu'il étoit pleinement convaincu que sa place étoit rempli de difficultés, que néanmoins il étoit encouragé à remplir ses devoirs, persuadé qu'il seroitaidé par eux à maintenir l'honneur, et à promouvoir le service de son souverain, avancer la prospérité de la province et en préserver l'intégrité sont des objets qu'il ne perd pas de vue et qu'il espère opérer avec leur assistance. Que son ambition est de pouvoir rendre témoignage à son Altesse Royale le Prince Régent de la loyauté, du zèle et de l'unanimité des sujets Canadiens de Sa Majesté et d'emporter avec lui, en quelque temps qu'il retourne auprès du Roi, la bonne opinion et l'affection du peuple de cette province."

Le quinze du môme mois ia chambre fut admise à présenter son adresse en réponse à la harangue deSon Excellence, à laquelle il lui plut de répondre.

" Que les sentiments de zèle et de loyauté manifestés d;tns leur addresse n'étoient pas moins flatteuses pour lui qu'honorables pour eux mêmes. Que leurs expressions d'estime personnel pour lui et de coniiauce dans son administration méritoient ses remer- M

ciments les plus sincères. Persuadé qu'ils continuer roient d'être animés de ces sentiments et qu'ih ajouteraient la diligence et l'activité qu'exigent leurs devoirs législatifs, il donnera, en toutes occasions, sa co-opération cordiale dans les mesures que leur sagesse leur suggérera pour le bienduservice et l'avantage de la province."

La chambre s'est occupé des affaires publiques jusqu'au dix sept de Mars qu'elle a été sommée de se rendre auprès de Son Excellence pour la clôture de ses séances, après la sanction donnée aux biîls suivants :

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