CHAPITRE IL
Seconde bataille d’Abrsham et dernière victoire des Français. Cession du Canada à l’Angleterre et de la Louisiane à l’Espagne.=-1760- 1763. ua sEtr
13. Après les défaites que l'Angleterre essuyait depuis cinq ans en Canada, la nouvelle de la prise de Québec, cette ville si renommée du Nouveau-Monde, la remplit de joie. Londres et les principales villes du royaume présentèrent des adresses de félicitation au monarque. Le parlement ordonna que les restes du général à qui l'Angleterre devait une si brillante
conquête, fussent déposés. dans le temple de West- |
minster, au milieu des grands hommes de la patrie, etqu’un monument y fut élevé à sa mémoire. IL vota des remerciments aux généraux et aux amiraux qui avaient fait partie de l’expédition, et le roi ordonne que des actions de grâces fussent rendues au Dieu des armées dans tout l'empire. |
14. Le général Lévis, ne perdant pas encore entièrement espérance, avait résolu de reprendre Québec le printemps suivant, avant l’arrivée des secours que le général Murray attendait de l'Angleterre. Mais cette énergique résolution trouva peu d’écho à Versailles,
où les courtisans regardaient la possession du Canada
plutôt comme une charge que comme un avantage. :
15. Les Anglais organisèrent, comme l’année précédente, trois armées pour achever d’abattre une puissance qu'ils combattaient depuis qu'ils avaient planté leur drapeau dans ce continent.
16, Le général Lévis put, après * an des efforts, réunir 3600 soldats, 3000 Canadiens . 270 Sauvages pour marcher sur Québec. Il parut dans les plaines
13. Quelle sensation la capitulation de Québec fit-elle en Angleterre? 14 Quelle fut la résolution de M. de Lévis ?
ar furent les préparatifs des Anglais pour la eampagre de