Talon prenait un vif intérêt à ces découvertes
Sachant apprécier la gloire qui en reviendrait à son |
ays et les avantages incalculables qu’en retireraient e commerce et la navigation, il avait déjà recommandé dans le temps le capitaine Poulet, habile navigateur de Dieppe, pour la découverte de la communication des deux mers par le détroit de Magellan. Il recommanda Joliet à M. de Frontenac, pour envoyer à la découverte du Mississipi et de la mer du Sud. Joliet qui avait beaucoup voyagé chez les Outaouais, dans les contrées du lac Supérieur, possédait toute expérience nécessaire pour une pareille mission.
33. Le P. Marquette se joignit à lui, et les deux voyageurs partirent en 1673. |
+ 30. Où le gouvernement envoya-t-il le voyas: :6 Perrot ?
31. que faisait-on, pendant ce temps-là, pour la découverte du Mississipi
va Quel voyageur Talon recommanda-t-il pour alle à la découverte
‘ du Mississipi et de la mer du Sud ?
33. Quel missionnaire se joignit à Joliet et quand se mirent-ils en route D
pepe RO ER EE TERRE nn y
chez les nair est le preu fond du lac de toutes les "osées par les -Rouge et du ppel uu Saut
34. Rendus au dernier village visité par Allouez surla rivière aux Renards, où les Kikapous,. les Mascontins et les Miâmis vivaientensemble comme des frères, les deux voyageurs furent reçus avec distinction par le conseil des anciens, qui leur donna deux guides pour continuer leur route. Aucun Européen n’avait encore pénétré au-delà de cette bourgade. |
35, Ils se remirent en marche, le dix de juin, au nombre de neuf hommes, Joliet, Marquette, cinq Français et les deux Sanvages. Ils chargèrent leurs canots sur leurs épaules pour faire le court portage qui sépare la rivière aux Renards de celle de Ouisconsin
ui coule vers l’occident ; maïs les deux guides cfrayés de leur audace les abandonrnèrent. Sans s’arrête:, ils se laissèrent glisser sur le cours de la rivière que bordaïent des sollitudes profondes; quoique le payschangeât d'aspect à mesure qu’ils ävanÇaient, c’étaient toujours un sol uni, une végétation vigoureuse, des prairies ou des forêts magnifiques. Ils se croyaient encore loin du but de leur voyage lorsqu'ils débouchèrent tout à coup dans le grand fleuve dont on pers depuis si longtemps avec incertitude, et dont "existence était maintenant mise hors de doute, car sa largeur correspondait avec la description qu’en faisaient les Indigènes.
36. Ils se mirent à le descendre. Ils virent sur leur agellan, Il route une foule de nations, qui lesreçurent très-bien ; envoyer ils passèrent devant les rivières des Moines, du Misr du Süd souri-et-de l'Ohio: Ils ne s’arrètèrent qu’à la rivière
* des Arkansas, qu'avait visitée, dit-on, le célèbre
tait parvenu ‘le temps arproblème de le son cours.
ait visités au > fleuve, s’il els, ne coulfallait qu'il
la. mer Paallait mettre yageurs qui r de ce con-
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écouvertes, idrait à son rétireraient éjà recomhabile nala commu-
NE UE mars s
Outaouais, | | e voyageur . espagnol: Soto, venant du sud: Le chef ro lame d’une bourgade d'Arkansas vint au-devant d'eux et
leur offrit du pain de maïs. Les haches d'acier dont - de Lies deux À se servaient les Indigènes, annonçaient qu’ils com- Le merçaient avec. les Européens, et qu’on. n’était pas A
| bien loin des Espagnols et de la baie du Mcäique.
ÿ < La La La L] Lä A verte du Mis. M La Chaleur du climat en était d'ailleurs une preuve. a découverte È es at furent-ils reçus par les Sauvages de la rivière aux Re- * nards mirent-ils en 35. Quand se remirent-ils en marche ?
3% S’abandonnèrent-ils longtemps au cours du fleuve qu’ils venaient de dérouvrir et qu'y virent-ila ? LE
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Les deux voyageurs s'étant assurés que le Mississi pi 8e décharge dans la baie du Mexique et non dans l céan Pacifique, comme rien jusqu'alors n’avait empêché de le croire, songèrent à retourner sur leurs
“pas. Ils avaient découvert le pays le plus riche de "Amérique, arrosé par de belles rivières, couvert de vignes, de pommiers et de forêts entrecoupées de prairies verdoyantes, grouillantes de bisons, de cerfs, dé canarüs, d'oies, de dindes sauvages et de perroquets d’une espèce particulière, contrée enfin d’une fertilité prodigieuse, et qui exporte aujourd’hui une immense quantité de blé en différents pays du monde,
37. FArqueUs en revenant de Mississipi,. s'arrêta Chez les Miämis, au nord de la rivière des Illinois, et mourut sur les bords du lac Michigän, en 1675.
38. Joliet revint en Canada, d'où Talon venait de partir pour la France.
39. M. de Courcelles, qui avait fondé Cataracoui, repassa aussi en Europe, et fut remplacé par le comte de Frontenac, qui débarqua à Québec, en 1672.
40. M. de Frontenac était un ancien militaire, qui s'était distingué en Allemagne et ailleurs, ‘et qui ar-
riva en Canada avec d’amples instructions. Il assem- #2. PT Æ TE è : anné bla d'une manière solennelle d’abord le conseil sou- San verain, ét ensuite les ordres dela colonie, ou dé ce as qu'on appelait la nation en France, c’est-à-dire, le à clergé, la noblesse et les messieurs de la justice et du hp tiers état ; mais cela ne plut pas à Paris, car Colbert ss , écrivit de ne plus assembler les états généraux afin ae d’anéantir cette forme ancienne ; et il ordonna aussi Nia de supprimer insensiblement le syndic des habitants et «étant bon, disait-il, que chacun parle pour soi ét Æ Miâ que personne ne parle pour tous.» | Péo k1. Dès 1673 M. de Frontenac était én guerre ou- dit, verte avec Perrot, gouverneur de Montréal. Perrot, olf u *% 37. Chez que] peuple s’arrêta le P. Marquette, où et en quelle année Der Fe ne dep 8. Que fit Joliet ? esp 39. Qui remplaça le gouverneur M. de Courcelles ? Lot 40: De quelle profession était M. de Frontenac, et que fit-il en ar- flet rivant en Canada + 41. Que se passa-t-il de 1673 à 1682 dans la colonie ?
qui finit par aller perdre la vie à la Martinique, it enfermé au château Saint-Louis, où il resta plus d’un an prisonnier. Un esprit jaloux, rancuneux, intolérant s'était emparé de tout le monde. La discorde éteinte un instant, se rallumait avec plus de violence à la moindre divergence d'opinions. Tantôt c'était au sujet du commerce avec les Sauvages ou du droit de préséance au conseil, tantôt c'était au sujet de la traite de l’eau-de-vie ou des différends élevés entre l’autorité ecclésiastique et l'autorité civile. Les choses en vinrent
que le Mississi ni non dans l’0rs n’avait em- "ner sur leurs plus riche de es, couvert de recoupées de ons, de cerfs, s et de perroe enfin d’une Jourd’hui une
\ys du monde, & à ce point qu’il fallut rappeler te gouverneur ‘et l’insipi,s’arrêt tendant, en 1682. +
où [fi oi des Lorsque M. de Frontenac partit pour la France, la
n 1675. ” © A colonie venait de faire de grandes pertes par l’incen-
Vo !| die du 5 août 1682, qui avait réduit la plus grande
On venait de Æ partie de Québec en cendres. Tout annonçait à cette
époque la guerre avec les Iroquais, que les Anglais,
Cataracoui, R qui venaient de conquérir la Nouvelle-York, se mirent
par le comte M à exciter confre le Canada. Les courses des Français
à 1672. dans l’intérieur-du continent portaient ombrage à
iilitaire, qui S, ‘et qui ar- . Il'assemonseil souè, où dé ce t-à-dire, le stice et du ar Colbert eraux afin )nna aussi habitants Our soi ét
uerre ou- . Perrot,
quelle année
fit-il en ar-
l'Angleterre, sans l'armer encore elle-même pour les arrêter. de
42. Cavalier de la Salle descendait dans cette même année 1682, le Mississipi jusqu’à la mer. Doué d’un esprit entreprenant et aventureux, il était venu en Canada avec le projet de chercher un ‘passage au Japon et à la Chine par le nord ou par louest. H lia son projet au commerce de pelletertes, et fut encouragé par fe ministre, M. de Seignelay, fils et successoeur dè Colbert. Ilobtint le fort Frontenac, fonda Niagara, lança des navires sur les lacs Ontario, Erié
1 et Huron, bâtit un nouveau fort sur la rivière des
Miâmis, un autre à quatre journées au-dessous du lac Péoria, qu'il nomma le fort de Crèvecœur, et descendit, comme on vient de le dire, le Mississipi jusqu’au golfe du Mexique. Aïnsi fut complétée la découverte du grand fleuve, qui fut reconnu par les Français depuis le Saut Saint-Antoine jusqu’à la mer, dans un espace de six cents lieues. La Salle donna le nom de sotsiEne aux contrées que baignent les eaux de ce euve.
* 42. Quels farent les projets ce la Salle, et qu’a-t-il éxéouté ? E