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monde que la crainte de la mortluiavait dérangé l’es-: prit. Dès que le Sauvage eût été exécuté, le Rat fit venir un vieux iroquois, depuis longtemps captif dans sa tribu, et lui donna la liberté pour aller apprendre à ses compatriotes que, tandis que les Français amusaient leurs ennemis par des négociations, ils continuaient à faire des prisonniers qu'ils massacraient. Cet artifice d’une politique vraiment diabolique, réussit au gré de son auteur ; car quoiqu'on parût avoir détrompé les Iroquois sur cette prétendue perfidie du gouverneur, ils ne furent pas fâchés d’avoir un prétexte pour recommencer la guerre. Les plus sages Cponent qui voulaient la tranquillité, avaient gagné à faire envoyer de nouveaux ambassadeurs en Canada, mais comme ils allaient partir, un exprès du chevalier Andros, qui avaient remplacé Île colonel Dongan comme gouverneur de la Nouvelle-York, arriva et défendit aux Iroquois de traiter avec les Français sans la participation de son maître. Il leur dit que le roi de la Grande-Bretagne les prenait sous sa protection. L
Ce gouverneur, qui avait embrassé la politique de son précicesseur en tout ce qui avait rapport aux Cinq-Nations, écrivit en même temps au marquis de Denonville qu’elles dépendaient de la couronne d’Angleterre, et qu’il ne leur permettrait de traiter qu'aux conditions proposées par Dongan lui-même. Toutes les espérances de paix s’évanouirent alors. La guerre recommença avec acharnement, et dura d'autant plus longtemps que l’Anglèterre, après sa rupture avec la
2 France, arrivée à peu près vers ce temps-ci, à l’occa- , P ps-ci,
sion du détrônement de Jacques IL, se trouva ouvertement l’alliée des Cantons.
49. M, de Callières, ancien officier qui avait servi as og À ans dans les glorieuses campagnes de ouis XIV, profita de toutes ces circonstances pour proposer au roi la conquête de la Nouvelle-York, afin de régler une bonne fois, par ce moyen suprême, la question iroquoise, Il passa en France pour appuyer