‹ Abrégé de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 40 sur 156 · FE · texte numérisé non relu

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53.: C’est pendant que l’on déplorait encore ce malheur, qui a fait donner. à l’an 1689, le nom funèbre de l’année du massacre, que le comte de Frontenac arriva pour relever M. de Denonville. La guerre avec les Iroquois et avec. l'Anglgterse exigeait un homme d’énergie et de décision à la tête du gouvernement canadien, car la lutte allait être inégale en Amérique.

5k. Les colonies anglaises y avaient fait d’immenses progrès en toutes choses depuis la fondation de Québec. En 1690, leur population excédait déj 200,000 âmes répandues dans les provinces de V'rginie, Nouvelle-York, Plymouth, Massachusetts, Nouveau-Hampshire, Nouveau-Jersey, Delaware, Maine, Maryland, Connecticut, Nouveau-Haven, Providence, Rhode-Island, des deux Carolines, Pennsylvanie et Georgie. La-population du Canada et de l’Acadie atteignait à peine alors 12 à 15,000 âmes, c’est-à-dire le treizième de la population anglaise, contre laquelle elle allait avoir à lutter les armes à la main.

‘ 65. Denonville manquait d'énergie et de persévérance, et l’aspect du pays lui en imposa. Cependant,

ses lettres ainsi que celles de l'intendant, M. de

Champigny, (1686-1687) contenäient d'excellentes suggestions sur la colonisation du Canada. Tous deux recommandaient au gouvernement français d'envoyer

de bons paysans, qui mettent le main à la hache et à la

pioche pour ouvrir les terres. Ils paraissaient se

plaindre du grand nombre de nobles qu'il y avait

déjà dans la colonie. « À ce sujet, je dois rendre

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