En ge temps le comte de Fronterac vint-il en Canada pour
remplacer M. de Denonville ? Û 54, Quels progrès les colonies anglaises avaient-elles faits en Amé-
rique à cette époque ?
5, Quel était le caractère de M. de Denonville, et quelles furent
sos suggestions pour coloniser le Canada 3
eompte à Monseigneur, écrivait Denonville au miuistre, en 4686, de l'extrême pauvreté de plusieurs némbreuses familles qui sont à la mendicité et toutes nobles ou vivantes comme telles. La famille de St. Ours est à la tête. Il est bon genti’hommeé du Dauphiné, (il était parent du maréchal d'Estrades) chargé . d’une femme et dix enfants... .le père et la mère me paraissent dans un véritable désespoir de ‘teur pauvreté. Cependant ses enfants ne apr timg r rrd [car j'ai vu deux grandes filles couper des bléset tenir Ja charrue» Benonville nomme eneore les Linétot, les d’Aillebout, les Dugué, 128 Boucher, les Chambly, les d’Arpentigny, les Tilly. La femme et le fille du dernivr labouraïent aussi la terre. : ae où Il craignait que les garçons de ces familles ne se A livrassent aux Anglais, « qui a A rien, ajou- venger tait-il, pour s’attirer nos coureurs de bois et du côté Aide pre du nord et du côté de la Nouvelle-Angleterre.» ge remP
Woldat tt d'Augsk
ville aù mide plusieurs mike des M LIVRE CINQUIEME
imé du Dau-
1des) chargé à mère me CHAPITRE 1.
e leur pau- ;
r&nent pas, Expéditions daus le baie d'Hudson et dans les colonies anglaises.—
bléset tenir | 1689-1690, ;
les Linétot, | dde | 2
8 Chambly;. M 1. La France était en guerre avec l’Europe depuis,
la fille du Mieux ou trois ans. La révocation de l’édit de Nantes +. Mhrvait soulevé contre elle les nations protestantes, qui
illes ne se Baisirent ce prétexte pour reprendre les armes et.
rien, ajou- venger leurs défaites passées. Les Anglais venaient s et du côté -Mde précipiter le catholique Jacques II du trône, pour re.» : Me remplacer par un protestant, le Prince d'Orange. Misoldat taciturne et smbitieux, chef de la fameuse ligue d'Augsbourg formée contre Louis XIV. La France eut à combattre à la fois la Hollande, l'Allemagne, la Savoie, l'Italie, l'Espagne et l’Angleterre, multitude d’ennemis qui prouvyaient sa puissance.
2. Suivant leur usage, les Français résolurent ‘M d'attaquer vigoureusement les s'liés chez eux, dans Lieurs propres positions, en Amérique comme en Europe. Frontenac qui était repsssé en France, fut renvoyé en Canada. Plusieurs projets avaient été fournis par M. de Callières pour s'emparer de la Nou- Rvelle-York; mais celui qui fut choisi était plus compliqué que les siens. M.de la Gaffinière devait bloquer a côte avec Jeux vaisseaux, et appuyer ensuite M. de Frontenac qui devait marcher avec une armée pour | attaquer New-York du côté de terre; létat dans lequel ce gouverneur trouva la colonie fit abandonner Je projet d'envahir la province anglaise pour lemoment.
| 4. Les premiers coups des Français furent portés dans la baie d'Hudson. Le capitaine d’Iberville, de-
1. gel était, en 1689, la situation de la France ? 42. Qu’est-0o que firent les Français pour résister à tant d’ennemis ? #3. Où les Français portèrent-ils leurs premiers eoups en Amérique ?
sur DE venu célèbre par ses exploits sur terre et sur mer, et surtout per l'établissement de la Louisiane, enleva deux vaisseaux de guerre anglais dans la baie d’Hud
son. Un trcisième vaisseau fut pris par un acte d’audace incomparable. D'iberville avait envoyé
te Mant Jeu plu ur la hefs de d'Alban
uatre hommes pour lobserver dans les glaces. l'ont eux de ces hommes tombèrent entre les mains dessu d Anglais, qui les tinrent tout l'hiver liés à fond dely mille cale. Le- printemps ils prirent le plus faible pouorlar «
aider à la manœuvre. Un jour que la plupart deskivrior, matelots étaient dans le haut de la mâture, le Cana-Biinte e dien, n’en voyant que deux sur le pont, sautä sur uho portes € hache, leur cassa la .ôte, courut délivrer son cama-Æ,aver rade; et tous deux se saisissant des armes, s’emparèÆormaie rent du navire, qu’ils conduisirent au port français, où his de s ga cargaison fut d’un grand secours. it. voulu c
&k, Après ces premières hostilités, d’Iberville laissa D de leurs le commandement de la contrée à son frère, M. de Lien és bol
Maricourt, et revint à Québec sur l’une de ses prises. eur cot
5. Il trouva M. de Frontenac qui faisait tête à l'orage avec une grande vigueur. Les Abénaquis, W Place, y déjà excités par Denonville, avaient levé leur hache ji Par une terrible. Ils enlevèrent Pemaquid, fort situé entre M5 . les rivières Penobscot et Kénébec, sur le bord de la la capot mer, ét brulèrent une douzaine de forts plus petits, | le bruit dan, lesquels deux cents Américains périrent sous le RE HOUR glaive de ces Sauvages. dont les ” Pendant ce temps là, M. de Frontenac faisait pré- sauge venir par M. de la Durant.ye, commandant de Michi:h PO. . limakinae, les Outaouais et les Hurons que les choë:g JE 8870 F allaient changer de face. | ù ir :
* . 6. Il organisa trois expéditions qui tombèrent sur k ae les Anglais par trois endroits à la fois, au milieu de Æ front
.. 7, La première, commandée par MM. d’Aillebout Æ comma
| l’épous
. 4. Qu'est-ce que fit ensuite M. d’Iberville ? Er p 5. A quoi trouva-t-il M. de Frontenac occupé, et quels furent les
succès des Abénaquis sonnes systèm
représ
6. Combien M. de Frontenac mit-il d’expéditions sur, pied. contre ‘les Anglais? . k 7..-De quel côté fut dirigée la première expédition et que fit-elle ?
et sur mer, et siane, enleya à baie d’Hudpar un acte Wait envoyé
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te Mantet et Lemoine de Ste-Hélène, composée d’un jeu plus de 200 Canadiens êt Sauvages, fut lancée ur la province de la Nouvelle-York. Ces intrépides hefs de bande voulaient même aller attaquer la ville j'Albany ; mais les Indiens, intimidés par l'audace de l’entreprise, refusèrent de les suivre. Il fat alors ésolu de se rabattre sur Schenectady, bourg situé à 17 milles d’Albany, et que les Apr ne appelaient orlar du nom de son fondateur. On arriva le 8 évrier, dans la soirée, devant ce bourg, dont leneinte en forme de carré long, était percée de deux portes ét renfermait 80 maisons. Les habitants, quoi- Lee plusieurs fois de-se tenir sur leurs gardes, ormaient dans une fatale sécurité, n'ayant pas même mis de sentinelles à leurs portes. Ils n'avaient pas
Svoulu croire qu’il fût possible aux Canadiens, chargés
de leurs vivres et de leurs armes, de faire plusieurs centaines de milles en plein cœur d'hiver, au milieu dés bois, des glaces et des neiges, incrédulité qui leur coûta cher ! Les Français ayant reconnu la place, y etrèrent sans bruit vers 14 heures du soir par une grosse tempête de neige, et investirent toutes
s maisons. Les ordres se donnaient à demi-voix et la capote du soldat, suivanit l& consigre, assourdissait le bruit des armes, lorsqu’à un signal donné chacun poussa un cri sauvage et s’élança dans les maisons, dont les portes furent brisées à coups de hache. Les malheureux habitants remplis d’effroi songèrent peu à se défendre. Il n’y eut qu’une espèce de fort gardé par une petite garnison, qui fit une vive résistance à Mentet, qui s’en empara:enfin et passa au fil de l'épée tout ce qu'il y avait dedans. La ville fut ensuite livrée aux flammes. Deux maisons seulement furent épergnées, celle où l’on avait porté un officier canadien blessé, M. de Montigny, et la maison du commandant de la place, le capitaine Sander,. dont l’épouse avait autrefois généreusemeftt recueilli quelques prisonniers français. Un grand nombre de personnes périrent dans ce massacre, fruit de l’atroce Système de guerre qu’on avait adopté, et secondes représailles de celui de Lachine attribué aux instiga-
tions des Anglais. On accorda la vie à une soixantaine de vieillards, femmes et enfants, échappés à la première furie des assaillants, et vingt-sept furen emmenés en captivité. Le reste de la population se sauva dans la direction d’Albany, sans vêlements, au milieu d’une neige épaissa qui tombait toujours, poussée par un vent violent. Vingt-cinq de ces fugitifs
se gelèrent des membres dans leur fuite, a
8. La seconde bande, formée aux Trois-Rivières ar Hertel, n’était composée que de 52 Canadiens et auvages. Après une marche de deux mois, elle tomba, à la fin de mars, sur l'établissement de SalmonMtion n0 Falls, au bord de la rivière Piscataqua, dans la Nou-Mopératic velle-Angleterre ; cet établissement était défendu par change une maison fortifiée et deux forts de pieux. lle attaqua tous ces ouvrages à ia fois et les emporta d'assaut. Les habitants furent faits prisonniers et le bourg fut livré aux flammes.
Les ennemis s’étant ralliés, se présentèrent vers le soir au nombre de 200 pour attaquer les Canadiens. : Hertel se mit en bataille sur le bord d’une petite ri- p vière sur laquelle il y avait un pont étroit qu’il fallait 10. P passer pour l’atteindre. Les Anglais méprisant le BFrançai petit nombre de ses gens, s’y engagèrent avec assu- à YOy ] rance. Lorsqu'il jugea qu’ils s’étaient assez avancés, Run gra: Hertel les chargea l’épée à la main, et <ix-huit enne- M valoir a mis tombèrent tués ou blessés au premier choc. B Françai Aussitôt le reste tourna le dos et Jui abandonns le 11. C champ de bataille. La Frenière, son fils aîné, fut Æ opposit blesse ; Crevier, son neveu, resta parmi les morts. Æ sagacité Après ceite rencontre, il se retira sans être inquiété. Æ nonvill 9. Le troisième parti fut organisé à Québec, sous mn le commandement de M. de Portneuf, fils du baron JE Sauvag de Bécancourt. Il était composé de Canadiens, d’une à 8er de compagnie de troupes tirée de PAcadie, et de quel M mais il ques Abénaquis. Il ne fut pas moins heureux que 12. 1 les autres. Il s’empara de Casco, bourg situé sur le Æ faveur,
ordres,
8. Qui commandait la seconde expédition, et sur quel point des provinoes anglaises fut-elle envoyée ?
9. En quel endroit le truisième parti fut-il organisé, ed que!« furent