NT L
e lui appartenaient avec toutes les terres arrosées er les eaux qui y tombuient. Ainsi les terres dont seaux coulaient dans les grands lacs de la vallée du Wint-Laurent,ou dansle Mississipi, faisaient à ses yeux grtie de la Nouvelle-France. L’Angleterresoutenait un
incipe contraire ; et elle avait ouvert un comptoir à entrée de Ja rivière Oswégo, entre le fort de Frontesc et Niagara, afin de se mettre en possession du ays des Iroquois réclamé par les Français,
Les deux nations étaient décidées à se maintenir ans les positions qu’elles prenaient ou qu’elles avaient mises. Louis XV ordonna de bâtir un fort de pierre à Niagara, rendit libre la traite de l’eau de vie chez Sauvages, comme elle l'était chez les Anglais, et rétablit la vente des congés de traite, qui furent fixés 1250 livres.
Le duc de New-Castle se plaignit en vain à k cour de Versailles de l’établissement de Niagara.
25. Noyant le peu de succès de ces remontrances, les Anglais commencèrent à se fortifier à Oswégo, et répondirent à la sommation des Français, en 1727, en poernn une forte garnison. Alors M. de Beau-
harnais tourna leur position et fit élever un fort vers
ja tête du lac Champlain, à la Pointe à la Chevelure, maintenant Crown Point. Ces transactions graves par
les suites qu elles devaient avoir, se passaient entre 1721 et 1744.
26. En présence de cette attitude menaçante des Anglais, on voulut ranimer l’émigration en France. Le Chameau, Vaisseau du roi, fut chargé d’émigrants et mit à la voile pour le Canada. Il portait M. de Chazel, qui venait remplacer l’intendant Begon, M. de Louvigny ,nommé augouvernement des Trois-Rivières, et plusieurs officiers, ecclésiastiques et marchands, colons moins précieux par le nombre que par les lumières et les capitaux qu'ils apportaient; malheureusement ils ne devaient point parvenir à leur destination. Une horrible tempête surprit le C'hameau à la
25, Que firent les deux nations après 1721 ?
26. Racontes-neus tes prineipsux détails du naufrage du Chamequ?
en afriva Dubreuil Sa nomin ui arriv piscopal.
hauteur de Louisbourg, à l'entrée du golfe Sain Laurent, et le jeta, au milieu de la nuit, sur les récifs de l’île du Cap-Breton, où il se brisa. Personne nc fut sauvé. Le lendemain la côte était jonchée de ca davres et de marchandises.
27. Ce désastre fut suivi par une perte non moins sensible dans la personne de M. de Vaudreuil, qui ex [772$ pira le 10 octobre, 1725, après avoir pure le pays
vingt et un ans avec sagesse et avec l'approbation peuple, dont il fut sincèrement regretté. Son adminis
tration avait été constamment signalée par des évéaeh 31. Der
ments heureux dus en grande partie à sa vigilance, a croyait ü
sa fermeté et à sa bonne conduite. armes, € les rives
28. Son successeur fut le marquis de Beauharnais, Nommé, en 1705, à la direction des classes de la marine en France, M. de Beauhurnais était capitaine de vaisseau lorsqu'il fut choisi par Louis XV pour être mis à la tête du gouvernement canadien. Il arriva à
du Canad de leur 4 41728, 45 ordres de
Québec en 1726, et prit les rênes de l'administration remit des main dEARon de Longueuil, qui le tEnall Du Lit de | intérim. alt LUmolnel/de Jam X 1 nations p
29. L’intendant Begon, que l’infortuné M. de ChazelE Log Fran venait relever, eut pour successeur M. Dupuy, maitre gèrent le des requêtes et ancien avocat général au conseil du roi. 99. Pe
30. Vers le même temps plusieurs changement jne mai s’opéraient dans le personnel du clergé. l'Ouest, :
M. de Saint-Valier, qui avait succédé, en 1688, à M. imposée de Laval, mourut en 1727, et eut pour successeur, ME Gu conti de Morney, qui ne vint point en Canada. M. Dosquet,E hous l’a
nommé évêque de Samos, arrivé avec M. HocquartenE st tous 1721, y fit les fonctions de pontife comme coadjuteur |
1 1 avaient | jusqu’en 1734. Il fut reconnu évêque de Québec E Gu Miss en arrivant en France cette même année; ilrevintenÉ Gent. 1 Canada, y passa un an, repassa en Europe et se démit Le P Loi t À er.
de sa charge en 1739. M. de Pourroy de lAube-E Optenir rivières, choisi pour remplir le siége vacant, mourutE à suivre 27. Qu’arriva-t-il après le naufrage du Chameau ? 31. À q 28. Quel fut le successeur de M. de Vaudreuil ? Outagami 29. Quel fut le successeur de l’intendant Begon ? 32. Que
30. Quels changements s’opéraient alors dans lo personnel du clergé phiques ?
golfe Sain
chée de ça
puil, qüi ex brne le pays obation d on adminis des évéae igilance,
eauharnais s de la maapitaine de our être
Il arriva à Ninistration tenait par [. de Chazel JuYy, maître iseil du roi,
angements
esseur, M, . Dosquet, OCcquart en 20adjuteur > Québec, | revint en 't se démit e l’Aubet, mourut
1 du clergé ?
ir les récif ersonne nd Sa nomination interrompit ces mutations fréquentes
> nON Moins
en afrivant à Québec la mese année, Enfin M.
jubreuil de Pontbriant fut élu pour le remplacer.
ni arrivaient depuis quelques années au siége piscopal.
C'IAPITRE IV, Découverte des Montagnes-Rocheuses.—1743,
31. Depuis quelque temps les Outagamis que l'on croyait avoir anéantis en 1715, avaient repris les armes, et infestaient de meurtres et de brigandages les rives du lac Michigan et les routes qui conduisaient du Canada à la Louisiane. M. de Beauharnais, irrité de leur audace, lança contre eux et leurs alliés, en 1728, 450 Canadiens et 7 à 800 Sauvages sous les ordres de M. de Ligneris. Les premiers ennemis que rencontra M. de Ligneris furent les Malhomines, qu’il défit complètement sur les bords du lac Michigan. Au bruit de la déroute de ces Barbares, toutes les autres nations prirent la fuite, les Outagamis les premiers. Les Français détruisirent leurs bourgades et ravagèrent le pays pour les empêcher de subsister,
32. Pendant que le gouvernement tenait ainsi avec une main vigoureuse les rênes des populations de l'Ouest, il continuait l'honorable mission qu'il s'était imposée, la découverte et l'exploration de l’intérieur du continent. Les Français avaient découvert,comme nous l'avons déjà vu, le Saint-Laurent, le Mississipi et tous les grands lacs de l'Amérique du Nord. Ils avaient remonté à une grande distance, les tributaires du Mississipi qui prennent leurs sources veï: l’occident. {ls voulurent aller encore plus loin.
Le P. Charlevoix était, dit-on, venu en Canada pour obtenir des renseignements sur la meilleure route à suivre pour parvenir à l'Océan Pacifique.
31. À quelle occasion se ralluma la guerre entre les Français et les Outagamis, et comment se termina-t-elle ?
32. Que faisait le gouvornement touchant les découvertes géographiques ?
Par économie on voulait que la traite des pelleteries nayät les frais des voyages de découverte.
Un poste
de commerce avait été établi chez les Sioux, en 1797, par Boucher de Montbrun et le P. Guignas. -
Le P. Gonor, revenant de chez les Sioux, rencontra M. de la Verendrye à Michilimakinac, et reçut de ni
des Mémoires pour Paris . alors l’attention publique.
; Sur le projét qui occupait
33. Pierre Gauthier de Varennes, sieur de la Verendrye, était fils de René Gauthier, seigneur de Varennes et gouverneur, pendant 23 ans, de la ville de Trois-Rivières. Après deux campagnes en Amérique, l'une, en 1704, à la Nouvelle-Angleterre, l’autre à Terreneuve, en 4705, M. de la Verendrye était passé, l’année suivante, en Flandre dans les grenadiers du 4er bataillon du régiment de Bretagne, dans lequel son frère aîné, tué plus tard en Italie, était capitaine. A la sanglante bataille de Malptaquet livrée en 1709, M. de la Verendrye avait gagné le grade de lieutenant par neuf blessures qui l’avaient fait laisser pour mort
sur le champ de bataille.
Revenu plus tard en Canada, M. de la Verendrye s’occupa avec le gouverneur, M. de Beauharnais, des moyens d'achever la découverte du continent jusqu’à
ses dernières hHmites occidentales.
34, 11 forma une compagnie de traile afin d'aider à payer les dépenses, et partit de Montréal en 1731. -H
rit la route du lac Supérieur el passa par Ka-nanispes poste établi dans le voisinage de ce luc, vers 1717, par le lieutenant Robutel de la Noue.
Les dé-
couvreurs sortant de là, passèrent en 1734 par ke lae de le Pluie, au bas duquel ils établirent le fort Saint- Pierre; par le lac des Bois, sur lequel ils élevèrent, l’année suivante, te fort Saint-Charles ; traversèrent le lac Ouinipigon, établissant un nouveau fort cinq
33. Racontez-nous l'histoire des prem'ères années de la vie de M. de
ha Verendrye ?
34. Quel plan adopta-t-il pour achever la découverte du continent “jusqu’à l'Océan Pacifique: et racontez-nous tout ce qu’il exécuta ou fit exécuter dans ce but jusqu’à son retour à Quéhec pour remettre sa
commission ?
: des Fra
lieues pl ja rivière le fort À construi en 1738 ment de dirigés [ vers le s chercha
Une 0 des fils vingt b tous été île du li
eurs
sur de œenou ( ja droit la tête, sur le v houe ei de jarr Les i et, en ils ren depuis dans le Roche:
cheval 1743, Clarke ui du del’ar village natior Serpe Là | sud.
d’avai couve
pelleteries Un poste , en 1727,
, rencontra çut de Ini il OCCUPpait
de la Ve.
ur de Vala ville de Amérique,
l'autre à tait passé, adiers du ans lequel capitaine.
e en 1709, lieutenant pour mort
Verendrye rnais, des nt jusqu’à
| d'aider à 2731. .-H] Ka nanisluc, vers Les dépar le lae ort Saintlevèrent, rsèrent le fort cinq vie de M. de u continent
xécuta ou fit remettre sa
lieues plus loin en amont de la rivière; traversèrent ja rivière Ouinipeg, sur laquelle ils élevèrent, en 173%, Je fort Maurepas, puis la rivière des Assiniboëls, où ils construisirent un cinquième fort dit le fort de la Reine, en 1738, et enfin la rivière Saint-Pierre, embranchement de celle des Assiniboëls, d’où ils s’avancèrent, dirigés par le frère et les fils de M. de la Verendrye, vers le sud et vers le nord sans trouver l’océan qu'ils cherchaient.
Une de leurs courses avait déjà coûté la vie à un des fils de M. de la Verendrye, à son parti composé de vingt hommes, et au père jésuite Auneau, qui avaient tous élé massacrés, en 1736, par les Sioux, dans une île du lac des Bois. Quelques jours après, cinq voya-
eurs canadiens trouvèrent leurs restes. Les têtes des Français, la plupart sans chevelure, étaient posées sur des péaux de castor. Le missionnaire avait un genou en terre, la main gauche appuyée sur le sol, la droite élevée vers le ciel. Il avait une flèche dans la tête, et le sein ouvert. La Verendrye était couché sur le ventre, le dos ciselé à coups de couteau, une houe enfoncée dans les reins, sans tête, le corps orné de jarretières et de bracelets de porc-épic.
Les Français parvinrent,en 1738, chezles Mandanes, et, en 1742, vers le haut de la rivière Missouri, dont ils remontèrent le cours jusqu’à la rivière qu'on a depuis nommée Yellow Stone, et qui prend sa source dans le lac des Sablettes, au pied des Montagnes- Rocheuses. Le fils aîné de M. de la Verendrye et le chevalier, son frère, se trouvèrent enfin le 1 janvier 17543, ou soixante ans avant le voyage de Lewis et Clarke, en face de ces montagnes au bout d’un voyage
ui dura depuis le 29 avril 1742, jusqu’au 2 de juillet de l’année suivante,et dans lequel ils passèrent par le village des Beaux-Hommes et visitèrent les Pioya, la nation des Petits-Renards, et celles de l’Arc et des Serpents.
Là fut le terme des courses des Français du côté du sud. Le gouvernement refusant, sur ces entrefaites, d'avancer de nouvelles sommes pour continuer les découvertes, M. de la Verendrye, déjà bien endetté, re-
100 ed
vint à Québec en 1743, pour remettre sa commission. 35. Plus tard, en 1748, les Français traversèrent du côté du nord le lac Dauphin et le lac des Cygnes ; ils reconnurent la rivière des Biches et remontèrent jusqu’à sa fourche la rivière Saskatchaouan ou Poskoiac. s élevèrent deux forts dans ces contrées, l’un au lac Dauphin, l’autre, le fort Bourbon, sur la rivière des Biches. Les amis de ces découvertes étaïent alors parvenus à engager les ministres à faire de nouveaux sacrifices pour que l’on poussât jusqu'à l'Océan Pacifique, une entreprise qu’il aurait été si honorable pour la France d'accomplir, mais au moment. où M. de la Verendrye allait se remettre en route, il expira le 6 décembre 1749.
L'on donna aux contrées découvertes
ar la Veren-
drye le rom de «Pays de la mer de l'Ouest», parce | que l’on eroyait qu’elles étaient à peu de distance de
la mer que l’on cherchait.
85. Les découvertes de M, de la Vorendrye furent-elles continuées ?
\|bas. Te
Louisbourg .…. d'Anville colonies © .4.(L’al des gran u'il eût Français
la France gouténir aurait étk cesse s’il sions.
\L’Ang commen:
la guerr
>. Le testait la res fort
. défendre Erié. L du côté hommes foule de cainetr d'hostili armes, | glais ré conquêt