‹ Abrégé de l'histoire générale des singesChapitre 28 sur 43 · SAI A GORGE BLANCHE · texte numérisé non relu

SAI A GORGE BLANCHE

Caractères distinctifs de ces espèces .

Les Sais n’ont ni abajoues ni callosités sur les fesses j ils ont la cloison des narines fort épaisse , et l’ouverture des narines à côté et non pas au - dessous du nez 5 la face ronde et plate , les oreilles presque nues 5 ils ont la queue prenante , nue pardessous vers l’extrémité , le poil d’un brun noirâtre sur les parties supérieures du corps, et d’un fauve pâle ou même d’un blanc sale sur les parties inférieures. Ces animaux n’ont qu’un pied ou quatorze pouces de gra*,.' r *

leur queue est plus longue que le corps et la tête pi ensemble ; iis marchent à quatre pieds. Les femelles ne sont pas sujettes à l’écoulement périodique.

L h SAIMIRI.

Le Saïmiri est connu vulgairement sous ie nom de Sapajou aurore ? de Sapajou orangé et de Sapajou jaune \ il est assez connu à la Guiane , et c’est par cette raison que quelques voyageurs l’ont aussi indiqué sous la dénomination de Sapajou de Cayenne. Par la gentillesse de ses mouvemer par sa petite taille 3 par la couleur

brillante" de sa robe , par la grandeur et le feu de ses yeux , par son petit visage arrondi, le Süïmiri a toujours eu la préférence sur tous les autres Sapajous } et c’est en effet le plus joli , le plus mignon de tous : mais il est aussi le plus délicat , le plus diffi île à transporter et à conserver} par tous ces caractères et particulièrement encore par celui de la queue , il paroît faire la nuance entre les Sapajous et les Sagouins , car la queue , sans être absolument inutile et lâche comme celle des. Sagouins, n’est pas aussi musclée que celle des Sapajous} elle n’est , pour ainsi dire , qu’à demiprenante } et quoiqu’il s’ea serve pour s’aider à monter et descendre , il ne peut ni s’attacher fortement, ni saisir avec-fermeté , ni amener à lui les choses qu’il désire ; et l’on ne peut plus comparer cette queue à une main comme nous l’avons fait pour les autres Sapajous.

/ Caractères distinctifs de cette espece .

Le Saïtniri n’a ni abajoues ni callosités sur les fesses ; il a la cloison des narines épaisse , £ses narines ouvertes à côté et non pas au-dessous du nez ; il n’a , pour ainsi dire , point de front } son poil est d’un jaune

D E S S I N G E S. n9 brillaut ^ il a deux bourrelets de chair en forme d’anneau autour des yeux j il & nez élevé à la racine et aplati à l’endroit des narines j la bouche petite , la face piate et nue , les oreilles garnies de poil et un peu pointues ÿ la queue à demi-prenante , phis longue que le corps ; il u’a guère que dix ou onze pouces de longueur , depuis le bout du museau jusqu’à l’origine de la queue ; il se tient aisément sur ses pieds de derrière , mais il marche ordinairement à quatre pieds. La femelle n’est pas sujette à l’écoulement périodique. -

Quelques observateurs qui ont demeuré à Cayenne ? nous ont assuré que les Sapajous que nous nommons Saïmiris , vivent en troupes nombreuses ? et que , quoiqu’ils soient fort alertes t ils sont cependant moins vifs que les petits Sagouins auxquels j’ai donné le nom de Tamarin; ils assurent de plus qu’ils prennent en captivité un ennui qui souvent les fait mourir. Néanmoins ces Saïmiris ne sont pas aussi délicats que les Tamarins $ on en connaît qui ont vécu quelques années en France , et qui ont résisté à une traversée de mer pendant quatre mois dans les temps les plus froids de î’hiver. Ce sont de tous les Sapajous ceux qui se servent le moins de leur queue. On remarque quelques variétés dans

ito HISTOIRE

la couleur du poil sur difFérens individus ] mais ces variétés n’indiquent peut-être pas toutes des espèces ni même des races différentes.

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