PO
racines à peu près aussi grosses que le doigt, d'une :
forme assez ressermblante à celle du radis, et d’un ! goût trés-agréable. Cette raison nous engagea à en- |
treprendre la même course, dans l'espérance de
faire connaissance avec les naturels du pays. À peine |!
fûmes-nous arrivés au rivage, que nous en aperçûmes quatre dans une pirogue; dés qu'ils nons virent descendre à terre, ils s’avancérent vers nous
sans ancune marque de soupçon ou de crainte, :
Deux de ces sanvages avaient des colliers de coquillages , qu'ils ne voulurent jamais nous vendre, malgré tout ce que nous leur en offrimes ; nous leur présentâmes cependant de la verroterie; aprés être restés très-peu de temps avec nous, ils parti-
rent.
nous verio trioté fem qu'ils lend el cume deve prièr pieds tude dans quat unar hasar fort c m'em d'œil riosit mer , nous huit t
vines tôt co pas le quer que d et nt tueur
it que huit ont vingt- Is ; ,1l tient t longs; il de la poiur creuser court, gris excepter la ssemblance pelé kangalermain, le nous trou-
Solander, té, nous dit é quelques
oigt, d'une } dis, et d’un |
ggea à enpérance de
ays. À peine ï 4
us en aperqu'ils nous t vers nous
de crainte. !
iers de cobus vendre, imes ; nous terie; après s, ils parti-
rent. Nous entreprimes de les suivre, espérant qu'ils nous conduiraient dans un endroit où nous trouverions un plus grand nombre de leurs compatriotes, et où nous aurions occasion de voir leurs femmes ; mais ils nous firent entendre par signes qu'ils ne se souciaient pas de notre compagnie. Le lendemain 18 , à huit heures du matin, nous recumes Ja visite de plusieurs naturels qui étaient devenus extrêmement familiers ; l’un d’eux, à notre prière, lança sa javeline, qui avait environ huit pieds de long ; elle fendit l'air avec une promptitude et une roideur qui nous surprit, quoique dans sa direction elle ne s’élevât pas au-dessus de quatre pieds de terre ; elle entra profondément dans un arbre situé à cinquante pas de distance. Ils se hasardérent ensuite à venir à bord; je les y laissai fort contens, suivant ce que je puis juger, et je m'embarquai avec M. Banks, pour jeter un coup d'œil sur le pays, et surtout pour satisfaire une curiosité qui nous tourmentait, en examinant si la mer , autour de nons, était aussi dangereuse que nous limaginions. Après avoir fait environ sept ou hnit milles au nord , le long de la côte, nous gravies une très-haute colline, et nous fûmes bientÔt convaincus que nos craintes ne nous exagéraient pas le danger de notre situation : de quelques côtés que nous tournassions les yeux, nous n'apercevions que des rochers et des bancs de sable sans nombre, et nul autre passage qu’à travers les détours tortueux des canaux qui se trouvaient dans les inter-
valles de ces écueils, et où l'on ne pouvait naviguer sans s’exposer à des périls et à des diflicultés extrémes. Nous retournâmes donc au vaisseau aussi inquicts qu'au moment de notre départ; plusieurs Indiens y étaient encore ; douze tortues que nous avions sur le pont avaient attiré leur attention plus fortement que tous les autres objets qu'ils avaient vus dans le vaisseau.
« Le 19, dans la matinée, dix autres naturels vinrent nous voir : nous en aperçümes encore sur le bord d'une rivière voisine six ou sept, parmi lesquels il y avait des femmes entièrement nues, ainsi que le reste des Indiens que nous avons rencontrés dans ce p2ys. Ils apportaient avec eux un plus grand nombre de javelines qu'ils n'avaient encore fait auparavant; et, après les avoir placées sur un arbre, ils chargérent un homme et un enfant de les garder : les autres arrivèrent à bord. Nous remarquäâmes bientôt qu'ils avaient résolu de se procurer une de nos tortues, qui était probablement une aussi grande friandise pour eux que pour nous: ils nous la demandèrent d’abord par signes, et, sur notre refus, ils témoigérent par leurs regards et par leurs gestes beaucoup de ressentiment et de colère. Nous n’avions alors aucuns mets apprêtés; muis j'offris à lun d'eux du biscuit, qu'il m’arracha de la main, et qu’il jeta dans la mer avec un dédain très-marqué ; un autre réitéra la premiére demande à M. Banks, et, sur un second refus, 1l frappa du pied le ullac, et le repoussa dans un
trans uleu qui & seau tucs était tôt d ne v pris voya als s rent dar
rhai étalc dien et, qui
une
gou cÔté terr une leu pie:
cha ave ava
tro!
fut
Unaviguer icultés ex- Seau aussi plusieurs que nous ntion plus ils avaient
s naturels ncore sur parmi lesiues, ainsi encontrés
x un plus
ent encore
ées sur un enfant de
. Nous rede se pro-
bablement
Jour nous :
es, et, sur
regards et ent et de apprêtés;
1l m’arra-
r avec un
première l refus , il | dans un
DES VOYAGES, 529 transport d'indignation. Après s'être adressés inutilement tour à tour à presque toutes les personnes qui semblaient avoir quelque autorité sur le vaisseau, ces Indiens saisirent tout à coup deux tortucs, et les traînèrent vers le côté du bâtiment où était leur piroguc; nos gens les leur reprirent bientôt de force, et les replacérent avec les autres. Ils ne voulurent cependant pas abandonner leur entree prise : ils firent plusieurs nouvelles tentatives ; et ; voyant que c'était toujours avec si peu de SUCCÈS ; ils sintérent de rage dans leur pirogue, et ramcrent vers la côte. Je m'embarquai en même temps durs le canot avec M. Banks et six matelots, et j'arrivai avant eux à terre, où plusieurs de nos gens étaient occupés à divers travaux. Dès que les Indiens furent débarqués, ils saisirent leurs armes : et, afin que nous puissions nous apercevoir de ce qu'ils allaient faire, ils prirent un tison de dessous une chaudière où nos gens faisaient bouillir du goudron ; et embrassant l'espace qui renfermait du côté du vent le peu de choses que nous avions à terre, ils enflammérent avec une promputude et une dextérité surprenantes l’herbe qui se trouva sur leur chemin : cette herbe, qui avait cinq ou six pieds de hauteur , et qui était aussi sèche que du chaume, s’alluma rapidement, et le feu s’étendit avec violence vers une tente de M. Banks, qu'on avait dressée pour Topia. Une truie et ses petits se trouvant sur le chemin du feu, un de ces animaux fut tellement brûlé, qu'il en mourut. M. Banks
sauta dans un canot ; et, prenant quelques hommes avec lui, il arriva assez à temps pour sauver sa tente, en la tirant sur la grève; mais tout ce qu'il y avait de combustible dans l'atelier du forgeron fut consumé. Sur ces entrefaites, les Indiens allèrent à un endroit peu éloigné, où plusieurs de nos gens lavaient du linge, et où ils en avaient mis sécher une grande quantité avec des filets, parmi lesquels était la seine. Ils mirent encore le feu à l'herbe, sans s’embarrasser des menaces et des prières que nous leur fimes. Nous fûmes donc obligés de tirer un fusil chargé à petit plomb : le coup atteignit et mit en fuite l’un d'eux, qui était éloigné d’environ cent pieds ; nous éteignimes alors ce second fen avant qu'il eût fait beancoup de progrès; mais, du point où ils avaient allumé l’herbe la première fois, il se répandit dans les bois à une grande distance. Comme nous apercevions toujours les Indiens, je fis tirer au milieu des palétuviers, vis-à-vis d'eux, un fusil chargé à balle, pour les convaincre qu'ils n'étaient pas encore au-delà de notre portée. Dés qu'ils entendirent le sifflement de la balle , ils doublérent le pas, et nous les per-
dîmes bientôt de vue. Nous crûmes qu'ils ne nous | causeraient plus d'inquiétude; mais nous fümes frappés bientôt après du son de leurs voix, qui sortaient des bois, et nous nous apercûmes qu’ils se rapprochaient peu à peu de nous. J'allai à leur rencontre, accompagné de M. Banks et de quatre autres personnes. Lorsque nous fûmes en vue les
SRRTATE