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TÉRREORNEU
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DES VOYAGES. 359 ladie où de plaie, mais seulement de grandes cicatrices, à lignes irrégulières, qui semblaient être les suites des blessures qu'ils s'étaient faites cux-méêmes avec un instrument obtus ; nous cCoOnprimes, par leurs signes, que c’étaient des monumens de la douleur qu'ils avaient ressentie à la mort de quelques-uns de leurs parens ou amis. «Ils ne paraissent pas avoir d'habitations fixes, ar dans tout le pays, nous n'avons rien vu qui ressemblät à une ville où à un village. Leurs maisons, si toutefois on peut leur donner ce nom, semblent être faites avec moins d'art et d'industrie qu'aucunes de celles que nous avions vues, si l’on en excepte les misérables huttes de la Terre du l'eu, et même elles leur sont inférieures à certains égards. Celles de la baie de Botanique sont les moins chétives ; elles n’ont que la hauteur nécessaire pour qu'un homme puisse se tenir debout; mais elles ne sont pas assez larges pour qu'il puisse s’y étendre dans sa longueur en aucun sens. Elles sont construites en forme de four, avec des baguettes flexibles, à peu prés aussi grosses que le pouce ; ils enfoncent les deux extrémités de ces baguettes dans la terre, et ils les recouvrent ensuite avec des feuilles de palmier et de grands morceaux d'écorce. La porte n’est qu'une grande ouverture pratiquée au boutopposé à celni où l'on fait du feu, ainsi que nous le reconnümes par les cenûres. Ils se couchent sous ces huttes ou hangars, en se repliant le corps en rond, de manière que les talons
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de l’un touchent à la tête de l’autre; dans cette position forcée , une des huttes contient trois où quatre personnes. En avançant au nord, le climat devient plus chaud, les cabanes sont encore plus minces : elles sont faites comme les autres avec des branches d'arbre et couvertes d’écorce ; mais aucune n’a plus de quatre pieds de largeur et un des côtés en est entièrement ouvert. Le côté fermé est toujours opposé à la direction du vent qui soufile le plus ordinairement ; ils font leur feu vis-à-vis du côté ouvert, probablement pour se défendre plutôx des mousquites que du froid. Il est probable qu'ils ne passent sous ces trous que la tête et la moitié de leur corps, et qu'ils étendent leurs pieds vers le feu. Une horde errante construit au besoin ces huttes dans les endroits qui lui fournissent de la subsistance pour un temps, et elle les abandonne lorsqu'elle quitte ce canton qui ne peut plus lui donner d’alimens. Dans les lieux où ils ne passent qu'une nuit ou deux , ils se couchent sans autre abri que les buissons ou l'herbe qui a prés de deux pieds de hauteur. Nous remarquâmes cependant que, quoique les huttes à coucher fussent toujours tournées , dans la Nouvelle-Hollande , du côté opposé au vent dominant, celles des îles étaient en face du veni, ce qui semble prouver qu'il y règne une saison douce pendant laquelle la mer est calme, et que le même temps qui leur permet de visiter les îles , adoucit l'air froid pendant la nuit.
« Le seul meuble que nous ayons aperçu dans
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