‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 2)Chapitre 29 sur 36 · GE · texte numérisé non relu

GE

sers

ms celte trois ou e climat ore plus avec des mais attt un des ermé est souffle le à-vis du re plutôr ble qu'ils noitié de

vers le soin ces nt de la andonne plus lui > passent ns autre de deux pendant toujours cÔtÉ opent en y règne t calme, e visiter

cu dans

56€ ces cabanes, est une espèce de vase oblong; ils le font tout simplement d’écorce, en liant les deux extrémités avec une baguette d'osier qui, n'étant pas coupée , sert d'anse. Nous imaginâmes que ces

vases étaient des baquets dans lesquels ils vont puiser de l’eau à une source, qu’on peut supposer être quelquefois à une distance considérable. Ils ont cependant un sac à mailles d’une médiocre grandeur : pour le faconner, ils suivent à peu prés la même méthode qu'emploient nos femmes en faisant du filet. L'homme porte ce sac attaché sur son dos avec un petit cordon qui passe sur sa tête ; en général, il renferme un morceau ou deux de ré-

sine ou autre matiére dont ils se peignent, quelques hamecons et des lignes, une ou deux des coquilles dont ils forment leurs hamecons, quelques pointes de dards et leurs ornemens ordinaires ; ce qui comprend tous les trésors de l’homme le plus riche qui soit parmi eux.

« Leurs hamecons sont faits avec beaucoup d'art, et quelques-uns d'une petitesse extrême. Pour harponner la tortue, ils ont un petit bâton bien pointu et barbelé, d'environ un pied de long, qu'ils font entrer par le côté opposé à la pointe dans une entaille creusée au bout d’un bâton léger qui est à peu près de la grosseur du poignet, et qui a sept ou huit pieds de longueur : ils attachent au bâton l’extrémité d’une corde , et ils lient l’autre au bout du bâton pointu. En frappant la tortue, le bâton pointu s'enfonce dans l'entaille ; mais lorsqu'il est

entré dans le corps de l'animal, et qu'il y est retenu par les barbes , ils en détachent le grand bà. ton qui , en flottant sur l’eau , sert de trace pour retrouver la proie ; 1] leur sert aussi à la tirer , jusqu'à ce qu'ils puissent la prendre dans leurs pirogues et la conduire à terre. Nous avons trouvé un de ces bâtons pointus dans le corps d’une tortue dont les blessures s'étaient guéries. Leurs lignes sont de différentes épaisseurs, depuis la grosseur d’une corde d'un demi-pouce, jusqu’à celle d’un crin ; elles sont composées d’une substance végétale ; maïs. nous n'avons pas eu occasion d'apprendre quelle est en particulier celle qu’ils emploient à cet usage.

« Les habitans de la Nouvelle-Hollande se nourrissent principalement de poisson ; mais ils viennent quelquefois à bout de tuer des kangarons, et même des oiseaux de différente espèce, quoiqu'ils soient si sauvages, qu'il nous était trés-diflicile d’en approcher à une portée de fusil. L’igname est le seul végétal dont nous les ayions vus se nourrir ; il est cependant hors de doute qu'ils mangent plusieurs des fruits du pays, car nous en avons aperçu des restes autour dés endroits où ils avaient allumé leurs feux.

« Il paraît qu'ils ne mangent aucun animal cru ; comme ils n'ont point de vase pour les faire bouillir dans l’eau, ils les grillent sur les charbons, ou bien ils les font cuire dans un trou avec des pierres chaudes, de la même manière que les insulaires du grand Océan.

nd bà- > pour r, Jusrogues de ces pnt les pnt de d'une crin ; 5 Mais.

quelle usage. nourvienns, et

qu'ils iflicile me est urrir ; it pluperçu Ilumé

] cru ; uillir , ou 1erres res du

HERRÈSS

« Nous ne savons pas s'ils connaissent quelque plante narcotique ; mais nous avons remarqué que plusieurs d’entre eux tenaient contiwnellement sans leur bouche des feuilles d'une plante quelconque , ainsi que quelques Européens mâchent du tabac, et les Asiatiques du bétel. Nous n'avons jamais vu la plante que lorsqu’à notre demande ils la tirérent de leur bouche : c’est peut-être une espèce de hétel ; mais, quelle qu'elle soit , elle ne produisait aucun mauvais effet sur les dents ni sur les lévres.

« Comme ils n’ont point de filet, 1ls n'attrappent le poisson qu'en le harponnant, ou avec une ligne etun hamecon ; il faut en excepter seulement ceux qu'ils prennent dans les creux des rochers et des bancs qui assèchent de mer basse.

« Nous n'avons pas eu occasion dé connaître leur manière de chasser; mais, d’après les entatlles qu'ils avaient faites partout sur les grands arbres pour y grimper, nous conjecturâmes qu'ils prenaïent leur poste au sommet , et que de là ils guettaient les animaux an passage, pour les atteindre avec leurs lances : il et possible aussi que, dans cette situation, ils attrapent les oiseaux qui vont sy percher.

« J'ai observé que, lorsqu'ils quittaient nos tentes sur les bords de la rivière Endeavour , nous pouvions suivre leurs traces au moyen des feux qu'ils allumaient dans leur chemin. Nous imaginâmes que ces feux leur servaient de quelque ma-

niére à prendre les kangarous. Nous avons remarqué que ces animaux craignent tellement le feu, que nos chiens ne pouvaient les faire passer près des endroits où 1l y en avait eu récemment, quoiqu'il füt éteint.

« Les habitans de la Nouvelle-Hollande produisent du feu avec beaucoup de facilité , et ils le répandent d’une manière surprenante. Pour l'allumer, ils prennent deux morceaux de bois sec : l’un est un petit bâton d'environ huit ou neuf pouces de long, l’autre morceau est plat. Ils rendent obtuse la pointe du petit bâton, et , en le pressant sur l’autre, ils le tournent avec vivacité entre leurs deux mains, comme nous tournons un moussoir de chocolat ; élevant souvent les mains, ensuite les redescendant pour augmenter la pression autant qu'il est possible: par cette méthode ils font du feu en moins de deux minutes, la plus petite éuncelle leur suflit pour l’augmenter avec beaucoup de promptitude et de dextérité. Nous avons vu souvent un Indien courir le long Ge la côle, et ne portant rien en apparence dans sa main, s'arrêter pour un instant à cent cinquante où trois cents pieds de distance, et laisser du feu derrière lui; nou: apercevions d'abord la famée, et ensuite Îa flamme qu: 5e communiquait tout de suite au bois et à l'herbe qui se trouvaient dans les environs. Nous avons eu la curiosité d'examiner un de ces semeurs de feu; nous vimes qu'il mettait une éuncelle dans de l'herbe sèche. Après l'avoir agi-

Page 1