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métalliques , et que par cette raison, les habitans de cette contrée ont employé le même expédient pour le reproduire. Dans un pays chaud , au contraire , où deux corps inflammables s’illument aisément par le frottement, 1l est probable que le frottement de deux substances semblables fit connaître le feu pour la première fois, et que l'art adopta ensuite la même opération pour produire le même effet. 1l est possible qu'anjourd’hui on fasse du feu par frottement dans la plupart des pays froids, et qu'on en allume par collision dans plusieurs pays chauds; mais peut-être que de nouvelles recherches montreront que l'un des deux climats tient cet usage de l'autre, et que, par rapport à la production primitive du feu dans les pays chauds et les pays froids, la distinction que nous venons d'établir est bien fondée. Beaucoup de raisons peuvent faire conjecturer que l'existence permanente des volcans, dont on retrouve des restes ou des vestiges dans toutes les parties du monde, fit connaître graduellement aux hommes la nature et les effets du feu ; cependant un volcan n’a pu enseigner d'autre méthode de produire da feu que celle du contact; et les curieux qui voudront rechercher l’origine primitive de l'usage de cet élément parmi les hommes, auront encore un champ vaste à leurs spéculations.
« Les peuples de la Nouvelle-Hollande ont pour armes des javelines on des lances : ces dernières sont de différentes espèces. Nous en avons vu sur la partie méridionale de la côte quelques-unes qui
‘valent quatre branches garnies d’un os pointu , et
qui étaient barbelées; les pointes sont aussi en-
duites d’une résine dure, qui ieur donne du poli, et les fait entrer plus profondément dans le corps contre lequel on les pousse. Dans la partie septentrionale, la lance n'a qu’une pointe ; la hampe de la lance est faite d’une espèce de roseau-canne ou de la tige d’une plante quiressemble un peu au jonc, et qui est trés-droite et très-légère ; la lance a huit à quatorze pieds de long; elle est composée de plusieurs parties ou piéces qui entrent les unes dans les autres et sont liées ensemble, On adapte cette hampe à diverses pointes ; quelques-unes sont d’un bois dur et pesant, et d’autres d'os de poisson. Nous en avons remarqué plusieurs qui avaient pour pointe l’aiguillon d'une raie, le plus grand qu’on avait pu trouver, et qui était barbelé de beaucoup d'autres plus petits attachés dans une direction contraire. Les pointes de bois sont aussi armées quelquefois de morceaux aigus de coquilles brisées ; on les enfonce dans le bois, et on recouvre les jointures avec de la résine.
« Les lances ainsi barbelées , sont des armes terribles, car lorsqu'elles sont une fois entrées dans le corps, on ne peut pas les en retirer sans déchirer la chair, ou sans laisser dans la blessure des échardes pointues de l’os ou de la coquille qui formaient les barbes. Ils lancent ces armes avec beaucoup de force et dedextérité; la main seule suflit pour cette opération , s'ils veulent seulement atteindre à