‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 36 · RSR DAC AN SAR QAR EE · texte numérisé non relu

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péché de la tortue, une petite rame qui avait ap partenu à une pirogue d’écorce, et qui aurait été inutile à boïd de tout autre.

« Il n’est peut-être pas aisé de deviner comment les habitans de la Nouvelle-Hollande ont &té réduits au petit nombre qui subsiste dans ce pays. C’est aux navigateurs qui nous suivront à déterminer si, comme les insulaires de la Nouvelle-Zélande , ils se détruisent les uns les autres dans les combats qu'ils se livrent pour leur subsistance , on si une famine accidentelle a diminué la population, ou enfin si quelque autre cause empêche leur accroissement, Il est évident par leurs armes qu'ils ont entre eux des guerres : en supposant qu'ils ne se servent de leurs lances que pour harponner le poisson , ils ne peuvent employer le bouclier à d'autre usage que pour se défendre contre les hommes; cependant nous n’y avons découvert d’autre marque d’hostilité que le trou fait par une juveline dans le bouclier dont j'ai parlé plus haut. Nous n'avons aperçu aucun Indien qui parût avoir été blessé par un ennemi. Nous ne pouvons pas décider s'ils sont courageux ou lâches. L’intrépidité avec laquelle deux d’entre eux s’efforctrent de s’opposer à notre débarquement dans la baie de Botanique, quand nous avions deux bateaux armés, et même aprés qu'un d’entre eux eut été blessé avec du petit plomb, nous donne lieu de conclure que non-seulement ils sont naturellement braves, mais encore familiarisés avec les dangers des combats, et

qu'ils sont par habitude, aussi-bien que par la nature, belliquenx et audacieux. Cependant leur fuite précipitée de tous les autres endroits dont nous approchâmes sans qne nous leur fissions aucune menace, et lors même qu'ils étaient au-delà de notre portée, semblerait prouver que leur caractére est d’une timidité et d’une pusillanimité extraordinaires, et que ceux-là seuls qui se sont battus par occasion , ont subjugué cette disposition noturelle. J'ai seulement rapporté les faits; c'est au lecteur à juger par lui-même.

« D’après ce que j'ai dit de notre commerce avec eux , On ne peut pas supposer que nous ayons acquis une grande connaissance de leur langage. Cependant comme ce point est un grand objet de curiosité , surtout pour les savans , et fort important pour leurs recherches sur l’origine de différentes nations qui ont été découvertes , nous avons pris quelque peine pour nous procurer un petit vocabulaire de la langue de la Nouvelle-Hollande, qui pût en quelque manière répondre à ce dessein , et je vais expliquer comment nous sommes venus à bout d’en connaître quelques mots. Quand nous voulions savoir le nom d’une pierre, nous la prenions dans nos mains et nous leur faisions entendre par signes, le mieux qu'il nous était possible , que nous désirions savoir comment ils l'appelaient. Nous écrivions sur-le-champ le mot qu'ils prononçaient dans celte occasion. Quoique cette méthode füt la meilleure de toutes celles que

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