‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 4)Chapitre 28 sur 46 · FENTE RE PT M · texte numérisé non relu

FENTE RE PT M

de pouvoir soutenir nos canots en cas d'attaque :

heureusement aucune hosulité ne fut commise, !

M. Cooper me dit qu’à son débarquement, un petit ?

P I , | nombre de naturels était venu à sa rencontre sur la : grève; mais qu'une grosse troupe armée de piques, À

setenait sur la lisière du bois. Ils reçurent tresfroidement nos présens, ce qui prouve que notre débarquement leur causait peu de plaisir. A l’ar-

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rivée de leur renfort, il jugea à propos de se rem- °4 barquer , d'autant plus que le jour était déjà fort ?

avancé , et que j'avais donné ordre d'employer tous les moyens possibles pour éviter une escarmouche. Quand nos matelots rentrèrent dans leurs canots, quelques insulaires voulaient les pousser au large, et d'autres les retenir; cependant ils les laissérent parür tranquillement, Le lieutenant rapporta cinq

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cochons, qui paraissaient abonder dans l’île; il ne vit de fruits que des cocos, et il en acheta deux douzaines, L'un des matelots eut un chien pour une banane, ce qui nous fit croire qu'ils manquent de ce fruit.

« Cette île, que les naturels appellent Tiouki, fut découverte et visitée par le commodore Byron : sa forme est un peu ovale ; elle a environ dix lieues de tour , et elle gît par 14° 27° 30” de latitude sud, et 144° 56’ de longitude ouest. Les habitans, et peut-être ceux de toutes les îles basses, sont d’une couleur beaucoup plus brune que ceux des îles plus hautes, et leur caractère semble plus farouche, Cette différence provient pent-être de leur position. La nature ne leur ayant pas départi ses faveurs avec autant de profusion qu'aux autres, les hommes

| ont principalement recours à Ja mer pour leur

subsistance; ils sont par conséquent plus exposés au soleil et aux rigueurs du temps, et deviennent ainsi plus noirs, plus forts et plus robustes, car certainement ils ont une origine commune. Nous ne vimes que des hommes vigoureux, bien faits, et qui avaient sur leur corps la figure d’un poisson, emblème de leur occupation.

«Les insulaires, ajoute Forster, n'avaient d'autre vêtement qu'un trés-petit morceau d’étoffe autour des reins. Leurs femmes ne s’approchèrent pas de nous; mais celles que nous apercûmes de loin avaient le même teint que les hommes; elles portalent un morceau d'étoffe un peu plus large en

forme de tablier. Les cheveux et la barbe des hom-

mes étaient généralement noirs et bouclés, ctcoupés quelquefois : un homme les avait jaunâtres à leur extrémité. Dès que nous eûmes débarqué, ils nous embrassérent en touchant nos nez avec les leurs, suivant la coutume de la Nouvelle-Zélande, cet nous apporterent des cocos et des chiens pour

nous les vendre. Oedidi, qui nous accompagnait, !

acheta plusieurs chiens pour de petits clous, et d’autres pour des bananes mûres qui venaient des Marquésas. Ce fruit était fort estimé par {es habitans de l'ile, qui le reconnurent sur-le-champ, I] paraît donc qu'ils ont des lizisons avec les îles

hautes, puisque les bananes ne croissent jamais ! sur leurs bancs de corail déchaussés. Les chiens n'y sont pas d’une race différente de ceux des îles de | la Société ; mais ils ont un joli poil, long, de cou- & leur blanche. Oedidi était fort empressé d'en ache- !

ter, parce que, dans son pays, on fait usage de ce , que, JS» 5

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