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ur les L pmes nous procurer que celle dont Ismyloff nous idéra- ï fit présent.
rquoi ] « Les indigénes mangent quelques autres racines partie 4 sauvages; par exemple, la tige d’une plante qui ar au= ; ressemble à l’angélique : ils mangent aussi des baies :s sont À de plusieurs espèces , telles que les müres de ronraines fi ces, les baies de myrtil, de camarigne, etc. Le arler , 1 capitaine Clerke essaya d’en conserver quelquesforêts. É unes qui ressemblaient à des prunes sauvages ; mais spéces 4 elles fermentérent et elles devinrent aussi fortes S sans Ë que si on les avait laissé tremper dans de la li. nt sur È queur.
s vien- 4 « Nous découvrimes quelques autres plantes qui
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as sur l pourraient devenir utiles ; mais ni les Russes ni les
s, lin- | naturels du pays n’en font usage : tels sont le pourar que | pier sauvage, une espèce de pois, une espèce de rtions  cochléaria, du cresson , etc. Chacune de ces pkntes mer : É nous parut fort bonne à la soupe et en salade. Les isées , de terrains bas et les vallées offrent une quantité conle dis- f| sidérable d'herbe qui devient trés-épaisse et fort f haute. Je crois que le bétail subsisterait toute l’anlantes ; î née à Ounalachka, sans qu'on füt contraint de On y 4 l’enfermer dans des étables ; je pense qu'il croîtrait urope ï du grain, des racines et des végétaux en bien des iculié- à cantons : mais les négocians russes et les insulaires qu'on | semblent se contenter, pour le présent, des proes na ; ductions spontanées de la nature.
- elle « Les habitans d'Ounalachka avaient du soufre
us n£ 1 natif; mais je n’ai pas eu occasion d'apprendre d'où
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il venait, Nous découvrimes aussi de l’ocre, une pierre qui donne une couleur violette, et une autre qui produit un trés-bon vert, Je ne sais si cette dernière est connue : dans son état naturel elle est d'un gris verdâtre, grossière et pesante : l'huile la dissout aisément ; mais lorsqu'on la met dans l’eau , elle perd toutes ses propriétés. Elle me parut rare ; on nous dit qu'elle est plus abondante à l'île d'Ounémak. Quant aux pierres qui environnent la côte et les collines, je n’en remarquai point de nouvelles.
« Les naturels d'Ounalachka enterrent leurs morts au sommet des collines, et ils élévent un petit tertre sur leur tombeau. Je fis un jour une promenade dans l’intérieur de l’île avec un indigène, qui m’accompagnait ; 1] me montra plusieurs de ces cimetières. Il y en avait un au bout du chemin qui mène du havre au village ; il offrait un tas de pierres, auquel chaque passant ne manquait pas d'en ajouter une. J'aperçus d’ailleurs plusieurs tertres de pierres qui n'étaient pas un ouvrage de la nature ; quelques-uns me parurent fort anciens. Je ne sais quelle idée ils se forment de la divinité et de l’état des âmes après la mort; j'ignore aussi quels sont leurs amusemens : je n'ai rien observé qui püt m'instruire sur ces deux points.
«Ils sont entre eux très-gais, très-affectucux , et se sont toujours conduits envers nous avec beaucoup de civilité. Les Russes nous apprirent qu'ils
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n'avaient jamais eu de liaison avec les femmes du pays, parce qu’elles ne sont pas chrétiennes. Nos gens ne furent pas si scrupuleux, et quelques-uns d'eux eurent lieu de se repenur de les avoir trouvées si faciles, Il me semble que ces insulaires ne poussent pas leur carrière très-loin : je n'ai point rencontré d'homme ou de femme dont la figure annoncât plus de soixante ans ; trés-peu paraissaient en avoir plus de cinquante. La vie pénible qu'ils mènent abrége vraisemblablement leurs jours.
« Depuis l’époque de notre arrivée à la baie du Prince Guillaume, j'ai souvent eu occasion de dire combien les naturels de cette partie nord-ouest de l'Amérique ressemblent aux Groenlandais et aux Esquimaux, par la figure, les vétemens, les armes, les pirogues et autres particularités semblables. Cependant je fas beaucoup moins frappédeces rapports que de l’analogie entre les dialectes des Groenlandais et des Esquimaux, et ceux des habitans de la rade de Norton et d’Ounalachka. On observera toutefois , relativement aux mots que nous recueil- Jîmes à la partie occidentale du Nouveau-Monde, qu on ne doit pas trop compter sur leur exactitude ; car, après la mort de M. Anderson, peu de personnes à bord s’occupèrent de cette matière , et je me suis aperçu souvent que les mêmes termesécrits
par deux ou trois de nos messieurs , d’après la prononciation du même insulaire, différaient beaucoup lorsqu'on les comparait. Au reste, l’analogie
378 HISTOIRE GÉNÉRALE à était encore assez grande pour nr'autoriser à dire que tous ces peuples sont de la même race : s'ilen est ainsi , il existe au nord, selon toute apparence, une communication quelconque entre la partie occidentale de l'Amérique et la partie orientale ; communication cependant qui peut être fermée aux vaisseaux par les glaces ou par d’autres obstacles : telle fut du moins mon opinion durant mon séjour à Ounalachka. » ; Le capitaine Cook appareïlla d'Ounalachka le 1 26 octobre; il arriva le 26 novembre sur les côtes 4 d'une île qui fait partie des îles Sandwich, et ne 1 tarda pas à se convaincre qu’il avait reconnu imparfaitement cet archipel.
« Ceux des habitans qui vinrent nous voir, dit-
il, étaient instruits de notre première relâche : h malheureusement j'en eus une preuvetrop certaine; F car ils étaient déjà infectés d’une funeste maladie : | je ne pouvais expliquer ce fait que par leurs com- | munications avec les îles voisines depuis notre dé- Ë part. » il
Cook ne put mouiller que le 17 janvier 1779 à :
Oouaïhy (1), dans la baie de Karakakoua. Les vents contraires l'avaient retenu long- temps sur la côte: il serait bien à désirer qu'il n'eût pas lutté contre
(1) Les Anglais écrivent ce nom Owkyhee. Cette ortho-
graphe fautive est celle que l'on emploie dans toutes les
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