ROSE
DES VOYAGES. O; tées dans tous les temps, surtout la côte orientale qui regarde l'Inde, et qui est voisine de la mer | Rouge, de ce golfe qui, par sa situation, semble | fait pour rapprocher l'Afrique et l'Asie, et qui a dû
| toujours être le centre d’un grand commerce. C’est
| de la mer Rouge que partirent, sous le regne de | Nécao, les navigateurs phéniciens qui, au rapport
| d'Hérodote, firent en trois ans le tour de l'Afrique; et aprés avoir parcouru l'Océan, revinrent en Égypte par le détroit de Gibraltar et la Méditer-
. ranée. Hannon et Himilcon firent aussi le même
| circuit depuis Gades jusqu’au golfe d'Arabie, Mais
| cette route, devenue depuis si facile et si commune
pour les Européens, étoit alors un effort rare et
| pénible pour les peuples quine pouvaient quesuivre les côtes. Toute la partie occidentale d'Afrique, depuis Gibraltar jusqu’au cap de Bonne-Espérance, n'a été bien connue que depuis que les Portugais | eurent doublé ce cap en allañt aux Indes par mer.
Cependant plusieurs voyageurs , entre autres Vil-
pu de Bellefond et Labat, prouvent, par les mo:
inumens qui subsistent encore en rues que dès hi. milieu du quatorzième siècle, c'est-à-dire, plus bide cent ans avant les premières découvertes des Portugais , des marchands français de Dieppe, en
suivant les côtes depuis Gibraltar > allérent au Sé-
-négal et jusqu'en Guinée, et formérent des établis:
semens sur la côte de la Malaguette, d’où ils rap-
portaient du poivre et de l'ivoire. On donne pour
peus de ces voyages les noms français qui sesont
conservés dans ces contrées , où des baies s'appellent encore baies de France, où deux cantons sont encore nommés, l’un le petit Dieppe, l’autre le petit Paris. On ajoute que les tambours nègres battent encore une marche française. On avance enfin que | le célèbre château de la Mina nefut bâti par les Por. | tugais que sur les ruines d’un ancien établissement | français quiavaitété abandonné pendant les guerres civiles, ainsi que d’autres possessions à Cormentine à Commendo; mais il est difficile de croire qu'il soit resté si peu de traces d'une si grande puissance. Cf qui paraît prouvé, c'est qu’en effet les Normands, que leur situation a toujours portés au commerce de mer , ont long-temps fréquenté les côtes d’Afrique,f où ils eurent même quelques comptoirs, qu'apré} la mort de Charles vi nos guerres civiles firent abandonner. Il est du moins certain que lorsque les Anglais , les premiers après les Portugais, firent quelques entreprises de commerce sur les côtes de Guinée, les Français paraissaient avoir oublié cette route, ét ne s’y montrèrent que quelque temps après E La jalousie du commerce est si injuste et si exclu} sive, etla marine portugaise avait tant d’ascendant, que les courses des navigateurs anglais au-delà du détroit de Gibraltar furent arrêtées pendant prà d’un siècle par les défenses de leur cour , qui, pat respect pour la donation du pape, ou par considér: tion pour le Portugal, ne permettait pas que les pavil lons d'Angleterre s’avanéassent au-delà de Gibraltar. Thomas Windham fut le premiér qui, lan 1551,
fitur . parte pagn qui, :
\ gleter tra Ju:
fort d les An valeur três-bi | dience | langue | trées. ] à Béni Guinée
| séjour devenu | par lus firent p | l'équip:
: l'égard s'était c autre P chagri |'eut à es :dham €
la lang
(1) G graine d,
DES VOYAGES. -y0
ppellent it un voyage à Maroc sur un vaissseau qui lui apons SON | artenait, nommé le Lion. Deux ans après, accome le petit | pagné d’un gentilhomme portugais appelé Pintéado, s battent
‘ qui, disgracié dans sa patrie, s’était retiré en Anfin que} | eleterre, il parcourut les côtes de Guinée, et pénérles Por! |, jusqu’à Bénin sous l'équateur. Le voisinage du hissement} | fort de la Mina sur la côte d'Or n’empêcha pas
es guet, | Jes Anglais d'échanger des marchandises de peu de rmentune@t} | valeur contre cent cinquante livres d’or. Ils furent e qu'il Soit} | três-bien reçus à Bénin. Ils eurent même une aussance. (} } dience du roi , qui leur parla en portugais, la seule {ormands,} : langue d'Europe qui füt connue alors dans ces conmmerce de} : trées. Ils eurent permission de séjourner un mois d'Afrique |; Bénin, pour faire leur cargaison de poivre de s, QU'aPré} | Guinée où maniguette (1) ou malaguette. Ce fut ce
séjour qui les perdit. Les influences du climat, | devenues plus dangereuses par l’intempérance et | par l'usage excessif des fruits et du vin de palmier, | firent périr en peu de jours la plus grande partie de l'équipage. Windham fut emporté le premier. A | l'égard de Pintéado, qui, connaissant le climat, ) s'était conduit avec plus de sagesse, il mourut d’un lautre poison plus cruel et non moins funeste, Le :chagrin qu'il conçut des indignes traitemens qu'il eut à essuyer de l’ingratitude , de ia dureté de Win- \dham et de ses compagnons, le firent mourir dans \la langueur et dans l’amertume.
r, qui, Pt
(1) Graine du canäng aromatique. On la nomme aussi
Q 9 4 1, l'an 1551, graine de paraaïs. .
ME
Se RE me SE
Se - = Po Re
, î ATEN TL
AR CYR: î Rs:
TELE PP haie
ni i
FER «Et4 LATE) +
pr L'éreli4
M ah
vd}
ER ca
WRI
ren
ja
A fa Y NET NS" act
LE
| ;\ dre | OM FN Rs i | u ÉA |
û E hu AE AA
it
We r 2 | ht
DE) (il
sin ai!
Fehit : d:
ul Œut pt CH LAN 0
‘ Nous |
SE |A ( ty
cd
L'année suivante, une petite flotte anglaise, composée de trois vaisseaux et de deux pinasses, partit de la Tamise, et ayant mis sept semaines pour arriver en Guinée, employa cinq mois pour le retour. On met moins de temps aujourd'hui pour revenir des Indes. Mais le vent, qui était continuel. lement à l’est, surtout vers le cap Verd, leur était absolument contraire. Les gains de ce nouveau voyage furent considérables. On rapporta au port de Londres plus de quatre cents livres d’or, trente-
six barils de maniguette, et deux cent cinquante È
dents d’éléphans.
Le capitaine Towtson, encouragé par la vue de ces richesses, fit en Guinée trois voyages consécuüfs qui furent trés-utiles aux Anglais. Ses observa-
tions nautiques, meilleures que celles qu'on avait |
faites jusqu'alors, rendirent cette route familière à ses compatriotes , que les dangers de la traversée ct Ja puissance des Portugais en Afrique intimidaien encore. Ileutaudience du roi nègre d’un petit cantor près du cap de Très Puntas, où était établi un capitaine portugais nommé D. Jean. Ce D. Jean avai donné son nom à la petite ville d'Ekke-Teki, com posée de vingt ou vingt-cinq maisons, et qu’il domi nait d'un fort défendu par soixante hommes; ce qui, vec l'avantage des armes et de la situation, lui suffisait pour tyrannisertout le pays. Il tendit des piéges aux Anglais, et troubla leur commerce avec le Nègres, ce qui n'empêécha pas que ce comuwuerce ne fût assez avantageux pour engager Towitson à reve
\ nir dal { prés de | La cri | nations ‘ inspira : flotte p : forte de se canot Mais les leur har sur ces « des Fran Jui, il pr d'autant | quelques L voyage, n'en pou D compatric » commerc pleurère L croyaient sance, la Let les Nèg L tés par le nouveaux lapportère Pcontrée, iqu'en fai \distance * Le der
laise, LaSSes, maine; js pour ai pour tinuelur était LOUVEAU au port trentenquante |
a vue de consécuobserva- È on avai | milière à versée et imidaient tit cantor un capi- Jean avait eki, com qu'il domi:
es; ce qui, n , Lui sufdes picges e avec les nuerce ne
son à reve
DES YVOYACEFS. OI
: nir dans le pays dés l’année suivante. Il rencontra
prés de la rivière dos Cestos trois vaisseaux français. La crante d'un ennemi commun réunit les deux nations contre les Portugais, et cette réunion leur
| inspira assez de confiance pour aller insulter ja
floue portugaise qui était dans le port de la Mina,
| forte de cinq vaisseaux et de quelques pinasses. On
se canonna de pari et d'autre sans avantage décidé. Mais les Anglais et les Français tirèrent ce fruit de
. Jeur hardiesse, qu’on les laissa croiser librement
sur ces côtes l’espace d’un mois. Towtson se sépara des Français qui retournaient dans leur patrie. Pour lui, 1l prit le parti de descendre à la côte d'Or avec d'autant plus de confiance qu'il ramenait avec lui quelques Negres qu'il avait enlevés à son premier
voyage, et qui, ayant été bien traités des Anglais, L n'en pouvaient donner qu’une idée favorable à leurs D compatriotes, et devaient par conséquent rendre le : commerce plus facile et plus avantageux. Les Nègres pleurérent de joie en revoyant leurs frères qu'ils } croyaient perdus. Ceux-ci leur vantaient la puissance, la bonté, la supériorité de la nation anglaise ; Let les Nègres du pays, qui n’étaient pas si bien trai- Lis par les Portugais, commencèrent à regarder ces
nouveaux hôtes comme des libérateurs. Ils leur Papportèrent tout l'or qu’ils purent trouver dans lenr Lcontrée, qu'on croit être, suivant la description fqu'en fait Towtson, le petit Commendo, à peu de idistance de la Mina.
Le dernier voyage de Towtson fut le plus mal-
Te Re ne - [= Fans es £i ns PRE re - : < :
RE RE EE F : s LE ” — =
PET æ te née
Tr z TITLES
heureux ; il s'embarqua avec trois vaisseaux et une pinassc. Il fut d'abord maltraité dans sa route par les flottes d'Espagne et de Portugal qu'il rencontra successivement à la vue des côtes de Barbarie. Les maladies ravagérent son équipage. Arrivé à Ekke- Teki, il fut très-mal reçu des Nègres. Cette nation, naturellement inconstante, tantôt ennemie, tantôt admiratrice de ses tyrans, subjuguée tantôt par la force, tantôt par la superstition, était portée à croire que rien ne pouvait triompher des Portugais, qu’elle voyait établis depuis long-temps dans des pays où les autres nations d'Europe osaient à peine aborder. Les Nègres d’'Ekke-Teki, prévenus par les Portugais, s'enfuirent tous à la vue des Anglais. Towtson prit le parti de visiter la ville ou habitation nommée Cormantin ; car 1l ne faut pas que ce nom de ville, souvent employé dans les relations , nous rappelle rien de ressemblant à nos villes d'Europe. Les Negres de Cormantin , qui habitaient dans des mont: gnes, ménageaient moins les Portugais. IIsapprirent aux Anglais que la plus grande partie de la poudre d'or dont on trafiquait sur la côte venait de plusieurs ruisseaux qui serpentaient dans des déserts entre des montignes. Towtson ne craignit ps de s'y engager sous la conduite de quelques Nègres. Il entra dans des vallées fort étroites, ou plutôt dans de longues ravines, où souvent il fallait marcher dans l'eau, faute de rives. Aprés avoir fait cinq ou six lieues sans rien découvrir qu ressemblät à de
| brûler 1 | dépenda l'acte de commer du côté
vend ce deur, 1:
déplora : l'équipa l'or , il vint à av endroit plus ouvert où le ruisseau
se per partic!
sables sans ri lui à c« nombr onces € nuit au d'être a tres, he pendan:
l'or, m.
les en |
| même ut L. gens, q:
L commoc } des mai
. malgré
qu'un tr
Towt
il en av
et une
ute par ncontra ie. Les Ekkenation,
, tantôt Bt par la b à croire s, qu'elle pays où aborder.
Portugais, jtson prit nommée de ville, s rappelle », Les Neles monta.
sapprirent la poudre ait de pludes déserts gnit ps de s Nègres. Il plutôt dans ut marcher fait cinq où -mblât à de | le ruisseatt
se perdait dans des sables. L'eau , chargée de petites particules d'or, les déposait en pénétrant dans ces sables humides. Towtson les remua long-temps sans rien apercevoir. Les Nègres, plus exercés que lui à ce travail, lui firent découvrir un assez grand nombre de paillettes , dont il recueillit près de deux onces d’or. Animé par ce succès, 1l voulut passer la nuit au même endroit, maigré le danger où 1l était d'être assailli par les bêtes féroces et par les monstres, hôtes naturels de ces déserts, qu'ils cèdent, pendant le jour, à l'homme qui vient chercher de lor, mais dont ils se ressaisissent dés que la nuit les en laisse seuls maîtres. 11 ewrploya encore au
| même travail une partie du jour suivant. Mais ses | gens, qui trouvaient beaucoup plus court et plus commode de recevoir l’or sans peine et sans danger des mains des Nègres commerçans , l’arrachèrent
malgré lui à ce pénible exercice. Il alla avec eux
brûler l’habitation nègre de Schamma, l’une des dépendances des Portugais, et ce fut le premier L acte de destruction de la part des Anglais dans ce | commerce d’Afrique, qui n’a guère été depuis, tant L du côté des Nègres que de celui des Européens, qu'un trafic de violences et de brigandages, où l’on vend ce qui n’appartient ni à l'acheteur ni au ven- : deur, la liberté de l’homme.
Towtson arriva à l'ile de Wight dans un état
déplorable :1lne ramenait qu'un seul vaisseau, dont : l'équipage pouvait à peine suflire à la manœuvre ; il en avait abandonné un qu’il n’était plus possible
qe
de conserver, et le troisième avait été obligé de relâcher au cap Finistère.
On omet quelques voyages particuliers qui ne produisirent rien d'important, et qui ne contiennent que ces espèces d'aventures qui semblent romancs-
ques, parce que l'imagination de quelques écrivains
s'est amusée à en retracer de semblables , mais qui }
souvent ne sont malheureusement que trop réelles, et passent même les fictions inventées pour l'amuse. ment des lecteurs. Tel est, par exemple, le voyage
de l'Anglais Baker, qui, ayant quitté son vaisseau |
pour entrer dans une chaloupe avec huit de ses compagnons pour reconnaître le pays, fut jeté par
un coup de vent sur une côte déserte où 1l échoua, et se vit long-temps dans la plus horrible situation, pressé par le besoin et par la crainte des bêtes féroces | et des Portugais, ennemis beaucoup plus féroces. Re
Réduit à implorer leur pitié et à leur demander du pain , 1l fut recu à coups de fusil ; tant les intérêts de l’avarice semblaient éteindre toute humanité,
lorsqu'une fois on était au-delà du tropique ! Les} Nègres furent plus humains : ils sauvérent la vie ik Baker et aux siens. Un vaisseau français les ayant
amenés en France, ils furent traités comme des
prisonniers de guerre, et obligés de payer leur
rançon.
George Fenner visita les îles du cap Verden 1556. 1
Thomas Stéphens, animé par le désir d’être uule
à sa patrie, voulut connaître la route des Inde
orientales, Ilne pouvait prendre de meilleurs guic es
que
celle dans riche
ouvr faite son « d'ent les P natio gnait plaig essuy suet.
gleter Llisal ceva d'Afr seme la fin ques comi Gui
cat tot sd aval)
Dra en 1
angl
gno
blige de
s qui ne tiennent omancs- | écrivains
mais qui | p réelles, E
r l'amuse.
le voyage
vaisseau nt de ses ut jeté par
il échoua ,R situation, .
êtes féroces us féroces. :
mander du les intérêts &
humanité, ique ! Les
ent la vicil is les ayant È
comme des
payer leur Ë
rden 1556. R
être utile R des Inde f leurs guide: R
que les Portugais. Il s'embarqua sur une flotte de celtenation qui allait à Goa , et qui souffrit beaucoup dans la route. Le récit qu'il fit à son retour des richesses et de la puissance des Portugais dans l’nde, ouvri les yeux d'une nation active et entreprenante, faite, par sa situation, pou: uevoir sa grandeur à son commerce , et qui chercha dès lors les moyens d'entrer en partage de ces richesses lointaines, dont les Portugais voulaient fermer la source aux autres nations d'Europe et d'Asie. Le ressentiment se joignait encore à l'ambition. Les négocians anglais se plaignirent, avec raison, des outrages qu'il avaient essuyés dans leurs voyages en Guinée, de la part des suiets Ju Portugal, dans le temps même que l’Anslcterre était en paix avec cette couronne. La reine Élisabeth, sensible à l'honneur de sa nation, concevant d'ailleurs tous les avantages du commerce d'Afrique, et la nécessité d’y avoir quelques établissemens avant de pénétrer dans l'Inde, donna, vers la fin du seizième siècle, des lettres patentes à quelques marchands, portant permission de faire le commerce sur les côtes de Barbarie et sur celles de Guinée , entre le Sénégal et la Gambie. Cette associauôn prit le nom de compagnie d'Afrique, et bientôson district fut reculé jusqu'à Sierra Leone. Mais, avant l’établissement de cette compagnie , François Drake, célébre par son voyage autour du globe, en 1580 , avait déja vengé l'honneur du pavillon anglais : il avait pris ou brûlé trente vaisseaux espagnols dans le port de Cadix , et insulté le port de
LE nd En Re 2 en ar de An TE De
sa RE RE ec
Lisbonne, dans le temps même que Philippe 11, maître du Portugal , réunissait les deux Indes sous sa domination. C’est vers cette même époque que les navigateurs anglais, cherchant un passage par le nord pour aller en Amérique et aux Indes, s’illustrérent par leurs périlleuses découvertes dans les mers boréales; tandis que, d’un autre côté , leur commerce s’étendait vers le capdeBonne-Espérance. C'est ainsi que, pénétrant à la fois vers les deux pôles , et reconnaissant des terres nouvelles au nord et au sud, ils s’élevérent par degrés au rang des premiers navigateurs et de la première puissance maritime de l'univers.
Nous parlerons séparément deces grandes courses autour du monde, dont plusieurs autres nations d'Europe ont partagé Fhonneur. Nous nous bornons en ce moment à résumer en peu de mots les progrés de l'Angleterre sur les côtes d'Afrique. Les Açores, qui se rencontrent d'abord sur cette route, furent plusieurs fois l'objet de leurs tentatives et en proie à leurs incursions. C’est là que, s’accoutumant à mesurer leurs forces avec les flottes d'Espagne et de Portugal , dont la réputation imposait alors à toute l'Europe, ils se persuadérent plus aisement qu'on pouvait les attaquer avec succès dans leurs possessions d'Afrique et des Indes. Dés l'an 1600, les Anglais eurent une compagnie des Indes, comme ils en avaient une d'Afrique. Les capitaines Raymond et Lancaster furent les premiers qui passèrent le cap de Bonne-Espérance sur des vaisseaux
er, s sous
e que >e par s'illusns les » leur rance.
s deux u nord ng des
issance
ourses nations jornons rogrès Açores, , furent n proie imant à agne et alors à sement s leurs | 1600 , Indes, pitaines qui pasisSeaux
anglais. Ils entrérent dans l'Océan indien, et prirent des vaisseaux portugais à la vue de Malacca. Ils passérent devant l’île de Sumatra, et s'étant rafraîchis aux îles de Nicobar, ils vinrent mouiller devant Ceylan. Lancaster, plein de courage et d’ambition, voulait y attendre les vaisseaux du Bengale et du Pégou, qui, deux fois l’ai née, apportaient à Ceylan des diamans, des perles et d’autres marchandises pour les vaisseaux portugais, qui, partant de Cochin pour Lisbonne, venaient relâcher à Ceylan : il espérait enlever quelqu'un de ces navires et s'enrichir de ses dépouilles; mais la perte de ses principales ancres et le mauvais état de sa santé répandirent dans tout l'équipage un découragement général, et le désir de retourner en Europe fut plus fort que l'avidité du butin. Lancaster, obligé de repartir, passa par les Maldives , où 1l s'arrêta quelque temps : il aurait voulu, dans sa route, toucher aux côtes du Brésil, pour joindre à la gloire d’avoir parcouru les mers de l'Orient celle d’avoir visité le nouveau continent occidental; mais tous ses gens s'obstinérent à retourner directement en Angleterre. Les vents contraires et les calmes rendirent leur route si diflicile et si longue, que, craignant de manquer de vivres, ils prirent le parti de relâcher dans l’île de la Trinité ; mais le peu de connaissance qu'ils avaient de ces mers, où ils voguaient pour Ja premiére fois, les égara long-temps. Ils furent jetés dans l'archipel américain, où ils errérent au hasard entre Saint-Domingue, Cuba, les Bermudes.
- …— = = ex = = LOIES — TZ ere des 2
Lancaster vit cette Amérique qu'il avait tant souhaité de voir; mais il ne dut pas s’en applaudir. Une partie de son équipage, rebutée de tant de courses, et s'en prenant à lui de l’état misérable où l’on était réduit, l’abandonna dans la petite île de Mona, où il venait de relâcher pour la seconde fois. Le vaisseau mit à la voile et partit sans lui. Des armateurs de Dieppe le recueillirent, et le ramenérent en Angleterre.
On ne peut regarder comme un voyage l'expédition de Raleigh, de Burrough et de Frobisher, qui, avec deux vaisseaux de guerre et treize vaissceaux marchands, se proposaient de pénétrer jusqu'aux Indes, et n’allèrent guère au-delà des Açores; mais elle est remarquable par la prise de deux de ces gros vaisseaux portugais nommés caraques , les bätimens les plus considérables que l’on connût alors , et dont le nom seul inspirait la terreur. Les Anglais en prirent deux, la Santacruz et la Madre de Dios, qui revenaient des Indes, toutes deux richement chargées, et dont la cargaison fut estimée deux cent mille livres sterling. Cette prise fut singulièrement utile aux Anglais, en ce qu'ils trouvérent dans les papiers des Portugais de grandes lumières sur la navigation et le commerce des Indes. D'ailleurs la supériorité naissante de la marine anglaise commençait à se faire sentir. L'esprit de piraterie et le désir de s'ouvrir la route des Indes armaient, en pleine paix, des corsaires anglais qui s'enrichissaient des dépouilles de l'Espagne et du
Port
pas ( lest sem.
nom autr que char, d'un viair four:
veau:
Ex des I à sa étenc trave Angl ja pr de sd Lanc la m heu pée L'an info qua la sd long
mhaité
r. Une urses, n était na, où aisseau eurs de
Angle-
l'expébisher, ze vaisrer Jus- Açores; eux de rues , les connût eur. Les nr Madre es deux fut estiprise fut ils trougrandes >s Indes.
marine sprit de es Indes glais qui ne et du
Portugal. Un comte de Cumberland ne dédaigna pas ce nom de corsaire, tant la gloire de combattre les tyrans des deux mondes et d’affaiblir leur marine semblait alors ennoblir tout. 11 brûla une caraque nommée las Cinque Plagas ou les Cinq Plaies, Un autre canitaine, nommé White, avait pris, quelque temps auparavant, deux bâtimens espagnols chargés de plus de deux millions de chapelets et d’une quantité prodigieuse de médailles, de bréviaires , de missels et d'agnus. Il y en avait de quoi fournir toutes les possessions espagnoles du Nouveau-Monde.
Enfin, lorsque l'Anglais Davis eut fait le voyage des Indes sur une flotte hollandaise, et eut procuré à sa nation des connaissances plus exactes et plus étendues qu’elle n’en avait eu jusqu'alors sur cette traversée si périlleuse et si lointaine, il se forma en Angleterre une nouvelle compagnie des Indes sous la protection de la reine Elisabeth , et avec un fonds de soixante-dix mille livres sterling. Le capitaine Lancaster, celui qui, le premier, avait pénétré dans la mer de l'Inde, et dont le retour avait été si malheureux , fut créé amiral de la première flotte équipée par cette compagnie, et Davis en fut le pilote. L'amiral était un homme sage et humain, et ses infortunes n'avaient fait que furtifier en lui ses qualités naturelles : car le malheur doit ajouter à la sensibilité autant qu’à l'expérience. 11 ne fut pas long-temps sans avoir besoin de l’un et de l’autre. Il vit tous les gens de sa flotte accablés de maladies
IT10 HISTOIRE CÉNÉRALE
qui ne manquent pas de se faire sentir lorsqu'on est arrêté trop long-temps près de la ligne. Le scorbut faisait des ravages affreux, et les vents contraires et les ealmes empéchaient la flotte de gagner la baie de Saldagna, relâche ordinaire dans cette route, et le seul lieu de rafraîchissement où les Anglais pussent arriver. Ils durent leur salut aux soins paternels et à la vigilance de l'amiral. De quatre vaisseaux qui composaient sa flotte, le sien seul était encore en état de faire la manœuvre. On prétend que la précaution qu'il avait prise de faire boire à ses matelots du jus de limon, et de leur interdire toute nourriture jusqu’à midi, les garantit du scorbut, et l’on croit même que cette maladie ferait peu de progrès sur les vaisseaux, si les mate- Jots pouvaient sé réduire au biscuit et s'abstenir de viandes salées. Quoi qu’il en soit, la flotte, aprés s'être rafraichie successivement à Saldagna, dans la baie d’Antongil sur la côte de Madagascar, et aux îles de Nicobar , vint débarquer à Sumatra. Lancaster était chargé d’une lettre du roi d'Angleterre pour le roi d'Achém. Il en fut trés-bien recu, et conclut un traité de commerce d'autant plus facilement, que le prince indien, tyrannisé par les Espagnols et les Portugais, était intéressé à leur opposer une puissance rivale qui pût balancer la leur, et l'en affranchir avec le temps. D’Achem on alla dans l'île de Java former une cargaison de poivre. On y trouva les mêmes facilités dans le jeune roi de Bantam. Mais les Hollandais y étaient déjà
PE ee à
alut aux iral. De , le sien ivre. On de faire | de leur garantit maladie les matestenir de te, après a, dans la ar, et aux tra. Lan- \ngleterre recu, €t lus facileé par les
ssé à leur alancer la
D’Achem rgaison de ns le jeune taient déjà
établis. Cette nation, qui n'avait passé le cap que quarante ans aprés les Anglais, avait tourné d’abord
* dans les Indes, et ne s’occupait pas encore de l’Afri-
que, où elle a eu depuis de grands établissemens. Elle suscita mille obstacles aux Anglais à Bantam , et faillit plusieurs fois de ruiner ?2s magasins qu’on leur avait permis d'élever. Cependant ils vinrent à bout de compléter la charge de leurs vaisseaux, et, prêts à partir pour l’Europe, ils laïssérent des comptoirs et des facteurs dans Java et dans Sumatra. Lancaster rapportait une lettre du roi d’Achem à la reine Élisabeth. Il consent, par cette lettre, à s'unir avec Élisabeth contre leur ennemi commun le roi d'Espagne, qu'il appelle Sultan d’Afrangiah , ou monarque de l’Europe; ce qui prouve quelle idée l’on ava’t en Orient de la puissance de ce prince. « En quelque lieu que nous puissions le ren= « contrer, dit le roi d’Achem, nous lui ôterons la vie « par un supplice public.» Si Philippe 11,quineriait guère, avait vu cette lettre, 1l aurait pu rire de l'arrêt que prononçait contre lui un petit roi de l'Inde que le moindre capitaine espagnol faisait trembler.
. Quelque temps après, Middleton fit un voyage aux Moluques, dont les Hollandais et les Portugais se disputaient la possession. Les Anglais, avec des forces inférieures, parvinrent, non sans beaucoup
… de peine, à se maintenir dans l'égalité, et à se pro
curer une grande quantité de poivre et d'épices, avantages qu'ils dûrent surtout à leur conduite sage
"2 = = ji x , k s: k 3 Se = = s à a RER rm en ec
Ts == =
et modérée, qui les fit aimer des habitans autant que leurs concurrens en étaient haïs où méprisés. Un proverbe indien disait: « Les Anglais sont bons, « et les Hollandais re valent rien.» Edmond Scot, facteur de Lancaster, a écrit quelques détails sur les mœurs des habitans de Java et des Chinois, mêlés en grand nombre avec les naturels de l’île; mais cette descripüon appartient à l’histoire des voyages et des établissemens d’Asie. Ici nous ne faisons que suivre les premiers pas des Européens dans ces contrées.
Parmi ces relations, dont nous nedonnons qu’une esquisse succincte, parce qu’on n’y trouve point ce qui rend les voyages intéressans , le tableau de la nature et des hommes, il ÿ en a une cependant si remarquable , par de grands désastres et de grandes acuons de courage, que nous ne croyons pas pouvoir l’omettre sans déroher quelque chose à la curiosité des lecteurs sensibles. C’est celle du Hollandais Linschoten. 11 servait sur une flotte espagnole et portugaise qui était partie de Goa en 1589, et qui, en arrivant à la vue des Acores, y trouva un ordre de Philippe 11, de rester à l’ancre dans le port de Tercére, la plus forte de ces îles et la seule qui soit hors d’insulte. Cet ordre était l'effet de la crainte qu'inspiraient les Anglais. Leurs vaisseaux, croisant dans ces parages, attendaient le retour des flottes d'Espagne et de Portugal, qui, revenant des Indes plus chargées de richesses qu’elles n’en pouvaient défendre, devenaient souvent la proie
: devinren nu ’. 11:
Ë gne n üi €
Éd | suliére,
d'un en L'ardeur leur cou | jours rée
enrichir
| du seiziéi
décadenc
| philosopl Europe a | Nouveau ide l’ancici ton, par espagnole slaise con cette vaste gardent l’< Acores, et
chevalier 1
de sa flotte
agerent le Indes, en rendre red ait craint
Philippe our proté, éprimer tte flotte :
DES VOYAGES. 113 tant | Jun ennemi qu’elles avaient d'abord méprisé. isés. D L'ardeur des Anglais augmentant avec le gain, et ons, D Jeur courage se fortifiant de l’antipathie qui à tou- Scot, jours régné entre eux et les Espagnols, ces prises Is sur D devinrent plus fréquentes, et il semblait que l'Espamêlés D one n’ullit chercher si loïn des trésors que pour
mais enrichir les Anglais. Cette époque d’ailleurs, la fin yages D du seizième siècle, est celle des disgrâces et de la s que | décadence de l'Espagne, qui, par une fatalité sinns ces Dsulicre, mais très-explicable en politique et en | philosophie, perdit sa puissance et son crédit en
qu'une [Europe au moment où elle venait d'acquérir le
vint ce Nouveau-Monde, et où les plus riches contrées
x dela de l'ancien, les Indes, passaient sous sa dominadant si uon, par la réunion du Portugal à la monarchie randes espagnole. ‘r< forces naissantes de la marine anas pou- [ghise con! .‘rccrent beaucoup à l’abaissement de
cette vaste monarchie, et les historiens anglais regardent l'expédition de l'amiral Howard aux îles Acores, et le combat, quoique malheureux, du chevalier Richard Greenwill, l'un des capitaines
se à la u Hole espa- 1589; trouva Mie sa flotte, comme un des événemens qui encoudansle sèrent le plus les desseins de l'Angleterre sur les a seule ndes, en lui faisant voir combien elle pouvait se st dela rendre redoutable à ces mêmes ennemis dont elle iseaux, Brit craint l'ascendant.
retour Philippe 11 avait fait armer une puissante flotte venant our protéger le retour des vaisseaux de l'Inde, et esn’en primer les courses des Anglais. A la vue de a proie rue flotte nombreuse, l'amiral Howard, qui avait
114 NISALIRE GÉNÉRALE mouillé aux Açores avec six vaisseaux, se sentaïi: trop inférieur en forces, prit le parti de s'éloigner à toutes voiles. Mais Greenvill , qui avait une partie de son équipage dans l'île de Flores, perdit un temps précieux à le faire rentrer dans son vaisseau. Déjà trop éloigné des siens pour espérer de le rejoindre avant d'être atteint par l'ennemi, on | pressa pourtant de couper son grand mât, et de s'abandonner à la mer avec toutes ses voiles. Cette ressource pouvait encore lui réussir ; mais il Ja cru honteuse ; et, déclarant qu'il aimait mieux péri que dr se déshonorer par une fuite ouverie, il s’eflorca de persuader à ses compagnons qu'il n'éti pas impossible de s'ouvrir un passage au travers des ennemis. Cette résolution prévalut en un mr: ment dans tout l'équipage, tant l'exemple d’un sui
homme a quelquefois de pouvoir sur les autres ! Lol
malades mêmes (1l y en avait quatre-vingt-dix sw son bord) oubliérent len:s infirmités pour se pri.
ter à cette audacicuse entreprise. On traversa etle
tivement plusieurs vaisseaux dans un espace étroit, que la crainte de se nuire les uns aux autrs ne leur permit pas de se servix de leur canon. Mu le Saint - Philippe, vaisseau d'une grandeur déni. surée, ayant le vent pour s'approcher, couvrit ul lement celui des Anglais, que toutes leurs voil:
demeurérent tout d'un coup sans mouvenich})
comme dans le calme le plus profond. Ceue pro gieuse masse, qui n'était pas de moins de quim cents tonneaux , devint un obstacle insurmontabi
RE dede Es
et qu dans
de si plus 1 qui nm clara derni lui pr On vit contre s'avan( moins
D :"conr
déses P carnag
D venir,
dats P
D'envi
les Ans la poud
le vaiss et deb positio coup d qu'il e comba poudre
£1r ass
couler plaudi
e sentant
éloigner
ne partie
Jerdit un valsseau, er de le mi, On le sât, et de les. Cette sil la cru ieux péru uverie, |
qu'il n’étai à
au travers en un Mt le d’un sai
autres ! Lol
| 1gt-dix Sur
our se pre
versa fier
à espace N s aux autii anon. Mu deur déni couvrit tl leurs voil:
nouvenient Cette prour 1s de quinx
| urmontabi
DES VOYAGES. 115 et quatre autres vaisseaux espagnols s'étant avancés dans le même moment, Greenwill se trouva serré de si près, que son gouvernail même ne pouvait plus recevoir de mouvement. Dans cette situation, qui ne lui permettait pas d'éviter l'abordage, il déclara que son dessein était de se défendre jusqu'au dernier soupir. Les siens, partageant sa résolution, lui promirent tous de mourir les armes à la main. On vit commencer cet étrange combat d’un vaisseau contre une ‘louc. Les Espagnols du Saint-Plhilippe s'avancérert d'abord avec peu de précaution, et moins préparés au combat qu'au pillage; mais ils reconnurent bieniât ce qu'ils avaient à craindre du désespoir. L'action dura quinze heures, avec un carnage si effroyable, qu'ils furent obligés de faire venir, de leurs autres vaisseaux, un renfort de soldats pour remplacer leurs morts et leurs blessés, D'environ deux cents hommes sains ou malades, les Anglais en perdirent cent quarante, et quoique la poudre fùt presque épuisée, les armes en pièces, le vaisseau presque abîmé, le reste, couvert de sang et de blessures , rejetait encore toute ombre de composiuon , lorsque Greenwill fut blessé à la tête d'un coup de mousquet. Ce n'était pas le premier coup qu'il eût reçu : mais celui-ci le mettant hors de combat, 11 proposa aussitôt d'employer le peu de poudre qui lui restait à se faire sauter, ou d’élargir assez les ouvertures du vaisseau pour le faire couler à fond. Une partie de ses compagnons applaudirent à ce dessein ; d’autres lui représentèrent
: 5 ee ax NES RE Z a ere: Voies ee L x PEONCE Eee een me 7 2
D A se
qu'il ne pouvait sacrifier inutilement sa vie et celle du petit nombre de braves gens qui lui restaient sans offenser le ciel et sans faire tort à la patrie, Le capitañie et le pilote embrasserent ce sentiment, Ils lui firent espérer que les Espagnols ne seraient
pas insensibles à la valeur, et qu'après avoir connu
si parfaitement la sienne, ils le traiteraient moins en e e L] » » LA
prisonnier qu'en héros. À l'égard du serment qu'il
avait fait de ne point souffrir, tant qu'il lui resterait
un goutte de sang, que son vaisseau püt être employé au service des ennemis de l'Angleterre, ils lui firent considérer que, dans l’état où ce bâtiment était réduit, il ne fallait plus craindre qu'il servit à personne. Greenwill parut sourd à toutes ces raisons. Il demandait à ceux qui voulaient ménager sa vic s’il ne valait pas mieux la perdre glorieusement que de la passer à la rame ou dans les horreurs d’un cachot. Mais, pendant ce débat, le pilote se fit conduire vers Alphonse Bacan, amiral de la flotte espagnole. 11 lui déclara que, dans le désespoir où les Anglais étaient réduits, il ne fallait pas s'attendre à leur faire abandonner les armes sans une composition honorable; et protestant qu'ilsn’attendaient que son retour pour se faire sauter avec leur vaisseau, 1l demanda deux articles qui lui furent accordés : l'un, qu'ils seraient exempts de toutes sortes de violences, et même d'emprisonnement ; l’autre, que l’on conviendrait d’une rançon raisonnabie, pour laquelle on se contenterait de la parole de Greenwill et des autres officiers anglais. Au surplus, les traitemens
à: SOS
| quece b
gnols P nation ,
ennemi:
LE e
nelaien OCCASION qu'on de sant sau danger.
besoin «
b': Green:
canonni
d'un cou
» le détou
ples de c à Jlsemble
| avec les brie, et q
} de hibert Ë passions
Les Ar
Lespagnol [ullser quelqu’u
aux P ou
de ces ofl
| qui n’ét:
secours. | cuté sem cœur. Ce
et celle estaient patrie, timent.
seraient r connu hoins en ent qu'il