SE ÈT
2 F OS PE < PSM Ts = AE eZ <—— -; mer - = = > +, - = TE > = ——— = x -—— —* “+4 - = Cm > = = = o = am EE = ”
Comme il connaissait les mauvaises intentions de l’aga à l'égard des Anglais, il demanda au pacha , avant de le quitter, une lettre pour cet officier, de peur qu'il ne recommencät ses injustices ; alors le pacha, irrité de ses défiances, lui dit avec cet orgucil des despotes barbares, dans lequel il entre beaucoup plus de férocité que de grandeur : « Un mot de ma bouche n'est-il pas suffisant pour « renverser une ville de fond en comble? Si l’aga « vous fait tort, je le ferai écorcher jusqu'aux « oreilles, et je vous ferai présent de sa tête. N'est- « 1] pas mon esclave ? »
Mais tout le faste du despotisme ture ne rassurait point l’amimal contre la perfidie de cette nation et les méchancetés de l'aga. Il profita du peu de hiberté qu'on lui laissait à Moka pour s'échapper de eette ville et regagner ses vaisseaux. Une parte de ses gens ne put se sauver avec lui, et l'aga, dans le premier transport de sa colère, avait menacé de leur faire couper la tête; mais Middleton lui fit declarer que, sil continuait à les retenir malgré l'ordre du pacha, il allait brûler tous les vaisseaux qui étaient restés dans le port, et qu'il étendrait sa vengeance jusque sur la ville. Cette menace y jeta la consternation. Un capitaine de vaisseau indien, nommé Mohammed, offrit sa médiation , et vint demander à l'amiral quelle satisfaction il exigeait. Middleton demanda qu'on lui rendit sa pinasse et ses marchandises, que le pacha de Zénan préiendait devoir être confisquées pour le profit du
grar dev:
tous circt teni SOIX:
deto par de ce rafra sins ; l'équ On é brüla Roug Angl
se te des e
peni
une dre.
rent À d'attd de S mais bles 4 inuti baye forts capil
tions a au
toffi-
tices ;
it avec quel il deur :
t pour Si l’aga squ'aux . N'est-
assurait ation et
de lipper de artie de , dans le nacé de ui fit démalgré aisseaux ndrait sa ce y Jeta ‘indien, , et vint exigcait.
à pinasse nan pré-
profit du
DES VOYAGES. 159 grand seigneur, et qu'il avait exceptées de ce qui devait être rendu aux Anglais; qu'on lui ramenît tous ses gens , el même un jeune homme qu’on avait circoncis par violence, et que le pacha voulait retenir comme mahométan ; qu'enfin on lui payät soixante-dix mille piastres, pour le dédommager, de tout ce qu'il avait souffert. I en obunt vingt mille par accommodement. Il était temps qu'il s’éloignât de cette mer, quoique ses vaisseaux eussent été se rafraîchir sur la rive opposée, à la côte des Abyssins; les maladies n’avaient pas laissé de fatiguer l'équipage. Les démélés avec l’aga avaient été longs. On était au commencement de juin, et les vents brûlans qui rêgneni à certaines époques sur la mer Rouge, étaient devenus si insupportables, que les Anglais furent obligés, pendant plusieurs jours, de se tenir renfermés sous leurs écoutilles. On raconte des effets étranges de ces vents enflammés qui coupent la respiration, et portent dans les entrailles une chaleur mortelle que rien n’est capable d’éteindre. Des obstacles ct des fléaux si dangereux forctrent l’amiral de renoncer au projet qu'il avait formé d'attendre le grand vaisseau qui vient tous les ans de Suez à Moka , chargé des richesses de l'Égypte ; mais 1l s’en dédommagea par des prises considérables qu'il fit l’année suivante, lorsque, après avoir inutilement tenté de commercer à Surate et à Cambaye, où les Portugais s'étaient rendus les plus forts ” il revint dans la mer Rouge avec Sarris, autre capitaine anglais qu'il avait rencontré. Ils convin-
140 HISTOIRE GÉNÉRALE rent de saisir et de dépouiller tous les vaisseaux indiens qui entreraient dans le golfe, et de partager le butin. 11 fat immense. Ils prirent, entre autres, un bâtiment très-considérable qui appartenait au grand mogol, et qui était chargé pour la mére de ce monarque. L'équipage était de quinze cents personnes. Ils allèrent partager leur proie dans la baie d'Assab, sur le rivage des Abyssins. De là, menant en triomphe tous les bâtimens qu'ils avaient pris, ils revinrent dans la rade de Moka. Le pacha leur envoya des présens qui furent rejetés avec hauteur et indignation. Les capitaines anglais déclarérent qu'ils n'étaient venus que pour se venger des outrages qu'ils avaient recus, et qu'ils ne laisseraient entrer aucun navire indien dans la rade pendant toute la mousson, C'était priver les Turcs des avantages et des richesses qu'ils retiraient du commerce de l'Inde. Le pacha fit demander quelle satisfacüon, quel dédommagement ils exigeaient. Ils demandérent cent mille piastres. La chose la plus difficile à obtenir des Turcs, c’est l'argent; mais ils s'y prirent trés-adroitement pour éluder le payement de cette somme. Ils eurent la permission d'entretenir les nakadas ou capitaines de vaisseaux indiens qui arrivaient en foule pour commercer, et qui se trouvaient arrêtés à la rade de Moka. Ils les déterminérent à payer pour avoir la liberté du commerce. Chaque vaisseau se taxa à quinze mille piastres. Les Anglais, contens d’être payés, se retirérent quand ils virent approcher le moment où ils ne
pour rent | nes a par s assez de se faute de W ment un be de Dc moye Comr angla lion 1 ranco dir la No ont de îles ad et Ma dans « yateu
seaux
rtager utres, ait au ère de is perla baie nenant pris, sa leur auteur arérent outraseraient endant »s avan nmerce atisfac- Ils dela plus mais 1ls iyement itretenir iens qui qui se >s déterlu com= lle piasetirérent ù 1ls ne
DES VOYAGES. 141 pourraient plus faire aucun mal aux Turcs, et prirent la route de l'Europe. Dounton, l’un des capitaines anglais, était destiné à n’être pas mieux traité par ses compatriotes que par les Turcs. Il aborda en assez mauvais équipage sur les côtes d'Irlande. Un de ses matelots, qu'il avait renvoyé pour quelque faute, l’accusa de piraterie auprès du commandant de Waterford. L’accusation n’était pas sans fondement, et fut d'autant mieux écoutée, que c'était un beau prétexte pour saisir les richesses immenses de Dounton. Il fut mis en prison, mais il trouva moyen de faire parvenir ses plaintes à l’amirauté. Comme, après tout, 1l avait fait redouter le non: anglais dans les mers d'Orient , et humilié une naion insolente et perfide, on lui pardonna d’avoir rançonné les sujets du grand mogol. On lui rendit la liberté et ses trésors. |
Nous allons maintenant suivre les voyageurs qui ont donné la description des côtes d'Afrique et des îles adjacentes. Nous commencerons par les Canaries et Madère, les premières de celles qu'on rencontre dans ces mers qui aient attiré l'attention des navigateurs.
dr
ar : =
= er
Rene
LAB LES VV LUE LIVE VOL LE LAV LE LE LLV VE LAR ET LEO VE LTD VER LA VS