‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme]Chapitre 71 sur 79 · LE || UE · texte numérisé non relu

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552 HISTOIRE GÉNÉNALF général , qui leur donna, pour les consoler, un où deux flacons d’eau-de-vie. Le jour suivant, après s'être mis en marche de grand matin, on s'arréta vers midi pour faire reposer l'équipage. Le hasard fit trouver un grand troupeau de vaches, dont le lait fut d'autant plus agréable, qu’on n’avait appon de Macaya que de l’eau fort mauvaise, On arriva de bonne heure dans le village d’un parent du roi, qui, étant averti de l'approche du général, vint au-devant de lui avec un cortége de vingt cavaliers fort bien montés. Il montait lui-même un cheval barbe de haute taille qui lui avait coûté vingt esclaves. La journée suivante fut fort longue, maïs au travers d’un beau pays dont la plus grande partie était cultivée ; on y voyait des plaines entières couvertes de tabac. Le seul usage que les Nègres fassent du tabac est pour fumer , car ils ne savent ni le mâcher, nile prendre en poudre.

On arriva le soir à Bieurt, à l'embouchure de la riviere de Sénégal, près du fort Saint-Louis. Brue, dans un voyage assez court, n'avait pas laissé de recueillir quelques observations sur les états du damel.

Quoique les Négres de Cayor, païens et mahométans, aient l'usage de la polygamie, il ne leur est pas permis d’épouser deux sœurs. Le damel se croyant dispensé de cette loi, avait deux sœurs entre ses femmes. Les marabouts et les mahométans zélés en murmuraient, mais secrètement, parce que ce prince n’était pas traitable sur ce qui pouvait blesser

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DES VOYAGES. 253 | ses plaisirs. 11 ne doutait pas de l'existence d’un Hit paradis ; mais il déclara naturellement à Brue qu'il . . n'espérait pas d’ être reçu, parce qu’il avait été n s'arrêta ñ : . nd 6e Le hasard fort méchant, et ju il ne se sentait, disait-il, aucune . dont le disposition à devenir meilleur. Effectivement, il Hs : . s'était rendu coupable de mille actions cruelles ; 1l “ sc avait dépouillé 2 banni ou tué ceux qui avaient eu si lemalheur de lui déplaire. Comme il possédait deux " pee royaumes ; celui de Cayor et celui de Baol , il se tau- L | croyait plus grand que tous les monarques d’Eujs Un rope ; et, faisant quantité de questions à Brue sur le al b:

roi de France, il demandait comment il était vêtu,

claves. La Lure sh à combien il avait de femmes, quelles étaient ses

s au travers

tan brces de terre et de mer , le nombre de ses gardes, | étal " . à :

e nee de ses palais, de ses revenus, et si les seigneurs ver Pate ne ; à 0? dutuk desa cour étaient aussi bien vêtus que les seigneurs ent Au tabac

nègres ; et lorsque Brue s’eflorçait de lui donner ue idée de la grandeur du roi de France, ce qui hi paraissait le plus incroyable, c'était qu'un si LA 9 A 9 .

gand roi n'eùt qu'une femme. Il demandait comment 1l pouvait faire lorsqu'elle était enceinte ou malade. Le général répondit qu'il attendait qu’elle se portât mieux. « Bon ! lui dit le monarque nègre,

«il a trop d'esprit pour être capable de tant de patience. »

nâcher, nile

uchure de la Louis. Brue, pas laissé de

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a. ilne leur ‘ ; |

ie, il Un jour, il fit présent au général d’une femme Le damel se Û . Q , . » «© \ ,

qui paraissait d'une condition supérieure à l’escla-

ï rs entre , 7? , à x sis qe Me En effet, elle avait été l'épouse d’un des prins zéle . à omelan nn Li officiers de sa cour. Son mari, la soupçonà ue . La Li Lé ° LR 4 à parce se . d'infidélité, aurait pu se faire justice de ses pouvait DISS

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