C H A P TT R E I IL
Depuis la mort de Romuîus jusqu^à OBÎle de Huma • PompUius , second roi de Rome^
JÊL la mort de Romulus y là ville parut di- -
An 38 do ^^^^ ^^^ ^^ choix d'un succèsla fondation seur. Les Sabins étaient en droit de Rome. j^ p^^^^ p^^^^i ^^^ . j^^ j^
Romains ne pouvaient supporter l'idée de donner le trône à un étranger. Dans cette indécision y les sénateurs voulurent remplir la place du roi, en gouvernant^ chacun à leur tour , pendant cinq jours , et jouir dans cet espace de temps de tous les honneurs et des privilèges de la royauté. Cette nouvelle forme de gouvernement subsista pendant une année ; mais les plébéiens^ voyant que cette nouvelle manière de transférer le pouvoir ne faisait que multiplier leurs travaux, demandèrent avec instance qu'on changeât ce nouveau mode. Le sénat f étant ainsi forcé de faire un choix , élut un /" Partie. - 2
i8 triàToiAË
Sabin , appelé Numa-Pompilias. Ce choLfi ' fut généralement approuvé par le peuple. Numa-Pompilius, alors âgé d'environ 4a ans , était^ depuis long- temps, célèbre par sa piété, sa justice , sa modération et sa vie exemplaire. Instruit dans les sciences et là philosophie des Sabine , il vivait retiré à Cures, content d'une modique fortune, et n'ambitionnant pas des honneurs plus éle« vés. Ce ne fut point sans répugnance qu'il accepta la dignité qu'on lui offrait. A la joie que causait au peuple la nouvelle de son acceptation , on aurait cru qu'on venait de lui donner un empire plutôt qu'un roL
Aucun monarque ne convenait mieux q^ue Numa, dans un moment où le royaume était composé de différens petits Etats nouvellement conquis, mais' dans lesquels il ne régnait aucune union. On a^ait besoin d'un maître qui pût adoucir leur férocité par des loix et des réglemens sages , et leur inspi* rer par son exemple l'amour de la religion et des vertus sociales.
Numa-Pompilius employa tout son règne à rendre à ses sujets la piété aimable , à leur faire respecter les dieux. Il fit construire de nouveaux temples , établit un cult^
Dfi LA RlÈfÛB. ftOMÀINS. I9 institua des fêtes ; et par la sainteté de sa vie ^ il sut persuader à son peuple qu'il avait des conférences secrètes avec la dresse Egérie. D'après son avis , il éleva à Jupiter un temple qui devait être fermé pendant la paix, et ouvert pendant la guerre. Il fit consacrer quatre vestales, auxquelles il accorda de grands privilèges.
Pour encourager Fagriculture , il partargea entre les personnes les plus pauvres du peuple les terres que Romulus avait conquises pendant la guerre. Il régla le calendrier , abolit la distinction qui existait entre les Romains et les Sabins, en les forçant de -vivre ensemble , et d'embrasser chacun l'état qui lui convenait Etant âgé d'environ S5 ans, après en avoir régné 43 dans une paix profondé , il mourut, en ordonnant, contre la coutume du temps , que son corps serait enseveli dans un cûffire de pierre , et que ses livres de cérémonies religieuses, dont douze étaient en langue latine , et au*tant en grec , seraient pareillement mis à ses cotés dans un autre coffre»
ao HISTOIBB
C H A p IXRE IV.
DepuU h mort.de Numa.jmqu'à celU d9 TuUttsrHostilm, troUUfM n» de.
Rome.
A la n^çrt dç Nwp», le sénat f^t encore . j, , upfi. foi» chargé de gQuyerner » la fondation ju^^u'A . c^ qiie> le penple se de Rome. donflA^pQW roi T«UlM.- S<»tilius. I<e gpWTCTPeinpnt appromyacQ^choix.
Ce in(»iarq)i«) piçtit-ftUd'ïminpWeRiWïKttn, qui s'éiait .d'abpïA signalé contre Içsl^im , avait un car^èreentièjcemwt opposa celui de sçan prédécesseiw. D'humeur, guerrière, il était encore, plus passionné pour l'art nplitaire^) que nie l'avait éi4 le fcmdateur dçl'ençire : au^sicJierçha-tTil de9.prétextes pour mener sei; trpupes a|i combat.
Le peuple d'Albe fut le premier qui lui foumitl'occasion de se livrera 80ii.ppnchant pour les armes. Les troupes des deuxEtats se rencontrèrent à cinq milles de Rome, résolues de décider par un combat le sort des
DE LÎL îtÉPUB. ROMAINE. ai
âetix royaumes. Dstm ce temps lés be^aOIdi étaient décisives, lies âiéirs anhéés fdrexjt 'peUdbQt quelques iâstàns rangée!» ëh'ordrè de bataille ^ itttéhdaxlt le signal , accùsairt là lentmiT db Idtirs €bjê&, quand le général d^Albe fit une propositiôtt inaitiendde qui emjjèâial^iction. S^vrinçaiit an nrilieiti dds deiïx at^Ofées, il dffrit âoîx: ïlômUins de téi^ miner là '^èréllêpar vtn coitlbîâ; 'j^articulier , ajoutant que le peuple > Ôoùt lé diam^ pion seiràdt Vàincti , se scWtnêttrait à Tautre;. "Une "(rropositiôn dé cette 'nature- convenait au caractère impétueuse <lu roi tlé Rome; et fut «Cde{rté6<par âês stijéls kVeb'd^lutïbt pluï» de joie , \\ïe chacun 'd'èftix espérait êf rb cliràsipour défendre la daiise de sdn^ys. Il y avait 'sSôrs &oislfrèrës jtunéaux dans chaque aUfiHéb. fies tarâtes ^étaient le ïiom db cëux^es 'Romains, et lés'Curiaces celui dés frères du peuple d'Âlbe. l^ôus les sik Paient également remarquables ^àr leur 'cotii'agéy leur fwcè , leur activité ; ou résèlfit 4e i^ut couÊ^tè sort^ coknbat Les cbàiàpions en Tienijaent aux mains : négtigéailit dé veiller à . sa sûreté, chacun ne petisait qu'à VUhcx^ son adversaire. Saisis d'ho!rreur , trèmblans -à chaque coup , désirant dé partager le dail*
aa HISTOIRE
ger 9 les spectateurs attendaient en silende quelehasard parût décider la gloire du com^ .bat. Pq crut quç Ist, victoire, long- temps douteuse^ se déclarait contre les Romains ; ils Tirent denx de leurs champions étendus sans vie, et les trois Curiaces qui étaient ^blessés faisant des efforts lents et péiiibles ^our atteindre le troisième , qui semblait demander grâce par sa fuite. Cependant ils s'apperçurent bientôt qu,e sa fuite n'était que feinte^ et que trop faible pour soutenir à la fois le choc de ses trois adversaires , son but 3a'était que de les séparer. Bientôt en effet il s'arrête j et se retournant CQnlr0 le premier qui était plus prè^ de lui,il Tétepd à ses pieds. Le second ^ qui venait à son secours , éprouva le même ?ort. Une restait plus à combaitti^ que le dernier' des Curiisio^ , qui > fatigué ^épuisé par ses blessures, présentait une victoire facile. H fut tué presque sans 3résistance ; et le cri du vainquei^r montrant sa victime, apprit au:!( Homaii^s. leur supériorité. Xi'arméed'Albese soumi$ aussi-tôt. Mais les vertus de ce siècle n'étaient point sans mélange^ Cette même main qui venait,, le matin, de sauVer sa patrie, fut teinte le «oir du sang d'une soeur. En revenant ea
DE LA Ri.PUB. ROMAINE. 3i5 triomplie du diamp de bataille, il ne vit point sans indignation sa sœur baignée de larmes 9 et pleurant la perte de son amant ^ l'un des Guriaces, à qui elle avait été fiancée, nia tua dans la fureur qu'avait excité dans lui ce spectacle. Le sénat blâma cette action : les magistrats ta condamnèrent Cependant y ayant appelé au peuple y il fût ab->
Hostilius mourut après un règne de trente-deux ans. Suivant lés uns, ili fat frappé de la foudre. D'autres croient , avec plus de probabilité ^ qu'il fut massacrée
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