‹ Abrégé de l'origine de tous les cultesChapitre 27 sur 68 · CHANT XIV · texte numérisé non relu

CHANT XIV

Dans le cbant suivant , le poète continue à nous donner rénumération des héros, des derai-dieux et des génies que Cybèle envoie avec le filsdeSéraélé, tels que les Cabires, les Dactyles, les Corybantes , les Centaures, les Telchines, Silène, les Satyres, les fils des Hyades , ses nourrices, etc., puis les nymphes Oréades, les Bacchantes.

Il nous décrit ensuite l'armure de Bacchus et ses vêteraens qui retracent l'image du ciel et des astres . Ce héros quitte le séjour de Cybèle, et s'achemine vers les lieux qu'occupent les Indiens. Déjà le bruit de la foudre se fait entendre, et lui présage la victoire.

Seconde saison ou Ve'te,

Le poète nous transporte au solstice d'été et au lieu le plus élevé de la course du soleil, qui répond au signe du lion, et dont le lever est précédé de celui du cancer, qu'il traverse avant d'atteindre le lion, lieu de son domicile, et ou est le siège de sa plus grande puissance. Le nom du cancer est Astacos; le poète eu fait un fleuve d'Asie, rAstacus,qui coule effectivement en Bytliinie. Comme le solstice est le lieu oii l'astre du jour remporte sonplus beau triomphe, il suppose qu'il y fait la conquête d'une jeune nymphe appelée P^ictoire, qui avait un lion à ses pieds: et parce que le solstice est le terme du mouvement ascendant du soleil , le poète suppose

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qiie,desamoursdeBaccliusaveclanymplic"Victoire, il naît un enfant appelé Terme ou Fin. Mais le passage du cancer ou de l'Astacus lui est disputé par le peuple indien, ou par celui qui est placé sous le tropique. Il faut liA'rer le combat entre le chef de ce peuple, appelé Astaïs, dont le nom contient une allusion aux astres. C'est après l'avoir défait que Bacchus trouve enfin la nymphe Victoire, à laquelle il s'unit. L'allégorie perce de toutes parts dans ce morceau. Reprenons: Nonnus nous peint l'audacieux Indien qui range ses troupes sur les rives de l'Astacus, et de l'autre côté la contenance fière des guerriers que conduit Bacchus. Celui-ci franchit enfin le fleuve, dont les eaux sont changées en vin. Une pai-tie de l'armée indienne est détruite ou mise en fuite; l'autre, étonnée de sa déroute, boit des eaux du fleuve qu'elle prend pour du nectar.

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