CHANT XXIV
JtipHcr calme les fureurs de l'Océan, et l'Hydaspe demande p,ràce à Bacchus, qui se laisse fléchir. Bientôt, dit le poète, le vent de l'ourse et de l'iiiver ramène les pluies , qui rendent aux fleuves leurs eaux.
Dériadcarme ses Indiens contreBacclius .Jupiter, accompagné des autres dieux de l'Olympe, vient au secours de son fils et de ses compagnons. Apollon prend soin d'Aristée ; Mercure de Pan ; Vulcain de ses Cabires. Bacclius marche à la tête de ses troupes, et Jupiter, sous hi forme de l'aigle, leur sert de guide.CependantThureus, échappé au carnage, vient apprendre à Dériade la défaite de ses Indiens sur l'Hydaspe. Cette nouvelle jette le deuil et la consternation dans son camp, et répand la joie dans r.irmée de Bacchus. Les vainqueurs chantent leu'-s succès, et après s'être livrés aux plaisirs de la table, ils s'ab.-îndonnent au repos.
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Le poète coramence son viugt-cinqiùème chant , oula secoiidc moitié de pon poème, ' a-; une invocation à la muse, qu'il invilc à chanter le sujet de la guerre de l'Iade, qui doit durer sept ans. Après une invocation assez longue, Konniîs , entrant en matière, nous dépeint les alarmes des hahitans du Gange et le désespoir de Dériade , qui apprend que
les eaux de l'Hydaspe ont été changées en vin, comme celles de l'Astacus; que l'odeur de cette délicieuse liqueur s'est fait sentir aux Indiens , et présagedéjà la victoire de Bacchus. Celui-ci rougissait du repos dans lequel il languissait,et s'indignait des obstacles que Junon mettait à ses triomphes. Atys, amant de Cybèle, vient de la part de celte déesse consoler Bacchus, et lui apporte une armure i'abriquéc par Vulcain. Ici le poète nous fait la description du superbe bouclier qu'il reçoit. Tout le système céleste et les sujets les plus intéressans de la mythologie y étaient gravés. Cependant la nuit arrive , et étendant ses voiles sombres sur la terre , elle ramène le sommeil aux mortels.