CHANT XXVII
Déjà l'aurore, dit le poète, avait ouvert les portes dorées de l'Orient : déjà la lumière naissante du soleil , dont le Gange l'éfléchit les rayons , avait banni les ombre de dessus la terre, lorsqu'une pluie de sang vient présager aux Indiens leur défaite certaine.Néanmoins Dériade, plein d'une orgueilleuse confiance, disposait déjà ses bataillons contre le fils de Séniélé , dont le front est orné de cornes , et adressait à ses soldats un discours plein de mépris pour son ennemi. Ici est une description de l'armée des Indiens, de leur position, de leur habillement et de leur armure. On voit aussi Bacchus qui partage la sienne en quatre corps , disposés dans le sens des quatre points cardinaux du monde,et qui harangue ses guerriers.
Cependant Jupiter convoque l'assemblée des immortels , et invite plusieurs divinités à s'intéresser au sort de son fils. Les dieux se partagent : Pallas , Apollon, Vulcain, Minerve, secondent les vœux de
Jupiter; Junon, au contraire, réunit contre lui Jlars, l'Hydaspe et la jalouse Cérès, qui doivent traverser ce héros dans ses entreprises.
CHANT XXYIII.
Nonnusnous présente, en commençant le cbant suivant, le spectacle des deux armées qui s'avancent enbon ordre, prêtesà se cîioquer. On distingue parmi les hérosdcla suite de Bacchus, Faune, Aristée.OEacbus, qui marchent les premiers contre les Indiens.
Pualénus se mesure avec Dériade et tombe mort ; Corymbasus, un des plusvaillans capitaines de l'armée des Indiens, se signale par le nombre des victimes qu'il immole , et périt à son tour , percé de mille traits. On remarque surtout un trait de bravoure d'un Athénien, qui, perdant successivement ses bras, se montre encore redoutable à l'ennemi, et finitpar être tué.