‹ Abrégé de la vie de Jésus-ChristChapitre 21 sur 35 · Reçoit un soufflet et S:en plaint [Jean, xviii, 22-23J · texte numérisé non relu

Reçoit un soufflet et S:en plaint [Jean, xviii, 22-23J

228. Cependant les princes des prêtres tiennent conseil, et suscitent de faux témoignages contre Jésus [Matth., xxvi, 5g; Marc, xiv, 55].

229. Jésus ne répond rien sur leurs fausses dépositions [Matth., xxvi, 63; Marc, xiv, 61].

230. Ces témoignages n'étant ni suffisants, ni conformes entre eux, les 2 princes des prêtres et Caïphes délibèrent toute la nuit, et résolurent de tirer de Sa bouche s'il Se dit le Christ, pour Le condamner par Ses propres discours [Matth., xxvi, 60; Marc, xiv, 56-59].

23i. Pendant que ces choses se passaient dans le conseil, Pierre était dans la cour: où il fut reconnu, à la lueur du feu, par les domestiques, et renia hautement Jésus [Matth., xxvi, 69-74; Marc, xiv, 66-71; Luc, xxn, 55-6o; Jean, xviii, 25-27].

232. Le coq chante incontinent. Il sort et pleure amèrement [Matth., xxvi, 74-75; Marc, xiv, 72; Luc, xxn, 60- 62; Jean, xviii, 27].

233. Après que Jésus l'eût regardé savoir intérieurement; car Jésus et Pierre étaient en différents

1 L'évangile de saint Jean dit simplement etalius discipulus, sans le nommer.

2 Cela n'est pas dit expressément par les Evangélistes. Pascal le déduit sans doute de Luc, xxn. 66.

;î Ici une lacune dans C.

lieux, d'où ils ne pouvaient pas se voir1 (Ambr.) [Luc, xxn, 61].

234. Cependant les soldats L'outragent et Le jouent [Luc, xxn, 63-65].

235. Le vendredi, quinze mars, au matin, Caïphe et les autres, suivant leur délibération -. Le font entrer dans le conseil, et Lui demandent s'il est le Christ. Jésus l'avoue, et est jugé digne de mort [Matth., xxvi, I Marc. xiv. 61-64: Luc, xxn, 66-71].

236. Et lors, Il fut craché, moqué, souffleté, joué par les soldats [Matth.. xxvi, 67-68: Marc xiv. 65].

237. Ainsi, Il est mené lié à Pilate, gouverneur [Matth.. \xvii. 2: Marc, xv, i: Luc. xxiii. i: Jean, xviii. 28].

238. Judas, Le voyant condamné, ému de repentir, jette son argent (dont on acheta le champ d'un potier pour la sépulture des étrangers), et se pendit [Matth., xxvii, 3-i 1].

239. Pilate demande aux Juifs de quoi ils accusent Jésus. Les prêtres, qui s'en étaient rendus juges, ne voulurent pas s'en rendre partie. Et Pilate ne voulait point Le condamner sans connaissance de cause

xvm, 29-31].

240. Enfin, ils furent contraints de L'accuser, et Lui imposent plusieurs crimes, comme d'avoir voulu émouvoir le peuple, Se disant roi Soi-même Marc, w. 2: Luc, xxiii, 2].

241. Sur quoi, étant interrogé par Pilate s'il était roi. Il L'avoue (Matth.. xxvii. 1 1 : Marc, w. l> : Li « . win. 3: Ji w. xviii. 33-3; :

1 Lie, xxn, h 1. dit pourtant . Et conversas Dominusrespexit... Ce qui semble bien indiquer qu'ils pouvaient se voir. Cl Arnauld. Historia et concordia evangelica, p. 1 a3o.

242. Mais 1 que Son royaume n'est pas de ce monde [Jean, xviii, 36].

243. Pilate, voyant que Sa prétention n'était pas contraire au gouvernement temporel ni à l'autorité de César, dit qu'il ne trouve point de crime en Lui [Luc, xxiii, 4; Jean, xviii, 38].

244. Les Juifs, qui voulaient Sa mort, voyant que cette première accusation n'était pas suffisante, en ajoutèrent d'autres, tumultuairement , sans forme, et en état de sédition, plutôt que de justice réglée. Mais Jésus n'y répondit plus mot [Matth., xxvii, 12; Marc, xv, 3-5].

245. Et, Pilate admira Sa retenue [Matth., xxvii, t 3- 1 4 : Marc, xv, 5].

246. Enfin, ils insistent à L'accuser d'avoir voulu émouvoir le peuple, et, pour colorer leur accusation de quelque circonstance vraisemblable, ils disent qu'il a commencé par la Galilée. Sur quoi, Pilate ayant connu qu'il était du ressort d'Hérode (qui était lors en Jérusalem), il s'en décharge et Le lui envoie. Hérode Le reçoit avec joie, car il désirait de Le voir et de L'ouïr, pour2 lui faire voir quelque signe. Mais Jésus ne dit mot; et Hérode, Le méprisant, Le renvoya, vêtu de blanc, à Pilate, pour Le rendre ridicule. Et Hérode et Pilate devinrent amis.

— La raison temporelle en est que l'un et l'autre s'étaient rendu une déférence civile en cette occasion. La raison mystique est que Jésus, devant réconcilier en Sa personne les deux peuples Juif et Gentil en détruisant les inimitiés en Sa personne par Sa croix, voulut, pour marque de cette paix, réconcilier dans l'occasion de Sa Passion ces deux pour amis — - [Luc,

Page 1