‹ Abrégé de la vie de M. Olier [microforme]Chapitre 19 sur 20 · RAPPORT DE LA £ŒUR CARON · texte numérisé non relu

RAPPORT DE LA £ŒUR CARON

Vers le 15 juin de l’année dernière, la sœur

Janvière m’a exprimé pour la première fois l’inquiétude qu’elle éprouvait par rapport à un uleère qui paraissait croître à l’intérieur dn sein droit. Alors je lui demandai à voir le mal,.et l’ulcère me parut de la grosseur d’un œuf, néanmoins il n’était encore attaché à aucune partie du sein. Elle me dit en même tems qu’elle avait commencé à souffrir depuis un mois et. demi, mais non d’une manière continue. La douleur qu’elle éprouvait était accompagnée d’une grande démangeaison, si bien que souvent elle ne pouvait se sou.ager qu’en appliquant de l’eau froide sur le sein. Au bout de trois semaines, la douleur avait tellement augmenté qu’elle ne lui laissait plus aucun moment de repos. Huit jours après, on fit venir le médecin, qui, après avoir visité le mal, pensa que c’était une glande.

En conséquence, il preserivit des remèdes propres

à la faire fondre. On employa les mêmes remèdes "pendant l’espace de quinze jours, mais sans aucun succès, ce qui fit craire au médecin que la plaie

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était plutôt un commencement de cancer qu’une glande, et qu’il deviendrait probablement nécessaire de faire l’amputation.

Alors il proposa de consulter un autre médecin. Celui-ci fut de mème opinion que le premier.

Néanmoins, craignant que la glande du sein ne fût attaquée, il crut que l’amputation deviendrait inutile. Îl prescrivit un emplâtre qui fut renonvelé à diverses reprises et dont l’effet fut de faire disparaitre l’inflammation extérieure, et de diminuer les douleurs pour quelques jours seulement, Depuis ce temps jusqu’au 24 novembre dernier, il ne fut employé aucun remède, quoique le mal allât toujours en augmentant. Enfin, comme cette sœur souffrait alors des douleurs très aigües, au point d’avoir perdu tout-à-fait le sommeil, on prit le parti de Jui appliquer un emplâtre dont le but était d’atteindre l’ulcère et de le détruire en entier. Mais cet emplâtre, qu’on a appliqué à deux reprises différentes, produisit un effet tout contraire à celui qu’on en attendait. Les médecins crurent alors que le meilleur parti à prendre était de laisser guérir la plaie, pour voir s’il y aurait moyen plus

tard de faire l’'amputation.

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