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ques Chapuis, demeurant à Valence, qui, atteint d’une fluxiou de poitrine que tous les rémèdes n’avaient pu guérir, reçût dé sa sœur, relizieuse, un morceau de la soutane de M. Olier. Ayant invoqué avec confiance le serviteur de Dieu, ilse sentit soulacé, se leva du fit le jour même, sortit de sa maison, et n’éprouva plus aucun mal.
L’autre information certifie'que le sieur Claude Chambonnet, habitant de Monistrol, tomba malade le 25 juillet, à trois lieues du Puy, sans pouvoir être secouru, Accablé par là douleur, il s’ädressa à M. Olier en ces termes : “Ayant eu l’honneur de vous ‘ parler, grand serviteur de Dreu, et de vous rendre quelque service, lorsque vous viviez en ce monde, je vous prie à présent de me guérir ; vous le pouvez faire si vous le voulez.” Cette prière finie, il se sentit entièrement guéri, sans éprouver depuis aucune de ses douleurs.
Une religieuse du Puy, nommée sœur de Merlière, étant réduite à l’extrémité par une fièvre chaude qui lui avait Ôôté la liberté de recevoir les sacrements, on alla chercher un portrait de M. Olier qu’on lui fit toucher; aussitôt elle recouvra la connaissance, se confessa, et releva de cette maladie. 1
M. Maurice Le Peletier, abbé de Saint-Aubin, afligé d’un flux de sang que rien n’avait pu guérir, eut la pensée de s’adresser à M. Olier sur son tombeau, et lui promit, s’il le guérissait, de se donner au séminaire de Saint-Sulpice. L'effet suivi de si près sa demande, que le mal cessa tout-à-fait dès ce moment. Ce miracle détermina en effet la voca-
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tion de cet ecclésiastique qui fut le quatrième suC-
‘cesseur de M, Olier.
L’intercession de M. Olher n’a pas cessé d’être efficace auprès de Dieu, témoins les deux guérisons extraordinaires qui viennent d’avoir lieu à Montréal, et que nous publions avec l’approbation de Monseigneur Prince, évêque de Martyropolis,
administrateur du diocèse, observant toutefois, en
son nom, que, pour la seconde de ces guérisons, Sa Grandeur n’a pas fini les informations juridiques, attendu que les docteurs médecins demandent
plus de temps pour se prononcer.
La Sœur Dufresne, religieuse hospitalière. de PHôtel-Dieu de Montréal, était malade depuis plusieurs semaines, d’une pleuropnéumonie: Tous les : secours de l’art ayant été inutilement em-
ployés, elle reçut les derniers sacrements, et
les prières des agonisants furent récitées ; on n’attendait plus que le moment. de son passage à Péternité, lorsqu'elle fut subitement guérie de la
mañière la plus extraordinaire, comme nous allons
le raconter en la laissant parler elle-même: ‘“ Le 9 décembre, 1846, (lendemain de la fête de la ‘Conception de la très-sainte Vièrge,) à deux
6 heures après midi, la Sœur La Dauversière 6 vint à l’infirmerie me présenter un .scapulaire
‘6 fait d’un morceau de la soutane de M. Olier. En le recevant je le baisaï, pensant, en général, aux miracles qui sont rapportés dans sa vie, comme ayant été opérés par son: intercession. : En “ même temps je conçus une si grande confiance
4 en son crédit auprès de Dreu, que je fus portée
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# à dire intérieurement. Je crois bien que vous 6 pouvez me guérir, mais je demande seulement % que la sainte volonté de Dieu s’accomplisse en € mot : je me rensais alors au dernier jour de ma # vie. : Etant extraordinairement faible, je ne pus ‘ attacher moi-même le scapulaire, on me le fixa # sur la”poitrine, et aussitôt mes douleurs, augmen- ‘ tant plus que jamais, me firent entièrement ou-
#6 blier la précieuse relique que j'avais le bonheur de porter. Je passai la nuit et le jour suivant
dans les mêmes suuffrances : j'étais si faible que ‘6 l’on était obligé de me donner à boire, ne pou- “ yant m’aider moi-même. Dans la soirée du 10 ‘6 vers sept heures, on me leva pour faire mon it,
et on.me recoucha aussitôt, dès qu’il fut fait. Un 66, moment après, je sentis, depuis le sommet de ma
6 tête jusqu’à la plante des pieds, comme si une ‘ main passait, en pressant un peu, et à mesure qu’elle passait, je sentais un bien trés-sensible,
-% et cela dans toutes les parties de mon corps. Me
‘ trouvant parfaitement bien, je m’assis seule sur “€ mon lit, ce que je ne pouvais faire auparavant, € vû ma faiblesse qui avait toujours été très-
- grande. Ja pouvais me tourner de côté et d’au-
‘ tre, sans difficulté, et sans ressentir aucune douleur, J’éprouvai aussi alors pour la première #6 fois un grand besoin de prendre de la nourriture,
«# je priai donc une de mes sœurs de me donnér 6 quelque chose à manger : elle m’apporta-ure :f€ galette, un biscuit et du miel, etje mangeai-tout
“ cela avec appétit. Il était alors huit heures du à
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mé visiter comme elle faisait tous les soirs. Elle me trouva assise, sans être aucunement appuyée, et me dit: Comment vous trouvez-vous, ma Sœur. Je lui répondis aussitôt : Je suis bien ma mère, je suis guéri: ; c’est le scapulaire de M. Olier qui m’a guérie. Alors seulement je pensai de nouveau à M. Olier, je pris le scapulaire que je baisai avec reconnaissance et pressai sur mon cœur, je demandai à notre mère la permission d’aller à la messe le lendemain. A néuf heures et demie je m’endormis d’un doux sommeil jusqu’à une heure et demie où on me donna encore quelque chose à manger. Je priai alors la sœur infirmière d’aller se coucher, lassurant que j'étais très-bien et n’avais besoin de rien ; elle me quitta pour un moment, Me voyant seule, je voulus me lever, ce que je. fis sans aucune difficulté, marchant même dans la chambre
sans aucun appui ; mais je fus effrayée de sentir
toutes mes jointures craquer d’une manière singulière. Je me rendis cependant à la chambre dé ma sœur La Dauversière qui dormait profondément, ayant veillé la nuit précédente. Je Pemb-assai en lui disant: JMa Sœur, je suss guérie !..— Qui est là ? s’écria-t-elle : nuis reconnaissant ma voix: Quoi! reprit-el: ma Sœur Dufresne !..— Oui, ma Sœur, C’est 1:14, Aussitôt elle se leva me disant : Je ais vous reconduire à votre hit. Mais cette chèré sœur était si trembiante, qu’au liéu de me soutenir, je:sentais que c’était moi qui la soutenais. Je me couchai, et alors j’éprouvai des sentiments de reconnais- 10 |
tance, de surprise, d’étonnement et de confiance
dont je ne puis me rendre compte à moi-même.
A trois heures, je repris mon sommeil jusqu'à cinq heures. Alr-s je demandai à manger et on
me donna unett + de laitet un biscuit. A.
sept heures on me permit de me lever, et je me revêtis de mes habits religieux. J’allai entendre, la sainte Messe, demeurant à genoux, sans fatigue, pendant les principales parties de l’adorable
‘ Sacrifice. Je demeurai à l’église, pendant la
psalmodie de l'office qui suivit la saiñte Messe, me préparant à me confesser, ce que je fis ensuite à genoux. Vers dix heures, le docteur Munro, notre médecin, vint faire sa visite à l’infirmerie, je fus au-devant de lui et lui dis: Docteur, je suis bien.—Hé bien, ma sœur, me répondit-il, je serais moins surpris de vous voir morte, que de: vous voir comme je vous vois.
Dans l’après-midi je fus au noviciat voir mes
chères sœurs les novices, de là à ma cellule et
ensuite dans les appartements de lhôpital où sont reèçus les malades de la ville. Dans ces différents trajets, J’eus plusieurs escaliers à monter et à descendre, ce que je fis sans aucune fatigue, ne m’étant couchée cette journée-là que l’espace d’un quart d’heure, et seulement par complaisance pour l'infirmière. Le lendemain je me Ievai à cinq heures, et descendis à l’église pour
entendre la prémière messe où j’eus le bonheur
de recevoir la sainte communion : ce jour-là et les jours suivants, je fus obligée de descendre plusieurs fois au parloir, pour recevoir les personnes
nfiance -même.
Jusqu'à er et on
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et je me ntendre ans fatiadorable dant la Messe, e fis endocteur le à l’inlui dis :
LUT, M6 jOUS VOIT US VOIS.
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complai-
qui venaient se réjouir avec moi de ma guérison si peu attendue et si extraordinaire. Le 17, je vis plus de soixante personnes, et entr’autres le Supérieur du séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, et Sa Grandeur, Monseigneur Prince, évêque de Martyropolis, et coadjuteur de Montréal. Je lui demandai la permission de prendre par reconnaissance le nom de Sœur Olier, pensée qui m'était venue dès les premiers moments de ma guérison. Îl y consentit volontiers, me disant qu’il avait eu aussi la pensée de me donner ce beau nom.
J'ai omis une circonstance bien remarquable.
Ayant pris, pendant ma maladie, par ordre du docteur, du calomel, j’avais les dents tout ébranlées et les gencives enflées et saignantes, ainsi que le palais et la langue ; à cinq heures du soir, deux heures avant ma zsuérison, j'avais encore la bouche dans cet état; vers huit heures, je vis que l’effet du ca/omel avait disparu entièrement, et je pus alors manger sans aucune souffrance, comme je l’ai rapporté plus haut. |
66 En foi de quoi j'ai signé,
€ SŒUR MARIE SUSANNE DUFRESNE, “ dite SŒUROLIER, « Religieuse Hospitalière de Saint-Joseph,
“ Montréal, de 29 décembre, 1846.”
PR A D D A D en er
Guerison de la Sœur Janviere.
Dans le cours de septembre 1845, j’ai fait une chûte, et je suis tombée le côté droit sur un tas de madriers. J'éprouvai alors une si grande faiblesse qu’on jugea à propos de faire venir le médecin. Il me saigna et me donna des remèdes qui procurèrent ma guérison. Je continuai à me bien porter pendant l’espace de 7 à 8 mois.