Août
S. EUSSBE, Confesseur.
EUsebe ctoit natif de Rome, 11 fut admis dans le clergé de cette église; bientôt sa vertu le fît élever au sacerdoce. L'empereur Constantius protecteur déclare des Ariens faisoit une guerre ouverte aux défenseurs de la divinité de Jésus- Christ. On mettoit à mort les évèques et les prêtres qui combattoient l'erreur d'Arius. Tout cela n'empAcba pas Eusebe de confirmer les catholiques dans la vraie religion, et de s'appliquer à préserver le clergé romain du poison de l'erreur. Les officiers de l'empereur ne purent soutenir une conduite si contraire à leurs desseins. Us le firent arrêter, et l'enfermèrent dans un endroit de sa propre maison, si étroit qu'il lui étoit presque impossible de se remuer. Il passa sept mois dans cette obscure prison, n'ayant de libre que la langue qu'il employoît à bénir Dieu. La seule chose qu'il desiroit, c'etoit de pouvoir donner son sang pour la défense des vérités catholiques: mais enfin l'excès des misères qu'il enduroit, lui fit trouver la fia de son exil, fan 357. Son corps fut enterré avec cette inscription: A Eiiscbe, Homme de Dieu.
l REFLEXIONS,
1. Anjourdlmia Dieu^ demain au monde ^ ed-ce mnsi (fiCon agit quand on aime? 2. Poifrrjuoi quitter Dieu ? peid-on trouve^- un meilleur maître que lin? 3. Non, Seigneur^ ni les larmes y ni i'erifer, rien ne me séparera de vous.
15 Août.
L'ASSOMPTION de la B. V. MAEIE.
IEs Saints Pères, instruits par la tradition, ^nous ont appris les circonstances de la glori- -t'Qse mort de la Ste. ViergCo II y a voit 23 an^ qu'elle lenoit en nnelqae sorte auprès des lideîes 1| plâce de son cher fils, lors qu'enfin la violence dà feu divin, dont son cœur ctoit embrasé, rompit lei liens qui unisoit son ame 3. son corps. Un mîracl| assembla les Apolres autour de son lit; elle leur parla pour la dernière fois, & par un doux soni.. îneil. qui ireut rien des horreurs de la nioît, elle passa à une vie iminorteiie. Son corps fut porté: à Gethsenaanie & mis dans un tombeau (|iï'on fer» ma d\nie grosse pierre. Trois jours après on l'ouvrit pour jouir encore une fois de la vue de ces précieux restes; niais on n'y trouva que les linge» qui avoient servi à Fensevelir. Dieu n'avoit })ai voulu que ce S, corps fut sujet à la corrupiioul réuni à son ame glarieuse, il avoit éth reçu par leift chœurs des anges. & placé au plus haut des cieuxl La fete de l' Assoniption, une des plus solemnelleS^ de' réglise, est devenue encore plus célèbre en France depuis que Louis XÎÎI consacra en ce jour sà personne & ses états à la Sainte Vierge. ^
REFLEXIONS, j
; < C'rst en imitant Marie quon pent espérer d% ■■r UL i ' moiyis de sa gloire, 2- Vous nétes poiui ilc ses serviteurs^ si pous voiis bornez â des frati ques extérieures. 3. Etre ehasie^ hinnhle, 8ç f dck compte elldp cest la seule vraie dévotion, '
16 Août.
S. HYACINTHE, Confesseur.
^ Yncinthe, un des grands serviteurs de la 8te, 1 VierL^e, naquit i'an 1183 en ^^ilésie au cîiai de Saxe. 11 rit ses études dan^i trois univt rés dirierentes, admirèrent soj] esprit & «a rtu. L'evèque de Cracovie son ct^cie îe pril aues de lui, tv ie fit chanoine de sa caîhedriile, yacinthe par son exemple mit la reforme dans |e cliapitre. lî suivit son oncle à Rome: ce fut, là qu'il connut S. Dominique, ù qu'il f.ntra dans son ordre. Le patriarche l'ayant rempli de :;^firi esprit, l'envoya en Pologne, il parcourtit les yvo^ vinces du nord, fondant par-tout des monastères & gagnant des ames à Dieu, îl passa jusqu'aux jles de l'Archipel, où il rfdîri^sit les scbîsmatiques, il enîra dans la grande lliissie, s'arrêta a Kiovie où on lui bâtît un couvent &: une église n^agnifique. Les Tartares ayant assiégé cette ville, la x-rirent d'assaut. Le scunt vcuoit de dij e sa ~VIcsse, il prit avec lui le St. Sacrement & une sîrJue de ia Vierge très-^pesante, & s'etanî, sauvé, ii passa une rivière à pied sec avec ce fardeau (ievf nu léger entre ses mains; enfin ce fut le Thaumtilurge de soa siècle, il mourut Van 1257.
REFLEXIONS
1 . I)!rc quon aime Dieu 8ç chercher une vie dou" ce S<; commode, cest se contredire. 2. Oà en serions^ nous si Dieu ne nous aicit aimé que conmie nous liiinions? 3. Je ne nicnic pas de rivre^ Seigneur^ si je ne veux rien soii^rir pour voiis^
16 Août,
S. ROCH, Confesseur.
ROch naquît à Montpellier, vers Tan 11^3^ Ses parens lobtiiircnt par leurs prières. Ayi ant perdu son pere et sa mère à 1 âge de 21 ans,' il distribua ses biens aux pauvres, se revêtit d'un habit de pèlerin et alla à Rome. Plusieurs villes dltalie cioient alors affligées de la peste. Le S. n eut presque qu'à se montrer à Aquapendente, à Ceselîe et a Rome pour ftiire cesser ce terrible fléau. Il vint ensuite à Plaisance où après avoir rendu de grands services aux pestiférés il fut lui-même du nombre. 11 sentit un jour en se reveillant une dou* leur violente à la cuisse: on eut la dureté de le chasser de la ville: il se traîna donc comme il put à l'entrée du bois. Il sortit de cet endroit une source d'eau tr^^s-claire, et le chien d'un gentilhomme du voisinage lui aportoit tous les jours un pain, qu'il prenoit sur la table de son maître. Il revint à Montpellier, où à cause de son air exténué et modeste, on le prit pour un espion : comme tel ii fut mis en prison. Il y roourut au bout de 5 ans, €t fut reconnu à une croix miraculeuse qu'il portoit empreinte sur son estomac, et par un biliet où étoient ces mots: Ceux qui étant ^frappé de la peste, invoqueront mon serviteur Rock, seront deli* vrêso
REFLEXIONS
1 . // est digne d^un disciple de J, C. de se sa^ crijler d'ins roccasion pour les autres, 2. J. C. l'a fait pour chacun de nous, aimons le prochain commé il nous a aimé* 3. Mais souvent le prochain Jiest—U pas la victime de notre avarice ou de notre ambition?,
117 Août. 253 : Ste. CLAIRE de Montefalco, Vierge,
CLaire naquît à Montefalco vers Tân 1257. Sa, sœur nonimée Jeanne ayant formé une sainte Communauté, Claire qui ne respiroit que la pittâ çt la mortification, y entra dès 1 âge de 6 ans: en roconîioissance de cette grâce elle jeûna 8 jours, ne prenant pendant ce tems~ià qu'un peu de pain et une pooîme. Son abstinence ordinaire passoit pour un prodige. Le monastère étant réduit a une extrême pauvreté, on donna à Claire l'office de quêteuse: elie s'en acquitta avec une modestie d ange. Un jour elle se mit les pieds nuds dans l'eau glacée pour avoir dit quelques paroles inutiles. Elle ne quittoit le cilice que pour prendre de sanglantes disciplines; souftVir pour Jésus- ('hrist c'étoit son unique désir. Un jour p^ntr vaincre l'horreur que lui causoit un ulcère elle le pansa eU le-mênie et en suça le pus* Jesus-Christ pour remplir les vœux de son épouse, lui fit part des douleurs de sa Passion. Souvent il lui t chappoifc de dire qu'elle portoit la Croix de Jesus-Clirist gravée dan-s son cœur : c'est pour cela qu après &% mort, qui arriva l'an 1308, on lui ouvrit le cœur, et on y trouva fës instrumens de la passion représentés au catureL
REFLEXIONS
1 . Parceçue le chemm du Ciel est semé dêpîneSf feu veuie?2t y entrer. 2. On veut bien souffrir quel* yue chose pour le monde, mais rien pour le ciel. 3. Ta fit de pêches et tant d'horreur pour la pénitence^ quelle inconséquence!
254? IS Aoftt
Ste. HELENE, Impératrice.
HEIene épousa Constance Chlore quî da suite parvint à Temperear; maib une politique toute pàyenne engagea pour lors ce prince à îa répudier. Si quelque chose put la consoler de cet affront, ce fut que Constai>ce avant que de mourir, nomma pour Empereur Constantin, le précieux fruit de leur mariage. Elle contribua a la conversion de son fils, et lui in spira ces grands senti mens de religion, qui éclatèrent dans la suite à la gloire du christianisme. Constantin ayant fait enfermer îe sépuichre du Sauveur dans une irm'gnificjue église, Sainte Hclene entreprit aussi de di^couvrir la vraie croix, et elle en vint à bout. Elle fit bâtir trois < glise a Jérusalem, outre beaucoup d'autres en diiiërents endroits. Elle faisoit de grandes aumônes, et son plus doux plaisir étoit de soulager lefe malheuî^ux. Elle porta a Ronîe une portion de la vraie Croix. Ayant été assaillie d un tempéte^ elle jetta dans la mer Adriatique un des cious qui avoient servi au crucifiemenî, et les naufrages y devinrent moins frèquens. Cette pieuse princesse mourut âgée de 80 ans.
R E F L EXI O NS .
1 . V autorité des grands peut-elle être mieux em* floyk qii\l faire triomphé la religion f 2. Dieu les a mis sur le trône pour être ses lieuîenans et les protecteurs de son église. 3. Cest sanctijier la^ grandeur que de la faire servir â la gloire du Roi des Rois.
19 Août, , 5^55 S. LOUIS, Evêque.
TOuis, petit neveu de S. Louis roî de France, ^naquit A Brignoles en Provence, l'an 1^74. Dieu voulut éprouver, sa patience par une dure captivité. 11 fut envoyé en otage en Catalogne, en conséquence d'un traité de paix conclu entre Charles son pere, roi de Naples et le roi d'Arragon, On l'y traita fort rudement: sa consolation étoit de js'entretsnir des choses du ciel avec les religieux de S. François. Au bout de sept ans il fut renvoyé, Ea passant par Sura il t;.>înha dangereuFetpent Oîalade et ne guéril (în'arj'^s avoir fait vœu d'eîubrasser la règle de saint François. 1! lui fal- •^lut pour sac(juitter de ce vœw. co^ubaUre Toppusition de son pere qui lui destinoit sa coiironne, Louis remit toiis ses droits A son frère cadet, i.^.t fît ses vœux a Rome, quoique le pape ffût déjà forcé d'accepter févêcîîé de 'Foulouse. il sut accorder ce qu'il devoit à la simpiiciîé rt'li.aieuse avec ce qu'exigeoit de lui l'épiscopat. J:uuais; par modestie il ne voulut recevoir un baiser de la reine sa Biere. Il donnoit tous les jours à manger à 25 pauvres, qu'il servoit lui-rn ïne. Il mourut fan 1299, à Brignoles oii quelques œuvres de charité l'avoient appelé,
REFLE XIONS*
i. C'est déjà offenser Dieu que de s'* exposer VO" îoiHaireraent à raff^emer, 2. Aimons Dieu de totit notre cœur^ et V ombre seul du péché mm fera trem» Mer . 8. Peut-on être trop sur ses gardes quand il ê ûgit de Dieu et de réternitê.
256 20 Août I
S. BERNARD, Abbé. I
l-^ Ernard naquit 1 arî 1091 a Fontaines enBoyf-» i^gogne d'une famille fart distinguée. II eut dès lenfance une tendre dévotion pour Marie, dont il reçut pendant sa vie des faveurs signalées» Son amour pour îa pureté lui fit chercher ïa soîituda: il alla se jetter entre les bras de S. Etienneabbé de Citeaux. Son exemple entraîna 36 jeu* nés gentilshommes, du nombre desquels étoient les six frères. Cîteaux se trouva si peuplé, qu'on forma de nouvelles colonies. S. Bernard fut le chef dfî celle qui s'établit à Clairvaux. Clairvaux envoya bientôt de ses religieux dans tous les royaumes de l'Europe. Les personnes du premier rang venoient visiter le S. dans sa solitude; il fut même sou/ent obligé de la quitter, soit pour assister à des conciles dont il étoit l'oracle, soit pour réconcilier des princes avec leurs voisins ou leurs ftujets. Il prêcha la croisade avec uu succès qui eût été peut-"tre plus loin sans les pecliés des croisés. Un de ses religieux fut élevé sur le saint siège. Enfin ses écrits pleins d'onction, son aus* terité, son zele pour îa religion le rendirent respectable à toute l'Europe. 11 mourut l'an 115S.
REFLEXIONS
1. Rien nest plus parfait que de travailler salut des autres en se sanctijîant soi-même, 2. CorU' ment songe rions-^noiis au prochain, nous qui som mes si indiffèrens sur notre salut, 3. Celui-^là nai me point Dieu qui voit tranquillement tant d'amt se damner.
21 Àott.
S. PRIVAT, Evêque.
%"lRh'at étoît evêque de Mande sous les empe* reurs Valerien & Gallien. Les soins qu'il se donna pour son troupeau ne rempêciierent pas de se faire une petite solitude dans laquelle il passoit la plus grande partie du tems uni avec Dieu. Des Barbares sortis de l'Aîîcvnagne firent vers ce menie tems une irruption dans les Gaules; ils met- . toient tout a feu & à sang sur leur passage. Les habitans de Gévaudan dont le Mande est la capitale, ayant appris qu'ils approchoient, se retirèrent sur une montagne^ & s'y retrancîièrent, résolus do ge bien défendre. Les ennemis s'étant présentes, furent repoussée avec perte : ils Kurent que l'évëque Privât n'ttoît pas iivec les assiégés; ils le tirèrent de son hermitage & le maltraitèrent en présence de son peuple, pour qu'il lui persuadât de se rendre. îls vouioient aussi qu'il sacrifiât aux faux Dieux; mais le St. également zclé pour sa religion & pour son peuple, souffrit de la part de tes furieux les plus horribles traitemens, & en mourut quelque tems après l'an ^262, Les ennemis furent cependant obligés de se retirer, ce qu'on attribua aux mérites du saint.
REFLEXIONS
î. La mort est douce à qui la coyisîdere comme lafm de ses n aux, 2. Peut-on quitter avec régi et une dem ure aussi trkte que la terre? 3. Qu^d est doux siir-toiit de donner sa vie pour celui qui a donné la sienne le premier J
258 22 Août. I
S. SYMPHORIEN, M^yr. I
SYmphorîen étoit d'Autun, ville fort ancienne. Fauste son père Téleva avec un grand soin dans la vraie religion. Le jeune Sjmphorien montra bien que le Saint-Esprit étoit son premier maître. H ne pou voit voir sans une extrême douleur les cérémonies infâaies que pratiquoient les payens pour honorer les Dieux* Il y avait surtout un jour dans Tannée consacré à Cybeîe la mère des Dieux. Le Saint fut obligé de sortir de sa maison çe jour Ik, contre sa coutume: il rencontra une nombreuse procession d^idolâtres, qui par mille postures extravagantes, rendoient leur culte à cette infâme déesse. Symphorien ne put s'empêcher de reprocher à ces insensés leur ridicule superstion. II fut mené sur le champ au gouverneur Heracle, qui irrité de la hardiesse de ses. réponses et du mépris qu'il faisait des idoles, le fit battre de verges par ses licteurs, et ensuite enferîfner dans une étroite prison. Quelques jours apr^s on l'en tira. Le juge fit encore quelque tentative î)our le gagner, mais sans succès; sur quoi il eut la tête tranchée.
î , Aimons le pêcheur y mais êlevons-nous forte-^ went contre ses inpiêtés. 2. Vimpiétê tiendroit-elA le contre des chrétiens qui par-tout lui declaroimt la guerre f S. C'est trahir la cause de Dieu que d , noser s opposer ^ quand on k peut y à V irréligion^
â3 Août.
S. PHILIPPE BENITI, Confesseur.
PHilippe Benitî naquit à Florence Tan 1224» Après ses études d*Iîunianités il alla à Padoue se faire recevoir docteur en médecine. Un jour il entra dans la chapelle des serviteurs de Notre Dame lorsqu'on iisoit à la messe ces paroles du S. Esprit à Philippe: Approchez-vous et joignez ce cha-» riot. Il se les appliqua, surtout lorsqu'ayant vu pen» daîiit la nuit uné vision qui l'inquiétoit, la Ste. Vierge lui apparut sur un chanot et pour le consoler iui repéta les mêmes paroles; il caraprit par là qu'il étoit appelé au nouvel ordre des Servîtes, Il sut si bien se déguiser qu'ion ne le reçut que comme frère lai. Mais dans la suite son mérite Tayant trahi, il fut élevé au sacerdoce et vint jusqu'à être général de l'Ordre, il fut lui-même regardé comme le fondateur, et parce qu'il le fit approuver au concile de Lyon, et parce que sa réputation lui procura ungrand nombre d'étabîissemens. Un jour il trouva un lépreux presque nud, il le revêtit de sa tunique et le lépreux fut guéri. Ce ne fut que par une prompte fuite qu'il évita d'être élevé sur la chaire de S. Pierre, Enfin après avoir travaillé à établir partout où il put le culte de la Ste. Vierge, il mourut raa 1285.
RE FLEXION Sv
1. Quelquefois dmts les œuvres de pieté c^est moins Dieu c/Mon cherche que soi-même. 2. InseU'" sh que vous êtes, vous perdez un trésor immense pour un peu de fumée. 3. vraie vertu aime à ' cacher y et ne se rmntre que par nécessités.
S. BARTHELEMÎ, Apôtre.
SBartheleniî etoît Galilèen et pêcheur de pro* ^ fessioa. Dès que Jesiis-Christ l'eut invité à le suivre, il quitta tout et suivit généreusement le Sauveur. Il fut témoin de la plupart de ses actions, Lorsqu'après la descente du Saint-Esprit les apôtres partagèrent entre eux toutes les contrées de l'univers, la Lycaonie, les Indes et l'Arménie échurent à Barthelemi : il y porta l'évangile avec un zèle et un succès incroyable. Quand il vit que son ouvrage pouvoit se soutenir dans la Lycaonie et dans les Indes par le grand nombre de chrétiens qu'il y avoit formés, il alla en Arinenie. A son arrivée dans une des pnncir>ales villes du pays, les oracles se turent: on chercha cet homme admirable que le démon lui-même avoit indiqué: on l'amena au Roi dont la fille qui étoit possédée fut délivrée. Par un second prodige toutes les idoles de la ville se trouvèrent brisées; le Roi, sa cour, et 13 villes entières se convertirent. Le frère du roi, prince superstitieux, qui regnoit dans une autre partie de T Arménie, fit venir le Saint, comme pour l'entendre prêcher, et rayant fait tcorcher vif, il ordonna qui! fût décapité.
1. Ce que nous faisons pour Dieu ri est rien en comparaison de ce quil mérite. 2. Cependant les premiers efforts nous lassent et nous regardons der-^ riere nous, 3. Travaillez, jeûnez, priez^ et dites encore que vous êtes un serviteur inutile.
25 Août. 261
S. LOUIS, Roi de France.
Ouïs IX. du nom, naquit à Poissi Van 1215» ^La Reine Blanche, sa mère, î'eleva avec un grand soin, et lui inspira une si grande horreur du péché qu'il eût mieux aimé perdre la couronne et la vie que d'en commettre un seul : aussi pour en conserver l'innocence, il pratiqua des moriificationfr qu'on eût admiré dans un religieux. Il avoit toujours à sa table quelques pauvres qu'il servoit luimême. Tous les joins il recitoit l'office divin. Il eut des guerres importantes à soutenir, il s'en tira avee une valeur et une prudence qui fit trembler ses ennemis. 11 bâtit un grand nombre de monastères & d'églises, entre autres la Ste. Chapelle où il mit la Couronne d'épines, dont Baudoin lui avoit faiÊ présent. Etant malade à l'extrémité, il fit vœu d aller combattre les Sarrasins: il guérit, s'embarqna pour l'Egypte et y prit Damiette. Mais la contagion s'étant mise dans son armée; il fut vaincu Se fait prisonnier. Il souffrit cette épreuve avec une patience héroïque. Un 2e. voyage qu'il fit pour la délivrance de la Terre Ste. ne fut pas plus heureux : la peste lui ayant enlevé son fils Tristan, Comte de Nevers, l'enleva lui-même l'an 1290. Il donna, avant sa mort, de sages avis à son fils Philippe.
REFLEXIONS
1. Un roi préfère Vîmiocence à une couronne ^ quel exemple pour les libertins, 2. La vraie gran» deur devant Dieu est cette pureté de cœur^ tord le reste s'évanouit» 3. On est grande non pour être mi-^dessus des autres^ mais pour savoir obéir à Dieu^
S32 26 Août.
S. ZEPHYllîN, Pape et Martyr.
Rph«:'în naquit à Rome vers le mille a rln "^ç»' ^.:'>ïid siècle. îl fut admis ^ ^ ' ' ^ viîie ei en fit VovneiQQni- ,t mort 202, les fidèle? p
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REFLEXIONS
1 . Di^u est esprit, il veut erre honore en esorU et tm vê/'ifJ, 2. Mais comme avec lame il ncn'. z (/o.*?né li'i co>'ps^ nous lui devons un ciilte exl ' ?.. L'an sans l^iutre seroit hijpocrisie ci lâch..^:
27 Aoiit,
S. CESAIRE, Evêque.
C'^Esaire naquit proche Chalons-sur-Saonç. Van j4.-P3. Il étoit encore très-jeune lorsqu'il s ïnfiik de la maison paternelle pour aller trouver Téve(|ue de Cbâlons qui l'admit dans son clergé. Comme il" aspiroit encere à une plus haute perfection il alla à î.erins où S. Porcaire l'admit à la profession religieuse. Ses austérités €^yanî miné sa santé, l'abbé I envoya a Arles chez un homme de bien, notîxmé Fauslin, qui reconnut bientôt qu'il logeoit chez kl i un ange du ciel 11 en i^arla a révêque qui le fit venir; l'ayant ordonné prêtre, il le fit abbé d'un monastère voisin. Avant que de mourir il le Komn-a pour son successeur; mais Cesaire s'enfuit et se cacha dans un tombeau ( on Fen îira presque TBort, et il fi;t place sur le siège d'Arles, il n'eut jamais de bien que pour les pauvres: il pri clioit deux fois par jour: il eut beaucoup a souilVir des rois ariens, Alaiic et Theodoric quf rexilerent plusieurs fois, parce que ses ennemis Taccusoient de cabaler contre ietat. 11 bâtit un pjonasUre de fiiies, dont il donna la conduite à 8te. Cesaire sa sœur, il pré sida à plu-^ieurs conciles : nous avons de ïui quelques écrits. Il mourut Faa 54^2.
REFLEXIONS
1. Cfest notre intâret éternel qyi doit nous gui» der dans le choix d^ira fiât, 2. Le perdre de vue pour 7in int/ret temporel c'est ^s'exposer a ne trouver m Iran ni Cautre, 3. Comment Dieu bcniroit'-il un choix ou il a ù peu de part ?
2è4j 28 AoQt. I
S. AUGUSTIN, Evêque & Docteur.
Augustin naquit à Tagaste en Afrique, Van 354. Il y fît ses lerts. études qu'il acheva à Cartilage: ce fut là qu'il se pervertit, et que n'étant que cathecumene il s'éioignoit par ses desordres de la grâce du baptême. Sa niere, Ste. Monique en étoit inconsolable. Il enseigna la rethorique à Home et à Milan. Ce fut à Milan qu'il fit sa conversion : car un jour que déjà touché par les discours de S. Ambroise il étoit irrésolu sur le parti qu'il devoit prendre^ il entendit ces mots: Prenez, lisez^s Il prit les épitres de S. Paul, et tomba sur uni endroit qui sembloit le regarder, il revint comme d'un profond sommeil, il se fit baptiser, écrivit contre les erreurs qu'il avoit suivies, et repassa en A-' frique où il fut fait prêtre, et ensuite ëvêque d'Hyppone. Ses ouvrages admirables sur-tout contre les Felagiens, l'on fait nommer le docteur de la grâce. Il est étonnant comment il pouvoit donner tout à la fois tant de tems à la prière, à 1 étude et à la prédication. Un enfant qu'il trouva un jour faisant un trou dans le sable pour y mettre toute l'eau de la mer, lui fit entendre qu'il n'étoit pas moins difficile de pénétrer dans le mystère de la Ste. Trinité, que de réussir dans ce qu'il lui voyoit entreprendre. Le saint mourut l'an 4^30.
REFLEXIONS
1. Dieu a sans doute des grâces bien JbrteSy mais doit'-on pour cela différer sa conversion ? 2.- Ah I puisque Dieu vous tend la main^jetiez--vous^ ûu plutôt entre ses bras, 3. // est toujours prêt i mus recevoir f le serez-vous toujours à l'écouter f l
£9 Août.
La DECOLLATION de S. Jean-Baptiste.
DAns le tenis que S, Jean-Baptiste, Précurseur de Jesus-Christ prêclioit la pénitence sur les bords du Jourdain, Herodes, au grand scandale de tous les gens de bien, gardoit chez lui en qualité d'épouse Hérodias, femme de son frère Philippe encore vivant. Le g-aint précurseur ne put dissimuler. Prince^ dit-il à Hérodes, il ne vous est pas permis de garder cette Jemme. Hérodes piqué de la liberté du Saiîit et aigri par Hérodias qui ne pouvoit le soufrir, le fit emprisonner. Un jour que ce prince donnoit un grand repas à ses principaux oHieiers, Salomé^ Bile d'Hérodias, parée des [)Jus superbes habits, entra dans la salle du festin, et dansa avec une rgrâce qui cliarma Hérodes. Demcmdez-rnoiy lui dit-il, tout ce que vous voudrez^ fut-ce la moi^ iié de mou royaumey je jnre que je vous Vaccor^ derai. Salome alla consulter sa mère: instruis ie par cette méchante femme, elle revint et de-^ manda la tête de Jean. Le roi se repentit de son serment; mais n'osant le violer, il envoie um oiEcier dans la prison qui tranche la téte au. Saint et la remet entre les mains cle Salomé,
1. Observez la loi divine et faites-la ol server à ceux qui vous sont soumis. 2. Loin d'être complice de ceux qui la violent, ramenez—les, s'il se peut, à leur devoir, 3. Sot^ez prêts a souffrir plutôt mills morts que de la violer en wi seul point*
266 30 Août. I
Ste. ROSE de Lima, Vierge. I
KOse naquit à Lima capitale du Pérou. Les nom de Rose iui fut donné par sa mère qui en apperçut une sur son visage. Jusqu'à l'âge dé 20 ans elle travailla à soulager ses parens qui étoient dans la misère; mais elle s'appliqua encore plus à se perfectioïioer danî toutes les vertus d'une vierge chrétienne. Sa vertu favorite fut la mortification. Elle répandoit du fiel ou de rabsynthe sur ce qu'elle mangoit: elle portoit un cilice fort rude auquel elle ajoîitoit des pointes d aiguilles; elle prenoit de sanglantes disciplines; elle se fit une couronne d'une lame d'argent garnie en dedans de pointes de fer; elle la porta jusqu'à îa mort avec de cuisantes douleurs. Elle coucha long-tems dans un coffre rempli de moiceaux de bois et de tuiles cassées; pendant tout le carême elle se retranchoit l'usage du pain. Pour ôter toute espérance a ceux qui vouloient l'épouser, elle prit l'habit du Tiers~Ordre de S. Dominique. Tantôt Dieu la consoloit par des ravissemens, tantôt il l'éprouvoit par des peines intérieures. Elle mourut dans des transports d'amour pour J. C. Tan 1617, âgée de 31 ans.
■H E FL EX IONS
ï . Les saints se regardant ici comme exiles soiipi' rent après l'autre vie. 2. Seigneur, quand ori vous aime, peut-on ne pas souhaiter le moment qui ncui unit à vousf 3> Oublier que le ciel eS' notre patrie^ '2 est nous exposer à arriver Jamais,
SI Août,
S- RAYMOND Nonnat, Cardinal.
R Ayiïîond naquit proche Urgeî en Catalogne Tan 1204^. Il fallut le tirer du sein do sa mère qui venoit de mourir, d où vient qu'on l'appelle Nonnat. Son pere en eut un «cin extrême: mais craignant qu'il n'embrassât l'état ecclésiastique, il lui fit interrompre £e$ études, et pour le distraire de sa dévGtion il lui donna le soin d*une de ses terres. Tout ce qui fit de la peine à Raymond, ce. fat de n'y point trouver d'église dédiée à Marie: mais il découvrit par bonheur une petite cL a pelle abandonnée où fetoitson image; ce fat 1.j son séjour ordinaire. Il laîs^olt ses troupeaux pour prier; mais fon bon ange les conduisoit à sa place. La Ste. Vierge lui dit d'entrer dans Fordre de la Merci. Il y fut reçu ■ par S. Pierre Nolasque, qui l'envoya en Barbarie. 11 s'y fit lui-même esclave pour délivrer d'autres chrétiens. Il y futbâtonné par les infidèles, qui lui percèrent les lèvres, et lui fermèrent la bouche avec un cadenas pour avoir annoncé Jesus-Christ. Il revint en Europe, et fut honoré du cardinalat. Il mourut l'an 1240. dans de grands sentiaiens piété, après avoir reçu la Conirïiunion des mains mêmes de Jesus-Christ,
KEFLEXIONS.
1. Un parfait chrétien iia rien â lui, pas même sa vie, 2. Détaché de liii-'même^ il est plus sensible aux maux (T autrui qu aux sien s ^ 3. // voit Je m s-- Christ dans le prochain^ et voilà ce qui anime sa
Seâ r Septembre. I
S. GILLES, Abbé. i
("'i îlles étoit cV Athènes. Ayant perdu fort jeiîi^ ses parens, il donna tous ses biens aux: pauvres, & se cacha dans un désert pour se dérober aux applaudissemerïs que lui attirefit sa sainteté. Il vint ensuite trouver en France S. Cesaire d'Arles ponr profiter des leçons d'un si habile îïiaître; l'ayarrt quitté au bout de quelque tems sans lui rien dire de son dessein, il passe le Rhô* lîe & trouve au nnîieu d'une forêt une grotte dont l'entrée étoit feraiée par des épines. Ce fut 11 <ju'il se retira, & que Dieu lui envoya une biche qui le nourrit de son lait pendant plusieui^ années* Un jour que h roi Chiidebert chas.soit dans la f[yrêî, cet animal se voyant poursuivi, vhjt se réfugier aux pieds du Saint: jamais les chiens ne purent en approcher; les chasseurs tirèreut quelques fle-^ ches au hasard, dont une blessa légèrement saint Gilles. Le roi voulut voir ce qui arrètoit ses chiens; iT fut très~surpris quand il apperçut le saint' solitaire. Il Tobligea de sortir de là & de gouverner un monastère qu'il fit bâtir près de cet endroiè. Saint Gilles mourut après avoir fait un pèlerinage à Rome, & s'être fait coniioître par un grand nona* bre de miracles»
REFLEXIONS
î . Les vrais saints ne veulent avoir que Dieu pour témoin de leurs actions» 2. Sans rhuniiliiê les autres vertus deviennent inutiles, 3. Dieu vom tiendroit-il compte de ce que vous faites pour tau mutre que jmir lui ?
2 Septembre.
s: ETIENNE, Roi de Hongrie.
GEysa,' duc de Hongrie, ayant été converti & baptisé par S. Adalbert, obtint du ciel un ^ils qui fut nommé Etienne, & que Dieu destinoit h être l'apôtre & le prenaier roi de sa nation. Ar 35 la nîort du duc son [)ere, il prit le gouverne i^; de ses états, & avant toutes choses il songea à y détruire Tldolâtrie. Il lui faloit enpioyer la force pour mettre à la raison ceux que son zele pour la vraie religion avoit soulevés; mais comme la valeur étoit égale dans dans ce prince k la pieté, il n'eut jamais d'ennemis en tête dont il ne vînt à bout, avec le secours du ciel. Le pape en Je félicitant de ses succès, lui envoya une couronne d or avec le titre de roi pour lui & pour ses successeurs. Il épousa la sœur de iempereur S. Henri, dont il eut un fils que la mort lui enleva bien-tôt & dont il supporta la perte en héros chrétien. Il (ivok une dévotion particulière pour la sainte Vierge. Il lit bâtir en son honneur une superbe église à Albe royale. Un jour en invoquant seulement son nom; il mit en fuite l'armée de Fempereur Conrad. Il mourut le jour de l'Assomption l'an 1038, & fut pleuré de tous se^ sujets, *
REFLEXIONS.'
1 . Par reconnaissance pour les bien faits de Dieu^ tâchons de faire glorifier son riom.^l. Rien ne doit îoucher davantage un chrétien que-de voir le nom de Dieu oublié, 3. Notre peu de zele pour la reli' gion est une preuve de notre indifférence pou^r Dieu.
3 Septembre.
Ste. SERAFIE, Vierge et Martyr.
SErapie était d'Antioche en Syrie. Ses pare pour éviter la persécution passereirt avec elle en Italie. Sa piété la fit considérer à Rome, mais comme plusieurs des plus considérables de la villeîa recherchoient en mariage, et qu'elle ne vouloit point avoir d'autre époux que Jesus-Christ elle se retira chez une veuve fort distinguée, nommée Sabine, et elle y fat reçue en qualité de servante, tant son humilité Tavoit déguisée. S» maîtresse ne tarda pas à la connoître et l'aimer: la Ste^ profita de ses bonnes dispositions pour la convertir à Jesus-Christ. Bientôt Sabine et toute sa maison fît profession de la plus haute pi^té. Le juge informé de ce changement, lui ordonna de lui envoyei ses filles: Serapie y alla pour toutes. On eut beau ]a menacer, elle déclara hautement qu'elle étoît chrétiennes. On îa livra à deux jeunes impudiques qui tombèrent morts a ses pieds; et pour preuve de la puissance de Jesus-Christ elle les ressuscita, en prononçant son nom. Le juge irrité la fit bâtonner, ^t enfin décapiter. Sabine confirmée dan« îa religion par Texemple de Serapie, fut elle même arrêtée et candaranée à avoir la tête trancjiée».
REFLEXIONS
1 . L'innocence est un trésor qui doit coûter hiem des larmes, 2. L'esiimons-^noiis ce quil'vaut^ nom gui V exposons si souvent f S. // est bien peu de ehrefiens qui n aient jamais perdu V amitié de leur
4 Septembre.
S. MARCEL, Martyr..
MArcel étoît, selon quelques-uns, natif de Lyon, du moing ce fut en cette ville qui! fut emprisonné avec Saint Velerien son parent, pendant la cruelle persécution d'Antonin le philosophe. Mais un jour les portes de la prison s ouvri» rent d elles-mêfnes et Dieu leur ayant fait connaître que de grands combats les aîtendoient ailleurs, ils sortirent sans être apperçus, Valerien alla vers Besançon et Marcel vint a Châhjns, où il fit de« conversions admirables Etant allé prêcher l'évangià une lieue de la il trouva le gouvernenr Prisque îe dont il étoit ami, et qui Tinvita a se trouver à un sacrifice. S. Marcel lui déclara qu'il étoit chrétien, Prisque sans autre examen le fait attacher à de©branches d arbres qu^bn avoit aprochées avec violence, afin qu'ensuite en se s<^parant, elle parta»geassent le corps du S. Martyr en plusieurs piè^ ces; mais un prodige délivra Macel de ce supplice. On le détacha donc, et on fenfouit en terre jusqu'à la ceinture. Il vécut trois jours dans- cette étrange situation, préchant encore à tous ce^ux qui renvironnoien&. Sa mort arriva fan 180. S. Va.lerien fut peu de tems après arrêté, déchiré avea des ongles de fer, et enfin décapité.-
1^ REFLEXIONS
WKm» Peut-on rougir cT appartenir au plus grand ' ie tom les maitresf 2'. Cest à Vimpie de se cacher et au chrétien de se déclarer pour ce qu'il est. 3. Ce seroit acheter bien cher V estime des hommes^- JiiUùit pour eux dissimuler sa jbi^
272 5 Sepîehibre, j
S. LAURENT JUSTINIEN, Evêqne. 1
LAarent étoit de Tillustre maison des Jusiinîani: il naquit à Venise 1 an 1381. Sa mère étant devenue veuve s'appliqua uniquement à Téîever; elle découvrit en lui des trésors de sagesse et de piété. Le saint jeune homme ne deëiroit rien tant que de savoir à quel état Dieu l'appeîoit. fî'étant jetté un jour dans cette vue aux pieds d'un Crucifix^ ii se sentit inspiré de renoncer à ses biens et d'entier chez les charioines réguliers de S. George. Dds qu'il y eut été reçu, il fallut modérer sa ferveur; jamais il ne se chaulfoit, jamais aussi, quelque chaud qu'il fit, il ne bu voit hors des repas. Ayant été élevé au sacerdoce, il disoit la Messe avec une dévotion qui ravissoit tous les assistans. Le Pape, fîappé d'un mérite si éclatant, le fit évê* que de Venise, et lui donna dans la suite le titre de Patriarche. Le Saint ne diminua rien de ses austérités. lî ne fit qu'y ajouter les travaux de Fèpiscopat. Jamais on ne vit un prélat plus charitable ni plus zélé pour l'honneur de Dieu et de Marie. Comme ii celébroit la Messe le jour de Noël, il se sentit un violent désir de voir Dieu dans le ciel, la fièvre le prit, et ayant reçu les sacremens, il mourut l'an 1M5.
REFLEXI ONS.
L C'est dans la frequenU méditation que se nourrit l'esprit de piété, 2. Un saint apprend plus à V oratoire que le savant dans son cabinet, 3. Mais hl'las! on rejlechit volontiers sur toute autre chosiS qne sur l'araire de son salut*
5 Septembre.
S. BERTIN, Abbé.
BErtin naquit dans le territoire de Constance sur le haut Rhin. Dieu le prévint de bonne heure de ses grâces les plus abondantes. 11 prenoit plaisir à lire la vie des Saints, et s'appliquoit à les imiter. Sacliant que S. Oiner, son proche, parent, s'étoit retiré à Suxen, il voulut l'y suivre: il y fît sa profession et devint Tadmiratioa de cette maison, qui comptoit presque autant de Saints que de religieux. S. Omer, ayant été fait évéque de Terouenne, on lui donna S. Berlin pour l'aider à défricher ces terres depuis long-temps abandonnées, li le fit avec un zele infatigable. Un^entilhomme de ce pays s'étant convertit, donna sa terre de Sithieu pour y fonder un monastère» Bientôt il fut peuplé d'un nombre infini de reli- . gieux, qui animés par l'exemple de S'. Bertin^ menoient un vie angeîique. Le Saint refusa longtemps d'être leur abbé, mais il fat enfin obligé de céder à leurs instances. Ayant guéri miracwleusement Valber, comte (le Flandres, il l'engagea à se retirer du monde. Il ge retira lui-même dans un petit ïiermitage quelque temps avant sa mort, qui arriva l'an 706.
1 . Ce nest pas irop de toute la vie pour penser an moment qui décide de VftermiL 2. S'il est tris^ te de pc.mcr à la tno^i il resî bien plus de mourir sans y avoir pense, 3. Pensez-y ou iiy pensez pas-^ ia cho^e rien est ni moitn sûrCj ni moins impçrta?ite.
^74 6 Septembre. I
S. HUMBERT, Abbé. |
ÏJ"Urnbert naquit à Meziere d'une famille fort J^ îiicienoe. lifut mis dans un monastère pour y faird ses études, après lesquelles il fut élevé aa sacerdoce. Ayant ensuite vendu les terres que lui avoient lals3t?s ses parens, iî en donna le prix aux pauvres Sz se joignit à S. Amond qui alîoit à Rome* Pendant le voyage un cheval qui portoit leur bagage fut étranglé par un ours. S, Humbert se saisit de cet animal, et lui ordonna au nom de Dieu de faire les fonctions de celui qu'il venoit de tuer. L'ours obéît; jusqu'à ce que les serviteurs de Dieu prêts, d'arriver a Rome, lai commandèrent de se retirer, S. Hiîmbert apr^s ce pèlerinage vint en Fia idres, et séjourna quelque tems a IVÏaroles. Il alla une seconde fois 'a Rome. Un ange lui apparut et lui iniprima une croix lumineuse sur le front. A son retour il fonda deux églises, Fune pour des religieux, l'autre pour des chanoines. Etant prêt, de mourir, il fit prier sainte Aldegonde de lui envoyer des suaires pour l'ensevelir: mais la Ste. ayant été instruite de tout par une révélation, l'avoit déjà prévenu. Ce fut au commencement du 12"ie gie. de que S. Hambert passa à une vie bienheureuse^
REFLEXIONS
1 . On ne tient plus à rien sur terre quand on est parfaitement a Dieu, 2. Ce que le ramde estime parait bien petit des qu'on en juge sa?îs passion, 3. Q't est-ce que le monde sans Dieu; et avec Dieu quai-je besoin du monde f
7 Septexnbre.
• Ste. REINE, Vierge et Martyr.
Ï'^ Eine naqinfc à Aîîse en Bourgogne vers l'an \^38. Son pere ClérAient, payeu des plus entêtés, la donna k nourrir à une femme qu'il ne savoifc pas être chrétienne. Heine reçut avec docilité îes leçons de sa nourrice. Elle savoit à peine bégayer qu'elle parloit déjà du plaisir qu'elle auroit de ffiourir pour Jesus-Christ, Ch menl voyant sa fille si bien formée, fongea à l'établir et lui proposa un riche parti. Sai déjà trouvé un époux, ditelle, et cet Epoux ced Jesus-Cht ist. A ces mots Clément fut transporté de colère. Vers le même tenis le gouverneur Olibrieus entendant parier de Reine, la fit venir- Charmé de sa beauté et de sa iTiodestie, il n'oublia rien pour lui persuader de re- Roricer au chri.stianisme; mais la jeune vierge étoit invincible, il la fit donc mettre en prison; elle y resta attachée a la muraille avec un cercle de fer qui lui serroit fortement îe corps; elle fut ensuite sîiise sur un chevalet et déchirée à coups de fouet. Une Croix lumineuse et une Colombe qu'elle vit dans son cacîiot, lui firent oublier ses tourmens. Elle fut mise au milieu d'un brasier ardent, dont elle ne reçut aucun mal. Elle eut en^n la tête tranchée laû 252,
REFLEXIONS
1» Qu'il est hemi de vivre comme un ange dans un corps paîtri de boue l 2. Ced à ces urnes pures et chastes que Dieu aime à se communiquer. 3. Rien au contraire n éloigne plus dx Dieu que l'amour des plaisirs sensuch*
276 B ^Septembre. 1
La NATIVITÉ de la Ste. Vierge. 1
IL y avoit déjà îong-tems que Saint JoachiiJ et Sainte Anne étoient unis par les liens du^ mariage sans qu'ils eussent eu déniant: leur grand âge même leur ôtoit toute espérance d'en avoir, lorsque par une faveur toute particulière Saint Anne conçut une fille qui devoit être l'épouse du Saint Esprit, la m ère d'un Dieu, la gloire du ciel €t les délices de tout Funivers: il sembloit que cette Vierge, dans qui devoit éclater la magnificence de Dieu, ne pouvoit naître que par un prodige. Au bout de neuf mois parut donc au monde cette aurore naissante. Quelle joie pour Saint Joachim -et Sainte Anne, qui se voyoient par-là au comble de leurs vœux, et qui n'avoient plus rien à désirer sur la terre après avoir vu la plus parfaite des créatures ! Dès~lors Marie pleine de grâce et de mérites, eut l'usage entier de sa raison. Ses agrémens extérieurs répondoient à la beauté de son ame. Elle ne naquit point dans l'éclat ni dans l'opu lence comme les enfans des rois; roaiselle eut le priviléde naître sans tache et agréable à Dieu, puisqu'elle avoit été telle dès Tintant de sa Conception.
RE FLEXIONS
î. P^ut^on trop honorer celle dont Dieu a fait le cil ef^i'œ livre de sa toute puissance f 2. Ihi^a poird mis de bornes à ses libéralités, nen mettons point à nos respects. 3. Pensons de Marie tout ce que peud femer un jiU de la plus parfaite des mères.
Septembre.
Le S. Nom de MARIE.
"^An 1683, les Turcs vinrent avec une armée cîe deux cents mille homnies mettre ie siège it Vienne. Déjà ils avoient environné la vil- I le de toutes parts, lorsque le feii ayant pris à une église, fut sur ie point de gagner l'arsenal, oà itoient les poudres^ et d'ouvrir par conséquent la |)iace à l'ennemi: mais par un premier effet de la .protection de Marie, il s'arrâta le jour même de l'Assomption. Le jour de ia Nativité, les assiégés réduits à l'extrémité, lui of Voie nt leurs vœux, lors- . qu'on vit descendre d'une montagne vaisine des troupes auxiliaires, dont les généraux s*étant mis sous la protection de Marie, donnèrent sur les 1 Tores avec tant de résolution, que les inlideles
f)erdirent cent mille hommes avec leur canon et eur bagage, -et repassèrent le Danube- L'empereur envoya l'étendard de Mahomet au souverain pontife, qui s'étant fait instruire de toutes les circonstances de cette victoire; voulut qu'en reconnoisance de ce bienfait on célébrât dans toute l'église la fete du saint Nom de Marie. Elle a été ivxée au Dimanche qui se trouve dans l'octave de j la Nativité,
REFLEXION
1. Apres le Nom de Jésus, il fi^en tst poi/it de plus redoutable â V enfer que celui de Marie* 2o ■Quil sait donc notre plus jerme défense contre les 4iitaques du démon, 3. Mais sur-tout ne profa^ \ Moiis point ujie bouche consacrée par de sz sainis
10 Septembre.
S. NICOLAS de Tolentin Confesseur-
leolas naquit vers Tan 1239. Sa mere,- déjà' âgée fit im p^'lérinage à'Bari oii le St. évêquç My e est particuiiereinerit honore. II lui apparut pendant la nuit, & lui promit un fik, à qui elle fe-l roit porter son nom. Dès que Nicolas eut atteint lage de raison, ii iaiita ch tout son possible le S, à qui h devoit le jour. Etant entré à l'âge de 14 Éiiis dans Tordre des htmiites de S. Augustin, î| jeûnoit quatre jours la semaine, 's'-ûbstenoit dm viande & portoit toujours ie cilice. Ses supérieur» lui a^/ant fait prendre la prêtrise, l'envoyèrent m Tolentin; il y vécut trente ans, préchant, confes» saot, inai;> sur-tout édifiant la ville par sa piétési De fréquentes màiadîes éprouvèrent sa patience, ii trouvoit sa consolation dans les gouffrances du sauveur qu'il méditoit continuellement. Se croyant près de sa fin, il fut efïrayé des jugemens de Dieu ; iBais .la Ste. Vierge l'ayant rassuré lui donna de petits pains â manger, ce qui le guérit. Avant sa mort, qui arriva Fan 1306, il entendoit toutes les nuits une musique céleste^r qui le ravissoit à qui lui inspiroit un désir ardent d aller jouir de la présence de Dieu.
RE F LE X IONS
î . Peut-on rester tranquillement dans le pechê ^i(and on médite les jugemefis de Dieii? 2. Les saints vjif pensent qu avec effroi, le pécheur 7ien est point ébranlé , 3. Cet excès de sécurité 7i est pa4 ÏQîn de r endurcissement*
11 Septembre. 279
1 Ste. THEODORE.
';f S HHeodore étoit d'Alexandrie. Elle fut le mo*f dèle des personnes de son sexe avant & apres son mariage; mais le démon, jaloux de sa ver« tu, suscita un jeune libertin qui vint à bout de la séduire. A peine eut-elle commis le péché, que pénétrée d'une douleur incroyable, elle songea à l'expier. Pour cela elle se travestit en homme &: alla se présenter à un monastère de Sts. rel^ieux où elle fut reçue après quelque? épreuves. T)Litre ks austérités communes, elle s'accoutuma à ne manger qu'une fois la semaine, elle portoit aussi im rude cilice. Dieu fit éclater sa vertu par plusieurs miracles. Un crocodile qui d?voroit les pasj sans, mourut à ses pieds; les bètes fcroces la resi pectoient: mais le démon son ennemi irréconciliable suscita encore pour la perdre une fille qui ] iiyant tentée Inutilement, l'accusa auprès des religieux de l'avoir deshonorée. On chassa Je pré« tendu frjere, & Théodore sans vouloir se justifier passa sept ans exposée aux injures de l'air. Ce terme expiré, elle rentra dans le monastère & y mourut deux ans après. L'abbé à qui son innocence avoit déjà été révélée, voulut pour redinca-* tion de ses religieux qu'ils en fussent les témoins,
RE FLEXION S
1 . N* a lirons-non s des larmes que pour pleurer des pertes temporelles ? 2, Uji Dieu si bon Sç que nous avons outragé, quel plus juste snj et de dou^ leur? 3. Mon Dieu^ brisez mon çœuyy Sç pêné' îrez'-k de cette douleur capable de vous désarmer.
.fBQ* 32' geptembm 1
S. GUI, Confesseuro- 1
C"^ Uî naquit vers la fin du onzième &i^el«| ^dans un village du Brabant, de parens forîP pauvres. Il estima sa pauvreté sachant' que JéiSus-Christ avoit voulu naître et vivre pauvre. Il aimoit par-dessus tout la prière. Un jour qu'il étoit a Lake proche Bruxelles dans une église dédiée à la Sainte Vierge, le curé qui le vit prosterne^ dayaot l'autel fat charmé de sa modestie. H lai p%posa de s'engager au service de cette église pour la balayer, sonner les cloches; et faire les autres bas ofBces. Gui accepta cet office avec joie, et s'acquitta de son emploi à la satisfaction de tous les paroissiens; quoiqu'il fut piuvre, son abstinence étoit telle qu'il trou voit de quoi assister les autres pauvres. Un n}archand de Bruxelles lai propon^ d'entrer dans le^ négoce pour avoir de quoi faire ses eliarités» Gui donna dans le piège; mais Dfeu sembla le punir par une blessure dangereuse qu'il se fit en conduisant un bateau» Etant revenu à son premier emploi, il fut guéri miraculeusemento 11 fit deux fois le pèlerinage de la Terre Sainte par pénitence. Il mourut l'an 1212.
REFL.SXI a^N S »
1. Die7i ne déteste rien tant qziun cœur double et disr.imulé- 2. // préfère la simplicité du cœur à fouie la sagesse du monde, 3. La vraie sagesse cou'^ mte à chercher Dieu avec droiture et avec humilités
13 Septembre.
2Si
1^ S. MAURILI.E, Evêque & Confesseur,
;f T% /jT Aurill^ naquit dans le Miianez vers l'an J%^317. Il y fut éievè dans la piété par Saint
, Ambroise et S. Martin. Le deraier étant venu à Tours, S. Mauriîle quitta tout pour embrasser
jsoiis lui la vie religieuse. Le S. évèque layant lait prêtre, renvoya prêcher en Anjou. Mauriîle obéit et soutint^a predieation par sa sainteté et .ses miracles, li rendit l'usage des mains à Un pauvre honinie, et la vue à une femme aveugle. Il lit îouïber du feu du ciel sur un temple dldolss^ et insposa silence aux d-:mons. Il ressuscita vm lîomnic que Dieu avoit puni de mort subite pour avoir refusé quelque chose au Saint. On le fit évêque d'Angers; mais iî fallut que le ciel parlut pour lui faire accepter cette dignité. Un enfanc étant mort sans confirmation, le Saint, quoiqu'il li'y eut point eu de sa faute, s'embarqua bien réf Cflu de vivre inconnu. Ses diocésains le firent chercher; on le trouva en Angleterre, qui servoil: chez u a seigneur en qiiahte dé, jardinier. Il fut donc ramené à Angers. Il se transporta sur le tombeau de l'enfant qu'il ressuscita et qu'il appela René. Ce fut lui qui succéda à S. Mauriîle le-.
I quel mourut l'an 4?38.
RE FLEXIONS
1. Nous ne tombons dam de si grandes fautes gue pour avoir négligé les petites. 2. Une âme jï" iiele ne trouve rien de petit dès quil s* agit du ser^ "vice de Dieu, S. Elle sait que son salut peut dé* 'j^endre d'une pratique légère en apparenc^^
282 14 Septembre. 1
L'EXALTATION de la Ste. CROIX. J
CHosroës, roi de Perse, avoît déjà porté le ffêp^ et le feu dans les plas belles provinces de l'empire d'Orient. Fier de ses succès il nriit le siège de-» -vant Jérusalem; prit cette Tilie, enleva le précieux bois de la Croix et emmena captif le patriarche Zacharie avec beaucoup d'autres chrétiens. Enfin il ne voulut entendre parlei' de paix qu'à condition qu'Heraclius qui venoît d'être proclamé empereur renonceroit à J. C. aussi bien que ses sujets. Héraclius leva une nombreuse armée, fit porter l'image du Sauveur devant lui, marcha contre Chosroè'a et le défit. Son fils demandoit la paix; tout fut rendu et sur-tout la vraie Croix, que les idolâtres avoient laissé dans son étui d'argent sans y touclier. L'empereur partit pour la reporter à Jésusalem. S'étant revêtu de ses habits Impériaux, il voulut monter BUY le calvaire chargé de la Croix, mais étant arrivé à la porte qui y conduit , il ne put aller outre^ Le patriarche lui conseilla de quitter la pourpre et les ornements de l'empereur. Ce prince obéit, il se couvrit d un habit pauvre €t humble et avança sans aucune difficulté. On raonti-a la Croix au peuple et après que le patriarche eut contenté la dévotion publique, il mit dans son ancienne place i'insti'ument feacré de la Rédemption,
REFLEXIONS
1 . Nous devons révérer dans la Croix V instrument de notre salut, 2. Mais pourquoi Juir les sou^rari" ces puisgiie cest par elles que nous sey^ons sauves? 3. En vain ^spêrons^-nous dans la Croix û nous re/t^ mns de nou^ crucifier»
15 Septembre. 283
S. AIÇHARD, Abbé.
Alcliard ou Achatd naquit en Poitou, vers l'an 6i7. A l'âge de 15 ans iî se consacra à Dieu dans l'abbaye de S. Jouin, Il n'étoit encore que novice, et les malades accouroient en foule pour obtenir par ses prières leur guérison. Ses parens ayant employé leurs grands biens à fondre Fabbaye de Quincai, il en fut le 1er. abbé; mais on l'en tira pour remplacer S. Filbert, abbé de Juraiege. Ce fut U que la vertu de S. Aichard parut avec le plus d éclat. Il trouva à Jumîége 900 religieux dont la plupart avoient le don de miracles. Ses exhortations et encore plus ses exemples, renouveiierent leur ferveur. Un jour il leur fit voir un démoa qui coupoit un grand arbre par le pied pour les écraser tous sou^ sa chûte. Il pria Dieu de retirer de ce monde ceux qui couroient risque de se relâcher dans la suite. Ayant vu un ange qui en touchoil plusieurs avec une baguette, il connut qu'il étoit exaucé. En effet, quatre jours après, tous ayant reçu l'eucharistie, et l'office étant fini, il s'en trouva plus de 300 qui étoient morts sans changer de place. S. Aichard les suivit de près. Ce fut l'an 680 qu'il passa à une meilleure vie.
1 . Toute notre vie doit être une préparation à la mort. 2. Peut-'pn songer trop tôt à prévenir un coup qui nous meyiaœ de si près? S. Quand le moment fatal est venu^ qu il est doux de^y être 'préparé !
£8^' Ï6 Septembre. 1
S. CYPRIEN, Evêque & Martyr, |
CYprien étoit d'Afrique. II fit des progrêî^ étannans dans î étude des belles-lettres. Il enseigna même îa rhétorique a Carthage; nv?v!S i| menoit une vie très-dért^gléej outre qu'il n'avoit^ aucune connoissance du vrai Dieu. Un saint prêtre; oommé^Cecil, vint à bout de ie convertir. Cy* prîiin ayant donc reçu le baptême, laissa tous se^ biens à ses enfans*, et ne s'appliqua plus qu'à ré-| tude des saintes Ecritiirs^, 11 ne tarda pas à êtré fait prêtre, et ensuite évéque de Carthage. Il fu^ obligé de se tenir caché pendant la persécution^ pour être en état d'assister son troupeau. Il eut beaucoup à souffrir des évêques schismatiques, qui firent ce qu'ils purent pour le perdre de répu-! îation. Dans la dispute sur le validité du. baptê^ me des hérétiques, S. Cyprien prit avec trop dot chaleur le parti de ceux qui soutenoient qu'il ttoiî nul; mais il lava cette faute dans son sang, qu'il repandit avec un courage héroïque pour Jésus-* Christ, fan 158
On célèbre encore en ce jour la fête 'du grand pape S. Corftciîle, qui, après avoir gouverné l'église pendant un an, mourut généreusement pouî h foi, ïm 258.
REFLEXION St
î. Les plus grands saints commettent des/ait tes; Dieu le pei'met pour les humilier. 2. S'ils pê ehent par fragilité^ combien de Jais péchons-^mm pur malice. S. Connoissons notre CQrrapfionp e. dé/ions-nous de mm-^mlmeSf \
17 Septembre. 285
L Le5 STIGMATES de S. François.
ITH Frariçoîs voulant passer dans le jeûne et l'o- ^^^mison les quaranl^^e jours ^lû sont entre l'Assoaiption et la fête de S. Michel, se retira sur FAIverne. C'est une montagne qui fait partie de l' Apennin, sur laquelle un seigneur du pays avoit fait bâtir une église et un hermitage |)Our le saint. Un jour il vit un chérubin descendre du ciel jusqu'à lui: il avoit six ailes, dont tleux s'élevoient au dessus de la tète, deux s'éfcendoient pour voler, les deux autres lui couvroient tout le corps; il paroissoit, outre cela, attaché à une Croix. Cette vision ayant disparu, S. François se sentit transporté d'amour pour Jésus crucifié. Il vit en même temps sur ses pieds et sur ses mains, coin nie des clous qui les lui traversoient : à son coté droit étoit une cicatrice dont il couloît quelquefois du sang lî ne put tellement cacher ces njerveiiles, que plusieurs n'en fussent témoins, Coirime elles durèrent encore après sa mort, elles firent vues de tous ceux qu'une pieuse curiosité conduisit à ses funérailles. L'église, pour en coiiserver la mémoire, a voulu qu'on en fit une fête particulière scas le nom de Stigmates de S. François.
î. Bi nous aiynions Je sus- Christ^ no7iS soimaî' fericDis de ?wus transforwer en lui. ^2. Ncn^ tous ne lui resseyiwlercz points tandis que voi^s avrez de Fatiavke au monde, 3. Sans cette ressemblance^ songez que vous n'aurez jjoird.de part à ses pro^ messes^
286 18 Septembre. i
g. THOMAS de Villeneuve, Evêqiîe. 1
T'îomas de Villeneuve naquit Fan 1488, si Fbntplain en Castille. Il n'a voit encore que' sept, ans, qu'il donnoit aux pauvres tout ce qui poMVoit lui appartenir. Il fit ses études à Aîcalaj ïi y proiessa même la philosophie avec distinction) niais l'honneur qu*on rendoit à son mérite lui étoit , trop à charge. Il entra dans Vonlre des Hermites de S. Augustin le jour même que Luther en sori lit. L'empereur Charles-Quint, qui assistoit trèsJ souvent à ses prcdîcaUoos, avoit tant de vénérati^ on pour lui, qu'il accorda un jour une grâce que le prince son fils lui avoit demandée sans pouvoii l'obtenir. Le saint fut nomm? à l'archevêché d^ Valence: il le refusa, comme il avoit auparavant refusé celui de Grenade: mais on eut point égard à sa répugnance. Il se rendit à Valence à pied, portant un chapeau tout usé qui lui servoit depuis vingt ans. Jamais il n'eut de crosse ni d'orne^ ment que par emprunt; car tout son revenu alloîl aux pauvres, dont il se regardoit comme l'écoriO" îîie. Quelques heures avant sa mort, il sut qu'i avoit un peu d'argent, il n'eut point de repos qu'on ne l'eût distribué. Il mourut l'an 1555. ï
REFLEXIONS
1. VJiHmanitê seule ne nous dit-^elle pas de se^ courir les malheureux f 2» Mais uous sommes egw lement sourds à la voix de la ?iature Sç â celle d\ Jesus-Christ, S. Tout pour 7iGtre luxe^ 8^ rien four Dieu, quel partage! \
19 Septembre. 287
S. JANVIER, Evêque & Martyr.
'CW'Anvler étoit de Bcnévent. Le pape S. Mar- I ^ p celiin i obligea de consentir à i'eiection du clergé de cette viile, qui le vouîoit pour son évê- *ique. Le saint obéit & se sacrifia au soin de son troupeau. Il alloit jusque dans les bois pour y selîourir ceux que la persécution faisoit sortir des villes. Son zèle tendre & conjpatissant lui attiroit même la confiance des pajens. Etant allé à Pouz- 26 pour consoler quelques confesseurs qu'on y tenoit emprisonnés, il fut lui-même arrêté év jeté dans une fournaise ardente; mais il n'y perdii. pas même un cheveu. Il fut mis à la torture te ensuite expose aux bètes, dont aucune n'osa le toucher. Enfin il fut condamné, avec quelques autres chrétiens , à avoir la tête tranchée. Le juge perdit la vue en punition de sa cruauté; mais le saint, avant que d'être exécuté, la lui rendit, pour manifester la gloire du vrai Dieu. Ses reliâmes ont été portées à Bénévent, & ensuite à Naples, où l'on conserve de son sang dans une fiole. Ce sang qui est caillé, dès qu'on l'approche du chef de ce glorieux martyr, commence à boullonuer, & devient aussi liquide que s'il sortoit d'un corps vivant.
3 . Heureux ceux qui Umvailîent far état à sau^ ver les amcs, 2. Mais malheur à ceux qui. par leur scandale y sord cause de leur perte, 5. Peut-on êh^e mdiffhent sur une cho^e dont Dieu e.^t si jaloux?
20 Septembre.
S. EUSTACHE et ses Compagnans, Martyrs,
EUstache étoit un des premiers officiers de l'armée romaine. Un jour qu'il étoit à chasse, il vit un Crucifix sur la tête d'an cerf, eti entendit une voix qui lui disoit de se faire chré* tien, et lui annonçoit par avance les rudes épreu* ves qui ratttendoient^ il se fit donc baptiser lui,i sa femme et ses deux enfans. Ayant perdu ses( biens et sa charge, il s'embarqua avec sa famille pour TEgypte; mais le maître du vaisseau lui en4 leva son épouse et le mit à terre avec ses enfans| Eustache les prend sur ses épaules et suit la pre* miere route qui se présente, il rencontre une pe* iite rivière; il met l'un des deux sur le bord, e( passe l'autre : comme il venoit reprendre celui qu'il :avoit laissé, il vit qu'un loup le lui enlevoit, tandiil qu'un lion emportoit le premier. Le saint, sans murmurer, exerça pendant 14 ans le métier de ia-^ feoureur dans an village voisin. Cependant l'em-^ pereur, voulant le faire général de son armée, Ifi îit tant cherclier qu'on le trouva. Il trouva luitneme, d'une ujanière surprenante, sa femme ei ses deux enfans; mais ayant refusé tous quatre d<3 cacrifier aux Dieux, ils furent brûlés dans uri bœuf d'airain, l'an 120.
REFLEXIONS
1. Pensons-nous jamais aux t^'aits singuliers d\ la providence sur 'Rqus? 2. Nous songeons rai'é vient à Dieu, tandis qu il a sans cesse l'œil ouvc¥ sur nous, 3. 0 Dieuf ou serois-je, si vous mé vit'Z un. moment perdu de vu£? i
n SepteTTibrc. 2B3
S. MATHIEU, Apôtre et Evangèlîste,
S Aint Mathieu étok publicaîn, c'est-à^lirej, commis pour la recette des impôts. Jésus-» Christ étant venu à passer près de son bureau, le regarda et lui dit de le suivre. Mathieu quitta tout, s^Tîis délibérer un moment. Inspiré du Saint-Esprit, iî écrivit son évangile, oà il semble s'attacher sur-tout à représenter la vie humaine du Sauveurc L'opinion la plus commune est qu'^ipres la Feotetôte il passa en Ethiopie pour y prêcher la foi. Le roi d'Ethiopie ayant perdu sa fille, S. Mathieif fut appelé et la ressuscita. Ce miracle opéra de grandes conversions. La fille aînée du roi, nommée Iphigénie, se œosacra à Dieu, et son exem« pie fut suivi de plusieurs vierges de lu première qualité, doBt JS. Mathieu forma une fervente coi;i-= flpunaute. Cependant le roi, qui s ttoit rendu ucis premiers à la vérité, vint k mourir, bor fière s t ui« ipara du royaume, et pour se maintenir si.r te trô« île, iî résolut d épouser Iphigeniei mais cette epuu« fee de Jesus-Christ rejeta Jjaateujent la propositiots <^u'il lui en fit. S. Mathieu, au heu de i engager a consentir a ce mariage incestueux, conin e le pretendoit ce prince, la confirma cians sa re^oluti» on. 8ur quoi ce tyran fit massacrer à i;oups d® haches le saint apoue*
1. Dieu qui vous parle aujmird'liut est petd^ être prêt À vous abandonner, 2. Si vous eyitende^ ■sa voix, n endurcissez pas voire cœur, 3. Différer un momeni à le servir, cest risquer votre iiernitê»
290 22 Septembrè.
S. MAURICE & ses Compagnons, Marfyfd»
Âurice étoit colonel de la légion Thébain^ XV Jl JEtant en quartier d'hiver à Jérusalem, il ] connut r. vèque de celte vilie, qui Ini parla si vi vement de k saintété du christianisme, que Mau rice l'embrassa. Devenu chrétien, il devint bien tôt l apôtre de sa religion. Il convertit d'abor^ Exupère & Candide, deux des principaux officier?: & ensuite la légion toute entièrr^ , c'est-à--dire , 6,600 hommes. Quelque temps apr^s, il reçut ordre de passer dans les Gaules, pour y renforcer Tarnife de Maximien Hércule, qui alloit mettre â la raison quelques peuples dont on avoU appris la révolte. Maurice, en passant par Rome, y vit le pape S. Marcellin, qui confirma tous ces généreux soldats dans leurs bonnes dispositions. L'armi^e arriva dans le Valais, & campa dans une vaste plaine. L'empereur ordonna un sacrifice solemnel à l'honneur des Dieux : la sainte légion reçut cet ordre avec horreur: son refus irrita Maximien, qui la fît décimer jusqu'à trois fois. Enfin, com* me elle persistoit à confesser Jesus-Christ, le ty*ran la fit passer au fil de l'épée dans un ii^u nom* nié Agaune, l'an 286.
KÈrLEXÎONS.
1. Le 7)7 on de a ses maximes, mais la crttînte À Dieu remporte sur tout. 2. C'est elle gui d*un hra
officier Jciit lai soldat de Jesus^Christ. 3. i i laisse agir Sf penser le monde , ne songe quà Si
£3 Septembre,
Ste. THECLE, Vierge ^ Martyr^
THècle étoit dlcone en Lîcaonîe. Ses belîés qualités d'esprit et de corps en firent une des personnes les plus acconjpîies. Elle parloit plu-sieurs langues^ et possédoit les questions les plus, subtiles de la philosophie. S. Paul étant venu à Icône, elle eut la curiosité de le voir etdeTentendre. Il ne lui eut pas plutôt parié de Jesus-Christ, qu'elle renonça aux erreurs du paganisme, dont elle sentoit depuis long-temps l'absurdité. Sa jiière apprit d'elle son changement. Toute furieuse, elle la défère au gouverneur^ qui l'ayant citée rui tribunal, fait allumer devant elle un bûcher, Sz. ordonne qu'elle y soit jetée. La sainte entre d'elk-raeme au milieu des flammes : il survient une? pkiie abondante qui les étient, et Thècle se retire rans que personne ose l'arrêter. Peu^ de temps après, elle fut exposée aux lions; mais les Aboyant arriver, elle fit le signe de la croi^, et cesaniniaux- 3a respectèrent. On l'attacha a deux taureaux fu-* rieux, qu'il n'y eut jamais moyen de faire avancer.; Après bien des tourmens, elle se retira en liberté à Séleocie, où elle nopurut daps la paix du Sei^.
REFLEXIONS
1;. Etudions à la bonne heure, mais apprenons d'abord à servir Dieu, 2. CeUe science, qui est uri, don du ciel,, est la seide que Dieu e^ige de nous. 3, QjiL importe de savoir jtout U reste^ si l'on ignore Is^t de. se sauver f
2é Septembre.
NOTaS-DAME de la MERCï»
B Ans le temps que les Maures^ maîtres d^uîîâi grande partie de Î/Espagne, avoâent la guerre avec les chrétiens, ces Barbares^isoient sans cesse sur eux des prisanniers qu'ils chargeoient d© fors, et qu'ils traitoient avec toute sorte dinhuma-i îïki, Pierre Nolasque, geutil-homme du Lan-» g ji»(loc, plus disîiiiguv^ encore pa» sa piété que pai 3ii rrdi séance, se sent inspiré de travailler au sou^ lage -leit de ses frères. Un jour qu occupé d^ cette pensée, il g:mlssoit à son oratoire, la Sainte Vierge lui apparut et lui ordonna dctabîir un ordre qui fer ait une singulière profession de racheter les captifs. Rempli de consolation, le saint vaj trouver S. Raimond de Pegnafort, qui avait eu la îname vision. Tous deux voat demander l'agré-^ ment de Jacqiies, roi d'Arragon. Ce prince îeu» accorda tout ce qu'ils demandèrerM:, d autant plu| voîantia*s qu'il avoit été honoré de son côté d'uné apparition de la Sainte Vierge. L'ordre fut éta» bli sous le titre de Notre-Dame de la Merci de h Jledemption des captifs. S. Pierre Noîasque. comme fondateur, fit le premier, outre les vœm de religion, eelurde travailler ia la délivrance des Chrétiens esclaves. Ce fut Tan 1218» ;
EEFLEXIONS.
1 . Marie est la mere de miséricorde; peut-^ellé en mangtier pour nous? 2. Far notre compassion pour les malheureux^ mentons d'éprouver la siertk ne, S. On est sûr de V avoir pour protmrk'^i quand on la prend pour modèle.
24f Septembre.
GERARD, Evéque & Martyr.
Î^Pi Erard étoit fils d'un noble vénit'en. Il uft- \Jfquit au commencement du lie. siècle: n'ny- ^11 1 encore que 12 ans il entra dans un mona*t<^ re pour y mettre son, innocence, à couvert. Apr- s y avoir passé quelques années, il se seiitit în.^piré de faire le: voyage de Ja terre sainte: il passa par la Hongrie ou le Saint roi Etienne l'arrêta ppur ira^ Tailler à la conversion de ses sujets. Le saint s'y . prépara par ,ua solitude de 7 ans, après lesquels il fut fait évèque de. Cliouard, dignité qu'il accepta parce qu'elle ne lui. offroit que des croix. Il établit la religion chrétienne dans tous son diocèse, et y bâtit , un grand jîombre.d'églises, dont il dédia la plupart à la Sainte. Vierge* Après la mort du roi S. Etienne, il refusa généreusement de couronner rusurpateur,^ dont il prédit Ja mort funeste. Ses travaux apostoliques ne i'empêchoient pas de por^ ter un rude ciliée et de garder un. jeûne continuel. 11 ne faisoit ses voyages qu'à pied ou sur un chariot. Un.jour il fut rencontré par une troupe d@ payçns qui l'attaquèrent à coups, de pierres; mais ces furieux voyant qu^aucune ne l'atteignoit, le ti^ainèrent sur un rocher au. bord du Danube, et le percèrent d'une lance^l'au JQ4î7e
R Ji î' L EX ï ONS *
î. Que de^.gens s* insèrent dans le saint mîniste' ye, attirés par r éclat des dignités! 2. Qm kes-' noits pour vous croire capable d'un emploi qui se» roit redoutable MX Anges? 3, JDes dignités eccle.' sic^s^iques damnent souvent ceux qui les ont rc" iherchies.
25 Septenïbreo
S. FI R MI N, Estëqne & Mar-typ.
Flrmm étoit de Fampeiune, d\me famille trcîîw! Jiiîingaée. Son père et sa miTe étoient p.'r/ens co'^nme le reste des hahitaiis de cette vihew Uii j :):-!r touché de îa douceur c^ui paroissoit dani Li perioniie et din> toutes les derniirche-^ â\xé svilïit prêtre noai^nè H-jnet, ils Tinviterent a muni. gitv ciiez eux, et fe prièrent de fture venir à Fam4 peliine S/i^nt Saturniri, dont il iear av(îit vantj 1^ mûrite. Saiot Sataroin étant venu, convertit cet'^ te famille et pre^^que toute la ville. Firiiiin fit hA? progrès daas la vertu sous son maître, Saiii| H vaet, qu'il fat fiiit prêtre et e^rsuite évètiue d| ? rii jelane. Il ne son^^a pîus dès-lors qu k proi^ curer d^-' la gloire .i Dieu en pr chant par-toaî Févangiie. Ayant exterminé Fidolâtrie de la Nîri varre, il eotra dans les Gaules, annonçant Jtsus4 Christ maigre la fureur des payens. ïî parcouri:^ ainsi l'Auverj^-ne, 1 Anjou, la Normandie, la 1^3 cardîe. Apr s avoir long-temps dans un aPfr^jjx cachot " Beaiîvais. il alla Amiens: les con^ v-M'-^ioris é:^'atante? qu'il y opéra lui attirèrent d| gra^tdes per^^ecutions. Eniin'le gouverneur, Juk lien, te ût mettre en prison, il y fut décapité snnj ancane sentence publique de peur de (j'aelque ^sei
REFLEXIONS
exemple de fous les sainte ôte îouî prêiexm 'rr lach^ttè, 2c Ce qu.e iaiîf d'ardre:^ ont^/(<'Vk ' Kr.-<Sy 'jjid nous emfcch^' de lejaire? 3. Le% trouvent uns fouie d^imiiateun ou les -sai^fÛ
nen trament pas un seul.
2^ 'Sepëfùbre.
a CYPRIEN, k Sce. JUSTi^TÈ- Mâtt.yrs.
rYpnen ctoit d*AntîO(^be ÏI mena une vîfe fori lieentieuse jusqu'à l'âge de SO ans Ce î^uli y eaî de déplorable dans son ' aveog'erïîent>5 C '^'^t cju'il conçut une forte envie de devenir habite magicien, iî fit pour cela differens voyages, h •V!;U 4 b->ut de n'ignorer rien de ce qui C'^îi^cerne cet a^t, diabolique. On s'adressa à -lui pour corrompre, à force de preï;iige?, une vierge nomnii-é Justi- T50, qu'uîî jerine payen recherchoit à cause de sa lai^e beauté, Justine f.it en effet assaiiiie des plus iior- Yibles tentations; m^\^ elle s'adressa aussitôt *<î là iSainte Vierge, ou bien elle faisoît le signe de \A cr-iix: c'en .-toit assez pour confondre 'es pai->sande Wviîct* Cyprien ouvrit enfin les yeux la '^'^'rité; ii coaiprit (|u'il y avait un Dieu, maitre dà c"el, de la terre et des enfers, et que la vraie reii- ■l^'jn et la seule di<^ne de hii, éLoit celle de^ chr-'tiens. Il fut instruit dc^ns la f^i, crut en Jv'-u;--. 'Christ et reçut le baptême. Dès-lors iî s'employa avec un zèle ardent à convertir les idolâtres. Ls V':'i}^ Eï'tohiie le fit arnener avec Justine, et.les a-\;X--'X fait plon-yer d.ms tsne chaudière d'huile bouillante dont ils sortirent saios^ îMes cooduiuii© à avoir ia tète tranchée.
FLEXIONS
^ntion pnnr le ciel et pn'-ir fa îpy'' Z (h vc; de:or>hes /' 2- iJrrf^r (p cl4 tri')m,j)hc''nit de v'>rrc iour. S V'-'ics^même Iriompiiencz de %oir a^p^ fvo^ liens 6/ iùtSo
29@, 2J Septembre,
S. COaIZ et D AMIEN Mârtyrs.
CO«iie et DdïTîien étoient frères et nati a Eg^e en Arabie. Corimnc? ils étoient tous deux zélc^ pour la vraie religion, ils résolurent d'étudier la médecine, afin ^l]^'à la faveur cet art, ils pussent répandre Ja foi dans leur pays. Ils se rendirent en pt^u de temps très habile^, il y avoit peu de maUdies qu'ils ne vinssent à bout de, guérir pljjs encore p^i; leurs privres que par U vertu de leurs remèdes., Chacun,, dès qu'il se sentoit ni,^!ade, venpit ÎQs consulter, et l'idée qu'on avoit de riit^bileté des deux K)*:decins,. disposoit à embrasser la reiigion.qu'ils prê^hoient. Tant de conversions éclatantes et dp gu'risons. miraculeuses, quq les plus, entêtés .attribuèrent à la magie, firent diï bruit. Le préfet v Ly^ias fit donc arrêter leg deux saints: piqi^e de la hardiesse de leurs réponses, il ordonna qu'ils fussentappliqués à la tqrture^j ils furent, ensuite jettes dans la me^ Jes pieds et le$ mains liés; mais un ange rompit lears. liens et les d'^livra de ce daoger., Ils furent attachés à deux poteaux pour y être percés de iîèçhes; n>ais celles qxi'on Jeur tiroit retournoient sur les-speçtatfurv Enfin ils, furent .décapités fan 28^? .
R E F L E X I ON S
1. Il 716 Jaut quttre homme pour être sensible aiisi maux dlauiruù 2. En soulageant rinfîrmlté du corps, n oubliez pcii, celiede l'am^, 3, Quellç consolalion pour un malade^ qu m wi f çampatiasantH
fS Septembre.
1 S. VÎNCESLAS Roi & Martyr.
VIncesIas, fils de Uratislas, duc de Bohème, fat un prince des plus accomplis. Sa vertu lai attira la. haine de Drahomire sa mère, qui étoit puyenne, et de son frère Bolesslas, qui ne ressem- Woît que trop à Draîiomire. Après îa mort de Uratisîas, Vince^las fut reconnu pour son successeur. Il gouverna ses sujets avec une bonté de pere. Il étoit plein de tendresse pour les pauvres et de respect pour les cvêques et pour les prêtres; ïl se faisoit un honneur de leur servir la messes enfin. cVtoit un modèle de piété et de dévotion. L'empereur Othon ayant convoque une diette, Vi«ceslas, qui devoit s'y trouver, se fit un peu attendre parce qu'il étoit à la messe. Déjà Tempereur s'impatientoit; mais qu'elîe fut sa surprise lorsqu'il le vit entrer accompagné de deux anges. lî alla au devant de lui, ie fit asseoir A sa droite & lui accorda pour toujours le titre de roii Drahomire cependant et Boîeslas cherchoient A se défaire de lui. Un jour le saint roi étant âllc faire sa prière à régltse, l'impie Boîeslas y entra et lui donna deux coups d'cpée, dont il mourut sur le ehamp, victime de son zèle pour la religion et,.. \ pour l'honneur des autels. Ce fut l'an 938,
RE FLEXION S
1. Il est dijfi,cile d'être henrmix et de ne 'pas s'oublier. 2, Il seriMe que les richesses et les ho?!mem^s donnent droit de violer la laide Dieu, 3,
\ C est ainsi, mon Dieu, quon tourne contre vous
i *J05 propres hienfaiis.
^9- Septerïibre,.
S. MICÏIEL, Archange.
SAint Mîchel a tovijours été regardé com'Tîe le. ch'jfdcjla milice céleste,, et celui à qui Dieu a coi.TKois la garde du monde entier. Il est parlé de lîii dans plusieurs endroits de l'écriture. S Jeam dans rapjC'ilypëe nous représente le corrîbat qui se donoa eotre S. Mfchel e!: les bons Anges d'une p>3rt, et de Tautre Lucifer accompagné des ruau-^ vais anges. Tout i'avantage fut pour S. Michel^ et le dragon inPerna! fut précipité dans l'abyme. Depuis l'ascension de jQsus--chiist il n'est parlé de l'apparition d'aucun ange en particulier que de S.. Micht^l. Ce glorieux archange a donné aux chrétiens en piusieurs occasions des marques visibi :s du soin qu'il prend d'eux. La France l'honore en particulier comme soq • protecteur, et c'est ^ p»^)ur reconnoîfcre cette protection, que Louis Xî • institua l'an i 159 l'ordre militaire de iS. Michel. Il Bîirite encore que nous l'honorions singnUèrement à c iuse de Teroploi dont Dieu l'a chargé, qui estj com nele dit l'église, de pr.èsenter nos ames après notre mort devant le trône du tout -puissant. La fête qu'on célèbre en ce jour a été instituée eiiîiaémoire de son apparition sur le mont Gargan^.
RE F LE X ION S
L Le démon est un ennemi redoutable contre lequel on a besoin d'un pnissayit secoure. 2. Les Anges sont pour nous, ne nous rendons pas indi*gnes de leur protection, S. Invoquons-les souvent^
surtout evitom. ce tjui peut blesser kur^yeiix^
SO -Sxîptemlrre-
g. JEROME, Prêtre & Docteur de l'Eglise.
."^Erôme naquit Fan à wStridon en îlîirve. ' ^ J Apr'ès y avoir fait ses p'\:ïnières études, il alla 8i3 nerfectionér a Rome sous ie célèbre grammairien Donat. îl étoit dep. tîaiïs un âge mûr lorsqu'il feçut le baptême. Dès ce moment il résolut de trouver dans la pénitence un frein à la vivacité de ses [)assions. Il fit de longs voyages pour connoltre les plus grands hommes de ce tems-îa. Une vision dans laquel il lui sembla que Dieu lui reproc^ioit d'être plus cicéronién que chrétien, lai fit quitter toute étude profane, pour ne s'occuper que de celle des livres saints, dont il fit la traduction avec «n grand travail. 11 retourna à Rome où il se chargea de ta direction de plusieurs saintes filles et veuves. Les plus célèbres furent Ste, Paule et Ste. Eustochie sa fille, qui le suivirent h Bethléem, où elles firent bâtir deux monastères. S. Jérôme^ malgré les austérités qu'il pratiquoit dans sa retraite, étoit assailli des plus rudes tentations. La seu-» le pensée des jugemens de Dieu pouvoit fixer sort imagination, qui quelquefois lui rapeloit ce que Home avoit de plus séduisant. Après âvoir combattu fortement tes hi rétiques, et enrichi l'église de ses ouvrages, il mourut l'an 420.
REFLEX IONS,
1. C'est dans tes saints livres g non pnise des senîinwns de piélê, 2. Comment serez-^vous plein de Dieu, si vous ne lisez que des livres profanes? S. Le st/jle étudié de ceux^-ci vaut-il la noble sim* pîicité de ceux-4â f
1 Octobre.
S. RSMY, Evêque & Canfesseur*
REmy naquît à Laon. Soc^ père Enulie étoit, seigiieur de cetce ville. Ste. Cilinie, sa re, l'éleva avec un soin tout particulier. Dieu bénit son sèle, et le jeune Revny étoit un prodige de; sainteté et de science. Il n avoit que 22 ans, lors qu'après la mort de Benade, éveque de Rheims, tous les suffrages se réunirent en sa faveur. Oi^ passa par-dessus les règles ordinaire, et il paroît bien que la vertu peut suppléer à Tâge. Jamais évêque ne remplit mieux les devoirs de i'épiscopat^ La converiion de Clovis fat comme son ouvrage^ Ce prince avoit d 'j t promis de se faire chretiefV| s'il di'faisoit les Allemands; les ayant en effet vain4 eus, il vint à Rheims, où S. Remy l'instruisit et 1^ baptisa, avec plus de 3,000 personnes de sa suite Gomme il vouloit le sacrer roi, une colombe ap^ porta la sainte ampoule, qui a servi depuis au sa^ cre des rois très-chrétiens. Clovis honora depuiii ce jour le saint évèque comme son père. Tous les François se convertirent à l'exemple de leur roi; S. Remy ne se servit jamais de son crédit au près de Clovis que pour affermir et étendre la foi dans les Gaules. Il eut une révélation de sa morfc^ qui arriva Tan Son tombeau devint célèbr^
par les miracles qui s'y firent.
REFLEXIONS
1 . C'est; peu d'avoir embrassé un etnt saint, i Von nen remplit les devoirs. 2. Plus votre eta vous élève au-dessus des autres, plus vous contraô tez d'obligations, 3. C'est par^à que les grand^i dignités sont de grands Jardeauz.
f Octobre*