Août
S. LARGE, Cyriaque, SmaraodE; M art.
MAximien ayant été^ associé à l'crapire par Dioclétien, voulut lui en témoigner sa r€connoissance en lui îliîsant bàîir ùn superbe palais, qui sub-i^te aujourd'hui sous le nom de Thermes de Dioclétien, Les chrétiens furent employés à ce pénible ouyragei,..on , les forçoit au travail sang le\?r donner le moindre soulagement Cyriaque, Large et Smaragde qu'on ne savoit pas être chrétiens pourvoy oient de leur mieux aux besoins de tant d'illustres confesseurs, ils prenoient même la place des plus foibles avec une charité qui surprênoit les officiers. Maximien en fut informé; il les fit mettre dans un cachot, d'où ils sortirent quelque tems après pour délivrer du démon une des filles de Dioclétien, Le malin esprit ne la quitta que pour s'emparer de la fille du roi ile Perse. Il vint des ambassadeurs de. sa part pour amener Cyriaque, dont le démon avoit lui-mêïïie confessé la puissance. Cyriaque et ses compagnons délivrèrent la princesse, qui se convertit avec son pere et plue de cinq cents payens. Les trois saints revinrent à Rome, où Mixiraien, altéré da sang chrétien, leur fit trancher la tête. Tan
REFLEXIONS
L Faire du Men à ceux qui mus font du maU cest un langage inconnu au mondain, % Dieu (jui nous remet tant de dettes, mérite que nous lui sa- CTîJlons nos ressentimens. S. On se fait plus de mal iin se vengeant qiCon en fait à celui dont çn se venge.
544 9 Août.. 1
B. ROMAIN, Martyr. |
EOmain étoit soldat de la garde de Tempereur Vaîerien. C'est en cette qualité qu iî assistoit aux supplices qu'on faisoit souffrir à S. Laurent: iî apperçut un jeune homme d'une beauté plus qu'humaine, lequel avec un mouchoir essuyoit la sueur et le sang qui couloient dit corps de ce glorieux Martyr: convaincu à cette vue de la vérité de notre sainte Kelfgion, il s'aprocha du Saint, lui déclara ce qu'il voyoit, & le pria de ne point l'abandonner. 8. Laurent ^yaat été détaché et reconduit en prison, Romain le vint trouver, et lui présenta une aiguière pleine d'eau, il le supplia de le baptiser. Laurent l'instruisit, et ayant béni l'eau, le baptisa* L'empereur informé de la conversioçi de Romain, se le fit amener. Le Saint sans attendre qu'on l'interrogeât, s'écria dès qu'il apperçut Tempereurr Je srns chrétien. Valérien ne crut pas qu'il fut besoin d'un plus ample examen, iî le condamna à être décapité: ce qui fut fait Tan 250. le 9® jour d'Août, la veille du martyre de S. Laurent. Son corps fut enlevé par un saint Prêtre nomme Justin» et enterré au champ Veran.
L Ne saurions-nous donc imiter que ceux do?ît l'exemple nous perd? 2> Nous lisons la vie des; saints sans aucune envie de nous former sur eux. S, SI nous ne les prenons pour modelesp un jour ils seront nos Juo-es,
10 Août, U''
i s. LAURENT, Martyr.
Aint Laurent naquit à Huelca en Arragon vers, ^^^le milieu du S^^^. siècle, i^jant été élevé , dans la religion chrétienne, il voulut passer à Home, le centre du christianfsine. Le pape S. Xiste fat chargé de l'innocence de ses mœurs et de son zèle. Il le fit Archidiacre de l'or^lise romaine. En cette qualité il donnoit la communion au peuple, et distribuoit les aumônes, La paix dont jouissoît l'église sous Valèrien fut troublée par la plus violente des persécutions, S. Xiste fut arrêté: Laurent auroit bien voulu le suivre; mais il étoit réservé à de plus grands combats. Le tyran ayant su qu'il étoit le dépositaire des biens de l'église, lui commanda de les lui montrer. Le Saint rassembla une troupe de pauvres et les présenta à l'empereur, comme étant ce que les chrétiens avoient de plus préciei%x» L'empereur irrité le fit déchirer à coups de fouet: on lui disloqua les membres sur un chevalet. Un soldat voyant un ange essuyer le sang qui couloit de ses plaies, se convertit. Pour dernier supplice on fétendit sur un Gril pour y être brûlé; mais Laurent toujours tranquille levoit les yeux au ciel. Il mourut en bemssant le Nom de Dieu, l'an 250.
^ REFLEXIONS
' ^1. Dieu nous demande bien peu, et ce peu nous [le lui refusons, 2. // xieui que nous Jassions gloire d'être à lui et nous en rougissons, 3. Nous crai^ gnons plus une raillerie que les inartyr^ ne crai'* gnoitnt la rage des tyrans.
246 11 Août. I
Ste. SUZ ANNE, Vierge et Martyr. |
SAînte Suzanne étoit Romaine, fille de saîn^ Gabin, et nièce du pape saint ' Caïos, tous deux neveux de l'empereur Dioclétien. Ce Prince ayant créé César, Maximin Galère lui avoit donné en mariage Valérie sa fille unique. Valérie étant morte, il voulut lui faire épouser Suzanne; il sa" oit bien qu'elle ctoit chrétienne; mais il ne crut pas que ce fut une raison d'être refusé. Il envoya â Gabin un de ses parens nommé Claude, à qui le Saint parla de Jesus-Christ avec tant d'onction, qu'il le fit chrétien lui et toute sa famille. L'empereur envoya Maxime; il en fut comme du pi^mier. Dioclétien fit arrêter ces nouveaux chrétiens qui reçurent bientôt la palme du martyre. Suzanne fat aussi emprisonnée, mais rien ne put l'ébranler, m la vue des plus aifreux supplices, ni les plus flatteuses espérances. Elle avoit voué sa virginité à Dieu, et la qualité d'^'^pouse de Jesus-ChrisJ lui parut préférable à celle d'impératrice. Après avoir été déchirée à coups de fouet, comme elle, refusoit toujours d'adorer Jupiter, elle eut la tète tranchée l'an 295,
REFLEXIONS
1. (Test acheter bien cher les honneurs gue d\i/ parvenir aux dépens de son devoir» 2. Quelle Jolie de sacrijier 1 éternité pour des iitres qui ne ren^ dent pas plus heureux ! 3. Qii est-ce que tous les honneurs pour une ame qui 7ie voit rien de solide que Dieu ?
12 Août
. Ste. CLAIRE, Vierge.
CLaire étoît d'une ramille très-illustre. EH^ naquit h Assise i an 119S. Sa mere lui df^Mnii \e nom de Claire, parce que Dieu lui avoit revcl j que cet enfant écîaireroit un jour le monde par sa sainteté. Et) effet dès sa plus tendre enfance, elle aioia la. prierè et la mortification. Sous de riclurs habits elle portoit un rude cilice. Ayant eu un entretien avec S. François, elle conçut le dessein d'un ordre de filles, tel que celui qu'il venoit d'instituer pour des hommes. Elle se fit donc couper les cheveux, et s'étant revêtue d'une robe de pénitente, elle assembla de jeunes viergeSj auxquelle^s elle donna des règles qui furent approuvées par Innocent IIL La pauvreté s'observoit tellement daojî îe moh^tère qu'un jour à l'heure du repas il ne se trouva qu'un petit pain: la Ste. le coupa, et l'ayanî; distribue, il s'en trouva assez pour nourrir plus de 50 religieuses. Une autre fois qu'elle étoit maîade les Sarasins étant près de forcer son monastère, elle se fit porter à la porte avec la Ste. Eucharistie, et dès qu'elle eut imploré le secours du ciel, les ennemis prirent la fuite et levèrent le siège de la ville Elle mourut Pan 1153 au milieu de ses clie"*» res filles.
EEFLEXÎONS*
1. La vraie sagesse n amasse de trésor que ceut qy'on ne peut lui enlever. 2. Il sait que le riche et le pauvre en sont au même point après la mort, 3» Souvent les richesses ne servent quà perdre celui qui les possède.
15 Août.
Ste. RADEGONDE, Reîne.
MAdegonde étoit fille de Berthaire, roî Tharirïge, qui fut assassiné par ordre- d'Her- Hiaoiroy son frère. Thierry roi dWustrie, et Clotaire roi de Soissons, portèrent la guerre en Thuringe et en revinrent victorieux avec un butin infini. Parmi les prisonniers était la princesse Radegonde, qui des-îors étoit un modèle de vertu. Clotaire charmé de sa beauté, en fit quelques aimées après son épouse. Elle avoit promis à Jesus-Christ de rester vierge, mais il fallut obéir: elle ne cliangea rien pour c^la dans ses pratiques. On la trouvoit en tout tems, ou k son oratoire, ou aux pieds des pauvres dans les hôpitaux. Les courtisans en murmuroient, le roi lui-même lui en fit des reproches. La Ste. Reine crut avoir trouvé une occasion de se re*tirer; on le lui permit. Elle aila à Poitiers et y fonda un monastère dans lequel elle prit le voile des mains de S. Médard. Clotaire se repentit d'avoir laissé aller une épouse si digne de sa tendresse; mais Radegonde redoublant ses prières, Dieu ne? permît pas qu'elle fat tirée de sa sohtude. Elle y passa paisiblement le reste de ses jours, et y mourut l'an 5S7.
REFLEXIONS
I . Heureux celui qui libre de tout autre sohipeid ne s'occuper que de Dieu, 2. Seul avec lui, il goû" te des douceurs ineffables, 3. De dessus le rivage il voit avec pitié les dangers des. mondains*