‹ Abrégé de la vie des saintsChapitre 23 sur 34 · REFL E X 10 N S · texte numérisé non relu

REFL E X 10 N S

î . TJcuYPMx celui qiii sait se passer des liens que le monde estime iant. 2. Dieii seul lui A'///7^. et avec Dieu, il ne manque de rien. S. Comme il na point de désirs^ il na ausù ni crainie^ ni inquikii^

' ek ,

s Octobre.

S. PLACIDE et ses Compagnons, Martyrs.

PL acide etoit fils d'un sénateur romain, A Fâ« ge de sept an,s, ii fut à SuWac sous la discipMlie de S. Benok, qui en prit un soin paîliculier. Le sain4: enfant ne trauvoît rien de pénible dans les pratiques du monastère; il étoit le premier » tc^ut. Ur^ jour il ei^t oindre daller puiser de i 'eau dans le lac voisin, se laissa tomber dedans, et les fl'.>ts rem})ortoient, lorsque S. Benoît envoya son disciple S. Maur p/our le secourir. MauF obéit-, îB:S-rche sur les eaux, et ramène Placide plein de vÏQ' ai bord du lac. Placide, depuis ce miracle, ne îit que croître en ferveur, S. Benoit le regardai!; clèja comme le plus bel ornement de son ordre, lï Fenvoya en Sicile pour y établir un monastère* Le saint fut reçu sur son passage comme on- ange descendu du ciel. Quelques jeunes seigneurs^ touchés de sa vertu, embrassèrent sous lui la vie religieuse, îl bâtit pour eux un monastère t>î'gs du pont de Messine. îl y faisoit fleurir la piété depuis cinq ans, lorsqu'un payen, fameux pirate, vint troubler la paix qui régnoit en ces lieux. Placide et trente-trois ses compagnons n'ayant pas voulu renoncer à la foi, reçurent toutes sortes d'outrages, et eurent enân la tête traBchèe Faa

REFLEXIONS

î . La pureté du cœitr est ordinairement le fniit d'une sainte éducation, 2 Les premières leçryns laissent des traits qui ne s' e^jfacsnt jamais > 3* H-eU" reux les parens gui savent les donner^ et les enj'an^ qui savent en profiler^

6 Octobre,

s: BRUNO, ConfesseuFo

B Tluno naquit à Cologne vers Tan 1060. Il ût un progrès merveilleux dans les lettres. 11 fut d abord chanoine à Cologne, et ensuite théologiende Ilheims; mais comme on vouîoit Félever sur le siège archiépiscopal de cette ville, il s'enfuit et se tint caché jusqu'à ce qu'on en eût choisi un autre. Comme il étcit à Paris et qu'il assistoit aux funérailles d'un docteur qui avoit passe pour un grand homme de bien, le mort se lève et crie d une voix laaientable^ J'ai- été condamné au juste jugement de Dieu. Ce spectacle toucha Bruno; il va avec six de ses amis à Grenoble trouver S. Hugues, et le prie de lui céder un désertalFreux nommé la Chartreuse, pour y vivre retiré du monde» Ce fut là qu'il jeta les fondernens da cet Ordre si célèbre par son austérité. Il y demeura six ans, après lesquels il lui fallut obéir aux ordres du pape Urbain II, qui i'appeloit à Rome pour se servir de ses con-» seils. il n'y fut pas longtemps sans regretter sa chère solitude. Il trouva de nouveaux compagnons avec lesquels il se retira dans le désert de la Torre en Caîabre. Ce fut là que cinq ans aprèi, couvert d'un rude cilice, ie Crucifix sur les lèvres, il expirss l'an 120L

REFXEXIONSo

l^ Cest hors du bruit et du îumuîie qtCon eri'» tend la voix de Dieu, 2, Est^-ce vivre qiie d^kre occupé sans cesse des affaires de ce monde* 3. Diew peut-^il entrer dam un cœur quil trouve occupé paf la ùagiitelkt

ï Octobre*

La Fête du S. ROSAÎEî;. '

IA dévotion cla Rosaire consiste à fécitel* ^en l'honneur de la Sainte Vierge quinze Pater & cent cinquante Ave Maria, S. Donai^îiique, à qai cette pieuse pratiuue fut révélée par la oi^re de Dieu, lit tout son possible pour rétablir p'àvcrA les fidèles, d'autant plus qu'alors les Albigeois travailioient, coaime ons fait tous les hérétiques, à abolir ie culte de Pvîarie. Il se forma de pieuses c.onfrairies sous le nom du Iloiaire. Les princes chrétiens ayant remporté une glorieuse victoire sur les Turcs le même^ jour que les confrères s'assembloient pour fair^ des processions, le saint pape Pie V, qui n'a-voit pas peu contribué à cette entreprise, né douta point que ce succès ne fut dû à leurï prières. La même chose à peu près étant arrivée l'an 1716, lorsque' les Turcs furent défaits en Hongrie, et qu'ils furent contraints de levei le siège de Corfou, Clément Xî, qui attribuoil ces avantages à la dévotion du Rosaire, en a étendu la fête à toute féglise pour le premiei Dimanche d'Octobre* )

REFLEXIONS»

1 . On arrive an Père par le Fih^ et au Fils paf, la Mere, 2 Mn Jils tel que Jssus-Christ pourrait^ il rien refuser aux instances dt sa mèref 3. Une Mere telle que Marie pourra it-elie rejeter ceux qui J.e&ue-^Christ a aimé s f ' \

^8 Octobre.

Ste. BIRGITTE, Veuve.

■<^|r^ IrgUte, vulgairement Brigitte, naquît ver© ^^^lasî ÎS02, d'un prince du sang royai de Suedec Son père la donna a élever à une de ses taotes, dame très-vertueuse; naais J. C. voulant ùtre îui-même son maître, il se montra à cile tel qvCil ('toit sur la croix. Cette vue si touchîinte s'imprima si avant dans s-on esprit, qu'elle parloit sans cesse de Jo C. avec une effusion de krîiies qui riiarquoit son amour. On l'obligea cependant à se marier. Elle époii&a Wulson, prince de Nérieie^ et en eut huit enfans, dont l'un Èit Ste. Catherine de Suède. L'exemple de Birgitte, plus encore que ses instructions, sanctifia celte nombreuse famille; son époux n:iême à sa persuation, se retira sur ia tin de ses jours dans l'ordre de Citeauxa Aiora la sainte n'ayant plu& rien qsjî l'attachât au monde, ne s'occupa plus que dîi soin des pauvres & de ia prière. Elle portoit la mortification jusqu'i renouveler tous les vendredis une plaie qu'elle avoit au corps, en y ver«» sant des gouttes de cire ai-dente. Dieu Fhonoroit lie fréquentes révélations; elle fît par pénitence le péi/;;rînage de S. Jacques, de Rome et de Jé<^ rusalem. Ce fut au retour de ce derniei' qu'eU le mourut l'an 1373,

REFLEXIONS

î. La vraie vertu consiste à s'acquitter des de^ ^oirs les plus commims, % Le vrai dévot sait quit'^ ter à propos la prière pour le service du prochain^ S- A quoi bon de si lonws prières^ si elles vom Joui négliger le som de votre maison ?

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