SOS
8 Octobre*
Ste. PELAGIE, i
SOiïs Tempereur Théodose, îî y avolt à AntiO'^ die une feasme connu dans toute la ville par^ ses débaaclies); elle s'appeloît Pélagie. Un jour que Noanius, évêque d'Edesse, faisoit un discours! devant plusieurs évêques assemblés à la porte à\û î)e basilique, Pélagie vint à passer toute couverte de pierreries, dont l'éclat rehaussoit celui de së^ beauté. Le saint évéque sVtant arrêté a k regar-^ der, reprit son discours en ces termes: Avez--vou$ vu les soins que prend cette fsmm 3 pour plaire aucâ hommes^ et que Jaisons^nom pour plaire h Dieuf Quelques jours après le même faisant un discours sur l'horreur du pèche, Pélagie, qui y ètoit venu© plus pour voir et être vue (jue pour s'instruire, se sentit touchée. Elle demanda le baptême avec une telle abondar^ce de larmes, que les» évêques, touchés de sa pénitence, le lui accordèrent sans lui faire subir les épreuves ordinaires. Ayant don* Kîé aux pauvres tout ce qu'elle possédoit de bierr^ elle prit un habit d homme et se retira proche Jériisalem dans une cellule dont elle fit muraiiler la porte. Après quatre ans d'une pénitence affreuse^ ©n l'y trouva morte et revêtue d'un rude cilicee
RE FLEXIONS
î . La vraie pénitence se connaît à des siennes qui ne sont point équivoques. 2 Expier le passée se prêcautionn^r contre l'avenir^ c^est en quoi consist^ ia co;aversion, 3. Hêlas ! bien des ê :heurs vont oM Gon/bue^ et trh'^peu retournait à Dicu^ 9
$ Octobre*
I S. DENIS et ses Compagnons, Martyrs;
iTT^Enis vint au monde huit ou neuf ans aprèt jl ^hd naissance de J^siis-Christ. li t toit d'Ar thenes, et ce fat dans cette fameuse ville qu'il se rendit habile en toutes sortes de sciences, et principalement dans Fastranamie; de telle sorte qu'il jugea, par l'éclipsé qui arriva à la mort de Jesus- Christ qu'il sepassoit quelque chose de surprenant dans îa nature. Il étoit de cet illustre sénat nommé l'aréopage, îorque S. Paul arriva à Athènes, et il fut un de ceux queTapotre convertit. S. Depis, apr s avoir gouverné Tégiise d'Athènes, et avoir instruit les fidèles par ses pieux tbrits, vint a Rome accompagné de Rustique et d'Eleuth^^ rCa Le pape S. Clcnient les envoya dans les Gaules. Ils arrivèrent à Paris et y parlèrent avec tant de ^èie, qu'ils persuadèrent un grand nombre de leur^ auditeurs qu'il n'y a qu'un Dieu. Tant de succès firent du bruît. Fescennien fit arrêter les trois saints. Ils furent tourmentés en miiie manières;. iBiais Dieu les soutint et les fit triompher de la rage I du gouverneur; ils furent enfjn décapito-s. On dit î que le corps de S. Denis se leva, prit sa trte et la I porta à deux iieus de Paris, dans l'endroit oà l'oïii j a bâti depuis un célèbre monastère sous son nom»
R E F L E X I ON S
. î . Arlnih'ons le courage des ho imites npastoliçues^ tâchons de rimiter. 2. Avons-nous jamais cher-' eké à fragner des âwes à Dieu? 3. N'aurions-^ nous pas plutât d nous reprocher la pcrtSv èiermlie^ 4^ (pielfiiunc f * V
10 Octobre*
S, FRANÇOIS DE BORGÎÂ.
Filançois de Borgîa, quatrièmtî duc de Can-. die, vint au moade l'an 1510. Il passa ses pre iîièrei années à îa cour de l'Infante Catherine, sœur de Cliarles-Quint; et à celle de ce prince lui- Hîê ne. qui l'honora tovijours de son affection. Il épousa dans ia suite Eléonore de Castro, dont il eut cinq enfans, L'impi^ratrice Isabelle aant morte, dom François (lit chargé de conduire le corps à Grenade. La vue de cette princesse, dont la mort avoit elFacé tous les trait.^, Feffraya et le toucha. li avoit toujours été l'exemple de la cour; mais il conçut le dessein d'une vie plus parfaite .Ayant été fait d''s ce teraps-là vice- roi de Catalogne, il eut grand soin que Dieu fut bien servi dans tout son gouvernement. Devenu veuf à l'âge de trente-six ans. il fit vœu d'entrer dans la compagnie de Jésus, & y entra après avoir réglé les affaires de sa maison. Il refusa constaniment la pourpre romaine. Son humilité profonde, sa vie mortifiée, sa dévotion à l'autel dès qu'il fat prêtre, et d'aiitres vertus auxquelles sa naissance donnoit un nouvel éclat, le ftrenî respecter des grands et des petits. 11 fut le troisième g 'o^rai de sa com])agn!e, qu'il perfectionîaa par de sages r^'^glemens. Il mourut l'an 1572*
REFLEXIONS
1. C'est faute de connaître le monde quon ^'at* iache si fort â lui, 2. La retraite dêtridroit des 'préjugés que la dissipation seide à formés. 3» Peul-o:z se plaire., dans une: erreur dont on sera têt ou iard la vtcime ? '
îl Octobre.
S. NICAISE, Evêquc c^r MartjT.
ryîcaise, selon quelques fiutenrs, ttoit Grec de naissance; Ji fut converti avec 8. Denis iïu^éopagite, qu'il accor^pagna jusqu'à Kome; il vint aussi dans ies Gaiiies; rnaih au iitu ^ de réciter à Paris, il prit son chemin vers liouen, nienaiii; avec lui S. Quirin & S. Egobilie. FartjjvX lis prèclioient la foi, et leur prédication étoic souteDue par d'tclatans miracles, il y avoit au village de Vaux un héTrrible dragon qui désolait les environs: S. Quirin lui lia autour du CGu l étole de S. Nicaise l'amena devant le pauple, et le fit mourir à ses pieds. Trois cents dix-huit des habitaos, témoins de ce rriiracle, en î brassèrent la foi. Nos troisi maints vinrent ensuite a la Roche-^Guyon et y convertirent Fience, dame du lieu, qu'on honore aujourd'hui comme sainte. Fescenin^qui venoit de répandre le sang de S. Denis, arrêter les trois apôtres, €t ordonna qu'ils fussent décapités. Leurs corps fiirent laissés par terre; mais pendant la nuit ils se levèrent, & prenant leur tête entre^leors mains, ils passèrent la rivière et s'arrêtèrent dans Tendroit où ion a bâti une cg'ise en leui honneur.
EEFLEX'|%N'S*
I. Peut-on direl/?c'on aime Jcsus-Christ qaamd ' m ne veid rienfiire ponr lui? 2. Et Jcsus-Christ peiit-^d aimtr cevx qui crnîo nent de lui res&e^ibk r? Soijffyo/is avec Jésus- C fi ri^^^^ pcnoÊMésus-^
Chmif ûjîn de P^^'^^t^^f^
gl2
î2 Octobre.
S. WÎLFRID, Evéqae & Confesseur,
Aint Wilfrid naquit vers Tan 634, dans fe Vroyaume de Nortîmmberiand. II quitta à lage de doi^ze ans la maison j3aternelîe, pouf passer à la cour; mais ayant déclaré 4 la reine Laafiède qu'il ne vouloit plus servir que Dieu, elle lui permit de se retirer à Lindisfarne. Il alla de là a Rome, où l'archidiacre Boniface lui expliqua les livres sacrés, il passa par Lyoa pour revenir en Angleterre, et y reçut la tonsure des mains du saint evêque Anemond. Etant arrivé dans sa patrie, li fut fait évêque d'Forck, malgré ses répugnances. Dès qu'il fut en posfîessîûïî de son église, iS s'appliqua à faire Éeurir la religion et à réformer le^ mœurs. Mais' Dieu permit que jusqu'à la fin de sa vie il trouvât des ennemis irréconciliables dans les évêques sckisraatiques et dans le^i^igneurs de la cour. On le caiomnioit, on tTaiHîloit même à le déposer comme indigne de fépiscopat: il fut obligé, mit pour se justifier, soit pour mettre sa vie en sûreté, de passer en France, et de France à Rome. Il ne laissa pas en ces temps d'orages de gagner bien des ames à Jt sus-Clirist. Il inoumt eiiiin dans son église l'an 709.
î . 'Rien ne peut abattre ctlid dont Dieu est l ap* pni, % ïl forme de grands desseins et peut toui dans cehii qui le fortifie, S,'iNous ne sommes si là* €keE q^ÊjfaidâÊÈ^ le maure que mus
13 Octobre.