‹ Abrégé de la vie des saintsChapitre 25 sur 34 · SIS · texte numérisé non relu

SIS

S. EDOUARD, Roi d'Angleterre.

EDouard, roi d'Angleterre, troisième du nom> vint au monde vers le commencement du onzième siècle. A peine étoit-il né qu'ii faU lut îe porter en Normandie, pour ie soustraire à la fureur des Danois, qui remplissoient alors TAngieterre de sang et de carnage. Le jeune Edouard croissant en âge, croissoit aussi en piéîé, On l'appeloit lange de Ja cour. Le temps vint pour lai de monter sur îe trône de son père. Comme l'irruption des Danois avoit mis la religion et ^ j'ttàt dans un alFreux désordi*e, il eut à rétablir ïua et l'autre, et le fit avec succès. Les grands du royaume le pressèrent si fort de se marier, qu'ii fallut les satisfaire, malgré le vœu qu'il avoit fait de chasteté perpétuelle; mais la [)rotectioi) de la reine des vierges lui fit trouver dans la princesie ,Editlie une épouse digne de lui ^ t qui s'ctoit erga» gée par le même vœu. Ce religieux prince reçut de Dieu les favC'Urs les plus signalées. Ln jour trouvant un pauvre qui ne pouvoiî pas ïnème se traîner, il le prit sur ses épaules, le porta à l'église^ et le malade fut guéri. Une acîre fois étant à la ïïiessej il vit J. C sous sa forme naturelle. Le joiR' de sa mort lui tut révélé; elle arriva l'an ICt^,,

EEFLEXIONSo

1. La vertu triomphe par-tout, mais avec bien plus d'éclat sur le iront. 2. l.hi roi (jui l'ai ûw rl^ pie Mir lui-'Viême pl^ÊfÈiicore fpie a^;/- ses, sujets» 3. Elle lui apprend d'aùÊimfL^U^ rivale avç(^

t humilité dirétiennd

Slé

14 Octobre,

S. GALISTE, Pape et r.Iartyr.

l Aîiste étoit Romain. Après le Martire de S. /Zephirin, qui arriva Tan 21-8, ii fut élevé sur le saint siège» Léglise jouit d'une paix profonde sous son pontificat; il en profita pour faire de nouveiîes conquêtes a J. C. Ce fut lui qui fit fàif-e sur îe chemin d'Appius ce fameux cimetière où l'on prétend qu'on a enterré 174?jOOO martyrs^ Il fit aussi bâtir à Rome une église en l'honneur de Fenfantement de la èainte Vierge, dans un endroit d'où l'on disoit qu'il étoit sorti une grande abondance d'huile au moment que J. C. naquit. La religion fleuris- >^oit à Eciiie lorque la persécution se ralluma à Toccasion d'un événement que les idolâtres attribuèrent aux sortilèges des chrétiens. La foudre tomba sur le capitoie, et réduisit en poudre Fautel de Jupiter. Les payens effrayés ^e retirèrent dans une maison oà ils trouvèrent S. Caliste avecun grand nombre de chrétiens: il étoit prêt d'offrir le saint sacrifice, fi fut présenté au gouverneur, qui le fit cruellement bâtonner. On le laissa cinq jours sans nourriture; enfin il fut traîné dans les rues et jetté dans un puits la sixième année de son pontificat.

î. Les ^fidèles persêcnf es trouvoient leur force ei leur consolation dans' l^eucharisiie, 2. Parce que V église jouit de la paix^ ce fain sacre cniroit-m pi'rdu sa fo^'ce f- S. Cehii qui s'approche sans J(d^ de la ^à^e iakk^ s en ret^tans Jruit.

15 Otobre.

Ste THERESE, Viérge.

Tîler^se naquit à Avila l'an 1515. Les saintes lectures qu'on lui faisoieni ikire lui inspirèrent dès j âge de sept ans i'amour du martyre, elle éroit dèjd en chenain pour l'aller chercher chez les Maures, lorsque quelqu'un l'ayant rencontrre, la ramcDa au logîs. Cependant après la mort de son père, ayant subtitué à îa lecture des livres saints celle des romans, elle perdit le gcût de la piété, & elle se seroit perdue entièrement, si un mouve- Hîent puissant dtï la grâce ne lui eût inspiré d'entrer on, religion: elle fut reçue chez les carmélites a Avila. Les maladies qui lui survinrent dérangèrent encore son intérieur; enfin elle s'afîermit une bonne fois dans le bien. Trouvant même que k vie qu'elle meooit cîoit trop douce, elle entreprit de mettre la réforme dans l'ordre du Carmei : elle vint a bout d'y introduire cette grande austérité que nous y admirons encore. Elle eut des peràécutioDS à essuyer. On traitoit d'illusion les grandes choses que Dieu opéroit tn elle, rien n'étoit pourtant plus réel. Un jour elle vit un séraphin qui lui perçoit le cœur d'un javelot de feu« La devise de Thérèse étoit, oti souffrir o% mourir* Elle mourut à Albe l'an 1582.

UEFLEXIONS.

1. La croix est notre étendard; le quitter^ cesf être des lâches déserteurs» 2. Vivre Umgtemps et lie rien souffrir, cest à quoi aspir€?it la plupart des konunes. 3. // y aura cependant ^vjours â sofffrir^ nialheureux'^gdui qui souffre sÈks mérite^

3IS 16 OctoVe. 1

S. GAL, Abbé. |

("N A] naquit en îrîar>de, vers le milieu du 6^^^, ^siècle. Ses parent Taffi-irent à Dieu dans îe monastère de Beucar sous la discipline de S. Coîumban. Il y fut bientôt admis a la profession r^s- Jigîôuse. Oo voulut mêaie qu'il prît les ordres sacrés, niais son hunnilité s'opposa a ce qu'on lui donnât la prêtrise. S. Columbanr passant en France pour y faire revivre la discipline religieuse, emmena avec lui S, Gai, eoinnie étant un modèle de réguiarîté : i!s établirent le fameux monastère de Lux-^ eu, d'au les mauvais traiiemens de Thierri les obligèrent de sortir p/our se réfugier ailleurs. Ils trouvèrent en remontant îe Rhin une affreuse solitude rù S. Gai se livra à son ardeur pour la pénitence, il s'exposa aussi à la fureur des payens, dont ces cantons étoient pleins, en jettant au feu les idoles. Un jour il chassa le démon du corps d'un possédé. Pour qu'il pAt faire plus de bien auprès des peuples, S. Coluraban lui ordonna de recevoir la prêtrise: il obéit. . Quelque tems après il bâtit de* cellules dans un désert pour les disciples, avec une église dédiée à la Ste. Vierge. Ce fut l'origine de ccttf. célèbre abbaye, auprès de laquelle s est formée une ville qui porte le nom du S. Il mou* 'ïiit Tan 616.

HEFL EXIONS*

1 . Le serrîîeur se compîajit poin' rien ne cherche , ^ue la gloire de son ma? Ire, 2. Quel kon}?e?n- poifr vne crééÊkre de se glorifier de ,so?i créateur, 3. TouJ c^tnie nous faismsMd perdu pour nous si ru)ujs ne cherchons pas Mhunorer Dku»

17 Octobre.

Ste. HEDUVIGE, Duchesse de Pologne.

HÉduvige fille de BertoM, duc de Corintbè, naquit vers la fin du 12^^. siècle : on confia son éducation à des religieuses dont eile fit i'adîïiiration par sa piété et son humilité. Eile n'avoit que 11 ans, qu'il lui fallut, par obéissance, épouser Henri duc de Pologne. Elle en eut 9 enfans, dont l'éducation fit sa principale occupation, ^ussi l'aîné de tous, Heni-i qui succéda à son pere, profita si bien de ses leçons, qu'il mérita le surnom de pieuXé Eduvige fonda le célèbre monastère de Breslau pour près de 1000 personnes; elle y en entretenoit de toutes les conditions. Elle portoit îe même habit que ses religieuses; souvent elle ïes servoit, et elle vouloit toujours avoir parmi elles la dernière place. " On ne parloit à la cour que de ses austérités, quoique son humilité en dérobât la meilleure partie. Elle jeûnoit tous les Jours; et ne mangeoit jamais de la viande. Elle prenoit toutes les nuits la discipline, & ne quittoit point le ciiice; elle marchoit les pieds nuds sur la gîace; souvent on connoissoit ses traces par son sang. Elle entendoit plusieurs messes pros-* ternée par terre. Elle mourut l'âu 124^3.

REFLEXIONS,

î . Cest peu de faire de grandes choses^ si on en perd le fruit par V ostentation, 2. Donnons ce quil Jaut à rèdijication, mais craignons Vartijice de Vor" gueïl. 2f\ Les hommes mêritent-ils que nous nous 'gênions pour gagner leur estime?

13 Octobres

S. LUC, Evangéîiste*

LUc étoît d'Antloche et d'une famîlîépaj^-. enne. S. Paul le convertit à la foi, et en fit son disciple. Le style de ses écrits fait voir qu'il avait une grande connoissance de la langue Grecque. 11 étoit outre cela fort versé dans là médecine et dans la peinture. Il nous reste (le lui quelques portraits de la Ste. Vierge. Ce fût de la mère de Dieu et des apôtres avec qui il lia une étroite amitié, qu'il apprit toutes les particularités de la vie de Notre Seigneur, Le St. Esprit lui inspira la pensée de nous les transmettre dans son évangile. Outre le S. évangile, nous avons encore de lui les actes des apôtres, ouvrage tout divin, et qui nous donne une juste idée des merveilleux accroissemens de l'église de Jesus-Christ et de la Ste. union qui régnoit entre les premiers fidèles. S. Paul avoit tant d'estime pour le zele de ce S. évangéliste, qu'il l'associa à ses travaux apostoliques, il en fait, dans quelquesunes des ses lettres une mention honorable. En eflet il cdifioit le troupeau de Jesus-Christ autant par ses exemples que par ses écrits. Nous n'avons rien de certain sur le lieu ni sur le tems de sar ïnort.

REFLEXIONS

L Le temps passe poterne plus retenir, tackom d'en profiter, 2. La lecture, la priete^ le travail^, les œuvres de charitéy voild Vocc^ipation d'un chré* tien, 2. Un jour vous voudrez retenir un seul in^^ tant de ce tems dont vous êtes d prodigue.

19 Octobre. S19

S. PIERRE d'Alcantara Confesseur.

Aint Pierre naquît Fan 1499 à Alcantara, ville d'Espagne, dont son pere étoit gouverneur. L'étude et la prière partagèrent ses premières années. Après avoir étudié en droit canon à Salajfnanque, il fut rappelé à Alcantara. Ce fut là que ]e tentateur Faîlligea par des pensées d'impureté et d'ambition. La dévotion au S. sacrement et à ]a Ste. Vierge et la mortification furent les armes qu'il employa contre le démon, mais pour être plus en sûreté il entra dans l'ordre de S. François. N'ayant point trouvé de bateau pour passer une rivière; il se sentit transporté à l'autre bord. Il fut reçu au noviciat âgé de 16 ans, et il fit à cet âge tout ce qu'on auroit pu attendre d'un anciew. Il gardoit tellement la modestie des yeux, qu'il ne connoissoit ses frères qu'à la voix: il ne mangeoit que de S jours l'un, encore mèloit-il de la cendre avec léa nourriture: il ne dormoit qu'une heure et demie; enfin il se traitoit avec une espèce de cruauté» Il voulut inspirer aux autres l'amour de la mortifi-* cation; c'est pour cela qu'il établit une réforme dont le premier couvent fut celui d'Arabida composé de cellules creusées dans d'affreux roch^fis. Le S. mourut l'an 15G2.

REFLEXIONS

1. Le démon veille pour nous surprendre^ veil" Ions donc pour n'être point surpris, 2. Défions-^ nous de lui et de nous-mcme, car voilà nos grands ennemis, 3. Le moment oà nous nous endormi^ rions serait peut-être celui de notre perte.

20 Octobi^e*

Ste. IRENE, Vierge & Martyre.

IRene étoit native de Portugal. Ses parens la mirent dans une communauté de Saintes fiiles pour y être élevée de bonne heure dans la piété. Son oncle, abbé d'un monastère voisin lui donna pour directeur un de ses religieux nommé Remi. La Ste. menoit une vie si re« tirée, qu'elle ne sortait qu'une fois Tannae pour visiter l'église de S. Pierre. Ce fût dans cette occasion qu'un jeune seigneur, nommé Bertauit, conçût pour elle une pasion dont la violence le mit en danger de sa vie. Irène l'aj^ant su, alla le trouver et lui parla si éloquemment du prix de la chasteté, qu'il se reconnut, et revint à lui: mais le démon pr^paroit à la Ste. un assaut plus furieux. Le religieux qu'on lui avoit donné pour directeur étoit un hypocrite corrompu au fond du cœur. Il entreprit de ia faire condescendre à son infâme passion. Irène eut hoit'eur dé son effronterie et la lui reprocha. Celui-ci couvert de honte fit croire à Bertault qu'Irène ne l'avoit rebuté que pour se livrer à un autre: sur quoi Bertault la fit poignarder au bord d'une rivière où elle étoit en oraison.

REFLEXIONS

1. Si les plus vigilans sont si exposes quedemen» iront ceux gui cherchent le pêche f 2. Toutes les cmditions ont leur danger, cest à vous de les pré" ijenir. S. Ou la fuite est impossible, il faut une fer* me rsdstance avec une entière confance en I)ieit,

21 Octobre.

Ste. URSULE et ses compagnes Martyres.

URsnJe étoit fille de Dîonno rni de Cornouaille. Elle naquit vers l'an 362, ce fut une des plus parfaites princesses de l'Europe. Conan, duc de la petite Bretagne, autrement rAraioriqué, souliaita sur sa réputation de i'ëpouser. Il envoya pour cet effet un Èotte avec des députés pour la demander au roi son pere, et amener avec elle ce qu'il pourroient trouver de filles de qualité: iî vouloit en faire les épouses des principaux officiers de son armée Il fallut toute l'autorité d'un pere pour obliger Ursule à s'embarquer. Tout se fit çomme Cop.an ravoit'demandé; mais Ursule ne cesSoit pendant le voyage de parler à ses compagnes du prix de la virginité. Déjà elles ne vouvoient plus d'autre époux que J. C. îorqu'il survint une tempête qui jetta la flotte vers l'embouchure du Rhin Les Huns qui marchoient alors contre les Bretons se vo3/ant maitres de celles qui étoiont destinées pour épouses à leurs ennemis, voulurent les séduire: leur résistance alluma leur fureur. Ces vierges innocentes furent égorgées Tan S83. Il s'est formé sous le nom et la protection de Ste. Ursule une congrégation religieuse de tilles fort utiles au public.

REFLEXIONS

1. Uaincur du plaùir a bien damne des Jiom' mes et en damnera bien encore. 2. Fard il que pour un plaisir siJrivoJe on renonce à jouir de son Dieu? 3. Autant que Dieu chérit les vierges^ au*' tant a-4^il en horreur les impudiques.

22 Octobre.

S. MELAINE, Evêque.

-^Eîaîne Melon fut converti à la foi en 1%^ entendant prêcher le pape S. Etienne. Ce fàt ce S. Pontife qui le baptisa et qui peu de teins après l'ayant ordonné éveqiie, l'envoya en Neustrie prêcher l'évangile. Le ciel sembla autoriser ce clioix en lui envoyant un ange qui lui mit le bâton pastoral entre les mains. Ea passant par Aux erre, il guérit un charpentier qui s'étoit fendu le pied d'un coup de hache. Etant arrive à Rouen il fit des conversions surprenantes. Un jour qu'il prêchoit dans une place publique, un jeune homme qui éfoit monté sur un toît pour mieux l'entendre, se laissa tomber et se tua: Le Saint lui rendit la vie. Ce miracle et beaucoup d'autres qu'il opéra dan& cette vilie y détruisirent l'empire du démon, Oq bcitit plusieurs églises en l'honneur du vrai Dieu; la sainteté de sa vie ne faisoit pas peu d'impression sur l'esprit des payeas. 11 ne mangeoit que des légumes et du pain d'orge, et ne dorrnoit qu'assis et habillé. Pendant 50 ans d'épiscopât il ne relâcha rien de ses austérités. Il mourut saintement l'an 311. Son corps repose à Pontoise,

REFLEXIONS

1. On risque tant à douter! ^ on nerhque rien a croire 2. Ou en serions-^nous si chacun régloit sa religion par ses raisonnemens? 3. Par la vhari" té nous immolons notre cœur^ par la foi notre raison.

23 Octobre.

S. JEAN CAPISTRAN Confesseur.

^^Ean naijuit Tan 1385, à Capistran au royf J'aume de Naples. Après ses l^t-^. ctudi.-s il s'appliqua au droit canon et civil, et s'y distingua tellement qu'il eut une des principales charges de la ville, quoique fort jeune. Quelqiies disgrâces qui lui survinrent le dégoûtèrent du monde. Il entra dans Tordre de S. François. Sa vocation fut éprouvée par les plus grandes hamiliations mais on le trouva prêt à souflVir, Ayant reçu la prêtrise il prêcha dans les principales villes avec un succès étonnant. Il fut connu du souverain pontife, qui l'employa utilement contre les hérétiques, et dans plusieurs importantes négociations. 11 sembloit se multiplier: on le trouvoit presque en même tems aux pieds des autels, fondant en iarrues, dans les hôpitaux pansant ieg malades, et auprès des lîél'étiques, travaillant à les convertir. Il prccha la croisade contre les Turcs, & à la bataille de Belgrade on le vit le crucifix a la main, courant de rang en ran^ animant les soldats chrétiens. Ceuxci remportèrent la victoire, on attribua ce succès aux prières du S. Trois mois après il mourut de la mort des justes l'an 1456*

REFLEXIONS

1 . Nous ne sommes jamais si sûrs de notre amour pour Dieu que dans T adversité' 2. // est naturel de l'aimer quand il nous comble de sesjaveurs. 3. Mais lorsqu'il nous frappe^ baiser sa main c'est la marque d'un cœur généreux»

â2i -^4 Octobre.

S. MAGLOIRE, Evêque & Confesseur.

SAint Magloire naquit dans le pays de Galîes vers Tan 465. Ses parens le donnèrent tout jeune à élever à S* Elut, célèbre abbé d'un moïiastère où étoit déjà S. Samson, cousin germaia de Magloire. Quelques années après, Magloire revint dans sa famille et fut pour elle un modèle de piété. S. Samson lui fit embrasser la vie religieuse et Femmena ensuite avec lui en France où il alloit travailler avec la qualité de rnissionaire apostolique & le caractère épiscopaî. Ils abordèrent sur les côtes de i'Armorique, autrement la petite Bretagne. Ils y annoncèrent la foi avec un grand succès. S. Samson étant mort, S. Magloire fut sacre évêque; ses austérités redoublé rent avec son zèle. Il ne vivoit que de légunies, et ne mangeoit qu'une fois le jour. 11 ne prenoit même aucune nourriture les mercredis et les vendredis: il étoit couvert d'un rude cilice. Sur IgL fia de ses jours il se retira dans Tisle de Gersey pour y vivre solitaire: mais les peuples vinrent 1 y trouver en fouie pour le voir et l'entendre. Sa mort lui fut révélée par un ange qui lui donna la communion: ce fut l'an 573, qu'il alla jouir d'une vie heureuse.

Quelque fard que la mort vienne elle ne manque guère de nous surprendre. 2. Cependant vivons-^ nous de manière à ne point craindre les surprises de la mort, 3. De la vie dépend la mort, <^ de la mort l'éternité f quel sujet de rêjlexion l

25 Octobre.

SS. CRESPIN Sl CIIESPÎNÎEN Martyrs.

C^liespin et Crespinien étoient d'une famille /des plus distingiiees de Ronie. Lorsque la persécution de Maximien étoit la plus alîumf e, ils quitèrent leur patrie pour venir recourir leurs frères dans les Gaules pour exécuter plus facilement leur dessein, ils résolurent étant arrivés à Soissons de faire le nlétier de cordonnier. Dieu les rendit si habiles en un seul jour, que c'étoit à qui auroit de leur ouvrage: ce qui charmoit ie plus en eux c'ttoit leur modestie et leur desmtcressement; car ne retenant que la moindre partie de ca qu'ils gagnoient, ils donnoient le reste aux pau* vres ils savoient d'ailleurs parler si à propos de notre religion, qu'ils convertirent presque tous les hâbitans de Soissons: Ces conversions Mrent du bruit. Rictiovare les fit arrêter, et les envoya k Maximien. Maxiniien n'ayant pu les ébranler, les envoya à Rictiovare pour être traites selon îa rigueur des édits: ils furent mis à la torture, percéf$ avec des aleines, mis dans une clîaudicre pleine de plomb fondu, et jettes dans îa rivière; îï^ais Dieu ayant rendu inutile toute la rage des bourreaux, ils furent décapités.

1 . Le travail^ quel qu'il soit, mérite heaucozip dès (juon Vojf 're à Dieu. 2. ISc travailler que fonr sajottune, esi-ce travailler en chrétien. 3. Dieu ne récompense point des actions ou il n'a aucune part*

26 Octobre.

S. EVARISTE, Pape et Martyr.

E Variste étoit Juif d'origine et Grec de nais'ï sauce. On ne sait commeut ii viut à Rome: ce v|u'il y a de sûr, c'est qu'il étoit le modèle du clergé romain, et que lorsque le Saint aiege vint à vaquer parla mort de SaoU Anaciet, il fut élu papa d'une commune voix. Il étoit le seul qui s'opposât par ImiBÎlité au choix qu'on faisoit de lui: enfin il lai fallut céder aux ordres du ciel, et il fut sacré le 17 juillet environ Fan 108 il eut à combactre plusieurs sortes d'hérétiques, qui venoient à Eome pour tâcher de corrompre la foi dans sa source, il eut grand soin de choisir de saints prêtres pour les oratoires, où les chri?tiens s'assembloient. Il instruisoit lui-mt^ine son troupeau plusieurs fois le jour. Les payens aîtribuoient avec raison les progrès du chriàtianisme au zèle du pasteur; iis le firent donc arrêter et mettre en prison. Le Saint ressentit une vive joie d'être digne de souffrir pour J. C. On ne sait quel fut le gecre de supplice qu'il endura. Il reçut ia palme du martyre l'an 118.

ïl E F L E X I O N S •

1. Notre vanité vient de ce que rtoits 72€ ywiis connoissons fas a.sssez, 2. Nom noua croyons cnpahlcs de tout, et de nous mcnœ nous 7ie pouvr-ns ne?i, S. Entrons sans cesse dans not^e niant, par la nous serons plus grands aux yeux de Dieu*

27 Octobre. 327

S, CYRIL et Ste. ANASÏASIE Martyrs,

I jfi Nastasie naquit à îlome de parens chrétiens, ' qui l élevcrent avec un grand soin dans la pieté. Après leur mort elle entra dans une ste. société ds vierges chrétiennes. Le démon jaloux d'une vertu si éclatante, l'aftligea des plus furieuses tentations; mcys Antistafeie trouva sa forée dans la prierç. Elle servoit paisiblement son divin époux, lorsqu'une troupe de pa3'ens animés parles îîouveaux édiis de Valérien, vinrent à la porte du monastère, et la demandèrent avec de grands cris. Aoastasie se présenta d'elle-raème, et fut menée chez le préfi t Probe, qui charme de sa beauté n'épargna rien pour la séduire. Ses caresses flarit inutiles, il îa livra aux bourreaux. On. lui arrache les mamelles, oi) la met à la torture, en lui brûle les côté s, on lui casse les dents à coups de niarteauK, et comme elle ne cessoit de glorifier DiGij, on hd arracha la langue. Se sentant défailh'r, elle demande une goutte d'eau, un jeune chétieii Kommé. Cyrille, lui en apporte Enfin la ste. ayant eu les pieds et les mains coupés, eut la ttite tranchée. Cyrille pour récompense de sa charité^ reçut la couroniie du martyre,

1. Pour un 'peu d'eau une gloire inimorfeïïe^ C^e&t ainsi que Dieu sait récompenser* 2. Un maî^ tre si bon mériter oit bif^n d'être servi avec plus de ^■déliré. 5. Doit --on s'épargner quand il s'agit de

servir un Dieu si libérai,

28 Octobre.

S, SIMON & S. JUDE, Apôtres.

Evangile nous apprend peu de choses de S.

J Siaiou & de S. Jude. Nous savons qu'ils

quittèrerst tout pour suivre Notre Seigneur & qu'ils lui furent tous très-attachés. Après la descente û i St. Esprit; S. Simon alla en Egypte, et parcourant toute l'Afrique, il y produisit des fruits merveiileux, S. Jude resta eu Judée o i il sooifrit be:îucoup pour le nom de Jésus-Christ. Il passa ensuite en Lybie, & ce fut de-là qu'il écrivit cette belle cpître appelée catholique, parce qu'elle s'adresse à tous les ^>i'^les. Ces deux apôtres, après bien des courses, allèrent en Perse et arrivèrent dans le camp de Baradach qui commandoit un gros de troupes destînr es à marcher contre les Indiens. A leur arrivée les dènnons cessèrent de parler par la bouche des magiciens. Le général sut qu'il étoit venu des étrangers; il les ft venir, et fut si touché de leurs réponses, qu'il se convertit, et leur donna toute liberté, ils en profitèrent pour annoncer par-tout l'évangile; mais Jeur zèle ayant irrité la populace contre eux dans une viiie de Perse» on se jetta sur eux. S. Simon fut scié en deux, & S. Jude eu la tête tranchée.

1. C'ed être bien insensible çue de reconnaître J. C. sans r aimer. 2, Quel bien les hommes peur.en^-ils nous faire en comparaison de ce qu'il a fiiii pour nous? S. No7is ne vivrons im jour que par luip ne vivons donc à présent que pour faimen

29 Octobre,

S. NARCISSE, Evèqae & Confesseuro .

"'^TArcîsse passoit pour un des plus Saints prêtrès du clergé de o^érusalem. Le patriarche ttant mort, il fut choisi pour lui succéder. li ûvoit déjà 80 ans, mais son grand âge ne Tempêcba pas de faire toutes les fonctions d'un bon pasteur. Un jour yhuile de l'église manquant, iî fit remplir d'eau les lampes et l'ayant bénie elle se trouva changée en huile. Trois scélérats l'accusèrent d'un crime énorme, confirmant leur accusation par une horrible imprécatic-'U îl leur par^ donna généreusement, et alia se :.acher dans uu disert. Peu de tems après ? malheureux îfnoururent de la mort qu'ils s'étoient eux-mêmes désirée. Dieu fit connoître au Saint qu'il devoit reprendre le soin de son église; il abéit, et la gouverna jusqu'à râge de i 16 ans. Ayant supplié le seigneur de lui marquer son successeur afin de se décharger sur lai d'une partie de la sollicitude pastorale, il eut révélation que ce seroit S. Aîexandie, évêque de Fiaviade. Dès le lendemain eeîui-çi arriva comme par hazard à Jérusalem, et fut fort surpris de s'entendre nommer coadjuteur de S. Narcisse, lequel vécut encore quatre aas<x

REFLEXIONS

1. I^homme est bien fort çtiand Dieu est à cote de lui pour le soutenir, 2. Notre Jbiblesse ne vient qiiç de ce que nous comptons trop sur nous. 3. Jet^ tons-nous dofic entre les bras de Dieu, et nous rfemendrons par-là invincibles*

^^0 Ucîob:^.

S. LUCAIN-, Martyr,

A.mt Lucain étoit originaire d^Aquitaine. ïî?

quitta son pays pour aller porter 1 évangile em plusieurs provinces des Gaules: mais tandis qu'il' travailloit avec un zèle vraiment apo&toHque à détruire Tidolàtrie, il fut pour&uivi par ordre des^ jugeSj & arrêté dans le pays Ciiartrain. On lui corn-manda de renoncer au vrai Dieu, et de sacrifier; aux idoles; mais le S. au lieu de trembler à la vu© des tourment qu'on lui préparoit, exhorta le magistrat à renoncer lui-même 4 ses superstitions et à ouvrir les yeux à la vérité. Le juge en fureur le nt appliquier à la torture; mais comme enfin il vit que les plus affreux supplices ne pouvoieTit ébranler son courage, il le condamna à avoir la tête tranchée, ce qui fut exécuté sur le champ. Dès qu'elle eut été séparée de son corps, le St. marî^T la prit entre ses mains, et la porta à une demie lieue de-la « Les chrétiens enlevèi'ent les reliques et les placèrent honorablement. Elles ont été depuis mises^ sous le grand autel de k Cathédrale de Paris.

REFLEXIONS

1, Cette vie est bien enmtyeuse pour qui soupire ap7^ès le ciel, 2. O ciel! ô rai patrie! serai-je long-pleins éloigné de cet aimable séjour. 3. // est bien dur pour une ame Jidele de se voir séparée de êon bien-^aimê^

Octobie-

a QUENTIN, Martyio

QUentin étoit fils d'an sénateur romain. Il vint sous le pape S. Caïïis dans les Gaules pour y prêcher [a foi. Etant arrivé à Aniiens, il y travailla avec tant de zèle, que bientôt cette église fut une des plus florissante des Gaules. Ses discours étaient soutenus par d'éclatan-ts prodiges. Les aveugles voyoient, les paraiiiiques recouvroient Tubage libre de leurs membres, etîa guérisorî du corps étoit presque toujours suivie de celle de l'âme. Le préfet Rîctiovare entendant parler de ses conversions, vint en diligence à Amienîr. Après quelques iiUerrogaîoires, il fait fustiger le S. maU gré sa qualité de citoyen romain. Pendant ce supplice, une voix céleste fait entendre ces parolesi Courage, Quentiu, cest moi qui te soulage et qui 't'assiste. Les bourreaux tombent parterre à demi« morts: Rîctiovare en voye en |)rîson le 8.,. Martyrmais il en sortit par un aouveau prodige. Oii l'arrête ;Kune seconde fois; la torture, l'Iuiile bouillante, les torches ardentes, tout est en^playé inutilement pour vaincre sa constance. Comme le peuple commençoit à so soulever, il fut transporté à Auguste où ii eornsonna son martyre l'an 287c

1. C* est se venger: en cil rêiien que de rendre le hien pour le mal, 2, Dieu pour qui vous pardon^ nez, saura hien y s'il le ^ fa ut, vous venger. S, De quel mérite seroit la charité si vous n aimiez que çeiix qui vous aiment*.

1 Novembre,

La FETE de tous les SAINTS..

19 An 609 le pape Boniface ÎV purifia îa temple du Panthéon, que les RoiTiains avoient bit! autrefois en l'honneur de Jupiter eî de tous les Dieux, il le dédia sous le nom de la Ste, Vierge et de tous les martyrs. Ce temple s'appelle; aujoud'hui N. D. de la Rotonde à cause de sa figure ronde. Ce fïit donc ià comme l'origine de la fêre de tous les Saints; mais elle fut tout à-fait' établie par Grégoire IV. l'an 835. et fixée à ce jour. Quoique le nombre des Sts, dont l'on célèbre la fête chaque jour de l'année soit très-grand, il y en a beaucoup plus dont le nom est inconnu. Chaque âge, chaque état, chaque pays a les siens,: et Dieu qui permet que leur gloire soit cachée aux; yeux des hommes, a écrit leur nom dans le livre de ïa vie, et, attend le grand jour de la révélation pour les faire COUP oître à tout l'univers: c'est pourJ cela que l'église présente tout à la fois à notre|j culte ces glorieux Iiabitans de la céleste Jérusa-l Jem, ahn qu'il n'y en ait aucun que nous n'hono'l rions, nous n'invoquions, et ce qui importe le pituA pour notre salut, que nous n'imitions.

RE FLEXI ONS.

1. Soyons les imitateurs des Sts, comme ils Vont ête de J, C. 2. Disciples du même maître^ pourquoi suivrions nous d'autres maximes ? 3. S'ils rte sont a présent nos modeleSp ils seront nos accusa^

2 Novembre.

La Commémoration des MORTS.

C^Est un article de notre foi, que les fidèles qui meurent en état de grâce, mais sans s'être entièrement purifiés par la, pt'nilenc(î, achèvent d'expier dans les flammes du Purgatoire, c'est-à-dire par des supplices affreux, ce qu'ils doivent encore à la justice de Dieu. Cependant membres de ce corps mj^stique, dont J. C. est le chef, ils ont part à nos prières: nous pouvons et devons hâter leur bonheur en fléchissant par toutes sortes de voies la sévérit^ de leur juge. S. Odilon, abbé de Cl uni, touché de ce qu'on lui apprit de la vertu des prières, des sacrifices et des aumônes qu'il faisoit tous les jours pour les Morts, ordonna que dans tout son ordre on prierok le second jour de novembre pour toutes les ames du Purgatoire. L'église entière a adopté cette institution en établissant une fêle sous le nom de la Commémoration des fidèles trépassés. Elle n'a rien fait en cela de nouveau, que de déterminer un jour spécialement consacré pour les Morts. De tout tems on avoit prié pour eux, parce que de tout tems on avoit admis un Purgatoire.

REFLEXIONS

1. Montrez que nous avez un cœur sensible en priant pour les morts, 2. Qjjcls pnissans patrons pour xujus^ si par vos prières vou^j brisez leurs clr^tnes ! 3. Si vo?as les oubliezy craignez d'être oubliesà votre tour^

s Novembre,

S. MARCEL, évjque & Confesseur,

\rcei naquit à Paris vers le milieu diS: __4-^i-.. siècle. Prudence, évoque, de cette ville, le reçut au nombre de ses clercs. Un] jour que servant à l'aatel il versoit de l'eau sur^ les niains du prélat, elle se changea en un vin délicieux qui servit à guérir plusieurs malades, Une autre ibis que Prudence perdit l'usage de la parole pour avoir fait punir injustement utn entant, le jeuae Marcel le lui rendit par se:^ prières, L'évêque étant mort, St. Marcel luf succéda. Oo vit pendant son ordination une coîo nbe se reposer sur sa tète. Une femme de qîialité qui nienoit une vie déréglée étant morte &c an ar^t été arrêtée dans un cimetière, un ser pent p:^nétra dans sa fosse et se nourrie .de son cadavre: mais comme ii empestoit l'air de soi haleine, S.. Marcel se transporta sur le lieu, q.\ lui ayant mis son étole autour du cou, il le trai na a une iieue et de xiie de-ià, et lui défendit de paroitre. Un jour le Saint en témoignage de la vérité, prit entre ses mains,, sans se brûler, une barre de fer toute rouge de feu. Enfin sâ| vie sainte et mortiiiée, fut elle même on trèsgrand prodige. Il mourut Fan 4'56,

L- 'Dieu fait ses délices de se communiquer au\ amc3 simples. 2. Touie la sagesse du monde à seà yeux n'est que folie, 3. Loin de nous ces vaine': sub^ iitités^ qui éclairent, l'esprit k dessèchent le ctcur^ ;-|

4" Novembre-

g. CHARLES BOIlUOMÉE Ev. & Cardinal.

O Aint Charles Bôrronice, fils de Gilbert Bor- ^^romùe, comte d'Aroiine, naquit l'an ]5bS, La piété qui parut en i.ii dès son eniance, engagea son père à lui faire prendre la tonsure ciérjcale à l'âge de 12 ans Après i'éxaitation de son oncîe au souverain pontificat les plus hautes dignités vinrent se réunir sur ia personne de Charlejs. li n'avoit qi?e 22 ans qu'il ttoit déjii cardinal et archevêque de Milan: il est vrai que rien n'est audessus de la vaste étendue de son génie. Après la conclusion du concile de Trente, ii réforma sa maison, où tout étolt magnifique et en bannit ce qui ressentoit le faste. Jl se rendit à son églisC; et en réforma les abus avéc un zèle a Tépreuve de tout. On eî!ti e;)rit sur sa vie, mais ii pardonna à l'as^ba^-sin. à le iit évader. Pendant la peste qui ■ ^ ^ ' :

4îl se fit des processions où le 8. ; -

r pieds nuds et ia corde au col. il

voit les sacrcmens aux malades étersdus dans ïi.,-.. rues, x-^près avoir tenu ô conciles & Il synodes pour faire observer la discipline, et visité les

\endioits les plus écartes de son diocèse, ii finit Tan 1584, une vie qui peut servir de modèle aux pasteurè,

RE FLEXIONS

.1. La sainteté et le zèle font la vraie grandeur ^e}, minidres des auteh^ 2. S'il zélé sans être S, son- zèle sera le plus souvmt Z}] fructueux, 3. S' 'il es.t SainJ. sans Itre zêUj il ne remplît ^qii à mciué u%

SSS 5 Novembri^.

S. GxlLATiON Martyr.

Ï Eucippe, femme payenne, étoit depuis Îoîig-J ^tems stérile. Un Saiat solitaire lui prédit que si elle vouioit enfî brasser ia foi, Dieu lui donîfîeroit un fiis: ia prédiction se vérifia. Cet entant de prodige fat S. Gaiation. Dès qu'il fut en âge d'être marié, son père lui fit épouser une jeuce fille nommée Episteme encore payenne. Galatiori obéit quoiqu'il eut résolu de garder sa virginité; mais il esperoit faire de son épouse une fervente clirecienne, & il y réussit, lî ne lui eut pas plutôt expliqué les vérités du christianisme, qu'elle renonça aux superstitions payennes; elle conjura même S. Gaiation de lui permettre de rester vierge: c'étoit ce que le Saint prétendoit. Ils vendent leurs biens, ils distribuent le prix aux pauvres, Se tous deux ils vont chercher une solitude proche le mont Sina, où dans un hermitage séparé ils servent Dieu avec ferveur dans le jeune et dans 1 prière. 11 y avoit 3 ans qu'ils menoient là une vi angéhque, lorsque la persécution s'étant allumé il vint une troupe de soldats dans ce désert. Le solitaires se cachèrent, mais S. Gaiation futj)r avec Ste. Episteme. Après bien des supplices o leur coupa les pieds, les mains & la tète l'an 2ù5àf

RE FLEXIONS

î. Dieu hênit les mariages où régnent la paix la concorde. 2. Les époux devroient s animer ma elle ment â servir le seigneur, S. Ils perpétuerai dans leurs en fans la connoissance et l'amour du nom de Dieu*

6 Kovcmbr?*.

S. LEONAllD, Corifesso!ir,

IÊonard etok Français. Il fut baptisé pài lieiTiv qui lui servit de Diaître et îc forn'a daDs ••'•que de toutes les vertus. Lcov»ârd reii - grandes espérantes qu'il avoit

dans le sîicï^ae. i^Ltra dans l'éîat ecdéskstiqijp. 8., Eeaiy -le chargea du soin dlri^truire le-s pc?i-|.:i.r^^ il s'en acquitta avec un zele apostolique, Sa l^utation alla jusqu'à la cour. Le roi vo^jltt ]fï voir, et lui c^Vitle 1*'^ évrché qiîi v-:' "' ' . C en fut assez pour allarmer l'huniiiité ;^ râl. songea à s'éloigner davantage du grar

pria seulemerit le roi. de lui perDitltr:. : - >le^ prisonniers, et de délivrer ceux nitiRtni quelque grs.ce; car de tous les malhetAreux c'é5:oit ceux-là qui ex/critoient le plus la conp^assioD Cm îSai'nl. Peu àf tenis après ii se retira au rr;onar> tère de Micy. et ensuite- dans une x ';- ,^ -jU^i- :,liej ou à sa pnève il sortit une fer. : i ro»

.'€ber. Le roi d'Austrasie aifiigé ce voir ia rein 5 qui se niouioït sans pouvoir se lîélivrer c-e l'erlir^it dor,f: elle et oit enceinte, eut recours à 8. Leo« Kard qui obtint du ciel la santé de la Dière et Ig Baissaoce de lenfimt. Cet admirable &i'litaAre snoui-yt Taii 559.

EEPLEXIONS*

ît Z.fx ^"r/??> charité règne ivujovrs dans lettenr «IH^ par/'crd chrétien. 2> Ce/a^' £?wf ??e désire que IKiel peut-il être divisé d'ihtéret avec le proche-^ fi- 3. £i ranger ^ur la terre il postée de ricu M cedc de tou cœuvo

7 Novembre,

S. FLORENT, Evêque et Confesseur, !

FLorent ètoit d'Ecosse. Il quita son pays ei vint en Alsace ûms le dessein d'y travailler i îa conversion des âmes. Le succès répondit à l'ar deur de son zèle; cependant son amour pour h solitude le porta à ^e retirer dans la forêt de Hasi Seo, Il y mena une vie toute angélique, ne sjS nourrissant que de racines et de quelques herbes sans assaisonnement. Les bêtes sauvages ayant renversé sà t*abane, il leur ordonna de s'assembler autour de lui et de ne le point quitter sans sa permission.. Les chasseurs de Dagobert ne trouvant point de bêtes sauvages dans toute la foï-êt, furent surpris d'en voir urt nombreux troupeau autour du Saintf ils le prirent pour un sorcier et le maltraitèrent: tnais Dieu les punit et ils reconnurent la sainteté de Florent qui leur pardonna généreusement Ils le menèrent au i*oi dont la fille aveugle et muette fut guérie à Tarrivée de l'honinife de Dieu. EtanJ devant le prince, et ne sachant que faire de soi manteau, il le mit sur un rayon de soleil qui passol parla fente d'une fenêtre, et le manteau resta ec l'air. Il fut fait evèque de Strasbourg comme raaigr-é îui, et mourut après 12 ans d'un pénible épiscoàpt

REFLEXIONS

1. Celui qui met sn c^njïance en Dieu nestjâ mois trompe, 2. En gui Jamettrom-nous sinon e% celui qui sait seul ce qu il îwus faut? 3. Lesf mes -souvent nont ni le pouvoir y ni la xolom -■mus faire du bien.

8 îjovembre*

S, GODEFROID, Ev. et Confesseur.

(■^J Odefroîd naquit dans le Soîssonnoîs, Tan ^1066. Un §. abbé qui avoit prédit sa naissance à sa mere le reçut dans son monastère à râge (Je 5 ans. il mérita bientôt par sa ferveur de recevoir rhabit religieux. Il n avoit que 15 ans qu'il pratiquoit des austî^rités qui auroient effrayé les anciens. L'éclat de sa vertu se répandit audehors. L archevêque de llheirns l'obliga de se charger de îa conduite du nnonastère de N. D. de Nogent, Les religieux de cette maison avoient besoin d*ua tel abbè. S. Godefroid eut de grandes contradiction, a essuyer de leur part; mais il vint à bout de ses pieux desseins. Le Soissons ayant été afSigé d'une affreuse sécheresse, îo S. obtint du ciel une pluie abondante. îl se flattoit de passer ses jours dans la retraite, lorsqu'on fen tira comme par for-» ce, pour ie mettre sur le siège d* Amiens. Soi» peuple reconnut bientôt qu'il avoit pour évéque un apôtre. Le diocèse changea de face. Il y eut cependant des mécontens, On voulut même l'empoisonner: mais Dieu le préserva. Il nourrissoit tous les jours, iS pauvres à sa table, et leur donnoit quelquefois ses habits. Il ipaourut Tan 11L5 lors*^ qu'il travaiiloit à se démettre de son évêché,

RE FL E XIONS» .

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