S. ANDRÉ AVELLIN
ANdré Aveîlin naquit à Castro Nove, dans le royaume de Napîes. Il sut cons.erver son innocence au milieu des plus grandes tentations. Le principal moyen qu'il employa pour cela fut la cîévotion à la Ste. vierge. Il ne manqua pas un seul jour de sa vie à réciter Je chapelet. Ayant été élevé aux ordres sacrés, îl prit la diFeciian d'une maison religieuse où il fit reiieurir la régularité, malgré les efîorts de quelques libertés. Son ^èîe pensa même lui coû- ^ter la vie. A l'âge de 35 ans il entra chez les Théatins. Il devint dans cet ordre un modèle de la plus haute vertu. , Après qu'il eut gouverné diffjrens moi]iastère&> son amour pour la retraite et son humilité qui lui avoiient fait refuser un évéché, le portèrent à demander qu'on î'envoyât dans Ja plus, pauvre de toutes les maisons : on l'envoya cependant à î^aples. Un jour qu'il étoit à cheval dans un chemin fort rude, îl tomba parterre, et le cheval le traîna trèsîong-tems. Alors S. Dominique et 3- Thomas d'Aquin lui apparurent, et fayant guéri de ses blessures le remontèrent. Il mourut l'an 1508 après avoir reçu tous ses sacrèmens avec une dé=^ votion et u^ne tranquiliité^admirables.
REFLEXION S
^ 1 . Où régnent la mollesse Sç la volupté. Dieu n*^ ^ait point sa demeure, 2. Si vous voulez que Diett
n)ous aime: ineritez ses Javeurs par votre pureté» 3.
Cest un époux tendre, mais jaloux^ â qui la moii^*
4rQ tache fait horreur.
11 Novembre»
S. MARTIN. Evêque & Confesseur;
Aint Martin naquit en Pannonie, l'an Si Quoique né de parens idolâtres, il voulut a 1' ge de 10 ans être reçu Catéchumène. Il lui fall prêter le serment de la miiice; mais la licence d armes n'altéra en rien la pureté de ses mœurs, t Jour il trouva un pauvre nud à qui il donna la me tiè de sa casaque. Ayant reçu le baptême, il o tint son congé et vint se mettre sous la condui de S. Hiiaire, qui l'admit dans son clergé, vertu le fit élever sur le siège archiépiscopal Tours. Ce fut là que non content de travailler salut des peuples, il établit un monastère pour cei qui tendoient à une plus grande perfection, c'< celui que Ton appeloit Marmontier. Les prodig ne lui coutol'ent rien. L'empereur Valentinien daignant pas le saluer, le feu prit à son siège &: contraignit de se lever. Les payens s'opposèrt à ce qu'on abbatît, un chêne consacré aux fau Dieux, à mains que le Saint ne se mit dessous; il consentît, mais d'un signe de croix il le repous du côté opposé. Il mourut Tan 4^00 sur la cend Sz le cilice. Le démon s'eiforçant de Finquiëte à ce dernier moment, il le chassa, et les anges CîQnsolèrent par une musique ravissante,
REFLEXIONSe
1. Une aumône faite pour Dieu a etê pour pl. rieurs le principe du salut. 2. Est-ce trop achat le ciel que de sacrifier pour cela une partie de *v biens ? S. Celui-ld ne mérite pas qiion lui f as miséricorde qui la refuse, aux malkeurea^<>
V2 Novembre.
S. MARTIN, Pape martyr.
SAint Martin naquit à Todi, ville de Toscarine* Son esprit fut cultivé par toutes sortes de sciences et surtout par l'étude de la philosophie» Piein du zèle de la gloire de Dieu, il consacra tous ses talens au service de 1 église. II ^oupiroit v.pvès le inartyre; mais il réguoit alors une paix profonde et Dieu la réservoit à un autre tems» Après la mort du pape Théodore il fut élevé sur le siège. Ce fut alors que l'hérésie des Monotolites excita une violente tempote. L'empereiic Constant avoit publié un édit qui imposoit é^^aleîïient silence aux hérétiques et aux catholiques. Il l'envoya au pape pour qu'il l'appuyât de son autorité; mais S. Martin déclara qu'il ne iapprouveroit jamais; sur quoi Constant le fit arrêter et ame-» Ber à Constantinople. Le Saint demeurant i(i« flexible, eut à souffrir tout ee qu'auroit pu inventer la rage des payens. , îl fut enfermé dans ua cachot: là chargé de chaînes, il attendoit à tous iiîoraens sa sentence; mais l'empereur l'envoya dans Vkle de Chersonese oii il y avoit encore beaucoup de payens. Il y mourut de misère et de mauvais traitemens qu'on lui avoit fait depuis, sa siortie de Rome. Ce fat l'an 655.
* î . Comme Dieu ne change pomt 7i(nis ne dexjans j^inf changer à son égard, 2, L" afme-t-on vêrita élément quand on trahit sa cause par une indigne '^Xomplaisancef 3. 0 mon Dieu! ni la ynaladie^ ni
la persécution ne me pourront séparer de vQuSo
13 Novembres
S. STANISLAS de Kostka, Confesseun •
S Tanislas de Costka naquît l'an Î556. d*une des premières familles de Pologne. Sa pudeur et sa modestie ie firent. regarder comme un ange. A 14^ ans il fut envoyé à Vienne en Auîi^jche pour y achever ses études dans un séminairè de Jésuites, où l'on élevait la jeune noblesse. La vertu de Stanislas jetta de profondes racines dans cette sainte maison; mais il fut obligé d*en sortir et d'aller loger chez un luthérien. Y étant tombé malade, et ne pouvant recevoir le viatique, il invoqua Ste. Barbe qui lui apparut avec deux anges, dont l'un le communia. Dès qu'il fut guéri il songea à quitter le inonde, et fit vœu d'entrer dans la compagnie de Jésus. Pour y être reçu, il lui fallut traverser l'Allemagne, et aller jusqu'à Rome. Il eut en chemia un ^rdent désir de recevoir notre Seigneur: comme il éioit en pays de protestans, les anges le communièrent une deuxième fois. Enfin il arriva à Rome et fut reçu au Noviciat. H ny vécut que 10 mois; mais ses jours étoient des jours pleins: jamais on ne vit plus de douceur ni d'humilité, jamais plus de dévotion envers la Ste. Vierge. Il mourut le jour môme de l'Assomption Tan 1768, et elle lui apparut un instant avant sa mort.
REFLEXIONS
1. Quand il s* agit de choisi un état on ne peui trop prendre de tnesiires. 2, Si vous êtes sûr gî44 Dieu vous appelle^ abandonnez-vous au mouvemené de sa grâce* S. Que d'âmes réprouvées pour avow manque de suivre leur vocation / ]
14 Novembre. 54' >
S. DIDACE, Confesseur.
Bldace naquit proche S^^-v^e Tcrs la fin du ] 4'™^. siècle. Ses î)arens éloi^^iit pauvres, mais craignant Dieu. Il eut d^s l'enfance un pencliant singulier pour les œuvres de piéié et de mortiiication. Dès qu'il put gagner qijeque cîioge par f^on travail, il en fit part aux pauvres. Quelque dure que fut la vie qu'il mena dans le monde, il crut de^ voir erx;ore sacriiier à Dieu sa liberté, 11 entra dars Tobservance de S.- François en qu^^lité de frère lai. Il appiit dès îe premier jour à reconnoître Dieu dans hi personne du supérieur. On av^it unes! haute idée de sa vertUj, qu'on Tenv^oya aux Canaries pour être gardien du couvent de Fortaventure. 11 y exerça ^cri sele avec un st^ecès prodigieux. II fut rappelle à "Séville et y fît'de grands dîÎracles.. Une iemme ayant allumé du feu daîîs/flt four où son fiîs s'^îtoit caché et endorn}!, Feniani cria lorsqu'on ne pouvoit-plus le sauver. On ap ])el]e Didaee, grand serviteur de Marie^il l'invoque avec confiance, et rendit l'enfant plein de santé à sa niere- On faÎRoit aller le 8. de couvent en couvent comme pour y servir de règle vivante à ses frères. Il niourat l'an 14-63 après uiie violeiste nia« ladie, pendant laquelle Dieu ie, favorisa de plu» sieurs extases»
1. Tous ne peitvmt pas prêcher y mai"; ions pe?-:* *D€nt édifier, % Le bon exemple est csV.c ■■> •'■'^fr e.-> miise (lue doit répandre partout un i La terre deviendrait un paradis d ions kù . cher choient à édifier^
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