‹ Abrégé de la vie des saintsChapitre 28 sur 34 · Novembre · texte numérisé non relu

Novembre

S, LAURENT, Evêque & Confesseur.

IB'' Aurent naquît en Irlande. Son père éîort J[j(ua des rois de ce pays; mais Laurent mé-^ prisa les grandeurs du siècle pour prendre l'é-^ tât ecclésiastique, il vint alors à vaquer une fameuse abbaye. Ses vertus plus que sa naissan* ce la lui firent donner. Une famine étant sur? venue, il eut lieu d'exercer sa chanté. Il dis«5 tribua lui-même aux pauvres du pain et deg habits. On ne put jamais lui faire accepter Févêché da Clindalac: mais son humilité ne fut pas toujours écoutée; car quelque tems après il fut fait archevêque de Dublin. La famine ayant recommencé , il donna des preuves d'une chanté héroïijue. Son zèle le porta à réunir er communauté ses chanoines sous la règle de S iïugustin. Il alla à Rome où le pape charme de sa sainteté, ie fit son lègat dans toute l'Ir-i lande. Il fut guéri miraculeusement de la bles; sure que lui avoit faite un insensé, qui dans h vue de donner un martyr à l'église, lui avoii déchargé un coup de lévier sur la tête. Enfin usé de travaux et d'austérités, il mourut à E13 en Normandie lorsqu'il y passoit pour ^ller trou« ver ie roi d'Angleterre, Tan 1181.

EEFLEXIONS.

1 . Il ne faut que conncitre le monde ponr le me* priser, 2. Quelques jours passés au service de D ici dêtromperoîent bien des mondains, 3. Ma.is tel est leur aveuglement quils craignent de rccouuaîtr^ leur erreur, ^

15 Novembre.

S. MALO, Evêque & Confesscun

SAint Malo naquit en Angleterre de pareng fort distingués, qui chargèrent le S* abbé Braban de son éducation; mais Dieu lui-même prit soin de son enfance. Un jour qu'il s etoit endormi sur. le bord de la mer, le reflux le surprit; S. Braban accourue et le trouva assis sur une motte de Cerre qui flottoit sur l'eau. Ayant embrâssé l'état monastique, il eut beaucoup à souffrir delà jalousie de quelques frères : mais sa vertu le mit au-dessus. Comme on vouloit ie faire évêque, il s'enfuit. Jésus-Christ lui apparut sar un vaisseau sans mat ni voile, et finvita à s'y embarquer. li aborda une presqu'isle proche de la ville d'Aleth, où on a bâti depuis îa ville de S. Malo. Les payens l'ayant vu ressusciter un mort se convertirent. Il consentit à être leur évéqne et fit fleurir la religion dans ces cantons. Il eut cependant bien des persécutions a essuyer: mais Dieu le vengea de ses ennemis: un deux perdit îa vue et vint se jetter aux pieds du Saint, qui la lui rendit. Ayant nommé son successeur à l'épiscopât, il se disposa à la mort, qu'il savoit n'être pas éloignée*. Elle arriva sur la fin du sixièmè siècle.

REFLEXIONS

1 . Occupes îimpiement de nos -plaisirs^ pensons^ nous jamais à Dieu? 2. Vhojrme se cherche souvent lui-même jusques dans V exercice de la "oertu, 3. Songeons au en nous aimant de la sorte nous nous rendons malheureux.

Sis-

16 Novembre,

S. EMOND, Eve que et Confesseur

EDniond naquit en Angleterre. Sa niere Vem voya à Paris faire ses études; e!îe lui avoij conseillé de se servir d'un cilice comme d'une armure spirituelle contre les efforts du démon, ce que le S. observa toute sa vie: il fit aussi vœu de chas-^ teté devant Fiioage de ia Ste. Vierge. Il devint sî*^ savant qui! fut jugé digne de professer les belles^ lettres et ensuite la géométie, mais il prit ie parti; de ne plus s'appliquer qu'à ia tLiéologie; il l'enseil gna avec tant de piété, qu'il reaiplis^sait d'onctiod ses auditeurs. Un jour qu'il iastraisoit le peupld •devant la porte d'une église, une pluie aboiidantd . c|ui alloît i'ÎEiterrompre s'arrêta v -ic-^i ordre et ne tomba qu'aux environs, L'arch-.^ Cantorbéri étant mort, on lui donna Edruona pour successeur. Cette dignité ne lui rit rmn changer dans sa vie. sinon qu'elle 6jt. encore plus laborieuse. Il étoif îe pere de son peuple, et surtout des pauvres. Sa feraietè à soutenir les droits de son église lui attira la disgrâce du roi Henri III. Tout ]e monde dès ee moment l'abandonna. 11 vint en France, où S. Louis fut charmé de donner un asjle à si ud grand évêque. Il mourut Fan 1241.

REFLEXIONS

l. Le îey>is est court y nos Jours sont cofnptes^ nen perdons pas un seul, 2. Ce momenî que vous perdez^^ SI vous saviez remployer^ vous produirait un trésm €le mérite, S. Q^iie de réprouves voudraient av€i\ wic heure de ce tems dont vous êtes p^odigue ? \

17 Novembre»

S. GREGOIRE de Ncoœsarce, Evêqu€.

C'N R^gcîre, que ses miracles ont fait surnom^ ]f raer k thaumaturge, étoitd^ Néocesarée. Il fut éif;vé daris le paganisme, mais ayaïifc trouva Origène qui Fintruisit à fondd-es vérités du cbristianisîiie, il deifiiandu à è\re reçu parmi les Catéchumenes; ce fut alors qu'il délivra du démon une femme quî Tavoit accusé du dernier crime, et que Dieu >avoit livrée en punition au maliîi esprit» Feu de tenjps après il fut baptisé, -et aj^ant vendu to-us ses biens, il se retira dans la solitude pour ne pbîs vaquer quaux choses de Dieu» L'éveque d^ Amassée qui coniioissoit îe mérite du Saint, le força à consentir qu'on le sacrât évèque de Néocé* sarés. Il n'y avoit pour lors que 17 chrétiens dans cette ville; aiais les traveaux du nouveau pasteur eurent un succès si heureux, qu'avant sa mort il n'f restoit que 17 payens, encore Dieu lui accordat-il leur conversion. Il fit changer de pkce à une inontagne qui nuisoit au dessein qu'il svoit d'éîe* ver une ég-lise dans cette endroit. Il arrêta les aibordements du Lyc, en plantant dans le sable sou bâton qui devmfc -un gros arbre. Il dessécha par «es prières un étang qui f^iisoit la matrere d'uï^ procès. Cet homme de prodiges mourut Vm 270*

REFLEXIONS

î . Qui êies—musy pour oser 7ndlr-€ des i'orn-es u lapnvssaucede Dieuf 2. Que d'esprits Jxjrts vevkfii {îccomGder la religion à leurs Jbibles lumières. S-, Ci'oire san^ tant raisonner^ ccd le parti le plus ^ûf en matière de religion^

18 Novembre,

S. ODON, Abbé.

ODon étoît Français. II fut quelque tems à la cour deGuiil tiaie, duc d'Acjuitaine; mais il sut qu'étant enfant il avoit été voué à S. Martin. 11 quitta tout sur le champ pour se rendre à Tours et se consacrer au service de l église du Saint. On le pria de faire un abrogé des ïïiorales de S. Grégoire; et comme ii s'en excusoit par humilité, S. Grégoire lui apparut et lui déclara, en lui donnant une plume, que Dieu vouloit qu'il se chargeât de ce travail. Le désir d'une vie plus parfaite conduisit S. Odon en Boiirgogue auprès du S. Abbé Bernon, qui le chargea de l'instruction de jeunes religieux. Il alla ensuite dans sa famille, et toucha tellement par ses discours son pere et sa mere, qu'ils entrèrent en religion. Beroon étant mbrt, S. Odon lui succéda. Son zèle pour la discipline lui attira la persécution de ses moines; mais rien ne put fempocher de réformer plusieurs monastères, et d'en î^v.der de nouveaux. 11 faisait de grandes aumônes, et plus ii donnoit aux pauvres, plus Dieu lui fournissoit des ressources pour réussir dans ses pieifses entreprises. Usé de travaux il alla recevoir la Gouroone de jastice.

REFLEXIONS

î. Dam le chemin^ de la perfection il m favt pas regarder derrière soi, 2. Ùest la mar(jue d'un, cœur lâche et inconstant de lasser des premiers efforts* 3. J- C est le modèle des parfaits^ il s'en Jrxut encore beaucoup que vous lui rêssemôliez*

1^ Novembre.

Ste. ELISABETH^ Veuve.

Lîsabetlî, fille d'André II, roi de Hongrie,

fut accordée au fils du Landgrave de Thiiringe et de Saxe, qui voulut l'avoir dès lors à sa cour. Elle y fat élevée selon la grandeur de sa naissance; mais sa modestie, son hjni-ilité, son amour tendre pour les pauvres ne furent pas du goût des personnes de la cour. On ia tournoit en ridicule, on la persécutoit même, lorsque son futur épou.x qui étoit absent depuis long-temps et qui ne Tavoit jamais vue, arriva. Charmé de sa vertu, il, fit taire ses ennemis. Le mariage se célébra et fut des plus heureux jusqu'à la mort de ce prince, qui arriva trop tôt, et qui donna lieu à de plus cruelles persécutions. On accusa Elisabeth d'avoir dissipé son bien en aumônes, et on la chassa bonteusémeot du palais. La sainte veuve ressentoit une vive joie d'être traitée si ignominieusement. Ellô rompit tout-à-fait avec le monde. Depuis qu'elle étoit du tiers-ordre de S. François, ^Ile ne s'habilloic plus que de iaine, sa nourriture nç fut plus que de légumes cuits à l'eau. Jesus-Christ lui apparut et finvita au séjour des bienlieureux. Elle mourut dans des transports de dévoîion^ Fan 1231.

1. Si vous ne servez Dieu que dam la prosperi» tê^ ce nest pas pour lui que vous F aimez. 2. C'esé dans l'adversité que se reconyioît la pureté de nos intentions. 3. Ne demandez donc point â Dieu çuil vous eu délivre^ mai^^ seukme/ii qu il voua iQutieniieo

Dès l'âge de 4* ans elle

REFLEXIONS

^0 • Novembre,

S. FELIX c-E VALOIS, Cotifessém',

I^Elix naquit l'au Î127. Il ctoit de la h^nîe mJ ^'^y^^e cfes Valois; mais l'éclat é un trôn#dont il n'étoit pas fort éloigné ne l'éblouit point. Étant entré dans le cierge et ayant reçu la prêtrise, il se retira dans jin désert & y mena une vie ;très--.hus« tore. Dieu lui envoya un S. disciple dans la per* 5>onne de Jean de Matha. Félix le reçirt avec Èontc;, tous deux s'animèrent mutu^lîemeut i servir Dieu avec encore plus de ferveur. Cependant 8, Jean de Matha se découvrit a lui sur le dessem qu'il avoit de travailler à racheter les Captifs. S, Félix approuva cette généreuse entreprise. Ur^ jour il \it venir à lui un cerf qui portoit une croix pareille à celle dont son disciple foi avôit déjà parlé: cette merveille l'encouragea teHement, que quoique âgé de 60 ans il suivit jusqu'à Rome S. Jean de Matha, Après avoir obtenu l'approbation du pape, ils revinrent a Ccrfroid où ils bâtirent la première maison du nouvel ordre, dont S, Félix fut supérieur. Un jour ki Ste Vierge lui apparut environnée d'anges qui portoient un habit i où étoit h Croix de l'Ordre. Ce fut aussi un aoge qui lui apprit le jour de sa mort, qui arriva l'ar^

KEFLEXIONS.

î. Ou sont les (rrandes âmes q?n font leur proprès affaires de celles des malheureux? 2, Quelle-est donc notre charïlê si nous'ne faisans diibien qiià ceux de qui nous en aUendons. 3» Il ne Jaudroit guêtre homme pour compatir au tride sort de tcml d'hifortunh^

21 Nov€»mbre.

La PRESENTATION de MARIE,

- A Nne et Joachim se voyant sur le retour

l'âge sans avoir d'enfans et sans espérance ffen avoir, ce qui chez les Juifs étoit une espèce d'infamie, s'adressèrent au Seigneur et promirent que s'il leur en donnoit un, ils le consacreroient dans son S. Temple au service de ses autels. Dieu t|ui vouloit que celle qui devoit être son épouse^ et darjg qui toutseroit merveilleux, naquit par un «liracle, exau(;a les prières de ses 2 fervents époux; ^te. Anne se trouva enceinte et au bout de 9 mois Marie vint au monde, et y parut comme une bril*îante aurore. Dès qu'elle eut 3 ans, ses parens la présentèrent au temple pour être élevée dans le jieu destiné aua filles qu'on consacroit ainsi aux seif gneur. Quelques Sts. pères ajoutent que sa sainteté lui donnoit le privilège d'entrer dans le lieu le plus S. du tensple, ce qui i\'étoit permis qu'aia <jrand-Pr6tre. Quelques uns disent aussi que ce fut eo ce jour que Marie voua à Dieu sa virginité, sacrifice généreux dont il n'y avoit point eu jus* ^ues~là d'éxeraple. Elle demeura dan» le temple jusqu'à l'âge de 15 ans qu'elle enfuttir^e pour êtr^ ipaariée à S. Joseph,

EEFLEXION S.

î • Marie est mere de Dieu, peut-il rien lui reju/^ ^er? 2. Marie est notre mere, peut-elle rien refw «er à nos prières f 3. Réglons tellement notre cfév^ tioîi} quil n ij entre ui dejiance^ ni prJsçmptiou^

21 Novembre*

S. COLUMBAN, Abbé, i

COluïTibarî était d'Irlande. Il se retira foit jèn-* ne dans la solitude et ensuite au célèbre mo- 3iastére de Benchor, d'où il passa en France po'.r* y faire flei-'irir la discipline monastique. Le roi Si^' gebert lui permit de bâtir 3 monastères, dont Je' piiisfameax fut celui de Luxeuil. Il op:'ra partout de grands prodiges , sur-tout pour apprendre a ses yeligieux le mérite de Tobéissance. Un jour il leur ordonna quf^ique la plupart fussent mal ade!^^,' de se lever et daller travailler à la nfioisson. Ceux qui obéirent en revinrent entierément guéris, an liei* jTjue plusieurs des autres nioururent avant îafin de Vannée. La reine Brunehaut ne pouvant souffrir qu'il reprît le roi Thierry de ses desordres, aigrit si fort ]'es|V"it de ce prince contre le S. qu'après plusieurs mauvais traitements on voulut îa chasser de France; nuais Dieu le protégea visiblement, li" prédit à Cletaire II. qu'il seroit bientôt jDaître des royaumeis de Thierry et de Théodeber, ce qui ^nt^ Ta. Après avoir prêché l'évangile dans la Souabe, il passa en Italie: il fonda l'abbaye de Bobi, et y ; combatii contre les Ariens. Il mourut l'an 61 S. '

REFLEXIONS

1 . S?" vous cherchez Dieu, vous ne le trouverêzja^i :mnis parmi les e^nbarras du monde. 2» C'est dans solitude quon peut aisément lui parler et r entendre^' 3. Le mondain aime le tumulte ^ parce quilcraiti$ ^de rentrer en lui^mêim^ ^

22 Novembre.

Ste. CECILE, Vierge et Martyr.

CEçiJe étoît Romaine. Elle fut élevée dans la vraie religion: son esprit, sa beauté et ses autres beiles (juaiités relevées par une haute naissan* pe, ia âœnt rechercher en niaricige de ce qu'il y avoit de pins distingué à Rome. Mais dès qu'elle evoit été capable de réfiexion, elle avoit résolu de p'avoir jamais d'autre époux que J. C. Pour avoir Un prétexte de se tenir seule chez elle jouoit des instruments. Cepiîndant ses parens sans la consul* ter, avoient conclu son mariage avec Vaîcrien; c'etoit mi jeune homme d'un grand mérite. Cécile passa en prières les 3 jours qui précédoient les noces. Se trouvant seule avec son époux; Seigneur, lui dit'eVieyje suis chrêtiene et épouse de J, Cr-Prenez garde de me faire aucune violence^ j ai pour me de* fendre un an^e que vous verrez des que vous serez baptisé, Valérien consentit à l'être: l'ange du Seigneur parut avec 2 couronnes, qu'il mit sur la tête des deux époux. Tiburce, frère de Valérien, se convertit aussi: l'un et l'autre furent martyrisés, Cécile le suivft de près, et sacrifia généreusement sa vie pour ia cause de J. C. l'an

1. Il est d^ honnêtes dêlassemem qui saccordenî ires bien avec la sainteté, 2. Le mal est quoii se fait mie occupation de ce qui yi est fait que pour se dé" lasser, 3, Les saints sont saints jusques dans Iss rçhoses les plus in digère n tes .

'oêS ^3 Novembre.

S. CLEMENT, Pape & Martyr.

SAînt Clément naquit à Rome d*une famille aï? liée aux empereurs. S. Pierre et S. Paul étant venus dans cette capitale du monde* Clément eut envie de les voir et de les entendre. Dès qu'il leur eut parlée il se sentit touché, se convertit et devint îe compagnon des glorieux travaux* des saints Apêtres. Après le mai tyre de S. Cet il fut élevé sur la chaire de S. Pierre vers Tan 95; Ce fut lui qui pour rétablir à Corinthe la paix que quelques brouillons avoient troublée, écrivit aux fidèles de cette ville une lettre pleine de charité et de cette éloquence vive qui va au cœur. Il fifc d'éclatantes conversions à Rome, et entre autres celle de Théodora, femme de Sisione, sénateur romain, Ceiui-^ci s'étant glissé dans la foule des chrétiens, pour voir ce qui se passoit dans leursi assemblées, perdit la vue en punition de sa curiosité; S. Clément la lui rendit, i! reconnut sa fauta et demanda le baptême. L#s payens craignant; la destruction entière du paganisme, firent arrêter iS. Clériîent. On lenvoya dans la Chersonèse, et il y fut condamné à tirer le marbre des carrières. Mais comme au milieu de ses peines il prêcboit encore la foi, il fût décapité l'an 101.

REFLEXIONS

I . Comment dksireroit-on les souffrances puîs-^ njjiion hs -enmsage comme de vrais maux? 2. Quoi de plus pr^cieîix cependant que ce gui nous Jait rtf^^ sembler à J, C, 3. Divin Jésus, y a-t-il une croix: trop ^esante^ dès que voifs la porterez avec moi* ;

24? .Novembre. 357

S. CHRISOGONE, Martyr.

JjT ^Illustre martyr S. Çlirysogone, nn de ceux dont l'église ûût mention dans le Canon dé ]i> Messe, se signala pendant la pers'^'cutioa Dioclétien par son zèle pour la foi. Il convertit Anastasie, dame vomaine, qui eut dans la ^uite le bonlieur de verser son sang pour Ja rëîigîon. Il lui servit jusques là de directeur, elle le consultoit dans toutes les occasions difficiles, et îa Saint lui répondoit avec une charité ■et une douceur toute paternelle. Ûardeur de Chrysogone à étendre la foi lui attira la hainé des payeos. Ils le déférèrent au préfet de Rome qui le fit arrêter: on le mit dans un cachot obscur où il resta pendant 2 ans. Son zèle n'y restoit pas oisif, il encourageoit les chrétiens qui y souiiroient pour la même cause, et convertissoit les idolâtres qu'on y renfermoit pour leurs crimes. 11 en fut tiré pour être présente à DiocK iien, qui crut pouvoir le gagner par s(^s caresses; mais le Saint les rejettent avec une s,te. fierté, répondit qu'il ne connoissoit d'autre honneur que celui de servir le roi des roFs, et que la religion pa3^eDne n'âoit qu'imposture: sur cei» il fut décapité l'an 303«

REFLEXIONS

1. Un. chrétien est bien farf dh au il ne craint ■..■rien que le ^pêchê, 2. La mire des horuvies ne poU" -vaiii lui oier Dieu du cœur, quauroii~^l à redôu'" Zievv S, Ce qui nous rend lâches cest que nous aimons quelque cho&e uvec Dieu»

25 Novembre.

Ste. CATHERINE, Vierge et Martyn

S iinte Catherine étoit d'une des premières fa-! iïiiileû d'Alexandrie. Elle aima Tctude dès sa jeunesse. A J'age de 20 ans elle parioit les ]niigueSi savantes et enrendoit parfaiteîiient la thcologie des paye^is. La si>li(!ité de san esprit lui (it appercevoii'. toutes les extrava,iîaoces du paganisme. Elle reçufc le baptême après lequel J. C. lui apparut en soii-^ ^e, et !:i prit pour son épouse en présence de la Ste. Vierge. A son réveil elle trouva a son ào'igt un auneau aiiraeuleax. L'empereur Maximicii arri-»| va sur ce^ entrefaites à Alexandrie et y ordonnaun sacrifice sole.niiel a l'honneur des Dieux. Catherine prirut devant lui pendant la eérérnonie, elle* lui en repr?serita toute J'^impieté dans les termes Ici4 plus ifîrts, etiui offî^it même de disputer contre les plu^ cclehres philosophes. Il s'en présenta 30 qu'elle rèdai-it a ne pouvoir lui répondre: tous se- C DUvertirent et furent aiartjuisés, pouf elle on la mit à ia torture et ensuite en prison. Ayant été mit-acuîeuser^îeni guérie, elle tut appliquée à un® roue armé âe pointes tranchantes; la machine an premier n>ouveinent se brisa. Elle eut eniin la tête tranchée. Les îuiges emportèrent son corps sur lô* Tiionî Sinaï.

HSFLEXIONS.

1, Die7i lie s'est faifliorrane que pour appri-'ndré aux hommes la vérité, 2. Cependant la plupart courent encore après Verrear et le mcnaonge. 3* Jnsquici séduits p ir nos pâmons^ ouvrons enjît^ksi/iuxà ia vérité^

26 iS^ovembre. 359 'S. PIERRE D'ALEXANDÎiîE Evôq, et Mart.

Pierre étoit prêtre d'Alexandrie, et Faiso/t J admiration de cette église par son rare savoir et son 2ele pour la foi, lorsqu'il succéda l'an 3GQ au patriarche Thomas. La persécution s ciant allumée, il alla de province en province, ibitif^lant tous ceux qui pou voient chanceler. Meleee, évèjque de ïycopciis, aj^ant été convaincu d'avoir t^a* criné aux idoles, il aiit tout tn ceuvre jiour le reconcilier avec Dieu; mais c'étoit un honinie vain €t factieux, le cœur et 1 esprit étoient gâtes. S. pierre assembla un Synode contre lui et le déposa. Cet évêque apostat se joignit à Arias contre le S. pijtriarche, qui eut beaucoup à souffrir de ces 2 impies. Il ne tarda pas à être couronné du martyre. Maximin Céi^ar le fit arrêter et renfermer. Les chri' tiens d'Alexandrie furent dans la dernière désolation; ils accouroient en foule autour de sa prison, et il paroivsoit iinposible dt; l'en tirer pour le mener au supliee» On le fil sortir par une ouverture qu'il conseilla lui-même dé faire au mur du côté qu'il n y «voit personne. Il embrassa teiidrement son boureau, et fut décapité l an 5iO.

ÎIEELEXIONS,

Il ny a qu tm Bieuy tmefoi^ et une église, walheur aux ennemu de r unité. 2. l^mf qu'il y des passions il y aura des hh esi/s, S. 2'aniiîs que -Dieu veille sLur lajhi de son église^ gardora la nôtre contre la séduction ci l'crr&ur.

SôO 27 Novembre. '

S, BAllLAAM & JOSAPHA, Confessfeur!»,

Eenner, puissant roi Indien et grand per-- sécateur des chréliens eut lin fils nommé Josapha qu'on lai prédit devoir un jour se faire chrétien. ïî crut pouvoir empêcher l'effet de cette prédiction, eu ie tenant renfermé et en écar-». tant de lui tous ceux qui pouvait lui parler di^ christianisme. Mais un S. solitaire nomme Bar îaam se déguisa en marchand, trouva accès auprès de lui, et lui exposa les principaux my?4tères de notre religion. Le jeune prince qui avoit un esprit excellent fut bientôt convaincu de la vérité Bon père instruit de son changement luî opposa les plus habiles philosophes, mais il les confondit* Abenner voyant que ses précautions avoient été inutiles, et que son fils fatigué par les CH)mbat^ qu'on lui livroit, dépérissoit tous les jours, le laissa en repos. Il hn donna même une partie de çe^ états en pleine souveraineté. Le nouveau ro^ commença par renverser les temples des faux dieux. Beaucoup de ses sujets se convertirent, Abenner lui-même se fit chrétien 2 ans avant s; îïîort. Après quoi S. Josapha se démit du gou vernement, alla rejoindre S. Barlaam, et fiail saintement ses jours dans la solitude.

REFLEXIONS

î . Ne diroitfon pas que TaJT(dre du salut est cé ■le f^îii nous occupe le ^moins? 2. Doniions à jiotA sal'if ce que nous doyinons de ^oins â nos affaires et f ordre sera rétablie, 3. Est-on persuadé quil] a un autre vie quand on ne travaille que pour cei

1>^'ovcrt\hr4S^

'S.- ESTÎEKNE/ Martyr. '

ÏTIf^tionne nriquk l'an 713 à' Constantfrràp^e. W ^s'applÛMja (iéTbonne heu^e à lVtîJ(k: dct; îi- '\fi'S ïacrés et (ks 8àiïits pèrf:s. J^à ïiînn^We fut ^irîie (k celli'h que-ia 4Urfi»?r des îcom^claï^tes vïM- 0€a de sortir de CoVistaDthH)ple. Il fut . prc.senté tm parens- au îiftint abbé Jean nui frcutxn'oifc îfemon'astere de S'^ A^^mcnve et CHjj êhcirmr c;c ]a yenu du Sâint jeunfe hoonme, le u'çut 'au ^lon^hre 'àe ses -religieux. KiStienne n'^n'oit- <]r.c 16 ra K, ïHais 'on --.eut -dit qiril avoit .passé sa vie da:^ r.n- ..rfîonastère :• rien . ne lui coûto?î. A près I'H nioiTîie^ '■^Abbé Jc'îifi, "ii fut choisi pour t-i:ci- ''.u. r. ri:( ique à .peine -agé de SG-ans. Sa r'^putr ' '•tka' bien- di; pou-veaux M^isclples :■ tre leur ^Supéi ieyir que potir p"^ s 'niai vêtu ec |:)tkî§' oîai noui'îi j.s •tant démis de' M conduite du •nîonast'C ^i- ■■»it' pour ■ sa:-dti¥imH'e une r-ute ^:^;};^*• ^tfue 2 côude'e';s>d0 long. ■ ;;.aî,tiii Co-

pronyioe ne le laiiîsa pas ji:....: - , -V: i;

■repos qu'ii y,goùtmt. Ç'qmme 'pour le- eujte^deS' .8îes, irriL'«.>r'-- 'il i;r ( ^ lîé., €Kiler,.-traWî* .par ks .ri!.i\- ce, CoRsrfiiît^rcr^'e.: tn fia il -.eut ia-tête éciws'ca d ^un c oi.; p 4i e ii: v ior ïcm ■.^■66.

. • - ■ ' U E F L E V I 0 i; S * ^ J. O^î remplifaûéînerd les

^■fl a^iOr^'o^i' que pG7ir i^i' • ... x-ot ?; : c:rj72-

p<m^ïidr€ son parti ijiicprt^ l'lù!/ cojkÙ'Ui ,c Ff -

-Novembre;

S, ■ SATURNIN, MartyK

Ërs Tan ^4?0, le pape S. Sabin eïivè;^'B« Saturnin dans le« Gauiès ponx y raniaier î» loi qui sV troui'^a pi-esque éteinte faute -de prédic^tiofi» Saturnin en passant par Arles prit pour conîpagrtonsdieses traveaux St. Fapoulet S. Honnet. il «arrêta quelque tenis à Oàrtassone où il prêcha réva«gile avec une intrépidité vraiment apoBtoU\. q«e. Les pajens en-forent allarmés ils le fireJTit^rré- 1 ter 6t renfermer dans un horrible cachot: cependant ils l'en ttrèréht quelque tema après et ils k chassèrent ignominieusement de là viile. li alla à ïoulou* se et les habitans s'étantasserïibîés autour de lur, il leut parla avec tant d'éloquence de J. C. ijuil eut la consolation d en baptiser un grand nombre. Leur ayant laissé S. Papoul avoir soin d'eux, il Gi^ntinua ses courses apo^itoliques avec un égal succès: mats ayânt appris que les payeng alîarrt>és de3 ^ progrès que faisoit le christianismeà Toulouse» a«; voient mis à mort->8.,^Papoul, il vint au secours dei de cette chrétienté désolée. Sa présence ayant fait taire les oracles, le» prêtres animèrent contrai lui la populace, il fut assommé de coups etatta- ; ché à la queue d'un taureau furieux, qui lé mit en pièces.

ftEFLEXîONS.

1 . Les difficfdtés ne doivent Jamais rebvier quand bit agit pour Dieu. 2. Cest m rien faire que 'de hièix^mmèncer ii L'on n*est déterminé à bien finir* 3. Jmqu ici cependant que deprcjéts et de ré* loluii^m qUe notre lâchéé rend inutiles !

30 No^ierrrbfe.'

S. A>;iDRE, Apôtre.

A; Ndré, frère de» S. Pierre ctoit pêcheur Jàt, jf-^profession. Il fut le premier appelé à )'Apostolit^ Dèsqu'il eut connu J. sur le rapport de S. ,J. B. ii vint trouver s.ork frère Simon et lui dît avec un transport de joie qu'il avoit trouvé le ï/iessie. Le Sauveur lui ayant dit de quitter ces fi- Jets, il obéit $ans réplique et n'abandonnB plus l0 fils de Dieu. Après la de3cei\te-d% S. Esprit il jvêchâ quelque teoîs dans la Judée. Il eut ensuite pour son partage la Tiirace, la Scilicie et FA chaïeb Après avoir visité une partie de l'Asie prêchant par-tout Févangile avec une intrépidité admirable, il vint à Fatras en Acîiaïe, et y exerça son zèle avec succès. Ayant été trouver le proconsul Egée, iî i exlioTta à renoncer aux superstitions payennes et à ouvrir.les yeiîx à la vérité. Le proconsul étonné de sa bardiesse, le menaça du dernier supplice s'il ne sacriiioit àux Dieux. André demeiferant iné^ bvanlable, fut condamné à être cvucifiâ. Du plua loin qu*il vit sa croix il s- écria: 0 Craix long-iems désirée JJt vous saine, recevez-moi dar,s votre ^in et réîinmez-moi à celui qui pour me racheter a 'expiré entre bras. Il y resta deux jours^ au

bout desquels ii rendit son aœe à Dien.

l \ Le mondain ne peut se persuader {juon iron'^ % w des douceurs dans la croix.^. Des hommes chairne peuvent comprendre les choses de Dieu, 3, O Jésus l pouroii'on avoir horreur de la croix a-^ prh (jue vom l'mez portée J ■

S. E1.OY, Evèque et Confe^^seur,:

"^"y^I.oy naquit dons îe Sirnoosin vers Tan iLlf^^ (J jviai tart habile dans les sciences divines (it iiuin,'ûnes> mais son pere remarqua qu'il avoit. heaucoii:) iVadresse, il lui fit apprendre i'orfîévrerie;

en siU. bientôt pius que les maîtres. Le roi Cioî^:i-rîi.nayani:tpiî. trouver d^ou^'rier qui e:;écutût nri î^u^ra^i^e dont il hn^r donnoiKIe niodèle, S. Elov; ^<Vn; changea et le fit encore plus beau que le roi ne diîrnaDdoir, Clotaire admira la- rnodestie del'QUvrier, plus encore que son axireisse, et- le retint à sa co'jr, Eloy ne reçut pas de n^oindres marques d'estime des saccesâeurs de ce prince, Dagobert •et CHovis îl. Il lesuiéritoit pv^r sa probité que V'-ûrde la conr n'altéra jarnais. Ayante eonçii le dessein d'une vie pius parfj:\ite, il n^g' pat jamais s'assurer (]ue ses. pftchés eu^^sent été Temiâ. Il pleur.oijfc dans sa chi^aibre et prioit Dieu de ■. soulager se% peines, ]or3.i|u'il se trouva. couyert d'une liqvieur olioriferante, qui tcNXîbôit d'un reliCjîéaire suspendit û son plancher. Ayant succédé a S. Acaire, évèque de Noyon et de Toi^rnay, il augmenta b'eau^ coup par son zèle ce troupeau, déjà, npnîbreox^» tl^ înourut i'au ()59; Son anie parut s'envolei^au eieîl sous l.v forme d'une étoile brillante.

Il E.F Ï^E XÎ.O N S:...

1. Ce qne^vo'is ne pouvez faire p'^r vos dîscoHrs^. J^iJles le par vos ■e.cemples. 2. La vertu, surtouk dan.^ les v^r'-onnes d.;tn ran^r élcx'é, produit de^. ex-; cdlens cffcls, 3. force de èejhire admirer , âOi^ ^oent: elle se fait imiier^

, ^ 2 Déeeaibre. S6.j

Ste. BIBÎANE, Vierge et Martyre.

BIbîane na.quit vers le milieu du quatrième siècle. Son pere Fiavien étoit préfet de Rolïiey mais comme on reconnut qu'il eîoit cbétien, il fut dégradé de sa noblesse et envoyé en exil où il mourut de misère. Celui qui prit sa place étoit Apronieuj favori de Julien l'apostat. En entrant dans Rome il fit le premier essai de sa cruauté sui' les siestes de la famille de Fîavien: c'étoit ses 2 filles^Bibiane et Demetrie. Il se les fit amener; De» metrie mourut subitement en confessant le nonx de J, .C. Bibiane restait seule exposée à la fureur ■du tyran. Il essaya toutes sortes de rnoy.ens pour lui faire abjurer la foi. Il la livra à une vielle femme, qui tantôt par ses discours infâmes, tantôt à force de mauvais traitemens,^tachoit de la perver« tir: mais la généreuse vierge; tranquille au milieu de tant de sortes d'attaques, n'en devenoit quo plus ferma dans la foi. Apronien ordonna qu'elle fut attachée à une colonne pour être frappée avec des fouets garnis de plomb. Son .sang*, rejaillit bientôt de toutes parts; les payens en étoient eux- •^iïiêmes touchés; mais la Ste. sans rien pejdre da .sa tranquillité, rendit le dernier soupi^o ■■

RJEFLEX ÎONS.

1 . Si mus voidez que Dieu règne dnns toîH xœur^ hannisez r impureté* 2. Rien de plus incim" patible q%c la charité et Vaffoction aux plaisirs des sens !>. Dieu est tout esprity et ne peut souffrir des . •i^omnes tout de chaire

s Décembre*

S. FRANÇOIS XAVIER Apôtre des Inae^, \

SAint François Xavier naquit l'an 1506, aa: château d-e Xavier siliié au pied des Pyrénées» îi profi^^soit la philosophie dans rUniverwté de. Paris, lorsque S. Ignace le convertit en lui rtpÀ" tanîi5ouvent ces paroles, que s€rt' à lliomme de ga^; gner tout le monde sHl perd son ame? Xavier ne songea plus dès-lors qaà embraser toute la terre du ïeu dont il brûloit lui-même. 11 surn>©nta sa délicatesse en suçant un ulcèi'e infect. Il pa«sa dans le Portugal où son zèle lui fit donner Je ï>om d'Apôtre, nom qui resta dans ce royaume ceux de sa Compagnie. Il alla aux Indes et par-' courut drffétens royaumes de l'Asie, prêchant, opé-^ rant des prodiges inouis. Il fit en 10 ans plus ôe' 20,000 lieues; il baptisa près de 14,0006 ames, etJ cx)nvertit à la f©i plusieurs rois. Des Indes il pas-^ sa dans le Japon, où malgré les persécutions qu'il, eut à souffrir, il établit le christianisme. 11 se dis-^ po^oit à porter le lambeau de la foi dans le vaste* empire de la Chine; mais la mort^termina trop tôt ' line si glorieuse carrière, "Ce fin l'an 1552, que ïnourut ce nouveau Thaumaturge. Dieu conserva S'^m corps de la corruption, et rendît son tonabeau glorieux par d^éclatans miracieâ.

PtfEFL EXIONS*

î. Le ^erifnbîie amour de Dieu ne cherche qwâ se communiquer. 2. Le vrai chrétien ne désire rierk tant que devoir s'étendre V empire de C, Bt Fallid-il pour cela mille vies^ il-hs do7%ncrmi v^o*

3 Décembre.

S. PIERRE CHRISOLOGUE, Ev.et Confes.

Pierre surnommé CrysolQgue à cause de sa rare éloquence, etoit dlmoîa en Italie. Corrreille son évèque persuadé de son mérite, le fit diacre. L'évèque de Ravenne étant venu à mourirj on lui choisit pour successeur un St. homme nommé Jean; mais il répondit aux députés qu on lui envoya, que S. Pierre et S. Apollinaire lui étoient apparus et lui avoient déclaré que Dieu choisissoit pour le siège ^e Ravenne, Pierre Diacre d'imôla. Le S. résista long-tems; mais le p-ape lui ordonna d'accepter, il obéit. La preîaiere chose quïl fit fut d'instruire à fond son peuple des devoirs du christianisme; il nous reste de lui 160 homilres. Il releva aussi plusieurs églises qui tomboient en ruine. S. Germain d'Auxerre étant mort à Ravenne, il embauma sou corps et hérita de son cilice, qu'il garda eora me un précieux trésor. Il fit une réponse di^ne d'un grand évèq*ies à l'impie Euriches, xjui lui avoit écrit pour l'engager dan-s spn parti. Sa mort arriva l'an 439, à Imola, oii il s'étoit transporté par dévotion pour S. Cas^i^n martyr, qui y est honoré.

REFLEXIONS

1. C'est sur Us devoirs de son Hat qu'on doit un Jmr être juge, 2. (lue de gens par une piêîê mal entendue Jo7it toute autre chose que ce qu ils doi* vent, B. Est-^ce voidoir plaire à Dieu qnç de le ser*autrement qu il ne veiU letrc^

ses

4< Décembre»

Ste. BARBE, Vierge èt Martyre».

B A rbe naquît à Nicomédiê, vers te milieu datroisième siècle. Dioscore, son.pere étoit ur des plus furieux payens qu'ij y eût. Comme il aîmoit tendrement sa filie, pour la mettre sûreté, ii lui fit taire, dans une haute tour, un^appartt;ment des plus comnfîodes, et îui doisRa des filles pour la servir. Barbe dans sa prison conçut qu'il y avoit un Dieu et une religion qui apprenoit à î'honorer: elle trouva même le moyens de parler à un chrétien, qui l'instruisit et la baptrsa. Le tems vint cependant où Dioscore îui parla de se marier, eJJe s'en excusa: il crut que pour l'y fiiire consentir il n'avoit qu'à la tirer de sa tour. Dès qu'elle eut vu les idoles dont la maison de Dioscore étoit pleine, ellelui représenta recpectueusement combien ètoît ri'îicule le culte qu'il rendoit à de pareils Dieux, Dioscore pensa l'immoler ^ sa fureur. Il la raerte . a^î juge Marcin, qui l'ayant fait tourmenter de toutes sortes de manières, la çondamna à être décapitée. Son pere eut la barbarie de vouloir être son exécuteur; mais comme il reveaoit chez iui^ ii fut écrasé de la foudre.

RE FLEXIONS

l, .Qui n est pas pour J. C. contre ha, 2^ Et^e indifférent sur la religion, cest être chrétien Bans rêtre. S, Ou en serions^noiis si Jesus-^chrût , remit eu pouf nous la mhne indtjjêrençe f

5 Dê<?srr;bre*

sca

. s. SABAS, Abbd,

i^^Abas îlac|ivit ran,4S9> proche Ccsarée, Les> I ,^^myinvai?^es. manîcires^ d'un ds ses narens à éqiv ogard oocpwsioiuîcrent sarrc-iraite. A i':.fge de 8 ap.â se retira d^^is un monastère dontj^s religieux s*apperçurer.î bientôt qu'ils possèdoigBt dans 'tesr. :peréijnue m\ Smnt. Il s'îjJterdit pour toute la vie ie fruit po'rr avoir cueilli un joui* une goxiTme sans |)eraiis.\iiori. Il n'avoît que 13 ans lors-^a'Il ûi le pé- 'îérinage de .Ifrusa-leni. Il visita les pkss Sts. monastères, et se dm dans celui de 8. T;h'oct:?te. Ses j>aren^> firent ce qu'il puretit pour le mi^e revenir jLAiez eux; mais ee Uit irt^tilerneiit. Il «e retira danS; aine grotte ou il éîoiù 5 jours, sans manger- Il passa eîiï^uite dans Je désert du Jx>iîrdaiîT auprès de S.. ;Q-e:'asinie. Il J^'ouva cnSn- une caverne presque 4-nabordahle; il s y lo^-ea eî. y rnidqua les plus ^grandes onsrér'^-' - ^ V l"y trou'^r ea

foule, et il' .<y ...... . Ses nrl!^,;ieu:c^

Jiaiir î^;-.^ !cG ];ier;? (nTî! p=;t. Il rpiittoit sà^

-soiit;' c]iere qu'elle Iv.l ^-U'h, quand Ichl-^n

alla à C(:;ri^hiîîtinopIe justifier les caîhofiques a'jprè^: Je l'empertjur Justiuien, qui reçut conurje ua, ang^ducieL IL mourut Fan 531.

ii! sa?:-, rioyfipcaiion-, 2. Ce qui nom rend la vertii 'di/VcU'', ccrt i amour f^xce.m fde nouS''mhne, 3. Ji^ mans-^riûns ■mûjn.Sy ^it di,^-^lor.s. rkn. îie nom coûlem».

^ Décepibre.

S. NîCaLAS, Evêqiie & Confesseur.

Kîeola;^ étoit de/ Patai*e.çn Lycie. Ses pà* rens l'obtinreiTè du ciel par leurs prières ^ leurs aumônes, Oa assure que d^^s la mamelle il je 'moit le merGredl et le vendredi; il y ajouta u 5we. jour dans la suiee, et lorsq*u*il fut évêtjue, jeùnoit tous les jours. Son pere ét sa mère étar|i tnarts il employa ses grands biens à faire des s^ii4 niônes. Ayajit su qu'un gentilhomme avoit trois 6.14 les nubiles, dont Fliortnénr étoit en danger, parcà qu'il n âvoit pas de quoi les marier, il prit 3 buur^ ses qui contenoîent 1 argent suifiiant pour cela, et les jetta che>z el^es sur ie- soir. Il fit un pélérinai# ge à Jérusalem, 'au retour^duquel il fut sacré évè que de Myre. Un jour une, femme lui présent^ son fils qui avoit été étouffé par les flânâmes, e>l îe Saipt le ressuscita II fit le même miraclfl p^ur S enflins qui avoient été égorgés, et doot oi avoit enfermé les corps dans un^ cuv(^vte, 3| apparut a l'empereur Constantin, etîe menaça d< ià colère de Dipu s'ii ne cassoit la sentence d| ittort portée injustement contî^e troi«. de ses ofS( ciers. Souvent d'une seule parole ii appàiaa dé tempêtes. Il mourut vers Tan

1. Peut-on A^oir sou ff^qr le tri :ndre des homi niés sans être ému de compassion. Nous ai^noni quon noiis plaigne , Sç aTious ne savchs plainçtre pe^, sonne, Souvent content de plai Jre ks mqikauà teuSi nous rèfus<)m ,dx hs soulagea.

S, AMBROISE, Evêque & Docteur.

AMbioise nâquit l'an 540. Il étoit au bei*ceau lorsqii'on vit un essaim d abeilles qui vcUigeoient autour de lui, et dont quelques-unes ©ntroient dans sa bouche, ce qui fut .|>fis pour un prçsage de bon éloquence. Il devint trf s-habile dans les langues et dans la réthoriqu-e. Son mrri^ te ' Ici fit donner le gouvernement d'une partie de l'Italie. 11 ^toit à Milan lorsque les Ariens <& les Catholiques étant partagés sur le choix d'un évêque, il fut obligé d'aller appaiser le tumulte. Un enfant le voyant, s'écria: Ambroise Evêque, A ce cri les esprits se réunirent pour Ambroise, qui ti'étoit ci^pcndafit que Cathécumene; il se cacha, il s'enfûrit; mais il ne put résister plus long-tems. Il fût baptise et consacré évêque. La P*^. chose qu'il iit fut de vendre ses meubles et d'en donner le prix aux pauvres. Il fut le fléau des Ariens. Quand il fiilloit réformer (juelque abus il parloit. avec une Sainte liberté, même aux empereurs. Il interdit l'enti-ée de l'église au grand Théodore en pénitence du- mass^icre de Tessalonique fait par gon wdre. Ce fut lui qui convertit S. Augustin., Il sut par révélation où étoient les corps des StSi; Gervais & Protais. Il mourut l'an 397.

REFLEXIONS

1 . Quand on ne craitft que Diru on est bien forti t. Les ministres de Dieu ne mollissent que far une complaisartce intéressée. 8. Quelle indigne lâchetéque de trahir la cause de Dieuy pt)ur ménager sa fortune*

STt B Décembre/;

La CGNCEPTION Immaculée de Iî^ B. V: M>

|~^EpiJïs piifs de 5 hnlle am, 6u fàihok

au ciel po^r obtetiir ie Mecîsb.*-^0|i, ■6'ûupiroit après ce beau jour auquel de \^>it.. brider -le soleil dt>:,jfustice. Marie en '-fut coimntylluïi*^ rore, Diea ruccerde aux pHeres de bâmie- An^ ne; elle e^^t conçue j et par lai privilège qui na éièa àccorde à aucuae autre créature, eik «st -dè^l irinstant de sa Coîieeption, exempte du pi chvî^ rà'-i g'inei. Jéréaiie et S. Jean- Baptiste furer.t à lai vérité satîctitics dkm le ^ein àe; leiar nrère; nîaiai il est toujours vr^i de dire qu'ils ont etè sousii reiB})ire du pcché. il ^eoovenoit que la 2>fc:re» d'an Dieu eût eu cela quelque distinctio-n; ii con^ î^!8îioit que .celle qui dévoie porter daas son 'dias^' -te sein Tau^teur de toute sainteté, eût toujouîi été Sainte tt pure: aug^r est--ee une- piérogati': Me qu'aucun de ces vrais senriteurs ne lui dis^ pute. L'église a autorisé cette pieuse croyaive^ m établ!5f?ant une fêle -en rhoryneur de llîmiii oniée Conceptian, et si elle n'en a ^ pas fait n article de foi. eïle a certainement dtfendu so de très-griôveS' peines -de soutenir; en pùiTîîc €li partieuiier, que Marie ait pecké en Adam

REFLEXIONS

1. Ne craignons prdnt de trop koncrer celle. qi;Vie ciel a- prodigué ses Bons: *2* Ilemeux du vivent et (jui meurent nous la garde de Marît â. 'Ck^t par la Mere 'Qu on a accès mp ts du FA

1>' Décembre.

St?. LEOCADÎE, Vierge & Martyre.

IFocf^<5ie étok (Je Tolède. Elle naquît veH 1« ^fin dîi 3îï^e« siècle de parées chi éiieiîs et dts plus (lii^tiîîgués du pays. La piété sembloit lui être naturelle, elle n'aiînoit rien tant que la prière: les pàyens mf'mes étoient chaimés de sa verta. Da* ci-CD, !e plus cruel ennemi qu ayent eu le^ ehrétienSj vint vers ce fems-îà à ToUde, et y publia les édits des empereurs contre la religion. On fit urve pçiq'nisition exacte de ceux qui en faisoient profession,. iSte. Le<>c:adi<î se trouva sur la liste. Dacien crut <jue s'il venoiî à bout d'une fille si illustre par sa naissance et sa vertu, ii avanceroit par cette victcire ses desseins: il la fait venir, il la loue sur sa l>\?auté, ii iui promet la faveur des^?npereurs, si elle veut renoncer à J. C. La Ste. lui répoîxiit dim ton ferme et modeste: Tout ce aue v-ous me promettez est peu de chose en comparaison de ce que. Vi'ye pmmet mon Dieti^ f honore ks empereurs, nmu fiionore encore plus le ninître du ciel parce quil est lé Dieu et ie maître des empereu7\s. Le tyran furieux la fit cruellement fustiger et ensuite nnettre dans une affreuse prison oû elle rendit son ame à Dieuj en le bénissant de ce qu'il Tavoit jugée di-» gne de mourir pour la loi. Ce fut i an 303.

REFLEXIONS

l. // re favt que hieii connaître le monde jmur mcpriscr. 2. Ce quil promet peut enchanter les si'ens^ mais ait fond ce n est que vnnitL 3. Vom srul, 6 mon Dieu, pouvez remplir lu capacité dç notre cœur.

Sèe. EUL A-LIE, Vierge- et MavtjTê^ -

"WJI^Utal.'e étcît de Meride, vilk; d'Estramadonre»' ^^jjEiie naquit vers la fin du troisième siècle. Sesi pcireîis qui étaient. chrc;iens, et qui i elevèi ent. i ciirétief>netîi€nt, lui doîmerent pour compagne uner^ jeiiHe iille nomnu-e Juli-^i Toot^is. deux des. leur | ei:>fance prenoicnt plâiétr àaiit^ndr^îrlire ies çembatai y et les ^trioniphes des mart3^rs^ et n^e sqiapiroieaî; qu'aprèi^ le bonheur de donner leur vie pour la foi.^i Caipurnien; lieutenant de Dacien, faitsOit exècutef') les ordres» des easpereurs» contre les chrétiens av^c^ ia dernière cruautc. La mere d'EulaUt^ appre- i nant qu'il etoit arrivé- a Mâ'idq, ejt craignant tout de i ardeur qu'avoit ia jeune Edl^lie, pour le mai-*/ tyre, l'emmena avec Julie dans im<i niaispîi derf^ campagne, à qaelques.lieues de la.vUle- (îe^;pr|-,' cautions furent inutiles: une nuit la. ^e. s'échijp?. pa avec Julie, etVéèant raiseen clienHn elle ai;vi-va à Méride de grand matin. Elle va,trou¥e3C^^ Calpurnien^ et lui reproclie son inipit^té^ CaipuK-* "^ien en €:iit d'abord pitié, mais en&u irrité, de sa»\ constance, ^1 la fit crueilerrtent dét'hirer à coups i de fouet, brâler avec des tof cJies apjentes et jettefj dans un bûcher; doaîJa.tl^u^îaae Ta^^ elte expira. 1

îiEFLE X I>0NS.

1. Aimons Jésus , aimons sur-^iouf à souff'fir pour lîii. 2r La churiié si elle n'est murageuse^] nest ^uune fausse charUe. S, Nous disons .^110^ nom l'aimons ) par oà lui p.rmw^T»(>U^ mour? {

S.- Ï>AMASE Pai>e--

''^i^ 4.>rta?e ttaquit en Espagne, vers^ Van 30%;. jJ^^JI? Antoine, son pere allant s'établir ù Roaièv mena toute sa fatni lie avec lui* Etant devenu veuf, il entra dans le clergé, et son fils peu de tenis après Im, Lorsque le pap€ Libère fat chassé de ée S0li stege, Damas fit serment de n'en jaaîais reco nn oit rè dVître |>endant la vie de Libère. Ce pape étant, revenu de son exil se servit utilement des' conseils du St. Apre» sa mort, S. Daniase fut élevé sur le Siège: il eut beaticonp à souffrir de Tant ipape Ufsicin qui avoit une puissante fartian dans Rofne: mais ce broiritlon ayânt été banni, la la paix fut rendue a Fégli^e. Le zcle du S ponlif a réformer les abus et à démasquer l'Iîtrésie, lui attira d'autres puissans ennemis; mais son zèle le soutio^" contre leurs efrorts. Il assembla plusieurs Conciles pour y déclarer exclus de la communion quelques évèques, qiji quoiqiCattacbés . Ferreur, se fiiisoient honneur d'être unis au St. siège 11 -eut quelque tems S. Jérôme auprès de lui, et il rengagea à corriger la version latine du nouveau testam^^nt. Il fit construire à Kcnie quelques Basi» Jiques, Ce fut Tan 384.^ que mouaut ce digne successeur de S. Pierre.

REFLEXÎOÎ^S.

î r Glorifier jyieif et le faire glorifie}^ ced le var^ ia^e-.des plus grandes âmes» 2. avons-^nous jusqui^ ci procuré à Dieu la gloire qu'il attend de /nomif S* Loin de le glorifier, ne lui avons^-nous point V(ivi des adorateurs par no^ scandales ?

12 Décembre-

S. CORïïNTIN Evêque et Confesseur.

COrèntirv na<]^uît dants la provirvce de Cornaf!'-' le, laîi 875. Ayant été élevé dans lafoiChTé-» tienne, il embrassa l'état eeclésiastique» Four se sanctifier de plus en plas, il se relirn dans un hermitage ou Dieu pourvut à sa nourriture d'une manière miraculeuse. Il contracta amitié avec S. Prinel, qui s'était aussi retiré du raonde.. Comme it roanquoit d'eau dans sa sdi^tude, il fit sortir de terre une fontaine d'eau vive. Le prince Gralloa Fêtant venu voir, il le nourrit lui et un grand nombre de gens de sa suite, d'an rnoreeau de poissoa qui se multiplia entre- ses. m-ains. Le prince lui donna un grand espace de terre, pour y bâtir urt monastère, et obtint par le moyen de S, Martin, que Quimper-Odet fût érigé en Evêcbé, dont S. Corentin fut le premier Evêque. Il eonduisit son troupeau avec un zèle, et une application qni ne laî fit point oublier les observanees de la vie érémitique, iyi mort fut aussi édifiante que l'avoitété savie. Il fut vivement regretté dans toute la Basse-^ Bî eîagne. Quimper-Odet a pris le nom de son, &âiat evêque, il s'et appelle Quiaiper-Corentin.

1 . Eepf)sez-vo?îs de êont sur Dieu, et H aura som, de vous* 2. Dieu qui nourrit les moindres insec-^ ies. ahandimnerait-il ses plus chères créatures? 3^ Cette cari.flt'ace en Dieu nous laisserai^ -plus de H'^l hrU pour le servir ^ ■

1 s Décembre.

Ste. XUCE, Tierge et Martyre-

TT Uce naquit à Syracuse vers la fip du troîsie- ^g^me siède. Sa mere nommé Eurichie s'appliqua à Félever chrétiennement» Elie pensoît aussi à lui trouver un établissement avantageux lorsqu'il se présenta un jeune ho m rne fort estimé dans la ville, ;^oiir ses bonnes qualités, mais qui é.;oiî payen, Enrichie lui promit sa fille, et en paria à Luces mais Lucej dès son enfance, àvoit voué sa virginité à J. C. Elfe pria donc sa rnere de différer. Une violente maladie qui survint à Eurichie suspendît ] Vi {Faire, , Le tombeau de Ste. Agathe étoit alors fort célèbre. Luce proposa a sa Mere de faire un voyage à Catane. E'iley consentit. Ste. Agathe, apparut à Ste. Luce, et lui praniit la guérison d' Eurichie, laquelle touchée de ce miracle et des discours de sa fille, donna tout son bien aux pauvres. Celui à qui Luce était acordée» outré de dépit, la défère au préfet, qui n'ayant pu tirer autre chose d'elle, sinon qu'elle vouîoit «vivre et mourir chrétienne voulut qu'elle fût conduite dans un lien infâme; mais Dieu la rendit immobile. Il fit donc allumer du bois autour d'elle; mais comme les fia« mes îa respectoient, elle eut la gorge percée d'ua coup d'épée, Fan 304?,

It E F L E X î O N S .

1 . Dîéu nous pî^aposB les Siaints comme patrons eî mwme modèles, 2. Pour mériter leur proîecti&n^ il faut -surtout les prier pour V affaire dejiotre salttir, 8. -Mais ou bien on ne les prie point y ou ou ne Iûb prie que pour les biens temiiorels^

S. JEAN DE LA CROIX Confeseor.

"T Ean de la Croix- naqirit jwoche A«vila, YjàXp ^§ 154'2. Il trouva des patrons qui foiirnireat àia dépeo^ de ses étulies: il avoit besoin de ce se» cours, et il en profita au delà d« ce qu'on pouvoit i espérer. Il avoit 21 ans lorsqu'il entra dans Tordre des Carcnes à Medina dei Carnpo. Il y édifia les^ reîig^ieux, surtout par l'austérité de sa vie. Un tronc d arbre creusé, lui servoit de Mt; il portoit tm ciliée très-piquant fait de jonc marin, et a^putoit à cela de fi^quentes disciplines^ Cependant son amour pour les souffrances lui faisant trouver soa ordre trop mitigé, il songeoit à passer dans celuîi d«s chartreux, lorsque Ste. Thérèse arriva a Médina. Ils s^'animèrent mutuellement à établir la ré* forme parmi les religieux comme eîleétoit déjà éta^ >!ie parmi les filles. Le Saint changea de maisoa^ d'habit et de nam; il prit celui de Jean de hi Croix?^: pour mg^quer qu'il n'aimoit plus que la Croix. Sa patience fut mise à de rudes épreuves et par ceuîe de ses frères qu'il avoit quittés quMe traitèrent com»* me un apostat, et par ceux qu'il avoit réformés, qui: voulurent le faire passer pour u« hypocrite. h& ilémon m ' me un jour sous une forme visible lôtj Hîaltraita de coups. Il mourut l'an 1591.

REFLEXIONS

î . Dieu i^eui être servi en Dieu et avfù eouniffe' Sf avec ferveur, 2. Peut— on être tiède et langui3<^\ smit ou il s'agit d'une couronne éternelle? 3. Quel outrage à Jésus-Christ si nous sembhns tramff mît Joug plutôt que de le ijorterr

î5 jybcmhrm'^'^

s. MESMIN abbê. :

M Esmm naquit à Va-dun en Lorraine sur- la, fin du cinquième siècle. S Easpice son on* €Îe, cji:îi travaiiloit à fonder l'abbaye àe Mic,. vouiut favoir pour son collègue dan« cotte Ste. enlrepriae* Après la mort d'Euspice il fuj: fait abbé de ee monastère naissant. Il rama^isa un grand nombre de fervens religieux, qui à son exemple vi* voient toujj comme des anges sur la têiTf?. S, Mes=» min travailPoit à sa propre sanctification et à celle des autres sans oublier ce qui regardoit le temporel de son abbaye. Aussi trouToit-il dans son économie une ressource admirable paur subvenir aux besoins des pauvres. Il avort le don de miru^ des: il appaisa une tempête qui alloit faire périr des bateaux de bled qu'il avoit sur îa Loire. 11 con»* traignit un horrible dragon à entrer dans on feu qu'il avait fait aliunier, et où ce monstre fut ré* dait en cendre. Il rendit la vue à deux aveugles, dont un î avoit perdu pour avoir coupé un arbrs appartenmit à l'abbaye. Erifin il devint célèbre dans tout le pays pas les prodiges- qu^il opèroit, et les grandes aumônes qu'il dfstrfbuoifc. Il mouriîfc vers J'aa 520, comblé de mérites et de. vertus*

REFLEXION s; .

1. Attentifs à ce que rien ne nous mnnnue, pour" fiioi tnnt d'indifférence pour les pauvres f 2. Corn* ment Jesus-^Christ yious recetyra-^t—il, si nous trah» ions si durement ceux qiu il aime? 3- C'est manquer 4^ charité pour nous d'en manquer pour les pauvres^

16 Déceîïrby-e*

S. ADGN, Evêque & Coiîfeèseur.

A Don naquit dans le Gâtinois vers fan 800- Ses parens confièrent son éducation à Sigiiî» phe, Abbé de Ferrieres. Siguîphe fut charmé de possèdei- un trésor si précFeux. A don croissoit tou^s les jours en vertu; la prière et l'étude partas-s geoient son tems. I/abbé de Prooî proche Tré^ ves ayant entendu parler du Saint, le demanda à son supérieur pour en faire le maître de ses novj^ ces. Àdon ne fut pas plutôt à Prom que Téclât de son mérite lui fit des ennemis. Il jugea à propos de se retirer, et fit le voyage de Rome avec Je consentement de son abbe. A son retour il pas^sa par Ravennes, et ce fut ià qu'ii composa son martyrologe: il continua sa route Jusqu'à Lyon. S. Remy archevêque de cette ville, dès qu'il l'eiil vu, ne put lui refuser son estime; il le retint et lui donna le soin de son église de S. Romain près dé Vienne. L'archevêque de Vienne étant mort, k peuple demanda S. Adon pour son pasteur oî Fobtiat. Son application à former de dignes ecclésiastiques, le soin d'instruire son troupeau, les visites fréqiientes de son diocèse n'empéchoient pas qu'il ne trouvât encore du tems pour la prière ei l'étude. li mourut l'an 875.

REFLEXIONS

î. Perdre tranquillement un tems qui jamais né reviendra y quelle jolie! 2. Ce moment accordé au% damnés^ changerait leur supplice en vne bêatituck éternelle, S. Ceux qui usent si mal de la vie^ mérP tent que Dieu abrège leurs Joun*

17 Décembre.

S. LAZARE/ Evèqiie & Martyr.

SAiot Lazare étoit de Bétîranîe, et y faisoît £?a dem jure avec Marthe &: Marie. V ers îe con)menccraent de ia S3"i<^'. année de Jésus-Cîn-iit il toniba dangereusement nrîalade. Ses deux sœurj^ envoyèrent dij*e à Notre St^rgneivr que celui (]u'iL aimoit étoit a rextrtmité. Le Saiiveur ne se mit en cîieniia q^ae 2 jaurs après, encore même marchoit~i! Ientern<int; de teile gort/3 que quand il arriva il y avoit 4 jours que Lazare <"t.oit n\ort; maiè il voaloit confirmer ses disciples dans leur foi p:uîe pfus éclatant miracle qu'il eut fait. 11 arrive,, il s'ap|:îu"oehe du tombeau, et l'ayant iàk ouvrir, ri, crie à haute voix: Lazare sortez de-là. Lazare se levé et se trouve pieiîi de vie. Cette merveille redoubla la hair>e des Pharisiens coïitre le Sauveur, ils ne pou voient même souffrir Lazare^ |)ar ceque c'étoit u-ne preuve vivante de la divinité ck} Jésu.s-Christ. Après la Fentecôte iU le mirent sur un méchant vaisseau dv)nt Dieu prit soin et qui abord^^ à Marseille sans voilt? ni gouvernail. Il fut le 1^'»'. évèque de cette ville. Après 3(V ans d'épiscopât, il souffrit sous Vespasien les plus cruels supplices pour la foi, et eut enlin la tète tranchée Vm 76.

REFLEXIONS

i. Ne''vhr& que ponr celui" û qîn nous devorfs Ta me^ ccd une juste reconohsance. 2. Ne ^hre qti^s pour offenser celui par qui nous xnvons, quelle h/gra-^ titudel 3. MaU(£ur ij qui nâ sent point ce que va^ IçrU les bienfaits de Dieiu

•SfeS . -W Décembre:

S. 'GâTIEN, Evêqiîe et Cor^fesseuFc

ÎL est waisemblabie qtie ce fat du terts-i des Apôtres que S, Gatien vint dains les Gakk"les, et que ce fiU lui qui fonda Irglise de Tours;! ^iii nv/m^ c'est Topinion h plus commune. Il tr(m* va les habitant de Taurâ plongés dai'js tès pîus é-^' paisses ténèbres de ridoUtri-e; les dénîàrïs y itoient^ adorés soos différentes formes: enfia son zèle eut' de quoi s exercer. Il fut d'abord fîTfrttct'Ueux, tant fuoit grande ropiniàtreté • de ces idolâtres, qim leurs pri}ires entretenoient dans ferrertr. Mais enfin les p!;ere:5 dii Saint, ses larmes, ses aut^vrités^, ]es miracles qi/il opéra, le souverain domaine^ qu'il sernblori e-xercer sur les puisseaices de Ven*' fer, tout cela eut l'efFêt cpAÏl devoit avoir., Léi nombre des cbrériens commençant à croître, -il eut la liberté d'ériger des autels et de construirez des oratoireifç, où l'on s'assembloît pour prier Dieu*j Il ordonna des prêtres pour exercer les fonctions ecclésiastiques et distribuer aux pauvres la nourririture c^'^ieste. Il lit faire un cimetière hors de^ W viWt^. pour la sépulture des chrétiens. Il y fut lui-même enterré. Sa mort lui fut révélée dana; une apparition céleste, où Ton. dit que J. C, lûk donna le St. viatlaue.

1. Pensez sans cesse à^çe qïîi doit pmir jamatA décider votr^ sort. 2. La mort est pcut'-êtrf déjà 'à Kiotre portCi craigmz d'eirc surpris» S» Que d0\ Tr'i■l.Iheureitxft^^te d* y penser y sont surpris an mUim de. leurs désordres ? " ' .

^9 Décembre.^

S, NEMESE xMartyr.

Ir ^Eglise avoit joui d'une paix assez Itingri^ ijrsxjLie i'emper^ui Dece rtnoaveia cuiiU-^ les chrétiens iefe éditi-de s€ipié<iécesseurs et sembla mèine vouloir, rempoîiçr ^iir eux par son ackiiraeinent à l^s persécuter. Il y avoit ilaas ce tea?s li 4. Aleiçuîiclîie uiî iVr^-eot chrétien riomuié Neaiese; il fat arrêtée et présenté au juge comrno apcusé et cutivaincu de brigandage. Le St. n'eut pas de peine à paontrôr- coeibion. il étoit éloigné djf prendre le bien d autrui, lui qui donnoit le sienapx paiivres il fut donc renvoyé absou;^ pour cette fois. Peu de Xeniiè après ii fut encore pris et ciiargé de fer*» Coamie o<i r/avoit rien à lui reprocher de nouveau, et qu'il s'étoit parfaitement ^mtiiié» oii ne put le coridamner que coffime chrétien. Cependant on lui fit subir les peines pr^rt!^ es par tes ioix cor/tre les^ol-eurs. On !e traita^, ïïiênie aA^ec plus de rigueur que d a%îti*es brigands^ air^èjueb Gî^-^favoit joint. Enfin après avoir été: a4:)pliqué à la toiture, il fut brélé tout vif l an 253» j^u nnlieu de son supplice, il triamphoit de res*' SE m bkr à s . di via fiiaî tre , et . de aie urir; e ntp©/ -deux larri}ii&.;

REFLEXI 07^ S«

1. La consoïaiion dît Juste dans les mnlkeirrs e&t dc^ n avoir rien à se reprocher, 2. Azi conèraire le li-* bertin fèt sans cesse inquiéi ei troublé , même darm m. pro,spcrHe. 3. So^ns bien avec Dieit^ et le cal-*^ me de iiQtre cœur jioun, iieuàra.lie:. desjaux flaii>irs^

20 iDécWbre.

S, DOMINIQUE rEncuira5.s6.

|Omiuiqiie étoit îtaîlen, iî fut surnommé TËt^ pcairasaé, à causé d'urre cuirasse de ter quit porta toute sa vie sur la diair. II 'etribrassa lelit eGclésiastiqiie; mais croyant avoir cté adaiis à ia prêtrise pnr- une voie iilégitime, parée que \& é jour de rordiruition sa mere avoit fait u.n petit pré" strU. à l'évêque, il se condamna à n'en jamais exercer les fonctions. li se renferma dans un hermitage de TAppenin, où vivoient déjà quelques solitaires sous un supérieur. Le vin et ia viande y étoient ' interdits: on y jeûftoit cinq jourj? de la se\naine au pain et à l'eau, on ne se parloit que le diman- ' c^ie. 8. Dominique fit encore plus que la règle * lie prescritroit; il passa de là à Fontaveîie ^sous la. conduite du Hierdieureux Pierre de Damien, quïf? n-ous rapporte les rigueurs qu'exerçoit le S. sur son corps. li s €toit lié les bras et les jambes avec des cercles de fer, il rocitok deux fois leipseautier par jour et accompat^noit souvent cette longue prière de'^GO mille coups de verges Enlins^ son austérité étoit telle qu'il sembloit ne pouvoir ' vcvre que p<ii' mirack': cependant il ne mourut <|ue dam une extrême vieliesse l'an 1060.

REFLEXIONS

1. Notre cm^ps est notre plii^ C7'i^el ennemi, tmiions 'le donc en enmw'u 2. Plus la chair i^st mé*n kagée, plus elle est prête à se révolter contre resA prit. S. Si les rigueurs de la pénitence nous e/^ frayent^ médilom tien ccUe du Jésus- Christ, ^

fA Décembre.

S. THOMAS, Apfrtre.

THorrms, sufnorr.iTvé Didyme, étcît natif de^ Galilée et de iTié me profession que presque ^ous les Apôtres, c'e.^t- à- dire f;Mieur* l>ès qu'il eut emendu préciser Notre SeigneuT il qrk^a tDut pour le suivre. Il fut re<^u au nonibre des 12, tt €»t toyjouî's une teiîdi'esse s-irgulière pour son ♦iiviiî njaiti«. Quand J. C, votiiu-t aller à Betîiarâe, pii peu de tem^ifvuparavaKt oai cherchck à la lspid<?r, TlK)nrîas dit aux apôtres: AIIg4^s suivo-ns no* ire maître et rmurons avec lui. Notre SeigneuT aprè^ ^a résurrection ap\parut aux disciples assemblés, S, Thomas qui rie s y étoit poi^^t trouvé, n« voulut poinX croire ce qu'on kii en disoit qu'il De î'-f ût vu. Le Sariiveur f)lein de cc-ridescer danc^? fiour -ce disciple incrcdul-e, se îïiontra une seconde ibis lorsqu'il éi-oit av^c les autres, tt kii dit deregar^ der et detoucbei' iîes plaies. Alors tcwt tr&nsporlé, il se prosterna, eu lui élisant nicn Ja^agnenr et imn Die-u.. Les ap^otres s'etant dispensés par tou^ te la terre, S. Thoiivas parcourut une graride pai-» .Jlie de l'Affiqucî et 'de TAsie, il b'arreta plus longfcems dans les Indes orientales. Il fit de Me- Jiapor le centi'e de ^es nouvelles églises, et i:e i'ut dans cette ville qu'il tiil martyrisé.

.- 1. Plus les mf/stères sm?t mconpreÂercsiM£S. -phs il y a démérite à les croire. 2. haxrifier à Dieîz mn esprit et ^on cœur^ c'est croire et V aimer, '7. Dieu na-^t-il pas droit d'exiger de nous ce doubis^ m^ri/i.GG^

Il h

'§2 Dédembne»

S. FL A VI EN, Martyr.

SAint Fîavien étoit père de d'eux saintes mar^ tyres, Bibiane & Demetre. 8on mérite Fa- Voit éievé à la dignité de Préfet de Rome: oti tïs pouvoit mieux choisir; mais son zèle pour \ei religion ne ' pJut pas^ à l'empereur Constance^ grand Arien. On employa les menaces et lesi promesses pour ébranlér sa fermeté, nvais sa foi étoit à l'épreuve de tout. Gn lui ôta donc sâ^ charge. L*an 361, Juh'en surnommé lapostât^; îÊuccéda à Constance. li entreprit^ d^s qu'il fiiè monté sur le trône de détruire le cuite ûq Jé^ sus-Christ et de rétablir l'Idolâtrie. Pour celi* il fit publier les plus cruels arrêts contre ceuîit qui refuseroîent d'adorer les idoles. Apromen^^ qui avoit pris la p^ace de Flavien eut ordre d^ ie contraindre pai" toutes sortes de voies a re* n^ncer à sa religion. S. Flavien, qui jusquelà avoit soutenu les confesseurs de Jesus-ChrisI da«s les combats, se prépara lui-*même a coni"» battre pour la Coi. il fut en effet arrêté, dégradé de tous ses titres, traité comme un vil Esclave, marqué au front d'un fer chaud, et envoyé en exil, où il mourut bientôt de misère»

REFLEXIONS

1 . Somment on a à prendre son parti entre Dieu et le monde, 2. Un chrétien balanceroit-il entre deus^ maîtres si dijfêreri s f 3. Et cependant tvus ■ k s jours i^n sacrifie sa fviigion à un vil intérêt*

23 Décembre. f-^B?

S. SEÎIVULE, Confesseur.

Il terris de S. Grégoire le Grand, ii y Rvolt à Home un St. homme d ' nu„c des biens de ^ fortunes, mais riche en vert U!? et en mérites: iJ s'appeloit Servule. Une maladie Ta-

voiî réduit à un état digne de compassion. Obligé de garderie lit, il pouvoit à peine se remuer pour clianger de place: il falloit lui porter sa nourriture à la bouche; sa mère et &on frère lui rendaient ces services. On leur faisoit de grandes aumônes, sur lesquelles Servule prenoit Je nécessaire, et du reste il en nourrissoit les p'ài^.^^ vres. I! prioit de Saints religieux de venir chez îiii et de lui lire quelques endroits de récriture Rvinte. li n(? s'occupoit que de Dieu, et le remer- "Çioit de ravoh* ainsi afHigé. On i'entendoit chanter des hymnes avec une ferveur qui ravissoit les ^âsistans. EnSn la paralysie qui s'ctoit répandue par tout son corps cç)irïmençant à gagner les par? ties vitales, il jugea qije son heure cloit procim'"^'**^ Tandis qu'on ehantoit des pseaumes autour de son ht, il pria qu'on gardât ie silence iW;?^d/?- * d^z-'imis dit-il, cette douce nwlodie et ce^.^

accords eharmans, et à rinstant il expira au milieu des concerts célestes dont les anges rhonorGÎcnt.

Il E F L E X I O N S ,

1 , La prière fait les délices d\in vrai chrêiim comme elle fait sa Jvrce. 2. Vous 72' êtes si faible^ ^ne parce que vous 11e priez que j^nrcment, 3, Fo'/s ne priez si rarement que par dégoût pour les choses4eDieH^

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