LA PENTECOSTE
IL y avoît dix jours qu'éloignés du bruit et du tumulte, les Apôtres vi voient dans la retraite et dans le silence. Ils levoient sans cesse les yeux et les mains vers le Ciel, d'où ils attendoient l'esprit consolateur que J. C. leur avoit ;>romis. Le moment désiré étant venu on entend tout à coup un grand bruit, comme d'une tempêîe violente. Le cénacle où ils étoient assembles est ébranlé jusques dans les fondemens. Un nuage de feu paroit dans l'air, il se divise en plusieurs langues: c'étoit la forme souà laquelle le S. esprit descendoit visiblement sur chacun des apôtres. Animés de ce feu divin, ils ne sont plus les mêmes hommes. Aussitôt ils prêchent ïevangile dans Jérusalem, où la^ftolemnité avoit attiré un concours prodigieux de Juifs de toutes les nations. Le don des langues et des miracles leur est conimuniqué, et rUnivers ne tarda pas à ressentir les effets du sele ardent qui les enflammoit. Les prisons et les tourmens n'ont rien qui les intimide, et ces hommes auparavant si grossiers ne se proposent riea iiioins que de conquérir tout un monde a Jésus-. Christ*
K EFLEXIONS^
1. L'Esprit s fil nt est incompatible avec T esprit du monde. 2. Voyjons lequel de ces deux esprits a jusquici dominé dans nous, 3. E-:prit de force et de vérité, Jhrtijkz mon cceur^ éclairez mon esprit.
La FETE î^e la Thss-^Saint.ïï TRINITÉ.
"^"L \\v a :y\' ï-\ D^e;? : la v.n et ma raison -rre
ei\ D.â-j, i " / i ' :i:e.u-;i,i j.;.. Eiiei
oni: et nî.Vui n ; : : aiie mAjoe divinité.
Ici m \ y/i:. ,u m'^b ■ Je la S'ju-.n3Cs a la toi,. J. : ;"^iJ.,);v. l.;,:- le^'Li pnr -a co^^noissan-
ct'fj:;... ,: \y^^' :b cl'. en;;3ndrc le Verbe.
Ta imq; irrat-jel qae se porîj.ic le Pere et le Verbe> ei\)ee...le le o.iia:-.Es^^;^L. Siinl, SaiiU, Saint, le yo^.^near Dieu. Il ecî ri! laissons la puissaaee de ces treis pjrsenaes divines. C'e^yt au n.j'ii du Pere, dj Fa s et du Saint-Esprit qoe îieus avons eto régé.i.'rés dans notre baptême. C'est encore an dq:7i de cette adorable Trinité que la pbjpart des s ;î créa) en s nous sont coni:er'-:s, et qa\ia jour le niini.-ùTe s.icré exliortera notre a^ns à. passer saintement de cette vie à leternité. Crées 'à l'image de Dieu, rachetés par la mort dg Jesus-Christj. sanctifiés pur la descente du Saint- Esprit dans nos cœm's, tous les jours à notre réveil, et au coma;enee:neiU de cliaque action, adorons la sainte Trinité ea esprit et en vérité; efe reiiiercions-ia de ces trois signalés bienfaits.
Il E F L E X I O N S.
1 . Qui sommes-nous pour os^r ptnptrer dans les-. prr}fi)!i(h a a '/mes de la DrviniJe? 2. Di^u cesser oit d'être Dieu si l'an po:rjoH comprendre tout ce qu'il Cet. C:;;idrc rt ;jo. rosière (jnc nous aoniuîc^t "ha^ :nulions-n \^iii^ croyons adoroivs,.
MY.:T.rirît:.
La FETE du SâCR^ CŒUR de JESUS.
;T" i ine la d^}votion au Sacr/' cà?iîr de Jc^ns connue dans les siècles pr^cédcîits, -coi)L;iKh:iu 011 peut dire que notre siècle eu a vu iviitre là pratiq'ie. l.a manière ^*!ir^Cl'.]eu^:e d^mt elle a é'-e insniri'e au Fere de îa Coloi^ibiere cl à kl vi.'iic:riîb!c Mere ?v ;j:> r o; \ \ eri te-Mi> rie Aiecoque, rel'^nciise de la Visitation de Sainte Marie, au " mona-tere de Faroy, en (lui Ton a vu renouveller de DOS jours ce qne nous lisons de plus n)crveilleuK dans les Vies des |)lu3 illustres Saints de l'Egii^e, îa sainteté de ceux dent Dieu s'e^t servi r;our IVtablir, l'approbation que lui ont donne jus(ra,'à prc^ent les personnes les plus énnnentes en doctrine et en vertu, les dévotes confrairies qui soïît formées pour l'honorer, les trésors de i'Eglise ouverts par notre S. Pere le Pape Clément Xî, eo leurfliveur, sufiisent pour faire conîioitre le prix de cette sainte dévotion, et les avantages infuis cju'on en peut tirer. Elle a pour objet non-seulement le Cœur matériel de Jesus- Christ, mais bien plus particulièrement les n:ouveîiiena intérieurs de ce divin Cœur et son amour pour nous.
REFLEXIONS
1. Le Cœur de Jesus-^CJirist e^t tovt de fin fmiT îa (rJoire de son pere et le nôtre er4 toid de ^laee, 2. Priori''— le donc de nous commvrn.quer une étin* celU' de ce fcii sacré. 3. Si nOi S ponvioiîs pénétrer da ns ce Cœur adorable, qne de trésors nous y de-» couvririons !
LA CIFt CONCISION de N. S J. C
1^.îeu yant fait tme étroite alliance avec Abra- ^hani, lui ordonLa de se circoncire lui et toute sa famille, ce qui devoit être pour lui et pour ses desceridans un monument éternel des engagemews qu'ils prenoit avec le vrai Dieu. Jésus- Christ étoit à la vérité fils d'Abraham, mais ii étoit en même tems fils de Dieu, et en cette qualité il pouvoit se dispenser d'observer une loi si humiliante; mais il vouloit donner aux hommes l'exemple de la plus parfaite soumission. Il fut donc circoncis huit jours aprts sa naissance et nommé Jésus; c'tioit le nom qui avoit été mar« qué par l'Ange avant que la Sainte Vierge l'eût conçu: ce nom signifie Sauveur: plusieurs déjà Tavoient porté: mais le Verbe incarné mériîoit seul ce glorieux titre, étant venu pour sauver le genre humain et le délivrer de l'esclavage du Démon. Ce jour, le premier de l'année civile, étoit consacré par les Payens au Dieu Janus: l'Eglise voulant abolir jusqu'aux moindres vestiges de la superstition, a voulu que les Chrétiens le célébrassent sous le titre de la Circoncision et de l'octave de la Nativité de Jesus-Christ. ^
REFLEXION S?f
î. Le nom de Sanvetir coûte du sang à JesuS" Christ: ne nous en coûtera-^t-il rien pour être saU' ves? 2. Pleurons du moins sur nos pèches passes^ et tâchons de les effacer par nos larmes, 3. Voilà bien des années de perdues^ comment jpasscrons^ nous celle-^ci?
Saint macaîre.
Aint Macpjve naquit Tan 306^ à Alexandrie, v\U l^^le d*EL':ypte. S-es paix^ns étoientsi pauvres, que po,ur avoir de quoi vivre il fut obligé de se mettre au service d un boulanger: i^ y resta jusqu'à l'age de SO ans. Ayant alors reçu le Baplême> après avoir été instruit de nos Mystères, il se retira dans une aRreuse solitude pour ne songer çju'a son salut. Il y vécut d'une masiiere si austère, qu'après avoir été quelques ar.nces à ne prendre par jour que quatre onces de pain, il en vint jusqM^à"-Me niang-er qu'une fois p*jr seaiaine. Un jour il écrasa avec (juelque sorte rrimpetience un ivnecie qui Fincouîniodoit: pour se punir d'une faute si légère, il passa six mois dans un en- ■droit plein d'iuseetes picjuBvis, qui le tourmento^ent jour et nuit. Le Patriarche d'Alexandrie, qui avoit été iu'brnié de sa vertu, le fit iVêtre. ('omme il ne cessa jamais de déciarer ia guerre aux partisans de Terreur, il fut exilé par les Ariens dans une île, doet il convertit les lud itans qui é« toient payens. (Je fut là qu'il finit ses jours, âgé de 99 ans, dont il en avoit passé 69 dans l'exercice des |3his héroïques veitus.
îl E F L E X I 0 N S «
1 . Nfj'U axrons tort de craindre que la m-orf lfica' îion ne ruine notre santé, 2. Une vievolîipttcn/ie est .pins capable d' ahreo-er les jours qu une vie peniteri" ■*f:\ . Aprèà tont Dieu }ie. werile-t-il pas lien que ai oacrr/iions quelques années de vie?'
Ste. GENEVIEVE, Vierge.
SAînte Géneviève naquit vers l'an 42^, à Na». terre,, village à 2 îieues de Fans. Elle n'avoit que lîiiit. ans lorsque Saint Gern ain, évêcjue d'Anxerre, passant par Nantcrre, la dintingna dans une foule de peuple. Il lui parla et lui demanda bi elle ne vouloit pas se consac ver à Jesris-C hru t comme a son unique époux: cet enfant lui rqjondit avec une sagesse nièl^e de candeur, que jamais elle n'en auroit d'autre. ÎSa vertu crût avec l'âge, et fut é[)rouvée par de grandes maladies et par la persccution. , yant voulu rassurer les Fa* ri si en s contre une fausse alarme, ils la traitèrent de magicienne, on voulut n ème labriler; mais par sa douceur et sa patience elle appaisa ces furieujc. Elle arrêta par ses })rières Attila, roi des Huuh, qui venoit fondre sur Paris. Elle fit ellemc'ne conduire du bled dans cette capitale, taudis que Méroube la tenoit assiégée. Enfin sa cliarité soutenue par un grar.d nonibve de miracles», Ta fait regaider jusqu'à présent comme la patrone de Paris. Elle mourut 1 an 502. Son corps fut port.' dans l'église des Apôtres Saint Pierre et Saiijt Paul, qui depuis a porté le nom de Sainte Geneviève.
REFLEXIONS
1. S Dieu semble abandonner quelquefois ses servi teursj c çst pour les c^rauver, 2. Iitîndtons rw^i intérêts entre ses rnains^ et nous nous en trouverons bien, 3. Celui qui n soi?L des moindres insectes pouî'*^ roit-ihiQus oublier ?
4 Janvier.
lo
SAINT llIGOBERT, Evêque.
SAint ]ii;^;)b!:,^rt naquit \)vès de Reims vers îe milieu du septiè.iie siec'e. Il tut élevé dans Tabb.iye de li ^-4'..>ez. et s'y for:ua de b.)nne heure à 1 exercice des vertus cliréticJines. II embrassa en- S!.iite (a règle de Saint ilenoit. Le progrès qa'd fit dans la per^éeution porta ies religieux d'Oî baye a le clioi^^ir pour abbé, 8on cou^in-gern^ain, î^iunt lié }\. archevêque de Ilei;iTs, écant mort, il fut Dîis sur le biége de celte Métropole. 1] s'appliqua entièrement a reUi-)Hr la di^^cipîine et a retirer les biens,de l'Eijçlise d entre les iiiaiits des u^^urpatears. Pepin-!e~Gros c|!:i reepeet(;it la sainteté de ce prélat, lui fie de gravides libéra lit. -s. Cependant Charles Martel s*^ ta^à révohe dans la suite contre son roi, ^ùïiii lii;.>:obert ouhha {]u*ii c toit fils de son bienfaite ir, et iai feraja les portes de lleitv.s. Cli'irles ^iartel s'en vengea en le chastaot honteii.-e oeiît de son 8i ge> et mettant en sa oiace un v)r%-tfe oojooé \I{io{i. 8aiiit lUgobert re;iierc:a Dieu de ce qu'il l'avoit ju^-' di..;ne de KoaiFi-ir pour la justice. Apr' s qoekiaes anrees d'exil qu'il employa a visiter les Eglises d'AquiiainC; il rcviia a iicims ol- il mourut l'an 733«
î. Si nous ne craîgnoiîs que Dîm, fout mal quonp^-'utnans fiiire iournc a notre bien, 2. Les liommes ne pcuvem. rien nous oter qui ne doive nous être enl:vê un jorir, 3. Celai qui craint autre cho" se pin S' que Dieu, est bien Lau d^kirc un i^i^Jint Qhrciieri.
SAINT SIMEO-N STYLîTîsj
SAint Sinit'^oa Styilte naquît dans le bourg- de Sisan sur ies confins de la Sirie, environ l'aa S9:^. 11 passa ses premières années à garder les. troupeiuiK. Touché du désir de sa perleclion, il alla se jetter aux pieds de l'Ablx: d un iHoiiasters vaisin qui le reçut. Ses fiusterités lu-rent û extraordinaires qu'elles erfrayèrent les auta s nioines et les însdispoï:èi"e!it contre lui. II se retira dans mie plus grande solitude. Il passoit des jours, entiers tantôt our le sommet d'une monragne, tantôt darîs le creux des rochers. Il étoit quelquefois un mois sans prendre de nourriture. En:in pour se. d' livrer de la f->de peeple qui venoit de toutes parts le vi-iiter, il jugea à propos de monter successivement sur djo colonnes de diff -rentes hauteurs; la [)reiniere otcit de 4' coudées, la ^cowàe de 12, U troisième de 22. la qaarrièu)e de lO.. Ce fut sup celle-ci qu'il se tint peinjunt pius:eurs annexes debout sur un seul pie !. 11 iriOur(;t à^é de 69 ans^ dont il en. avoit ^ ' " sur ces colonnes, donrant a touî^ le.. m spectacle dccs plus c-
tonnans. Son cor^;s ï.x':. descendu par des Eveques et conduit a Antioche avec une escorte cte six iiiiile hoiiiïnes ùq troupes, de rr:!u2.pcreur.
EEFLBXIONS*
1. monde blâme la conduite des Saints; mai^ op doit s<: mettre au-dessus cks idces du monde. '2. Que fioffs hnporic d'en tire v:eprisé ou estime^ Dieu est content de. rioi^s ? 3. Ma/hcur à celui qui par respect humain ne suivrait. pas les inspirai bnK du CieL
6 Janvier.
L'EFÏPHANÎE.
Î ^Eglise nous rappelé en ce jour trois grands J Ai ysîères, l'Adoration des Mages, ]e Bapiè,n^ du FiU de Dieu, et son prevnier Miracle auK noces tîe Cana; et. coaiiiie dans ces trois occasions la Divinité de Jesus-Christ fut manifestée aux liouïiTies, cette Fête a cté noinmce Ejupliariiey c'est— .i— dire. Apparition, Au tenis de ia Naissance du Sauveur, une nouvelle étoil e parut en Orient. Trois Mages fort versés dans toutes les sciences jugèi-ent que cette étoile ètoit celle dont B iLiam avait parii, et qui devoit être le signe d'un Roi qui naîtroit en Judée pour le salut des Natiorjs. Ils se mirent en cheinin; le nouvel Astre leur servit de guide, et ils arrivc-rent en Judée» lis déclarèrent aux. habitans de Jérusalem qu'ils venoient adorer le nouveau roi des Juifs. On leur dit que celui dont ils parloient devoit nakre à Bethlée.n. ils y allèrent et trouvèrent l'enfant dans une Crèche, et lui ayant présenté de l'or de l'encens et de ia myrrhe, ils s'en retournèrent dans leur puys par un autre chemin, pour éviter liéro^ lieS; que leur arrivée avoit fort alartné.
1. Qj/and Dieu appelé, c est se rendre indigne de ses faveurs que de refarder à lui obéir, 2.\La Grâce qui auj.jurd'hai nous parle au cœur^ ne se rebuter a-^t-^elle pas de nos didais ? 3. Seigneur^ quf %oule^-^vous de moi f Parlez et vous serez obéi»
IB ? Janvier.
SAINT LUCIEN, Martyr.
Yant perdu à l'àg^e de 12 ans son père et ^2 mère, S. Lnc*LMi, de ISamosfiîe en Syrie,. k élevé- dans ia Religion Clirétieiine, se erin?jacra entièrement a Dieu et vSe rttira à Kcles.^e, auprès d'un Saint Iioinnie nommé Macaire, lui donna rintelligenee des Saintes Ecnluve-j: il f\>t ensuite ordonne Prêtre à Antioche. li tnulni.^it les Livres Saints et fit queicjiies ouvrai;, t> e
les Hérc tiques. Ayant écrit contre les ;' . il fut soupçonne de l'erreur (apposée. Tandis tjU u travailloit à se ju^rtifier, i'Eni«)rreur Aiaximin 1g faisoit chereber partout. Le Saint se retira pour quelque tetns; mais un ^puistat rayant dénonce, if fut pris et men^:^ à Nicomc-die; llMnpereur iVa!:j)e d'un certain -'claî doîît il lui scmbloit cnvironr.éy, ne lui parla qu'à travers un voile. Ne pouvant rien gagner sur lui, il le fit mettre en prison. On lui passa les bras et les jambes dans uiie macîiine qui lui disloquoit les os; il fut lais^^é dans cet état 12 jours. Plusieurs Chrétiens l'étant venu voir le jour de l'Epiphanie, il se fit mettre du pain et du vin sur l'estomîtc. les con?aera^ rfcul;^ FEucharistie, la fit distribuer aux 03. istans ti, mourut en prononçant ces mots; Je sius CliveiiertK
REFLEXIONS
î . Est-il si diffcUe d'a^wer vn Dieu nui nous îa)it ainié le premier'^ 2,- Quelle indig)iir^ si lutre ingratitude ju^iir Jesiis—Christ nlloit jusrjita rougir du nom de Chreiien, 3. Ce nom fera notre cviiso' lallra â la mari, d nous ne V avons pas detliQUQ.ri /pendant la vkn
§ Janvier.
8AÎNT MAUR, Abbé.
VErs. I*an 500 Saint Mnur nac^uit a Rome. Skm père» Etjuice, st^natsur romain, le con^ïa a rà^e de 12 an;-» a vSaint Benoit, qui ctoit alors dans ie d 'sert (U Siibhic. i^e Sairrt s'en chargea avec piaîsir. Il i ii ordonrui un jour d'aller secv>a« rir le jeu no Piac'de, qui *. toit tonrh^' dans un lae iovt proï'ond, Mivav, sans rien répliquer, entre dii:1^ le hxc, marche avec assurance sur ies taux^ vt en retira Placide. S BenL^ic, (|uei{|ue ten-s a» vant de mourir, i'envoya en France. Il y fbnd^^ en -W ans cent vir.gts ni on a -jt '.'ré:-;, dont le premier fat celni de (.}lann.eu. Il devonoit de jour en j;a.!5 plus Cclobre par les : ni racles qu'il op-roit. Un ar~ c'dtecte étant tombé du haut d'an échafliud, le ^aint accourut, et ie trouvant înoit, il le ressuscita en faisaiit ie silène de la Croix. Le servitenl' de Dieu sentant rjuc sa (in approclioit. se drnn$; de 1? cbariîe d'Abbé, qu'il n'avoit acceptée qu'avec repu<^,i!ance, et se relira dans une cellule, où il passa i<eux an? et denn' dan^ une Oraison continuelle, î^e D mon lui livra de violciss assauts; mais piein de coi^fi.u^ce en Dieu, il le-^ repoussoir par la pvi u'e. ]1 »n;>urat l'an 584-. Sa Vè.ie célèbre ie 15 de ce mois^ qui fut ie jour de sa aiorr>
1. IJoheîr.Fancr' na rien de dur, quand- on co-nsi'^ dere D'e^f dar^ >■ homme â q 'i on n.^-rit. 2. î' ,7 nus en co l:.' nour obcir '>Hirc3 que non:] nous e^iiivonsirrryp rfO>is~f)U'>?^'s. 3, U'i Dieu o';di>snr' justf^^: Im qiGrt m doit laisser aiiotri pr2Uxl;'^ â noire orgneH)
9 Janvier.
S. JULISN ET Ste. î3ASiLîSSE, Mart.
Ans le tems de la persécution de Dioclctienj ^^oaint Julien naquii à AiUioc'ie. Dj3 son en- Jaoci il fit paroiire beaucoup de pieté. A l'â^e de 13 aîis il Ht vœu de chasteté perpétuelle. Cepen« dmt sa siiere qui ra;;noΣ tendrement lui avoit trouv:^ un p:irti digne de lui. li fiiilut obéir et épouser Basiîi-ise: cécoit irne jeune liiie tpiï i)os- Bedoit toutes les quiditfs qui peuveni reiulre uu niariag'e heureux. Les nocci' se celebr-îrent, Xo^; deux: époux s'cti-^tut retirés, Julien parhi à Basiiis-e des avantages de la virginité avec taul d eio [Mence, qu'elle ne balança pa-3 à s'engager par le mè ne vœ i que soîi cpoux. Lei Ad^c?, char ïî^s de cette résolution leur firent voir leurs noms cerîts (1:vm ie Livre de vie. La persécution venant à s'ailuuier, Torage toml>a sur Julieru Il fut prib et m3né au juge qui le condamna a être fouetté. Uîi Ouijier qui s'approchoit de trop prè:> du .Vî irtyr eut l'œil crevé d'un coup de fouet. S. Julieti îe guérit. Ce miracle ayant converti pluf^ieurs Payens, le Juge lit proaipteuient trancher ia tète i>.\ S.tiut. Quelque te;n3 auparavant SaiLi* te liaiilisse avult rendu son esprit à Dieu.
REFLEXIONS
1 . Vliomme charnel ne comprend point quel est îe prix de la chast'^cê, 2. Q i'aue a ne esl heureuse qmnd elle na ïa^itre ep )ux (rie Jesa^-Christ, 3. Lit homme vrai rient chaste est un Ange dans un rirps terresire^
iO Janvier,
SAINT GUILLAUME; Evcqae.
VErs le irdiieu du 12^" siècle, na^juit Saiî>5> Guiliauiîie. il desceruloil des anciens couUes de Nevei'à. Ayar.t renoncé d toutes les gidnilearï; du monde pour emLu'asser i'etat ecclcsia" tique, il fut tait ciïanoiue de Soijsous et ensuite de Paris» Il avoit une dévotion singulière pour le S. Saeremeot. Ses plus doux aïoniens etoient cclik qu'il pas^oît devant les auteis. Il enlva daîi» l'Ordre de Gramaioîiî, La divisiovi (aii s'y nul l'ayant deterfuiné a en sertir, il clioiiit celid iIq Citeaux, Ce- tut alors g -/il s'ab-aïKloîina à cet esprit de ferveur d iait:
abbé de CliaHs. L\ ...... c-.. ■ étant
venu à mourir, on s'adressa d l'ordre de Citeaa^ |X)ur lui trouver un successe'u*. Le ciioix tom-* ba sur Guillaume. 11 fallut l'autoritt do. S. Siè-* go pour lui faire accepter cette dignité. Guiliaiinie n'en profita que pour exercer avec plus de liberié son zele pour la rel];^^-:/ et sa charité pour les pauvres. l\ les appelloit ses créanciers et leur distribuoit toas ses revenus. Le jour des Rois conjme il prêchoit dans son Eglise , il dit le dernier adieu a son peuple en lui annonçant sa mort-, (^ui arriva quatre jours aprè^ l'an i'209»
î. Une commiinaiitc (.roii la chariJê est hanvie^. ressemble a un enfer, % Il est ohé de blv:' vii.rear.ec les autres (jaaud on sait excuser leurs dijhnts^ 3. Cest à cet esprit de paix et d'uni ou <^iori -'-e- €ujinoiù leci vrais Chrcéici^^
'il Jânviet, S. THÈODOSE, Abbé.
A Peu près Van 423 na(]^r> Siiiit Theoà&^ se dans un vilkige de Ca,>p:idcjce. li fub él'/c Jans la pieté, et y (it de grand>^ progrès. A /a it o.-nbrai^2 l'élat eccle^i ïstixj'ie, ii résolut d'à visiter les lieux Saiiits et de se consacrer eamite a la retraite- Il c'iaisit rinstit-it d.^s Cerii):)!ies co.naïc le plus pirfait. La reputatioa de sa sainteté se répandit partout: il alla se cach jr dans un groUe p^ of^jude. On vi;'.t encore l'y rym-er.. et le njaio.'e de ceux qui voulurent se raïu^'n- sous sa condvt;te fat si grand, qu'il se vir o;>'^;:^e de bitir «njnaiLTc pour plus d© ra;;ie injines qail coadaisit avec une sagesse ad« niira')le. Sa c'îarité poin* le;^ pauvres alloir si loia qu'il leur d )nnoit s-auver/t toutes les provifiiaas du înonaslcre, mais Dieu par une faveur fip H'i:d3 lai iaîsolt trouver pUis qa'il n'avoit donné. A^'ant cnteiîda ;)i;''er des ravages que caasoit I hérésie des Eatieuieas, il q^ina son désert dont il n toit point soili depuis 50 ans. 1» parcourut plusic ifs villes de la Palestine, aniiua partoet lejj Fidèles ' coi'îser.^er leur f>i, et vint xeirouver ses Religieux, il mourut âgé de 106 ans*
1 . Pourquoi se (Icji '^r dr ta Providence f No7i$ a.^-^-Ue minqn^ anb '-^oin? 2. Plu< on esp're en /Jé'/r, pfus il est atleatlf à uo-^ vrais inlêrcts, 3* Celui a n aime trop les biens iemporek mérite dù. perdre ccu£ du Cid,
îf! Janvier.
a Benoit biscop, Abbé.
TJAn 62:1 nà(\u\z Saint Brnoit Biscop en  Angleterre (U;ns ]e Noi î;i^H>:!)e]iayKt. il fui €Îevé a la cour^ sar.s ceper:daiu y prendre i'esprii du îVionile. Il porta les ansies et se (listi;î^,^ua dans cî;îte protession par pa bravoure; n-ais à l'âge de 2-5 ans il quitta ses emplois, ses p lirons et tout ce qu'il possédoit, et alla à Itoree. Quelques aifaires le rappv*}èrer«t dans son pjV3; mais il en sortit le f^liitrt ([u'il pot. Î.,e5 tund)ea;.iK des ntariyrs et les antreti lieux Saints de Home animoient si pi clé. C'ctoit là qui! puisait cet esprit de cbaïa^o et d'abncgation qui »nin:o;t les pîtainers ( uiotiens. Aussi fit-il en cette ville juscju'a 4- voyages. Il entra daîLs Forcire de S. Benoit et îit son Nov:ei:^t à Lerins, Le pap>e l'envoya en Angleterre où il travailla avec ze!e au salut de ses coinj^atriotes. Four lear donner une haute idée de la religion, il s'appbifpja a embellir les cglises par de saintes Images et d'autres orneeaents. Il y établit îe Chant (b\'gorien et toutes les Ct'rcn-onies romaines. Sa vie sainte contribjia sur-tout aux progrès de \i\ religion. Dieai Tcprouva les tr{)is deriu'ères avuv.^e:â de sa vie par une cruelle maladie. II mourut rau 703.
Il E î' L E X î O M S .
î . Des wondains mperhement parés, et les Tem-^ ple.i /iéçrligés-, quelle hon'e ! 2. (J/i 7ie vcit plus' les ^hrcticn.^ comncrcr leurs richesses à la dscorafiori du Sanctuaire. 3 Loin de les ewbelliry ils îiycien:'lient souvent que pour les profày.e/\
1'2 Ja nv l c??.
&, HÎLAIIIE, Evoque.
>^ tJ cn-^inienconi-^nl; du 4e pièclp Saint îîil'iire u'unxk i\ Poîtîers. Sa (ariillie étoTt irc--^ ieon^i< -érable, 'K-rens IVîevi're!it dans les ir -
renrs du pn .. mais Hilaire en comprit
Lienj-ôt toîKv . iiilé et se fit baptiser. .A ii
sortir des eaux du baptême, Dieujui donna tein^ence des vérit-r's les plus sublimes de la religion. Ses l^i livres sur la Trinit:* et autres ou'"^'^^:^s, sont d'illustres niouuînens de son pro- ■fond savoir. Il v eut quelque tcmp> dans le maria'.;e et eut nne niie nouiuice Abra, otie Tegii^e honore comme Saiute. il s'ttoit déj'isopj-e (le sa f.-inuie par nu eonsenlement miituel; j'or^nifon le fit ''vj'que de Poifiers, il fut comuae forc^ de so'r^crire à son née! 'on. Les Arîcug rava.'^eoier.t r-Jr^rs les eg-lises d'Orieîit et d'Occident: iis irrnu'èreni dans Hilaire un puissant auver-:^îre, qui par ses écrits et ses discours les contbnoii: p^us d'une n}is. Son zele les irrita, il fut exii'^ en Fhry^ie; mais la couime dans les Ginies il trbmmioit de l'erreur. îl flit donc renvoyé h Poitiers, il gouverna tranquillement son église jusqu'à sa mort qui arriva l'an 368^
1. To7ft vrai Chretic}'} doit hrider du zele de &In?re de Dieu 2. Le novaienr est ^.ourent plus :ir^:' po^/r corrompre In Fo?\ ente le Calholique pour h: d-''c-}dr<\ ?). Nous snirme^^ Ions soldats d^s qiiil dc'gii de combaUre pou?' la gloire de Dieiu
13 Janvier.
S. FELiX, Prêtre-
Aînt Fi^lix naquit à Noie ville è'iték. . l^'-filonsia aux pauvres les grands biens que îuî
■ ^: jr^- p^reiïs, et se consacra à Dieu li ilit fait prkre par Maxniie ^-...d, L'v'Hîpereur D^'ce [)€rsî^C!ît^)it alors les Chrétiens, l'on inventoit tous les ji)i;rs contre eux de nouveaux supplices. L'cvcvjUe Maxime Cc-da au tenis, et se retira dans un de- G' "': rV;ix lit ]'of?ice de pasteur, soutcnaut par
e-; et ^oi^ exeu^ple les Fic.èles. Il fut. à:i^-'s battu -avee de» fouets gariâs. de plonib, et earbnn'' dans un affreux cachot où on 1 ateadit nud sur- des niorccaux de puts cas^fSc Ua Ange le visita, rompit se-^ ca anes et lui i'iXd a-ier au secours de Fevapie Max in-", --c monroit, FcHx y alla et le trouva er noijî au nvilicu des épines; il le fit rcv -... jvcc le jus d'une grappe de raisin qui se troiiva IX -par miracle, et l'apporta sursis ' ' ' Un jour les paycns cherchant I le fai-
r ' ■ ■ ba il entra dans une iiuaurc a a"-
■■•:née en un instant par une ra ,,;.Cv:. Dieu l'ayant préservé par p-lu^icia;^ r^atïes miracles, i! mourut trancuiUcînent a ÎNole.T
REFLEXIONS
1. ra?f i^yaa c,^^ c^^^^z grand prix pîfî^qiCelJe e coûté te sang d'un Dieu. 2. C'e.4 donc une chose lifh digne d'un Chrétien que de ircvaiiitr à la eon vt'rdc}} des âmes. S. Qiie seroii-ce si av lieu a m conviïùir, nous étions ^ par uq^ acanuak^p Jf» caiisi! de leur perte f
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