‹ Abrégé de la vie des saints [microforme]Chapitre 102 sur 140 · Octobre · texte numérisé non relu

Octobre

La: Fête du S. ROSAIRE.

" A dévotion du Rosaire consiste à réciter - gen l'honneur de la Sainte Vierge quinze aier & cent cinquante Ave Maria. S. Domi.

nique, à qui cette pieuse pratique fut révelee

ar la mère de Dieu, fit tout son possible pour Fécabir parmi les fidèles, d'autant plus qu’alors les, Albigeois travaïlloient, comme ons fait tous les hérétiques, à abolir le culte de Marie. It. se forma de pieuses confrairies sous le nom cu

Rosaire. Les princes chretiens ayant remporté

une glorieuse victoire sur les Turcs 'le même jour que les confrères s'assembloient pour faire des processions, le saint pape Pie V, qui n'a voit pas peu contribué à cette entreprise, ne douta point que ce succes ne fut dù à leurs prières. La même chose à peu près étant ar.

rivée l'an 1716, lorsque les Turcs furent defaits en Hongrie, et qu'ils furent contraints de lever le siége de Corfou, Clément XI, qui attribuoit es avantages à la dévotion du Rosaire; en a

‘étendu la fête à toute l'église pour le premier

Dimanche d'Octobre.

REFLEXIONS

1. On arriveeu Père par le Fils, et au Fils par Ta Mère. 2 .Un fils tel que Jesus-Christ pourroitilrien refuser aux instances de sa mère? 8. Une Mère telle que Marte pourroit-elle rejeter ceux qu8 desus- Christ a aimés ?

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& Octobre. 307 Ste. BIRGITTE, Veuve.

Irgitte, vulgairement Brigitte, naquit vers l'an 1302, d'un prince du sang royal de Suede. Son père la donna à élever à une’ de ses tantes, dame très-vertueuse;: mais J, | DA vous jant être lui-même son maître, il se montra: à elle tel qu 1 étoit sur la croix. Cette vue si touchante s'imprima si avant dans son esprit, qu'elle parloit sans cesse de J. C. avec une etfusion de Jarmes qui marquoit son amour. On l'obligea cependant à se marier. Elle épousa Wulson, prince de Néricie, et en eut huit enfans, dont l’un fat Ste, Catherin&de Suede. L'exemple de Birgite, plus encate que ses instractions, sanctifia cette nombreuse famille; son époux même à. sa persuation, se retira sur la fin de-ses jours dans l'ordre de Citeaux. Alors la sainte n'ayant plus rien qui l'attachât au monde, ne s'oecupa plus que du soin des pauvres & de la prière. Elie: portoit la mortification jusqu’à renouveler tous les ven dredis une plaie-quidle avoit au corps, en y.vere sant des gouttes de Cire ardente. Dieu l'honoroit de M | meet révélations; elle fit par pénitence le pélerinage de S. Jacques, de Rome et de Jétusalem. Ce fut au retour de ce dernier qu'el le mourut Fan 1373.

REFLEXIONS

T1. La vraie vertu consiste à s ‘acquitter des de.

Sbor: les plus communs. 2 Le vrai devot sait quite

er à propos Ja. prière pour le service du prochatne 3. À. quoi bon de si longues prière, st elles vous

4 Li

308 8 Ottobre.

- Ste. PELAGIE, S.

X Ous l'empereur Théodose, il y avoit à Antio.

che une femme connu dans toute la ville par ses débauches; elle s'appeloit Pélagie.. Un jour thene que Nonnius, évêque d'Edesse, faisoit un discours rendi devant plusieurs évêques assemblés à la porte d'u- cipale ve basilique, Pélagie vint à passer toute couverte jugea de pierreries, dont l'éclat rehaussoit celui de sa Chris * beauté. Le saint évéque s’etant arrêté a la regar. dans der, reprit son discours en cestermes: Avez-vous mé.l wi les soins que prend cette femme pour plaire aux etil! hommes, et que faisons-nous pour plaire à Dien? nis, Quelques jours après le mème faisant un discours avoir sur l’horreur du péché, Pélagie, qui y étoit venue a Re plus pour voir et être vue que pour s'instruire, se Le | sentit touchée. Elle demanda le baptême avec ls < une telle abondance de larmés, que les évêques, zèle, touchis de sapéuitence, le lui accorderent sans audi Jui faire subir les.épreuves ordinaires. A yant don- fren né aux pauvres tout ce qu'elle possédoit de bien, gain! elle prit un habit d'homme etgg retira proche Jé- mais rusalem dans une cellule dofff'elle fit murailler la du £ porte. Après quatre ans d'une penitence affreuse, que on l'y trouva morte et revêtue d'un rude cilice. port : | di 4 a ba

REFLEXIONS

1. La vraie pénitence se connoît à des signes qui me sont point équivoques. 2, Exvrier le passé, se il précautionner contre l'avenir, c'est en quoi consiste “et da conversion. 3. Hélas! bien des récheurs vont à ché

Gonfesse, et irès-peu retournent à Dieu.

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9 Octobre.

S. DENIS et ses Compagnons, Martyrs.

FM Enis vint au monde huit ou neuf ans après la naissance de Jesus-Christ, IF étoit d’Athènes, et ce fut dans cette fameuse ville qu’il se rendit habiie en toutes sortes de sciences, et principalement dans l'astronomie; de telle sorte qu'il jugea, par l'éclipse qui arriva à la mort de Jesus Christ qu'il se passoïit quelque chose de surprenant dans la nature. Il étoit de cet illustre sénat nôm= mé l'aréopage, lorque S. Paul arriva à Athènes, et ilfut un de ceux que l’apotre convertit. :S. Denis, après avoir gouverné l'église d'Athènes, et avoir instruit les fidèles par ses pieux ecrits, vint à Rome accompagné de Rustique et d’'Eleuthère. Le pape S. Clément les envoya dans les Gaules, Ils arrivèrent à Paris et y parlèrent avecätant de aèle, qu'ils persuadèrent un grand nombre de leurs auditeurs qu'il n'y a qu’un Dieu. Tant de succès

firent du bruit.

Fescennien fit arrêter les trois

saints. ls furent tourmentés en mille. manières: mais Dieu les soutint et les fit triompher de la rage du gouverneur; ils furent enfin décapités.

que le corps de:S. Denis se leva, prit sa tête et ia porta à deux lieus de Paris, dans l'endroit où l’on a bâti depuis un célèbre monastère sous son nom.

REFLEXIONS

On dit

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