‹ Abrégé de la vie des saints [microforme]Chapitre 107 sur 140 · Octobre · texte numérisé non relu

Octobre

Ste. URSULE: et ses compagnes Martyres.

Y Roule étoit. fille de Dionnv-roi. de .CGornauails ] le, Elle naquit .vers l'an 362, celut une des plus parfaites princesses de l'Europe. Conan, düc de | lupetite Bretagne, aatrement F'Armorique; souhaita sur sa réputation de l'epouser.. Il:envoya pour cetefetun flotte avec des députés pour la deman-. der'au roi,son pere; ét amener avec elle ce: qu'il pourroienttrauver de filles de qualité: il vouloit en faire les épouses desprincipaux officiers de son ærmée. Îl fallut toute d'autorité d'un pere pour oblis, ger Ursule à s'embarquer. Tout se fiticomme Conan J'avoit demandé; mais Ursule ‘ne :eessoit pen. dant le: voyage de parler à ses. compagnes du prix. de la virginité. Déjà ellésine vouloicnt plus.d'autre. époux que J. C. lorqu'il éurvint une ‘tempête qui.

jetta la flatté vers: l'embouchure “du Rhin ; Les.

Huas; qui, marchoient. alors contre . les. Bretons se voyant-maitres: de; geiles qui étôicnt destinées ; pour épouses à leurs ennemis, voulurent les sés.

duire: leur résistance’ allume leur fureur, .Ces-

vierges innocentes furent égorgécs ‘lan 383. ‘Il. s'est formé. sous le nom et la::prôtection-de Ste... Ursule. une. congrégation :religicuse-dé filles: fort utiles au: publie ; La

À L'amour du pirisir à bien damné des om.

pau? un plaisir 6:frivols on renonce à jouir de son Dieu ?. 8. Autantique. Diru-chérit les vierges, au: :

tant at-il en horreur les impudiques.

323 y 22 Octobre.

S ''MELAINE, Evéque.

Elaiñe ou Melon fut converti à la foi en WA entendant prècher le pipe S. Etienne. Ce fat çe S. Pontife qui le baptisa et qui peu de tems après l'ayant ordonné ‘évêque, l'envoya en Neustrie prècher l'évangile. Le ciel sembla au. toriser ce choix en lui envoyant un ange qui lui mit le bâton pastoral entre les mains. La passant par Auxerre, il guérit un charpentier qui s'étoit fendu le pied d'us coup de hache, Étant arrivé à Rouen il fit des cénversions sur. prenantes. : Un jour qu'il prèchoit dans une pla. ce publique, un jeuné homme qui étoit monté sur un toit pour mieux l'entendre, se laissa toru- -ber et se tua: Le Saint lui rendit la vie. Ce miracleet beaucoup d'autres qu'il opéra dans cette ville y détruisirent l'empire du démon. On’ bâtit plusiéurs églises en l'honneur du vrai Dieu; la sainteté de sa vie n8 faisoit pas peu d'impression sur l'esprit des payens. Il ne mangeit que ‘des légumes et du pain d'orge, et ne dormoit qu'assis et habillé, Pendant 50 ans d'épiscopat il ne ‘relächa rien de ses austérités. Il mourut saiätement l'an 811. Son corps repose à Pontoise. td M

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#5 "On risque tant à douter! & on nerisque rien à croire. 2. Où en serinns-nons si chacun réoloit :* sa religion par ses raisonnemens® 3. Par daihari 4é nous immolons nôtre cœur; parie foi notre raison.

la foi en nne. Ce i peu de nvoya en

ange qui ins. : En iarpentier > hache, sions sur:

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peu d'immangeit et ne dorans d'éérités. Il

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Marque d'un:cœur généreux.

23 Octobre. gen & JEAN CAPISTRAN Cofesseur.

Ean naquit l'an 1985, à Capistran. AU, TOY-

aume de Naples. Après ses 1res, études il d'appliqua au droit canan et. civil;:et s’y distin-

gua tellement qu'il eut une des principales char-

ge de la ville, quoique fort. jeuve. Quelques

disgraces qui lui survivrent: le dégoûterent du

- monde. Il entra dans l'ordre de S. François. Sa vocation fut ‘éprouvée. par les plus grandes

bumiliations mais on le trouva prét à souffrir.

‘Ayant reçu la prêtrise il prècha dans les prin-

cipales villes avec un succès étonnant, Il fut connu du souverain pontife, qui F'employa utilement contre les hérétiques, et dans plusieurs

importantes négociutions. IF semlboit se multi-

plier: on le trouvoit presque en même-tems aux

pieds des autéls, fondant en larmes, dans les

hôpitaux pansent les malades. et: auprès des hé rétiques, travaillant.à les convertir 1} prècha la croisade contre les Turcs, & à la bataille de Bel-

grade on le vit lé erucifix à la main, courant de

rang en rang animant les soldats chrétiens. Ceux ci remportérent la victoire, on attribuu ce succès

aux prierés du S. Trois mois après il mourus de

la mort des justes l'an 1456”

REFLEXIONS

"1. Nous ne sommes jamais sisûrs de notre amour. pour Dieu que dans l'adversité 3. est naturel À : de l'aimer quand il nous comble de ses faveurs. 3.

Mais lorsqu'élnous frappe, baiser sa main c'est la:

8@4 | 24 : Oétobre.

S$. MAGELOTRE, Evéque & C'onfésseur.

EN Aint Magloire naquit dans le pays de Calles

“vers l'an 465. Ses parens lé donnèrent tout jeune à élever à 8. Elut,, cilebre abbé d'an mo nastère où étoit ja S, Samsotr, Cousin germain de: Magloire. : Quelques. anuées après, Magloire revint dans sa famille et fut pour'elle un modéle de piété. :S: Samson lui ft embrasser Ja vie æeligieuse :èt l’'emmena:ensuite avec lui én France où il alloit travailler avec lai qualité de missionaire -apostalique & lé caractère épiscopal. ‘Hs abur. dèrent sur les côtes de l'‘Armorique, autrement “la petite Bretagne. : Ils y-annoncèrent: la foi avac un: grund succès. ‘-S; Samson étant mort, S. Muglaire fut : sacré évèque; se mustérités. redoubi rent avec son zèle. Il:ne#iteit que de légumes, et ne mangeoit q&'uaéTois le jour: 1 ne prenoit même aecune :noufrituge les mercredis et: les vendredis: il étoitcouvest d'ubrude cilice, Sur la fin:de ses: jouré rlse retird"dans Fisle de dérsey pour. y' vivre solitaice: mais les. peuples vinrent. d'y ‘trouver en foule pour le voh'et. l'en. tendre. :Sa mort lui fut revélée par un ange qui dui donna la :communien: .ce.fut Tan 578, quil alla jouir d'une vie heureuse. : 1.

REFLEXLONSS

Quelque térd'que lu mokt vienne ellene maique . guere de nous âurprendre:" 2e Cependant vivons ‘mous de manière à-ne point Craiudre les sirprises 7 j'udela mort, 8. De la vie dépenddn mort, & de L 1 mort l'éterniké, quel sujel. dé réflemièn£ à - :

sseur,

le Calles rent tout ‘an mo germain Magloire

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ÿ S. Murédloubié ‘de lègue rs “l he.

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persécution de Maximien étoit la plus allumée,

| Soissons de:faire le métier de cordonnier. Dieu . les rendit si habiles en un seul jour, que c'étoit à :

ment; car ue retenant que l8 moindre partie de ce :

notre. religion, qu’ils convertirent presque.tôus les :

. envoya à Rictiovage pour être traités selon la rièvsut | gueur des édits: ils furent: mis à la torture, percég ”: avec des aleines, mis dans uné chaudiere pleineïde ploub fondu, et jettes dans la riviere;-maïs D'ag

|: dès qu'on l'offre.à Dieu. :

è ROUTE Pa de 2 HS CEL NS NA PR RES

25 Octobre. 323.

#8, CRESPIN & CRESPINIEN Martyrs.

fNRespin et Crespinien étoient d'une famille des plus distinguées de Rome. Lorsque ;la

ils quitèrent leur patrie pour venir secourir leurs freres dans les Gaules Pour exécuter plus faciles ment leur dessein, ils résolurent étant arrivés à ,

qui auroit de leur ouvrage: ce qui charmoit ie plug en eux c'étoit leur modestie et leur desintéresse.

qu'ils gagnoient, ils donnoiïent le restesaux paus vres Ils savoient d'ailleurs parler si à propos de

habitans de Soissons: Ces, conversions firent du. bruit. Rictiovare les fit arrêter, et les envoya. à Maximien. Maximien n'ayant pu les. ébranler;-1ès”

ayant rendu inutile toute la rage des bourre" is furent décapités, dE Es

REFLEXIONS

| Le travail, quel qu'il soit, mérite beaueonp : Ne travailler que pour

St fortune, est-ce, érdvailler ex chrétien. 3. Dieu À Ne récompense point des actions où il n'a aucuns “à

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