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10 Novembre. ‘844 S$. ANDRÉ AVELLIN.
“A Ndré Avellin naquit à Castro Nove, dans.
Ale royaume de Naples. HE sut conserver.
son innocence au milieu des plus grandes ten-
-tations. Le principal moyen-qu'il emplaya pour
cela fut la dévotion. 4 la‘ Ste. vierge. Il ne manqua pas un seul jour de sa vie à: réciter le chapelet. Ayant été élevé aux ardres sacrés, il prit la direction d'une maison .religieuse où il fit refteurir la régularité, malgré les efforts de quelques libertés. . Son zèle pensa méme/lui coù-. ter la vie. À l’âge de 35 ans il entra:chez les. Théatins. 1] devint dans. cet ordre .un modèlé de la. plus haute vertu... Après qu'il, eut gouverné . differens. mougstères, son amour; pour la retraite et son. humilité : qui. Jui avaient fait re-
fuser us évéché, -le portérent à demander qu'on -
l'envoyät dans la -plus pauvre .de toutes.les maisons: on l'envoya.cependaat à Naples Un jour . 2. étoit à cheval dans un chemin fort rude,
tomba .par .terre, .et Je cheval le traîna très Jong-tems... Alors. S.: Dominique et S. -Themas d'Aquin. lui apparyrént, «et l'ayant .guéri de ses blessures le remonterent.. Il mourut l'an 1508 après avoir réçu tous. ses sacrémens avec:une dés votion et une tranquillité admirables. | FU rs
…. REFLBXIQNSS.
- À. Où règneït la mollesse & la volupté,: Diet n'ÿ.
Jait point sa denteure. 2. Si vous voulez que Dieu
vous aime: mérites ses faveurs:par votre puréets. LE
C'est'un époux tendre, mais jaloux, 4 qui la moîtx. dre tache fait horreur. s L
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342 11. Novembre.
8 MARTIN, Evêque & Confesseur.
TN Aint Martin raquit en Pannonie, l'an 316, h 9 Quoique né de parens idolâtres, il voulut à l'à. ge de 10\ans être reçu Catéchumene. Il lui fallut prèter léserment de la milice. mais la licence des ar:ues maltéra en rien la pureté de ses mœurs. Un jouril trouva un pauvre nud à qui il donna la moi. tié de:sa casague. Aÿant reçu le baptême, il obtint $on conge et vint se mettre sous la conduite de S. Hilaire, qui l'admit dans son clergé. Sa vertu le fit élever sur le siege archiépiscopai de Tours. Ce fut là que non content de travailler au salut des peuples, il établit un monastère pour ceux qui tendoient à une plus grande perfection, c'est celui que l’on appeloit Marmontier. Les prodiges ne lui coûtoient rien. L'empereur Valentinien ne daignant pas le saluer, le feu prit à son siege & le
-@ontraignit de se lever. Les payenss'opposerent à ce qu'on abbatit un chène consacré aux faux Dieux, à moins que le Saint ne se mit dessous; il y consentit, mais d'un signe de croix il le repoussa du côté opposé. Il mourut l’an 400 sur la cendre & le cilice. Le démon s’efforçant de l'inquieter : à ce dernier moment, il le chassa, et les anges le consolèrent par une musique ravissante.
4 REFLEXIONS
: © Une aumiône faite pour Dieu a ét6 pour plu- 4) sieurs le principe du salut. 2. . Est-ce trop'achaer | Lux à ciel que de sacrifier pour cela une partie de vos biens? 3. Celui-li ne mérite pas qu'on lui fasse
© smiséricorde qui la refuse aux malheureus. - :
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l'an 316.
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12 Novembré, 8, MARTIN, Pape & martyr.
Aint Martin naquit à Todi, ville de Toscañne, KJSon esprit fut cultivé par toutes sortes de sciences et.surtout par l'étude de la philosophie. Fiein du zèle de la gloire de Dieu, il consacra tous ses talens au service de l’église. ILsoupiroit après le martyre; mais il régnoit alors uue paix
rofonde .et Dieu la réservoit à un autre tems. Après la mort du pape Théodore il fut élévé sur le siege. Ce fut alors que l'hérésie des Monotolites excita une violente tempête. L'empereur Constant avoit publié un édit qui imposoit également silence aux hérétiques.et aux catholiques. Il l'envoya au pape pour qu'il lappuyât de son autorité; mais S. Martin:déclara qu'il ne l’approuve-
tôit jamais; sur quoi Constant le fit arrêter et ame
ner à Constantinople. Le Saint demeurant in-
flexible, eut à souffrir tout.&e qu’auroit pu inven=
ter la rage des payens. . Il fut enfermé dans un cachot: là chargé de chaînes, il attendoit à tous momens sa Bentence; mais l'empereur l'envoya dans l’isie de Chersonese où il y avoit encore beaucoup de payens. Il: y mourut de mistre et :
de mauvais traitemens qu'on lui avoit fait depuis
sa sortie de Rome. (Ce fut l'an 656.
REFLEXIONS
1 Comme Dieu ne change:point nous ne-devens point changer à.son-érard. 2. L'aime-on véritas blement quand.on trahit sa cause par une indigne çomplaisancef 3, O mon Dieu! ni la malndie, n&
à persécutiomine me pourront séparer de vous.
Sat : 18 Novembre S. STANISLAS de Kostka, Confesseur.
| Tanislas de Costka naquit l'an 1550, d'une des prémieres familles de Pologne. Sa pudeur et sa modestie le firent À “cb comme un ange. A 14 ans il fut envoyé à Vienne en Autriche pour y achever ses études dans un séminaire de Jésuites, ôù l'on élevait la jeune noblesse. La vertu de Stae hislas jetta de crcoodes racines dans cette sainté maison; mais il fut obligé d'en sortir et d'aller loger chez un luthérien. Y étant tombé malade, et ne pouvant’recevoir le viatique, ikinvoqua Ste. Barbe qui lui sp avec deux anges, dont l’un le com: munia. Dès qu'il fut guéri 1 songea à quitter le monde, et fit vœu d'entrer dans .la compagnie de Jésus. Pour y être recu, il lui fallut traverser l’Al lemagne, et aller jusqu’à Rome. 11 eut en chemin ün ardent désir de recevoir notre Seigneur: come me il étoit en pays de protestans, Îles anges le communièrent une deuxième fois. Enfinil arriva à Rome et fut reçu au Noviciat. HN n'y vécut que 10 . Mois; mais ses jours étoient des jours pleins: jamais on ne vit plus de douceur ni d'humnlité, jamais pre dévotion envers la Ste. Vierge. Il mourut
‘jour même de l'Assomption l’an 1768, et elle li :
apparut un instant avant sa mort.
REFLEXIONS
%. Qiend à s'agit de choisir un état on ne peut « frop prendre de mesures. 2. Sévous êtes sûr qué L : Dicu vous appelle, abandonnez-vous au mouvement
. * de sa grace. 3. Que d'ames réprouvées pour avoit | "manqué de suivre leur vocationt =>
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14 Novembre. , £45
S. DIDACE, Confesseur.
"M Idace naquit proche Sévile vers la fin du lame, siecle. Ses parens étoient pauvres, mais craignant Dieu. H eut dès l'enfance un penchant singulier pour les œuvres de piété et de mortificas tion. Dès qu'il put gagner queque chose par. son travail, ilen fit part aux pauvres. Quelque dure que fut la vie qu'il mena dans Je monde, ikcrut de. voir encore sacrifier à Dieu sa liberté. El entra dans l'observance’ de S. François en qualité de frere lai. Il apprit dès te premier jour à recénnoitre Dieu dans la personne du supérieur. On avoit uné si haute idée de sa vertu, qu’on l'envoya aux Canaries vour être gardien du couvent de Fortaventure. Ît y exerça son zele avec un succès prodié gieux. Il fut rappellé à Séville et y fit de grands miracles. Une femme ayant allumé du feu dans un four où son fils s’étoit caché et endormi, l'enfant cria lôrsqu'on ne pouvoit plus le sauver. On appelle Didace,igrand serviteur.de Marie, il l’invoque avec confiance, et rendit l'enfant plein de santé à sa mere. On faisoit aller le S. de couvent en couvent comme pour y servir de regte vivante à ses : frères. Il mourut l'an 1463 après une violente maladie, pendant laquelle Dieu le favorisa de plu-
leurs extases.
REFLEXIONS
1. Tous ne peuvent pas prêcher, mais tous perte vent édifier. 2 Le-bon exemple est cette odeur eæ= qu que doit répandre partout un ‘chrètien. 34
d'ierre deviendr'oit un paradis si tous les hommes Qerchaient à s'édifier. de à \ +
sé LÉ Nôvémibré.