PIE V, Pape
le, Pape, cinquieme de ce nom, naquit dc un Bourg du: Milanais, l'an 1504. | n'a.
voit que 12 ans lorsque ses parens lui accorderent Ja permission d'aller faire ses études chez les Re ligieux de S. Dominique. : A l'âge de 15 an il prit l'habit de cet Ordre. On jugea par les pro. grès qu'il fit dans les-sciences & dans la veu, u'il en seroit un jour la gloire. . Il fut d'abord rofesseur, ensuite Superieur dans plusieurs Cou vens & enfin Vicaire de l'Inquisition Generale, Le ayant connu :son mérite, le fit successive ment Evêque, Cardinal & Inquisiteur Génénl Pie IV étant mort, il eut les suffrages de tous ke Cardinaux. Son élection fut universellement # laudie. L'Italie, la France, l'Allemagne & le Pays-Bas sentirent les effets de son zele. Il né gna jamais les trésors du S. Siege lorsqu'il fb LÉ A pi les pauvres, combattre les-heretique & les infideles, ou envoyer des Missionnaires dat toutes les parties du monde. La bataille de Lé pante où les Turcs perdirent 30,000 hommes 4 300 vaisseaux, fut due à ses troupes, & encot plus à ses prières. Ce grand Pape mourut lu
RÉFLEXIONS
. 14... Avec la priere on ouvre le Ciel, on ferme l' fr: 2.,Nous ne sommes si imparfaits, que parce qu mous-ne savons pas prier. 3. En priant pour vo ue n'oubliez pas les besoins de l'église & de lt
naquit dat 4, Il n'a.
iccorderent hez les Re.
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6 Mai. 145 S. JEAN devant la Porte Latine,
Ean, le Disciple bien aimé de J. C. aprés avoir étendu É Royaume de son Maître en ie avoit fixé sa demeure à Ephêse, & de-la il pre aux besoins des Eglises qu'il avoit fon-
Idées. Sa douceur & sa modestie Jui attiroient la veneration de tout le monde. L'Empereur Do- ‘mitien persecutoit alors l'Eglise encore plus cruel-
Jement que ne l'avoit fait Néron. S. Jean fut
€ hèse, & ensuite envoyé à Rome chargé de fers. Domitien voulut voir ce venerable vieillrd dont on lui avoit souvent parlé, il fut frappé d'une certaine majesté qui éclatoit sur scn visages
‘cependant il le condamna à être frappé de verges, ‘& jetté dañs une chaudiere d'huile bouillante. A-
près qu'on leût mis tout en sang, on le plongea dans la chaudiere; mais par un prodige qui convertit plusieurs des assistans, l'huile se changea en un baume salutaire qui uérit ses plaies. L'Em-
pereur en fut lui-même étonné, & se conteata de
releguer le S. dans l'Isle de Pathmos. Tout ceci
# passa devant une des portes de Rome, qu'on”
appelloit la Porte Latine.
1. La sainteté éclate par certains traite qui lui échappent & qui la font respecter. 2. Reglons bien toire cœur, & notre exterieur s'en resséntira. 3. Sans chercher d'étre loué, ôn doit chercher & édi-
14@ BE Mai $. JEAN, DAMASCENE.
J'An 676, Jean Damascene naquit à Damy, capitale de la Syrie, qui étoit alors soumis
se aux Sarrasins. :Il fut très-estimé du cale, qui le fit gouverneur de Damas. 1l n'accepts u’avec peine cette dignité; tous £es vœux ten. oient à embrasser la vie monastique. L'em.
pereur Léon persecutoit alors ceux de ses a jets qui rendoient honneur aux images. Le gou. verneur de Damas ‘écrivit de savans ouvraga pour defendre ce culte, aussi ancien que l'égl. se même. L'empereur, pour s’en venger, supposa une lettre par laquelle il paroissoit que le
ter le Saint, le condamna à avoir la main droi
obtint la permission -de se retirer dans la sl. tude, et il continua à composer des ouvrages
REFLEXIONS
1. Faisons quelque chose pour Marie, elle ne st laisse point vaincre en generosité. 2. Plus son cu
pour elle,
gouverneur trahissoit son prince: cette lettre fut, envoyée au calife, qui sans vouloir même écou- |
te coupée, ce qui fut fait. Mais la Ste. Vier.!
qu'il invoqua avec une confiance entiere, ré tablit la main de son serviteur dans son pre? miër état. Ce prodige ‘le justifia pleinement. I! |
pleins de piété et d'onction, sur-tout en l’hor. à neur de la sainte Vierge. dl mourut l'an 70.
de a d'éennemis, plus nous devons travailler à l'éten- | dre. 3: Jesus Christ se tiendra fait pour lui, tout ce | «que notre devotion nous aura fait :entreprendré
7 Mai. 147 8 STANISLAS,. Evèque et Martyr.
à Dam,
YNTanislas naquit en Pologne, proche. Cra eo ue Tanislas naq 10gne;.,P DO*
1 Jvie, l'an 1030.. Sa mère qui l'avoit.obtenu
du cale, du ciel après 30 ans de stérilité, l'éleva avec n'acceptg ‘join dans la piété. Il alla faire ses études à Yœux en Paris: son humilité lui fit refuser le titre de €... L'em Docteur dans cette université. Il fus fait à son pe: pe retour chanoine, et quelques années après évé- Fa a que de Cracpvie, Le diocesse changea de. fa-
res ce sous la conduite d'un si saint pasteur. Bo- QUE D Las IT. regnoit alors en Pologne; c'étoit un ner sr prince impie et sans religion; mais dont personqu je ne n'osoit reprendre les excès. S.. Stanislas fut ôtme écou. le seul qui ne craïignit point de lui represen-
ter les suites. du scandale qu'il donnoit. Lé’roi L irrité de sa liberté, quoique respectueuse, reso-. Jut. de le nerdre.. fl suscita quelques gentilshommes, qui l’accuserent de retenir injustement une terre; Stanislas se justifia en ressuscitant celui de qui il l’avoit achetée, et qui rendit témoi-
main droi Ste. Viers!
ntiere, ré.
| Son pre À nement. |! :
& tte gage à la verité. Boleslas envoya des assaspe dur Sins pour le tuer dans une église; mais ces mal-
Tan T0 heureux furent saisis de frayeur en y entrant | a BU Le roi y alla lui-même, et d'un coup de sabre l'étendit mort sur l'autel où il disoit la Messe,
J'an 1079. , lens D REFLEXIONS. | lus son cul | ler à l'étene DR : | à: Fe RT à es D 1: Rien nedoitintimiderun fidèle ministre, quand lui, tout € D Ty va dé la religion. 2. La cause de Dieu doit le
dloucher plus que sa vie ou sa fortune. 3. Où en seroit larelision, sèles apôtres avoient tremblé devant les
treprendré |
éyranse
8 Mai.
S, PIERRE, Evèque.
Pr ndquit près de Vienne en Dauphiné,
l'an: 1182. Ses parens hui inspirèrent dès line
. fance de grands sentimens de piété. : Comme leur . maison servoit de refuge aux pauvres et d'hospice aux religieux passant, il s'acoutuma à aimer lu uns et les autres. [l, entra dans l'ordre de Ci. teaux, et y fit de tels progrès dans la vertu, qu'i fat bient:t en état de conduire les autres. Il fit fait supérieur d'un monastère, L’ archevêque de Tarentaise ayant été déposé, Pierre fut élu à sa place: il fallut un ordre exprès de ses supérieurs our vaincre son humilité. Il travailla avec zèle a réformer cette église: tous les ans il visitoit sn diocèse À pied et à travers les rochers. Comme il ne se nourrissôit que de légumes, il Jui restoit: de quoi distribuer de grandes aumônesi il faisoit|
nourris dans un tems de famine 2,000 personnes avec ün .seul morceau de viande. ‘Htérinina de |
me il venoit de réconcilier les rois de France
et d’ Anglejérre, il mourut dans D nt de > Belle.
veaux, l'dh 1275.
REFLEXIONS
4, C'est beaucoup de vivre avec tout le monde dansüne parfaite charité. 2. Mais un mänistre de
. Dieu doit travailler encore à réconcilier Les enne=
ie mis: 3. Son zèle doit a tds bien des man Me : établir la pairs
quelquefois des miracles en faveur des pauvres. n|
grands différends survenus entre quelqués princes. !
pores ur ) F Ba temer né pr Grège soit « dans .
de six Const.
sainte Ve.
exp. d'une:
nivel obtint voir $ Nazia avoir tus,
ET
ETS 1
9 Mai. . 9%" | 8. GREGOIRE DE NAZIANZE.
Régoire naquit près de Nazianze en Capà-
Dauphiné, t dès l'en.
omme leur . doce, d'un père et d’une mère qui sont ho-
: d'hospice: Morés comme saints. Il fut envoyé à Athèness aimer les ur y faire ses études; ce fut là qu'il forma avec
ire de Ci. $. Basile cette amitié qui les unit depuis si étroi-
vertu, qu'il Mtement. Après ses études, il fut baptisé et ordon« es, JE fut: né prêtre, par son père, qui étoit alors évêque. evêque de. Grégoire fut lui-même élevé à l’épiscopat, et prit ? ut élu.à sa Moi de l'Eglise de Naziance. Il se retira*après
supérieurs Mdans la solitude, où il vécut.inconnu. Aü bout avec zèle Edesix ans les intérêts de l'Eglise l'appelerent à visitoit son ES Constantinople. Dans une apparition dont la … Comme Suite Vierge l’honora, il en reçut une plume d’or.
J:: *êques catholiques, témoins de son zèle, l'élevw. «* le siege patriarchal: il n’en fut que plus exp... .ux persécutions de ses ennemis, qui plus d'unefois attenterent à sa vie. Le second concile
lui restoit # il faisoit| auvres. |}
personnes |
rnina de Mrniversel s'étant tenu à Constantinoples Grégoire: ne ës princes. obtint des Péres la permission de se retirer; Aprèss de France aroir gouverne pendant quelques années l'église dé
sde Belle MSNaziance, il alla à -Ariante où il mourut, après. Moi enrichi l'Eglise de ses écrits et de ses ver-
tus,
REFLEXIONS. à.
Le monde
nénistre de 1. Ayez des amis, mais ne les aimez qu'en Dieu
des enne= tique pour Dieu. 2. De telles amitiés loin de moyens de nous éloigner de lui, pouvent y conduire. 3. Dieu : ”
Fté
ke éprouvé que les amitiés fondées sur la chair et
S. ANTONIN, Evêque,
Ntonin naquit à Florerice l'an 1389. I sm £ A pelloit Antoine; la petitesse de sa taille lui M
t donner le nom d’Artonin. Son ardeur pour Mu se: Fétude, et encore plus sa vertu le rendirent re. Misias commandable. ® Il fut recu dans l'ordre de $, Euinire Dominique: bientôt on le regarda comme un ERrrchid modèle de perfection; il fut élevé aux premiers RSR cha emplois: il étoit vicaire général de la province ÆBoit di
de Naples, lorsque le siége de Florence venant Eine t
a vaquer, Eugène IV crut ne pouvoir faire Riisqu' meilleur choix pour le remplir que celui de 8, 2 peur : ‘Antonin: ses raisons et ses prières ne furent M l'abba pôint écoutées, il fallut obeir. Cette nouvelle fleuris digaité ne servit qu'a relever l'éclat de ses ver. Maye
tus. ‘Il donnoïit audience à toute heure sur duite
tout lorsqu'il s’agissoit des pauvres. Son exac | seur.
… titude à assister à tout l'office de la cathédra- pluie le, mit a ferveur parmi les chanoines. Un hé: Rrefor à “étique osant repandre dans Florence ses erreurs M dre d .. gntre la'ste. Vierge, le saint usa contre luide BB Alle: toute la severité que lui inspirait son zèle; mais de la
cet impie n'en ayant tenu aucun compte, les ier. juges laïcs le condamnèrent a être brûle, SM mais Antonin mourut l'an 1450. Il a:laissé des où D étoit vrages pleins d'uné profonde érudition. nis, i
REFLEXIONS
14 Les pasteurs ont en main le glaive spirituel pour combattre l'impieté. 2. Hélas! d'érreligion de chretiens rend souvent les armes inutiles, 3: L'in . pie lève hardiment la têle; mais attendons, il sert confondu. : | "4
11 Mai 151 S. MAYEUL, Abbé.
. Né "Ayéul naquit l'an 996, d'un des plus sritaille lui WÉches seigneurs de Provence. Ayan£tperdeur pour Mi ses parens fort jeune, il embrassa l'état”"ecdirent re. Mdisiastique.. Il alla étudier à Eÿoa, où il'se fit "+ re de S, Mrimirer par Sa vertu et son savoir. Il fut fait mme un Marchidiacre de l'église de Mâcon, dont il étoit depremière Mi chanoine. Comine cette nouvelle digaité le faià province git dispensateur des aumônes il les repañdoit avec ce venant Mine telle profusion, qu'il étoit obligé de vendre ir faire un Mijusqu'à ses habits pour acquitter ses dettes, ‘De elui de 8, RS peur d'être élevé à l'épiscopat il se retira dan8 ne furent M l'bbaye de Cluni où la discipline movastique nouvelle M fleurissoit sous Armand, son troisième abbé. St. e ses ver-J Mayeul lui füt d'un grand secours dans la conieure sur dute du monastère, et fut ensuite son succes- Son exac A séur. Sa reputation se repandit de tous côtés: cathédra. D plusieurs princes le prièrent de venir mettre la x Unhé- reforme de: Cluni dans quelques abbayes de l’orses erreurs M dre de S. Benoît. Il le fit en France et en ntre lui de M Allemagne; von sans de grandes contradictions
zèle; mais M de la part des moines qu'il entreprenoit de réfor ", pmpte, lier. Tant de differens emplois n’altèrèrent jas brûlé, SE mais son recueillement et soû humilité. Comme sé des où RM étoit en chemin pour réformer l’abbaye de S. Dés
n. nis, mourut à Souvigni, l'an 994,
RÉFLEXIONS
ve spirituel. À. Un süperieur vigilant épargne bien des faureligion de tes 4 ses inférieurs. 2. Il est plus aisé de les mains. 3: L'in lenir danse bien que de les y faire rentrer. 3. ons, il ser Qu'un saint.a à souffrir, lorsque ceux qu'il gouver À A Me soni ennemis de la règle,
e ; ‘ui
152 12 Mai S. EPIPHANE, Evèêque.
EN Piphane naquit proche Eleutheropolis de pa. grens très-pauvres. Un juif l'adopta ex lui ap.” prit sa longue et.sa religion. Mais après la mort de cejuif;: Epiphane ayant rencontré un saint reli.
gieux qui l'intruisit des Mystéres du christianisme, il se fit baptiser, donna tous ses biens aux pauvres et visita les saints lieux. Les Gnostiques voulurent
le gagner à leur parti, mais ce fut en vain; il écrivit |
depuis contre eux et les représenta au naturel dau son livre des hérésies, Un solitaire lui ayant pr. dit qu'il seroit évèque de Chipre, il s’embarqu pour.se retirer plus loin; mais la tempête 1 ayant . jeté dans l'ile même qu'il évitoit, il trouva des évè. ques assemblés pour une élection, et ce fut lui qu'on
élut. Comme il abordoit à Chypre des marchants! de tous les pays, son diocèse ne profita nas seul, des lumières d'un si saint pasteur. Il eut de grands} démélés avec les partisans d'Origène: quelqu'un! Jui ayant persuadé que S. Jean Chrysostôme les | soutenoit, il ne voulut plus avoir de communion! avec lui: mais ilreconnat bientôt l’artiäce de ceux! Qui avoient calomnié ce saint patriarche, St. Epie!
phane mourut l'an 403. :
REFLEXIONS