Pent-on vougir d'appartenir au plus grand
detous les maîtres® 2. C'est à l'impie de se cacher
et au chrétien de se déclarer pour ce qu'ilest. 3. Ce seroit. acheter Gien cher l'estime des hommes, s'£ Jülloit pour eux dissimuler sa: foi.
272 6 Septembre.
S. LAURENT JUSTINIEN, Evêque.
Aurent étoit de l’illustre maison des Justini.. Le il naquit à Venise l'an 1381, Sa mère | tant devenue veuve ou 28 nm l'é.
tever; elle decouvrit*en lui des tresors de sagesse et de piété. Le saint jeune homme ne desiroit rien tant que de savoir à quel.état Dieu. l'appeloit. S'étant jetté un jour dans cette vue aux pieds d'un Crucifix, il se sentit inspiré-de renoncer à ses biens et d'entrer chez les chanoines reguliers de S. George. Dès qu'il y eut été. reçu, il fallut moderer sa ferveur; jamais 1l ne se ehauffoit, jamais-aussi, quel. que chaud qu'il fit, il ne buvoit.hors des. repas. Ayant été élevé au sacerdoce;, il disait. la Messe avec une devotion-qui ravissoit toys.les assistans, Le Pape, frappé d’un merite si éclatant, le fit évê. ue de Venise, et lui donna dans la suite le titre de Patriarche. Le Saint ne diminua rien de ses austérités. Il ne fit qu'y ajouter les travaux de l'épis . Jamais on ne vit un prelat plus charitable ni plus zélé pour l'honneur de Dieu et de Marie. Comme il celébroit la Messe le jour de Noel il se sentit un violent désir de voir Dieu dans is ciel, la fievre le prit, et ayant reçu les sacremens,
il mourut l'an 144€.
REFLEXIONS
1. C'est dans la frequente meditation que se nourrit l'esprit de mété 2. Unsaint apprend plus à l'oratotre que le savent dansson aabinet. 3. Mas
.Rélgs! on réflechit volontiers sur toute autre chose qne sur l'affaire de son alut,
vèque,
| cs à l'é.
€ Sagesse pe desiroit u. l'appeloit, x pieds d'un r à ses biens de S. Geor- -moderer sa saussi, quel.
s des. repas, soit.la Messe les assistans, nt, le fit évê.
suite le titre a rien de ses avaux de l'éplus charitaeu et de Maour de Noel, Dieu dans ke )S sacremens,
ion que se apprend plus net. 3. Mois e autre chose
des Justini.
-.. Sa mère D heure de ses graces les plus abondantes.
-&' Septembre. ‘278 S. BERTIN, Abbé,
sur le-haut Rhin. ; Dieu le prevint de bonne Il presoit plaisir à lire la vie des Saints, et s'appliquoit xles imiter, … Sachant que $: Omer, son proche parent, s'étoit retire. à Suxen, il voulut l'y suivre: iL y:fit sa profession et devint l'admiration de cette maison, qui comptoit presque autant de Saints que de religieux: -S. Omer, ayant été fait évêque de Terouenne, on lui donna $., Bertin pour l’aider:a defricher-ces-terres depuis long-temps abandonsées. Ille-fit:avec un zele.infatigable. Un gentilhomme de ce pays:s'étant convertit, donna sa , terre de Sithieu pour y fonder un: moanastere, Bientôt. il fut: peuplé d'un nombre infini de religieux; qui animés par l'exemple de. S. Bertin,
B= naquit dans le territoire de: Constance
menoient un:vie-angelique. Le.Saint refusa long— temps d'être leur abbé, mais i fut enfin obligé de
ceder a leurs-instances. Ayant guéri miraçuleu-
sement Valbér, comte de Flaudres,. il l'engagea à se retirer du monde. Îlse retira lui-même dans
un petit hermitage quelque temps avant sa mort, qui arriva l'an 706. :
REFLEXIONS