‹ Abrégé de la vie des saints [microforme]Chapitre 86 sur 140 · Ce n'est pas trop de toute la vie pour penser · texte numérisé non relu

Ce n'est pas trop de toute la vie pour penser

tu moment que decide de l'éternité. 2. S'il est triste de penser à la mort il l'est bien plus de mourir

48 yauoir pensé. 3 Pensez-y ou n'y pensez pas,

chose n'en est ni moins sûre, ni moins imporicnéie.

6 Septembre.

S: HUMBERT, Abbé.

"F'Umhert naquit à Meziere d'une famille for “Aancienne. Il fut mis dans un-monastère pour

y: faire ses études, après. lesquelles. il fut élèvé au sacerdoce. : À yant ensuite vendu les terres que lui ‘avoïent laissés ses parens, il en donna le prix aux auvres & se joignit-a S:'Amond qui alloit à Rome, Pendant le voyage un cheval qui portoit leur baya. e fut. étranglé par un ours. :$.: Humbert.se saisit de cet animal, et lui ordonna âu nomde Dieu de faire les fonctions de celui: qu'il venoit de tuer, L'ours obéit, jusqu’à ce que les serviteurs de Dieu prèts d'arriver a Rome, lui commanderent de sw retirer. S;: Hambert après ,ce pelérinage vint en Flandres, -etséjourna quelque tems à:Maroles. 1l alla une seconde fois à Rome: Un ange lai apparut et lui irprima une croix lumineuse sur le front,

: À son retour il fonda deux églises,«l'une. pour des religieux, l’autre pour. des chanoines, Etant prit de mourir, il-ft.prier sainte Aldegonde de lui en. voyer des suaires pour l’ensevelir: maïs la-Ste. ayant été instruite de tout par-une révélation; l'avoit dé. jé prévenu. Ce fut au commencement du 12me sie. cle que S. Humbert passa à une vie bienheureuge,

REFLEXIONS

1. On ne ticnt plus à rien sur.terre quand on ei parfaitement à Dieu. 2. Ce que le monde estime parait bien petit dès qu'on en juge:sans passion. à,

Qu'est-ce que le monde sans. Dieu; et avec Dia qu'ai-je besoin du mondef.

> famille fort nastère pour fut élevé au erres que lui à le prix aux ioit à Rome,

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7 Septembre.

Ste. REINE, Vierge et Martyr,

M 238. Son prre Clèment, payen des plus eh- {tes, la:donna ‘a nourtir à une-femme qu'il ne savoit pas être chretienne. Reine reçut avec docilité \s leçons «de sa nourrice. Elle savoit à peine begyer qu'elle parloit- déjà du plaisir qu'elle ‘auroit dé mourir pour: Jesus-Christ. Clément voyant sa file si bien formée, songea à l'établir' et lui proposun riche parti. J'ai déjà trouvé un époux, dit ‘lle, et cetrEpoux-c'est Jesus-Christ. À ces mots Hément fut transporté de colère. Vers le:même tems le gouverneur Olibrieus -entendant parler de Reine, la fit venir. Charmé de sa beaüûté et de sa modestie, il n'oublia rien-pour lui persuader de remencer au christianisine; mais la jeune vierge étoit invincible. -Fl'da-fit donc mettre en prison; elle y tsta attachée à la muraille avec un cercle de fer qui lui serroit fortement le corps; elle fut ensuite mise sur un chevalet et déchirée à coups de fouet. Une Croix lumineuse et une Colombe qu'elle vit dans son cachot, lui firent oublier ses tourmens,

Rs naquit à Alise-en Bourgogne. vers l'an

D Elle fut mise au milieu d'un brasier ardent. dont

ele ne reçut aucun mal, Elle eut enfin la tête tanchée l'an 252.

REFLEXIONS

1 Qu'il est beau de mivre comme un ange dans a corps paîtrs de boue ! 2. C'est à ces umes pures tt chastes que Dieu aime à se communiquer. 3. Rien au contraire n'éloigne plus de Dieu que l'amour des Plaisirs sensucls. |

PI64 8 Septembte, . La NATIVITÉ de la'Sté. Viorgé.

L y avoit déjà long-tems que Saint Joachin ret Sainte. Anne étoient unis par les liens du’ mariage sans qu'ils eussent eu d'enfant: leur grand âge mème leur ôtoit toute espérance d'en avoir, lorsque par une faveur toute particuliere Saint . Anne: conçut une fille qui devoit être l'épouse du Saint Esprit; la mere d’un Dieu, la gloire du ciel et les délices de tout l'univers: il sembioit que cet. te. Vierge; dans qui devoit éclater la magnificence de: Dieu, ne pouvoit naître que par un prodige, Au bout de neuf mois parut donc au monde cette aurore naissante. Quelle joie pour Saint Joachim et Sainte Anne, qui se voyoient par-là au comble de leurs vœux, et qui n’avoient plus rien à désirer sur la terre après avoir vu la plus parfaite des créa. tures! Dès-lors Marie pleine de'grace:et de mérites, eut l'usage entier de sa raison. Ses agrémens <xtérieurs répondoient à la beauté de son ame. Elle ne’naquit point dans l'éclat ni dans l'opulence comme les enfans des rois; mais elle'eut le privilé. de naître sanstache et agréable à Dieu, puisqu'el-: le avoit été telle dès l'intant de sa Conception.

REFLEXIONS

1. Peut-on trop honorer celle dont: Dieu a fait le | chef-d'œuvre de sa toute puissance? 2. Il n’a pont mais de bornes à ses libéralités, n'en mettons point à nos respects. 3. Pensons de. Marie tout ce que peul' penser un fils de la plus parfaite des meres.

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9 Septembre. Le 27] Le 8. Nom de MARIE,

: JAn 1683, les Turcs vinrent avec une armée L de deux cents mille hommes mettre le siege evant Vienne. Déjà ils avoient environné la ville de toutes parts, lorsque le fey ayant pris à une église, fut sur le point de gagner l'arsenal, où toient les poudres, et d'ouvrir par conséquent la pace à l'ennemi: mais par un premier effet de la rotection de Marie, il s'arrêta le jour même de sutatiq Le jour de lu Nativité, les assiégés réduits à l'extréinité, lui offroient leurs vœux, lorsqu'on vit descendre d'une montagne voisine dez troupes auxiliaires, dont les généraux s'étant mis sous la protection de Marie, donnérent sur les Turcs avec ‘tant de résolution, que les: infideles erdirent cent mille hommes avec leur canon et pa bagage, et repasserent le Danube. L'empereur envoya PR Ace de Mahomet au squverain pontife, qui s'étant fait instruire de toutes. les cir-

| constances de cette victoire; vonlut qu'en recon-

noisance de ce bienfait on célébrât dans toute l'églie la fête du saint Nom-de Marie. Elle a été fixée au Dimanche qui se trouve dans l'octave de la Nativité, me | |

REFLEXIONS

1. Après le Nom de Jesus, il n'en est point de: plus redoutable 4 l'enfer que celui de Marie. 2: Qu'il soit donc notre plus ferme défense contre les ällaques du démon. 3. Mais sur-tout ne profaes point une bouche consacrée par de s4 saints

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, 978 10 Septémbre:

S. NICOLAS de Tolentin: Confesseur.

T Icolas naquit vers l'an 1239. Sa mere, déjà D F âgée fit un pélérinage à Bari où le St. évèque yreest particulierement honoré. Il lui apparut DE p pendant la nuit, & lui prorit un fils, à qui ellefe. 4 roit porter son nom. . Dès que Nicolas eut atteint à l'âge de raison, il imita de tout‘son possible le S, à qui il devoit le jour. Etant entré à l’âge de 14 ans dans l'ordre des hermites de S. Augustin, il à à jeûnoit quatre ‘jours la semaine, s’abstenoit de o viande & portoit toujours le cilice. Ses superieurs à k lui ayant fait prendre la prêtrise, l’envoyerent à D n Tolentin: il Y vécut trente ans, préchant, confes. U sant, muis surtout. édifiant la ville par sa piété, LE ‘De fréquentes maladies éprouverent sa patience, il trouvoit sa consolation dans les souffrances du sauveur qu'il méditoit continuellement. Se croyant près de-sa fin, il fut effrayé des jugemens de Dieu; mais laiSte. Vierge l'ayant rassure lui don. “ pa de petits pains à n'anger, ce qui le guérit. À. ant sa mort, qui arriva Van 1306, il entendoit tou- à tes las nuits une musique céleste, qui le ravissoi & qui lui inspiroit un désir ardent d'aller jouir de la presence de Dieu.

REFLEXIONS

. #4, Peut-on rester tranquillement dans le péchi ‘quand on médite les jugemens de Dieu? 2. La saints n'y pensent qu'avec effrot, & le pécheur n'en est point ébranlé, 3. Cet excès de sècurité n'est pas .# doin de l'endurcissement.

esseur.

mere, déjà e St. évèque

lui apparut L

à quii elle fe.

is eut atteint ossible le S, à l'âge de 14 Augustin, il abstenoit de Ses superieurs envoyerent à hant, confes.

par sa piété, t sa patience, uffrances du nt. Se croy- | jugemens de assure lui don.

le guérit. À.

entendoit touqui le ravissoit l'aller jouir de

dans lé péché Dieu? 92. Les le pécheur n'en curité n'est pas

11 Septembre, 279 Ste. THEODORE.

Heodore étoit d'Alexandrie, Elle fut le modèle des personnes de son sexe avant & après son mariage ; mais le démon, jaloux de sa ver- Wu, suscita un jeune libertin qui vint à bout de lu éduire. A4 peine eut-elle commis le péché, ‘que cri d’une douleur incroyable, elle songea à

expier. Pour cela elle se travestit en homme &

alla se presenter à un monastère de Sts. religieux

où elle fut reçue après quelques épreuves, Outre les austerités communes, ‘elle s'accoutuma à ne manger qu'une fois la semaine, elle portoit aussi un rude cilice. Dieu fit ec. er sa vertu. par plusieurs miracles. Un crocodile qui dévoroit tes pas= sans, mourut à ses pieds; les bètes féroces la respectoient: mais le démon son ennemi irréconciliable suscita encore pour la perdre une fille qui l'ayant tentée inutilement, l’accusa auprès des relgieux de l'avoir deshonorée. : On chassa le pré= tendu frere, & Théodore sans vouloir se justifier passa sept ans exposée aux injures de l'air. Ce terme expiré, elle rentra dans le monastère & y mourut deux ans-après, : L'abbé à qui son innocence avoit déjà été révelée, voulut pour l'édificas Won de ses religieux qu’ils en fussent les témoins.

REFLEXIONS

1. N'aurons-nous des larmes que pour pleurer des pertes temporelles? 2. Un Dieu si bon & que nous avons outragé, quel plus juste sujet de douleur? 3. Mon Dieu, briser mon cœur, & péné-s lréx-le de cette douleur capable de vous désarmer,

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280 12 Septembre.

S8. GUI, Confesseut.

Ui nâquit vers la fin du onzième siècle À dans un village du Brabant, de parens fort pauvres. Il estimä sa pauvreté sachant que Jé. éus<Christ avoit voulu naître ét vivre pauvre. Il aimoit par-dessus tout la prière. ‘Un jour qu'il étoit à Lake proche Bruxelles dans une église dé. diée à la Sainte Vierge, le curé qui le vit proster. né devant l'autel fut charmé de sa modestie, {| lui proposa de s'engager au service de cette égli. se pour la balayer, sonner les cloches; et faire les autres bas offices. Gui accepta cet office avec joie, et s'acquitta de son emploi à la sa. tisfaction de tous les’ paroïissiens; quoiqu'il fut pauvre, son abstinence étoit telle qu'il trouvoit de quoi assister Îles ‘autres pauvres. Un mar. chand de Bruxelles lui proposa d'entrer dans le négoce pour avoir de quoi faire ses charités, Gui donna dans le piége; mais Dieu sembla le punir par une blessure dangereuse qu'il se fit en conduisant un bateau. Étant’ revenn à son premier emploi, il fut guéri miraculeusement. L fit deux fois le’ pélérinage de la Terre Sainte par penitence. Il mourut l'an 1212.

et dissimulé. 2 Il prefere la simplicité du cœur à toule la sigesse du monde. 3. Largraie sagesse con. #iste à chercher Dieu avec draitureel avec humilité.

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