La liberté de contradiction existe dans l'homme déchu
C'est de foi contre les protestants et les jansénistes, comme il est manifeste par la proposition précédente n» 509, et par le texte suivant du Concile de Trente : «Si quelqu'un dit, qu'après le péché d'Adam, le libre arbitre a été perdu et éteint, qu'il soitanalh. » Ses. 6. can. 5.
Pr. 1) Qui a pu transgresser et ne l'a pas fait. Eccli, XXXI, 10). 2) par notre conscience qui le témoii,'ne. 3) par le consentement de tous, car tous emploient les exhortations, les menaces, les peines, etc. 4) par la raison, comme nous l'avons dit au n»
507. Du reste, comment mériter ou démériter sans la liberté ? Il faut remarquer que rEi,'lise a condamné la proposition qui affirtTie que pour qu'un acte soit péché, il suffit qu'il soit volontaire dans sa cause, c'est-à-dire dans le péché originel et dans la volonté d'AdaiTi coupable. Et il importe de ne pas confondre la liberté physique par laquelle l'homme peut, s'il le veut, faire toute espèce de mal, avec la liberté morale ([ui est liée par la loi.
Cette confusion est le fondement de l'erreur des libéraux, qui, de ce que l'hoiiime peut physiquement faire le mal, en concluent qu'il a le droit de le faire licitement, comme s'il était indépendant de Dieu, de la raison, de la conscience et de toute loi humaine.
Art. m. — De l'origine de l'âme.
5r2. ?.l. L'âme de l'homme ne rient pas de ses parents (a) ni de la matière, per semen corpo' renm, car, dit St Thomas, il est hérétique de le soutenir ; et il en donne la raison : f II est impossible que la vertu active qui est dans la matière puisse s'étendre jus(|u'à produire un effet iininatériel ; et il est manifeste que
DIEL CREATEUR
le principe intellectuel dépasse toute matière. « I. q. 118, a. 2.
Ni (h) (Je Vdme des parents ; ceslcerlaiv, et on ne peut le nier sans une 1res c;rande témérité. C'est ce qui résulte de plusieurs décrets des Souverains Pontifes, qui ne définissent cependant pointcette vérité. Si l'ùme des parents engendrait une autre âme, elle ne serait plus spirituelle. V. Z. Psyc. I. c. A.
518. P. II. Uàme ii émane pas (le Dieu. C'est de foi, contre les Manichéens, d'après le texte du Concile du Vatican, cité n° 303, et cela ressort clairement de ce que nous avons dit au n» 296 de la simplicité de Dieu, et au n» 384, de la création.