LHOMME. LE PECHK ORIGINEL
tion de porter la haine de Dieu, qui persévère dans ses descendants. D'autres, avec St Thomas, disent que la privation de la grâce est ce qu'il y a de formel dans le péché originel, et que le désordre des forces de ràme,est ce qu'il y a en lui de matériel.
540. §111. Dk la Pnop.\GATi()N DU Pkciik originel. — 11 est cortain que cette propagation ne se fait pas par la création de l'àme, autrement Dieu serait l'auteur du péché. Elle se fait donc par la génération, d'après ce que nous avons dit n"^ 537 ; mais de quelle manière? l) Certainement le péché originel ne se propage pas par la concupiscence des parents i/i nclu conjngaii, comme l'ont soutenu Calvin et Jansénius; car cette même concupiscence dans des hommes, qui ne descendraient pas d'Adam, n'entraînerait pas le péché origine! ; et si on enlevait cette concupiscence, par un privilège de Dieu, aux parents qui descendent d'Adam, leurs enlants n'en naîtraient pas moins dans la disgrâce de Dieu. V. n» 537.
2) Le péché originel ne vient pas de ce que l'àme de l'enfant est tirée de l'càme souillée de son père ; car l'opinion qui fait venir l'àme de l'enfant de celle du père est au moins erronée. V. n'*512.
3) Il en est qui disent que le péché originel se transmet par suite du décret de Dieu, qui a attaché à la désobéissance d'Adam la privation de la justice pour tous ses descendants, d'après ce (jue nous avons dit n" 5o'î. Ce sentiment est probable.
4) Elle est probable aussi l'opinion des thomistes qui enseignent que l'àme est maculée, parce qu'elle est unie à un corps formé d'un germe corrompu, de la même manière qu'elle souffrirait aussitôt, si elle était unie
à un corps blessé.
541. Adam, qui a transmis à ses descendants sa faute, ne leur a pas transmis sa pénitence; car il ne fut le chef moral de tout le genre humain que dans l'observation ou la transgression du premier précepte divin; en sorte ((ue les enfants, nés de parents baptisés, ont cependant la souillure originelle. C'est ainsi que d'un froment mondé naît un épi, où le grain est mêlé de paille, comme dit St Augustin, S. n»
-2(j3. V. no^ 536, 532.
542. I IV. Des Effets du Péché ORIGINEL. — Nous avous dit quels furent en Adam les effets de sa chute; il nous reste à dire quels ils furent dans ses descendants.
I. En cette VIE. 1'^ Le péché originel détourne l'homme de Dieu comme fin surnaturelle.
C'est de foi : Nous sommes enfants de colère par nature, dit St Paul. (Eph.IÏ. 3); et le Concile de Trente déjà cité (n» 531), dit que ce péché est la mort de l'àme.
2° Mais le péché originel détourne-t-il l'homme de sa fin naturelle, qui est de connaître et d'aimer Dieu par-dessus tout, non dans son essence, que la créature ne peut atteindre par ses forces naturelles ; mais par ses œuvres, ou par les créatures?
Les uns l'affirment plus communément pour la raison alléguée au n» 538; les autres le nient, fondés sur ce que le péché ne change pas la nature.
543. 3" Le péché originel a privé l'homme de tous les dons gratuits, dont nous avons parlé no 525. Ce n'est ((ue trop prouvé par l'expérience; et le Concile de Trente enseigne qu"Adam, par son péché, nous a transmis la mort et les peines du corps, que la concupiscence vient du péché, (jue le libre arbitre :i'a
DIEU CREATEUR
pas été aUeiiil, mais a élé aifaibli et incliné au inal.(V. iio^f)!!, 531 et suiv. et Tr. Ses. 5. can .
2 et 5J.
't" Il csl lerlain fine la nature de riionime ne iiciit se perdre, ni par le péché orii^incl, ni parie |)é(;lié actuel; mais, par suite du péclié oiiginel, estcile devenue pire que la nature pure ? (V. n" iW)). IVjnr répondre à celte (lucslinn, il faut distinguer la détérioration inlrinsi'quc delà nature humaine, de la détérioration cxtrinsrque qui vient des empêchements extérieurs.
Les uns soutiennent (jue la nature humaine a été détériorée en elle-même; et le Concile de Trente dit, en etlet, (ju'Adam tout entier a été changé en ])ire et pour son corps et pour son unie. Ses. o. can. !cr. Tous les degrés de la nature humaine ne sont pas essentiels; et on peut en perdre quelques-uns, sans que la nature soit entièrement changée. Les autres disent que la nature humaine n'est pas devenue pire en elle-même, que la nature pure, hien qu'elle mérite moins certains secours naturels que Dieu lui doit en quelque manière . la raison en est que la nature ne change pas. Mais ils admettent la détérioration extrinsèiiue, qui vient des périls de salut, des ohstacles extérieurs, et surtout de l'influence du démon.
544. Quoi qu'il en soit, le baptême ôte non seulement tout péché, mais encore toute peine due au péché ; il n'y a point, en effets de sujet de damnation en ceux qui sont en J.-C. , comme dit St Paul. Toutefois, ce qui est une peine du péché en ceux qui n'ont pas reçu le baptême, demeure en ceux qui l'ont reçu, non comme une peine proprement dite, mais comme une pénalité, ou comme un défaut naturel. Ainsi donc, il leur reste l'ignorance dans l'intelligence, la malice dans la volonté, l'infirmité, la concupiscence, ou l'inclination vers les biens qui passent, la douleur, la mort qui est naturelle à l'homme à cause de son corps qui peut se décomposer, mais qui est pénale, à. cause de la perte du bienfait divin qui préservait Thomme de la mort.
(T. 2.2.q. 116 a. 1). Tous ces restes du péché originel demeurent en l'homme jusqi:'à la résurrection ; et, l'effet du baptême sur ces suites du péché reste suspendu jusque-là. Dieu le permet ainsi dans sa sagesse pour éprouver les hommes. Du reste, la concupiscence, comme le dit le Concile de Trente, ne peut pas nuire à ceux qui n'y consentent point ; bien plus, celui qui aura légitimement combattu sera couronné. (Ses. 5.
can. 5). V. S. n^ 268 et suiv.
545. II. Dans l'autre Vie. — Tous ceux qui meurent sans péché actuel, et avec le seul péché originel, seront punis de la peine éternelle du dam, ou de la privation de la vision intuitive de Dieu. C'est de foi. Si queJquuu n'est né de nouveau, il ne }^eut pas entrer dans le royaume de Dieu. (Jean. III. 5). Le Concile de Florence dit : « Nous définissons que les âmes de ceux qui meurent avec le péché mortel, ou avec le seul péché originel, descendent aussitôt dans l'enfer pour y être punies par des peines d'un genre difTérent».
oiG. Ceux qui meurent avec le seul péché originel o^it-ila quelque douleur de laprirationde la vision béatifique ? Les uns i'aflirment, parce que, disent-ils, ils sentent qu'ils sont privés de la compagnie des bienheureux; les autres le nient, car ces sortes de dam'nés ne savent pas ce que c'est que la vision de Dieu.
.")'f7. Mais, sont-ils punis de la peine du feu, ou du sens f^lcs uns disent que oui, tout en avouant que celte peine est très légère; les autres disent non avec St Thomas ; et cette dernière opinion est aujourd'hui très communément enseignée.
.'iiS. Jouissent-ils d'une béalitude naturelle f Les uns le nient; les autres I'aflirment, cl di.scnt que l'.cs âmes peuvent aimer Dieu par-dessus tout. (lu'elles sont allrancliies de la concupi.scence et de la soull'rance. Mais il ne faut pas confondre cette dernière opinion avec l'erreur de Pelage, qui leur enlevait aussi le péché originel, (juc tous les
DIEU REDEMPTEUR
théologiens adnicltenf. Comme ces diverses opinions ne sont pas certaines, el qu'il est d'ailleurs certain et même de foi que les enfants morts sans baptême ne jouiront jamais de la vision béatifique, et seront privés, par conséquent, à jamais du souverain bien, il s'ensuit que les théologiens regardent comme étant dans une nécessité extrême celui qui est exposé à mourir sans baptême, et que, par consé(iuent, on est obligé, même au péril de la vie de l'assister si on le peut. Donc, par suite du péché d'Adam, toute la niasse du genre humain s'en allait, roulant dans l'abîme de la privation de la vision de l'essence divine. Mais le Dieu de toute consolation promit à Adam coupable un réparateur, par les mérites duquel il pourrait, lui avec toute sa race, recouvrer la grâce. C'est une vérité certaine de parla foi. L'Ecriture Sainte nous la fait connaître, et le Concile de Trente l'indique. V. n" .'ifld.
549. De tout ce qui précède il résulte que l'état de pure nature n'a jamais e.xisté, pas même, selon l'opinion la plus probable, avant l'élévation d'Adam à l'état de grâce, élévation qu'on appelle aussi communément, état d'innocence. Après son péché, Adam tut dans l'état de nature déchue et non réparée, état qui ne dura que jusqu'à la proiDesse du libérateur; car aussitôt après celle promesse, Adam fut comme nous, dans l'état de nature déchue et réparée. V. n^ 520.
C'est du Libérateur promis à noire premier père que nous allons avoir la consolation de traiter dans la dissertation suivante.
DISSERTATION II
DE DIEL; KÉDEMPTEUa.
550. Ecoutons le Concile de Trente : ce Comme tous les hommes avaient perdu l'innocence dans la prévarication d'Adam...
ils étaient telleiDent les esclaves du péché, qu'ils ne pouvaient en être affranchis, ni s'en relever, ni les païens par la force de la nature, ni les Juifs par la lettre même de la loi de Moïse. ))(Ses.
6. c. 1). C'est pour rernédier à cette situation « que le Père céleste a envoyé aux hommes J.- C, son Fils, annoncé et promis à beaucoup de saints patriarches, soit avant la loi de Moïse, soit après, afin que tous reçussent par lui l'adoption des enfants de Dieu. » Trid. ibid. C'est
par un admirable dessei)^ de la Sagesse divine, dit St Thomas, que le Fils de Dieu n'a pas été envoyé aussitôt après la chute.
Il fallait donner à l'homme le temps de constater sa faiblesse, et d'appeler à son secours le médecin ; et à cause de la dignité du Verbe incarné, il était convenable de le faire précéder d'une longue série de hérauts.
Mais quand est arrivée la plénitude des temps, le Ve7'be s'est fait chair et il nous a rachelés.
Parlons donc dans un double traité, d'abord de l'Incarnation du Rédempteur, et ensuite du Rédempteur lui-même.
TRAITÉ I. DE L'INCARNATION, OU DE LA DIVINE CONSTITUTION DU RÉDEMPTEUR.
QUESTIONS PRÉLIMINAIRES le personne, la Personne du Ver-
551. L'Incarnation sedéfinit: be. Pour comprendre cette défini-
L'union de la nature humaine, l'on, voir ce que nous avons dit
aveclanaturedivinedansuneseu- ^" n» 343 et suivants et Sol.
DIEU RKDEMI'ÏEUR
;i;il2. I. Ij' Inrtirnaliou eU-elle possilUe ? Dieu peut l'aire tout ce qui ne i'(''|)ui;nc pas à la raison ; or, ce mystère, loin (le répugner à la raison, lui j)ara)t très convenable, comme nous allons le dire. Cependant la raison ne lient démontrer ce mystère. Il est de foi (|ue l'Incarnation a eu lieu, comme nous allons le voir ; donc elle est possible.
Chacune des trois Personnes, d'après St Thomas, aurait pu prendre la nature humaine, et même plusieurs natures humaines numériquement distinctes en unité de personne.
î>58. La nature divine, si on fait abstraction par l'intelligence des trois l'crsonncs, aurait-elle pu prendre la nature humaine ? Si Thomas l'affirme car, dit-il, cette nature est subsistante; d'autres le nient. Mais il n'est pas douteux que la nature divine ne peut pas s'unir la nature humaine, de manière à ne former avec elle qu'une seule nature, comme l'a voulu Eutychès, v. n" 602. Dieu ne pouvait pas non plus prendre un homme ou une personne humaine, comme l'enseigne St Thomas ; et il est de foi que dans l'Incarnation, il n'y a paseu de personne humaine en J. C. T. ;î q. ?<, a. Ci.
Soi. Dieu pouvait-il prendre une autre nature que la nature humaine?
Oui, dit SI Thomas, de puissance absolue, il peut prendre une nature créée quelconque ; et de [luissançe bien ordonnée, il |ieut prendre la créalure qu'il convient à sa sagesse de choisir. — Il n'y a que Dieu, dit Hurter, qui soit capable de prendre une nature raisonnable dans l'unité de personne.
îiii'i. II. \: Incarnation était-elle utile et convenable 9 St Thomas répond : Il n'y avait point de moyen plus convenable de guérir notre misère ; et il en fournit plusieurs raisons: rien de plus utils pour promouvoir le hien, pour affermir la foi, pour agrandir l'espérance, pour enflammer la charité, pour nous amener à sanctifier nosieuvres. en nous mettant sous les yeux les exemples d'un Dieu, et pour nous faire participer plus pleinement à la Divinité. ]>ien de plus utile non plus pour éloigner le mal. Par elle, l'homme apprend à s'estimer lui-même, à ne pas trop ci'aindre le démon par conséquent, et à ne pas profaner par le péché sa nature élevée si haut par Dieu lui-même. Notre orgueil est guéri par l'humilité du Verbe Incarné. Un homme seul ne pouvait pas satisfaire pour le péché ; Dieu n'y était pas obligé ; il fallait donc que J. C, Dieu et homme tout ensemble, le fit. T. 'à. q. 1 a. 2. Le Saint docteur ajoute qu'il était convenable que le Verbe s'incarnât
car la Piédemption est une œuvre de sage? se et de vertu, et la sagesse et la vertu sont appropriéesauFils.(3q.3 a. 8.)
riîie. III. L'Incarnation était-elle nécessaire ? -1" Certainement, elle n'était pas nécessaire du côté de Dieu, car toutes les œuvres ad extra sont libres. V. n" Mo?). Or, l'Incarnation est une œuvre ad extra, puisqu'elle s'est faite dans le temps, et que tout ce qui est ad intra est éternel : donc, elle a été libre. De là il ressort que l'Incarnation, par là même qu'elle est une œuvre ad extra est commune aux trois Personnes, dont chacune n'a rien de propre que la personnalité ; mais le Verbe seul s'est uni personnellement la nature humaine : c'est une vérité de foi d'après le IVe concile de Latran qui dit :
« Senl de la Ste Trinité, le Fils de Dieu a été incarné par la Trinité to'tt entiéi-e.» B. lOtî.V. ci-dessusni87;->.
oo7. 2o L'Incarnation a-t-elle été nécessaire au salut de l'homme ? St Thomas répond que l'Incarnation, même pour le salut de l'homme, n'était pas absolument nécessaire, car la toutepuissance divine avait beaucoup d'autres moyens de réparer la nature humaine ; mais pour la réparer d'une manière plus parfaite et plus convenable, il était nécessaire que Dieu s'incarnât. T. 8, q. -1 a. 2.
,Sn8. Tous s'accordent à dire que ni homme, ni ange ne pourrait sans la grâce satisfaire à Dieu pour un péché mortel qu'il aurait commis, ni pour le péché mortel d'un autre. Scot pense qu'une créature revêtue de la grâce pourrait satisfaire pour les autres non pas d'une manière rigoureusement équivalente, mais selon une mesure que Dieu s'engagerait par promesse à accepte)' ; mais l'opinion de Scot est contraire au sentiment commun. Pour ce qui est du péché véniel, voir n" 2J42.
St Thomas, avec le commun des auteurs enseigne que dans l'hypothèse que Dieu exigeât une satisfaction équivalente pour le péché, l'Iucarnalion était nécessaire. Aussi le catéchisme du concile de Trente dit-il : « Le genre humain ne pouvait nullement être rétabli dans son premier étal par les l'orces des hommes ni par celles dos Anges. »
559. La réparation de l'homme a-t-elle été le but de Vlncarnation ? Oui, c'est de foL d'nprô.s le Symbole. ■:< C'est jiour nous, hommes, et, pour noire snluf que J. C. est descendu des Cienx. » L'Ecriture nous l'apprend d'une manière claire. Dieu a euroyé
LINCARNATION
NO/; Fils pour sauver le monde jiitr lui. (Jean III. 17). Quant à la fin dernière de rincarnalion, voir ce que nous avons dit au no 380 et suiv.
560. Si l'homme n'avait pan pécJié, le Verbe se serail-il incarné?
St Thomas le nie. Enlevez les maladies cl les blessures, dit-il. et il n'y ,i plus besoin de médecin. Mais Scot l'aflirme disant que Dieu se serait incarné pour donner à l'univers toute sa perfection Cl pour mériter la grâce aux anges et aux hommes, (|ui tous auraient dû leur sanctilication aux mérites du Verbe incarné.
Après le fait de l'Incarnation^ plusieurs auteurs disent qu'elle a en eflet deux fins, la réparation et la perfection de l'univers; chacune d'elles suffisait, mais toutes deux ensemble sont la fin adéquate de ce mystère.
561. IV. Du fait de VJncarnatïon. — Ce mystère a été cru d'une manière explicite par les S. S. Patriarches et par les prophètes; il a été cru implicitement ati moins par le peuple juif, qui attendait le Messie ; bien plus, il a été révélé à quelques Gentils, comme à Job et à Balaam, qui ont pu, par cette loi être sauvés.
P. Le Fils de Dieu s'est, incarné, et c'est J.-C. ne de la Vierge Marie. C'est un doi^me principal de la loi catholique d'après tous les symboles. Le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous. (Jean. I.) Nous disons en récitant le Symbole de Nicée : Je crois en J.-C. Fils unique de Bien, fjui s'est incarné du St-Esprit et est né de la Vierge Marie .
i\(i-2. Il n'y a eu assurément qu'une incarnation, dit Hurter, car^ non seulement toute l'anliiiuilé chrétienne garde de toute autre incarnation un profond silence; mais même elle exalte lellement (avec l'Ecriture) l'excellence de l'Incarnation du Verbe, par la(|uelle il est devenu le chef et le maître de tout, et n'est éleré au-dessus des Cieu.r pour tout accomplir, comme le dit SI Paul (Eph. IV. -lo;, que la nécessité, la convenance, le but, et le
fruit de toute autre incarnation se trouvent par là même exclus. Hu. n» 473.
Parlons donc de la seule divine Incarnation du Verbe, et, suivant la définition que nous en avons donnée n» 551 , disons qu'en J.-C. il y a : I la nature divine; II la nature humaine; III l'union hypostatique ou personnelle de l'une et de l'autre.
De là les trois chapitres suivants.