‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 120 sur 459 · Il ressuscita trois morts · texte numérisé non relu

Il ressuscita trois morts

la fille de Jaïre.le fils de la veuve de Xaïm.etau commencementde la quatrième année de sa vie publique, Lazare. Il mena une vie pauvre, mais sans de gr;!iides austérités, afin que nous puissions plus facilement suivre ses exemples.

G2i. C/esl peu après la résurrection de Lazare qu'il voulut bien souffrir et mourir pour nous. Après la cène, on il institua l'Eucharistie, s'étant rendu sur la montai^aie des oliviers et dans le jardin' de Gethsémani, il livra son âme à une grande tristesse ; une sueur de sang s'échappa de son corps et se répandit jusqu'à terre. Un ange du ciel lui apparut, pour le soutenir. Cet ange fut St Gabriel, selon quelqnes-uns, selon d'autres St Michel. Il se manifesta sous une forme sensible et soutint N. S., non point en le fortifiant, mais en louant son courage ; et cette action de l'Ange fut toute extérieure et point du tout intérieure, pas plus que la tentation au désert. V. n* (^20.

62Ô. Jésus trahi par Judas, et saisi par les Juifs, fut conduit le jeudi soir, chez Anne d'abord, et ensuite chez le grand -prêtre Caïplie. Le lendemain, on le mena à Pilate qui le renvoya à Hérode, roi de Galilée, qui se

trouvait à Jérusalem. Revenu chez Pilate, il fut par ses ordres flagellé et ensuite condamné à mort. Dans sa passion, comme le démontre longuement St Thomas, il supporta toutes sortes de douleurs de la part de tous et en tout, dans sa réputation, dans son honneur, dans tous ses membres et dans tous ses sens.

Ses soufïrances ont été plus grandes que toutes celles que les hommes peuvent souffrir en cette vie, (mais non que celles qu'ils peuvent endurer dans l'autre), non seulement à cause de l'intensité et de l'étendue de la douleur, mais encore cà cause dt la constitution du Christ, et de la volonté (ju'il a eu de souffrir d'une manière proportionnée à la fin de sa passion, c'est-i-dire à l'expiation du péché. III, q. 46, a. 5 et 6.

626. C'esi le vendredi 25 mars, vers midi qu'il fut crucifié, à l'âge de -VS ans et 3 mois. Vers 3 heures, après avoir incliné la tête, il expira. L'opinion commune soutient, contre Pierre Lombard, qu'on ne pouvait p;is appeler le Fils de Dieu, un homi.ne au temps de sa mort, car l'àme et le corps séparés ne constituent pas un homnie à proprement parler, (llu. 0(39).

Pendantqueson corps étaitencoresur la Croix, un soldat lui ouvrit le côté. L'àme de N. S. séparée de son corps et inondée de Béatitude, descendit aux enfers, c'est-à-dire dans ce lieu souterrain qu'on appelle aussi les limbes, et là étant réellement présente, elle communica la béatitude essentielle aux saints de l'ancien Testament et demeura avec eux jusqu'à la résurrection. Mais elle ne descendit pas réellement dans l'enfer des damnés, ni selon St Thomas dans le Purgatoire; elle fit sen-

JESUS-CHRIST. SA VIE

lir cependant son action aux damnés, dont elle confondit la malice, en leur taisant connaître sa divinité, cl aux âmes du Purgatoire en leur donnant l'espérance de la çloire. T. III, q.

6;27. Le vendredi soir, le corps de N. S. fut mis dans le tombeau, où il resta le samedi tout entier; le dimanche au malin, N. S. par sa propre vertu ressuscita avec une grande gloire et sortit du tombeau qui demeura fermé. Par sa résurrection, il nous a prouvé la justice de Dieu, a attirmé notre foi, excité notre espérance, et nous a donné le modèle d'une vie nouvelle. V. n« (J40. Dans sa résurrection, il a conservé les cicatrices de sa passion. On l'appelle le premier-né d'entre les morts; car il est le premier qui soit ressuscité, pour ne plus mourir. L'Evangile énumère 10 apparitions de N. S. ressuscité qui se fit voir, en effet, à Madeleine, aux saintes femmes, aux apôtres plusieurs fois, et même à plus de 500 fidèles réunis. Une tradition nous apprend qu'il apparut tout d'abord à la D. Yierge sa Mère.

f>28. -40 jours après sa résurrection, en présence de ses disciples, il s'éleva de la montagne des Oliviers dans le ciel, où il se repose dans la gloire, à la droite de son Père, c'est-à-dire, -avec la puissance de son Père; c'est de là (pi'il doit venir jnger .les vivants et les morts, les justes et les pécheurs, "eux qui seront morts avant la fin du monde, comme ceux qui ne mourront qu'à la fin du monde ^V. S.

n" 22(S et surtout le catéchisme romain et St Thomas (jui traite longuement de ce (|ue nous avons résumé en peu de mots.

(III, q. 24, jusqu'à q. bOj.

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