‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 143 sur 459 · Uacte doit être bon · texte numérisé non relu

Uacte doit être bon

Un acte mauvais ne peut mériter qu'un châtiment ; mais il est certain qu'un acte bon, quoiqu'il soit commandé, peut cependant devenir méritoire; le Concile de Trente exige seulement que ces actes soient faits en Dieu, et certes, un acte ordonné, peut être fait ainsi. V. n» 1850, les conditions exigées pour qu'un acte soit bon.

Un acte bon, vicié par quelque ilirconsfance, peut-il être méritoire? Il y en a (jui l'affirment, d'autres le nient avec Suarez ; mais ces derniers reconnaissent cependant, qu'à un acte bon, peuvent se joindre, d'autres actes véniellenient mauvais immériquement distincts de l'acte bon et qui ne ruinent pas en lui tout mérite. Hu.

73;i. -i) L'acte doit être surnor turel; (a) dans son principe, c'est-à-dire dans la grâce qui pousse à le faire, afin que le moyen soit proportionné à la fin.

D'après l'opinion la plus cona-.

mune et la plus probable, cette'* grâce doit être surnaturelle ç«(///( à la sM6.sf(///c^, quelques-uns cependant pensent qu'une grâce

surnaturelle quoadmodum suffit.

S. no 384. V. no 662.

733. (b) Il faut que Vacte soit surnaturel dans sa fin, autrement l'acte serait naturel, et par conséquent sans proportion avec une récompense surnaturelle.

C'est, en efTet, la fin qui détermine un acte et le rend bon ou mauvais. Les conditions ci-dessus sont requises pour les diverses sortes de mérite surnaturel, dont nous allons parler. Quant aux infidèles, les théologiens pensent communément qu'ils reçoivent des récompenses temporelles pour les actes bons qu'ils font, et il en faut dire autant pour les actes des pécheurs qui ne sont bons que naturellement.

Voir ci-dessous no737, comment un acte doit être rapporté à Dieu surnaturellement.

734. II. Du Mérite en particulier. — On distingue le mérite de condignité, de condigno, qui donne un droit de justice à la récompense, et le mérite de convenance, ou de congruo, auquel il est simplement convenable que la bienveillance du Souverain rémunérateur donne une récompense. Parlons de l'un et de l'autre.

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