‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 142 sur 459 · L Du MÉniTE en génér.AL. — 1" Be son existence · texte numérisé non relu

L Du MÉniTE en génér.AL. — 1" Be son existence

Les justes par les bonnes o'uvres fuites en état de grâce merilent rf'riinblement. C'est de foi contre Luther. Pr. 4) Chacun recevra sa propre récompense, se-

.lon son labeur. I, Cor. III. S. — "2) Sans l'espoir d'une récom-

pense, qui songerait à faire le bien? 3) « Si quelqu'un dit que les bonnes œuvres du juste sont tellement des dons de Dieu, qu'elles ne soient pas aussi les biens et les mérites du juste luimême, ou que le juste par

ses bonnes œuvres ne mérite pas vraiment l'augmentation de la grâce, la vie éternelle et l'obtention de la vie éternelle elle-même, pourvu qu'il meure dans la grâce, qu'il soit anat. (Tr. Sess.

0, can. 32).

727. De là, concluons : (a) la nécessité des bonnes œuvres déjà établie par ce que nous avons dit n» 716, et qui ressortira encore mieux de ce que nous dirons an no 218"). Il est clair que celui qui n'accomplit pas les bonnes œuvres, cominandées sous peine de péché mortel, ne persévère pas dans lagrâce nécessaire au salut.

728. (b). Il est permis d'agir en vue des récompenses divines, bien que les protestants l'aient nié, ainsi que Fénelon, qui a cru un inoment que la charité chassait l'espérance. C'est ce qui s'éclaircira mieux encore en parlant du précepte de l'espérance no 2238 et suiv. Mais méditons dès maintenant ces .paroles du Concile de Trente : « Si quelqu'un dit que, pour leurs bonnes œuvres, les justes ne doivent pas espérer de Dieu la récompense éternelle, qu'il soit anat. Si quelqu'un dit (pie le juste pèche, quand il lait le bien en vue de la récompense éternelle, qu'il soit anat. » Sess. 6, can. 26 et 31.

Ce dernier canon frappe Baïus.

729. 2° Des conditions ilu mérite quel qu'il soit. — D'abord l'intention du mérite n'est pas nécessaire pour mériter, il suffit que les œuvres soient faites en Dieu, c'est-à-dire soient méritoires dans les conditions ci-après.

1) Pour mériter, il faut être

DIEU SANCTIFICATEUR

viatciir. Peudant que nous avons le tentiis, fiiisons le bien. Gai. VI.

10. Cependant Ripalda, au dire d'Hurler, regarde comme probable, lopinion de St Boiiaventure qui pense que les bienheureux et les âmes du Purgatoire peu vent mériter pour eux-mêmes, et pour les autres des récompenses accidentelles.

730. 2) L'acte doit être libre, sans cela ce ne serait point un acte humain ; et c'est de foi que sans la liberté on ne peut mériter V. n»^* 509 et suiv. L'Eglise a condamné comme hérétique cette proposition de Jansénius : • Pour mériter ou démériter... la liberié de nécessité n'est pas requise.»

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