CHAPITRE ni
l'homme doit CHERCHER ENTRE LES DIVERSES RELIGIONS QUELLE EST LA VRAIE.
58. D'après le chapitre I, l'homme doit à Dieu un culte, d'après le deuxième, Dieu ne se contente pas d'un culte faux; donc l'homme lui doit un culte vrai; mais, pour le rendre à Dieu, il faut d'abord qu'il le connaisse : s'il ne connaît pas le culte vrai, il doit donc d'abord le rechercher.
S'il ne le faitpas, il frustre Dieu de ses droits; il se nuit à luimême, car il ne tend pas vers sa fin, qui est le souverain bien, et qu'il ne peut atteindre que par un culte conforme à la droite raison et à la volonté divine. Enfin, il prépare la ruine de la société, en renversant la religion qui en est le fondement, soit en soi-même, soit dans les autres, par le scandale. L'indifférentisme est donc aussi absurde que le tolérantisme. C'est pourquoi nous devons dans le traité suivant rechercher quelle est la vraie religion.