I. De son existence
Le sacrifice en général est l'offrande d'une chose sensible, faite à Dieu, par un ministre légitime, avec une certaine destruction, ou un autre changement, pour recoimaître le souverain domaine de Dieu sur nous. V. n" 633.
St Thomas enseigne que la raison naturelle, de môme qu'elle nous fait connaître que nous devons ofïrir à un mailre temporel queWjues objets sensibles, pour reconnaître son pouvoir, nous apprend de la même manière la nécessité d'olïrir à Dieu des biens sensibles, pour lui témoigner l'honneur et la soumission qui lui sont dus. (2. 2.
q. 85. a. 1.) Il y a donc toujours eu des sacrifices. Ils ont existé sous la loi naturelle, et sous la loi mosaïque, il doit donc en avoir un dans la nouvelle loi; et l'Eucharistie est vraiment le sacrifice proprement dit de la loi nouvelle. C'est de foi contre Içs Protestants ,• « Nom avotus nu
aulel, auquel ne peuveiil pan participer ceux qui desservent le taberiinde. » (lïeb. XIII. 10.) « Si quelqu'un dit que dans la messe, on n'offre pas un sacrifice proprement dit, qu'il soit anathème. » (Tr.sess.'â^^jCan.l.)