‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 214 sur 459 · DU SUJET DE LA PÉNITENCE · texte numérisé non relu

DU SUJET DE LA PÉNITENCE

1387. Tout homme baptisé, qui a péché, est sujet de ce sacrement. Le sacrement de pénitence, pour tout homme qui a péché mortellement, est nécessaire de nécessité de moyen en réalité, ou au moins en désir.

C'est certain ds par la foi d'après le concile de Trente. Sess.

14, chap. 2. « Ce sacrement pour ceux qui sont tombés est nécessaire au salut, comme le baptême à ceux qui n'ont pas encore été régénérés. » Il y a obligation grave de le recevoir de par le précepte divin, comme on l'a dit au no 1068, et de par le précepte ecclésiastique comme nous le dirons au n<» 2990, pour tous ceux qui ont péché gravement ; et cette obligation atteint les adultes, les sourds, les muets, les idiots, Jes enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de 7 ans, s'ils sont capables de pécher, voir ce qui est dit au n» 133i et suiv. Il y a par conséquent obligation grave pour les pasteurs de leur administrer la Pénitence, et de plus de leur apprendre par eux-mêmes, ou par d'autres, ce qui est nécessaire pour recevoir ce sacrement avec fruit ; et s'ils ne le peuvent faire par un autre, ils sont tenus de le leur ensei-

DIEU SANCTIFICATEUR

gner par eux-mêmes, dit St Liguori, même avec un inconvénient quelque grand qu'il soit ; cum quanlocumque suo incommodo. L. P. 196.

1388. Or, tout pénitent doit savoir qu'il n'y a qu'un seul Dieu dont la providencegouverne tout, qui récompense les bons en se faisant voira l'àme tel qu'il est dans le ciel, et qui punit les méchants. On ne peut sans faute grave donner l'absolution à celui qui ignore les mystères de la S(e Trinité, de l'Iiicarnalion et de la Rédemption. Si on ignorait ces mystères, l'absolution serait-elle valide ? c'est controversé, et en pratique il faut suivre l'opinion la plus sûre. Voir ce qui est dit au n» 2205 et suivants. Qu'on remarque bien qu'il ne suffit pas de connaître Dieu parla raison, il faut le connaître, comme l'auteur de l'ordre surnaturel et comme la fin surna-

turelle de l'homme. Voir n'» 2204.

Le pénitent doit aussi connaître la nécessité de la grâce et de la prière ; il est tenu, sous peine de nullité du sacrement, d'avoir la contrition, le ferme propos de ne plus pécher et de satisfaire ; et il est obligé de se confesser intégralement comme on l'a dit. Il doit donc avoir la connaissance suffisante de ces dispositions, et se proposer d'apprendre ce qui est nécessaire de nécessité de précepte.

Voici donc. Vénérés Confrères, que pour vous épargnenm grand travail, nous avons recueilli brièvement, les enseignements des théologiens et des Maîtres de la vie spirituelle sur le sacrement de Pénitence. Lisez donc souvent ces quelques pages ; et si vous en faites la règle de votre conduile, votre ministère sera fécond, nous en avons la confiance.

Page 1