DU SUJET
U03. § I. Quel est-il? Tout homme baptisé, qui a eu pendant quelque temps l'usage de la raison et qui est dangereusement malade, est sujet de l'Extrême-Onclion. Le condamné à mort ne l'est pas, ni la femme en couches, k moins qu'une maladie ne survienne; mais on doit la donner à celui qui a été empoisonné, cà celui qui, étant malade, doit subir une opération chirurgicale, à laquelle il ne survivra probablement pas, et au vieillard décrépit. Tous concèdent que ce sacrement n'est pas de nécessité de moyen ; mais il est certainement de nécessité de précepte, et ce précepte peut être grave par accident, 1" quand un malade en état de péché mortel, ne peut pas recevoir d'autres sacrements, ou 2" si en le refusant il donnait un grave scandale, ou S*» s'il refusait cesacreinent par mépris. Mais en dehors de ces cas, y a-l-il un pré-
l'extréme-onction
cepte (]|ui oblii^e sub gravi à le recevoir ? C'est controversé ; les uns ralfirmenf, les autres le nient. M. 1883.
1404. On peut et on doit le donner à l'adulte dangereusement malade, aussitôt après le baptême, pour enlever les restes des péchés commis avant le baptême, restes que le baptême n'enlève pas, et pour fortifier le malade. Mais on ne doit pas donner l'Extrème-Onction aux enfants qui n'ont pas la raison, ni à ceux qui sont perpétuellement fous. On peut et on doit le donner, même avant l'âge de sept ans, aux enfants qui ont l'usage de la raison, comme l'enseigne Benoît XIV. Si on doute qu'ils aient l'usage de la raison, qu'on la leur donne avec cette condition: Si cnpaxes. On doit aussi la donner aux insensés, qui ont eu des intervalles lucides, à moins qu'ils ne soient exposés à faire des choses qui tourneraient au mépris du sacrement.
Mais si on peut éviter cet inconvénient, en les tenant, ou en les liant, on peut le leur administrer. Dans le doute s'ils ont eu des intervalles lucides ou non, on peut le leur administrer sous condition . On peut de même l'administrer à ceux qui délirent, en ayant soin d'éloigner le péril d'irrévérence pour le sacrement.
On peut l'administrera ceux qui ont perdu l'usage de leurs sens et cela absolument, s'ils ont vécu chrétieimement, et sous condition, s'ils ont perdu l'usagede leurs sens dans l'acte même du péché, comme les ivrognes, ceux «[ui ont été blessés dans une rixe, et ceux dont les dispositions sont douteuses. On ne doit
pas le donner aux excommuniés, à moins qu'ils n'aient auparavant reçu l'absolution de leur excommunication, et de leurs péchés, au moins sous condition.
On donnerait invalidementce sacrement dans une maladie légère. Dans une maladie grave, mais sans danger de mort, on le donnerait validement, mais illicitement. Enfin on le donne validement et licitement, non seulement à l'article de la mort, mais encore dans tout danger probable de mort.
1405. On peut le donner plusieurs fois au même malade, dans des maladies dilTérentes et successives; maison ne pourrait pas le renouveler dans la même maladie, lors même que le malade se serait trouvé mieux pendant 4 ou 5 jours . Mais si dans une longue maladie, il se trouvait mieux pendant un mois, et qu'on pût le croire hors de danger, on pourrait renouveler le sacrement s'il retombait ensuite.
1406. § II. Quelles sont les
DLSPOSITIOXS REQUISES ? 1° l'in-
tention interprétative suffit, comme nous l'avons dit n" 812 ; 2" la réception du sacrement de pénitence, ou au moins la contrition, car c'est un sacrement des vivants. Mais il produit cependant ses fruits, si on le reçoit avec la seule attrition. 3° La réception de l'Eucharislie, si cela se peut. Les autres dispositions, comme une foi ferme, une espérance vive, et la conformité à la volonté de Dieu, font que ce sacrement produit de plus grands fruits; mais elles ne sont pas obligatoires. M. 1882.
DIEU SANCTIFICATEUR